Veille - Education

L'actualité de l'école dans une perspective chrétienne

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jeudi, 25 septembre 2008

Le comportement des écoliers et collégiens observé à la loupe

  • A la question "En classe, est-ce que tu comprends toujours ce que l'on te demande de faire ?", seulement 15 % des enfants répondent "toujours", 63 % "pas certaines fois" et 22 % "souvent, je ne comprends pas". Dans ce cas de figure, seulement 52 % disent solliciter les explications de leur enseignant.
  • Près de 30 %"ne lèvent jamais" ou "pas très souvent" le doigt en classe. 56 % d'entre eux l'expliquent par "la peur de se tromper ou la méconnaissance des réponses".
  • 34 % disent "aimer un peu aller" en classe, 13 % "pas trop", et 10 % "ne pas aimer du tout", l'appétence étant particulièrement faible chez les collégiens. Près d'un tiers des élèves interrogés disent qu'ils s'ennuient souvent, voire tout le temps à l'école. Quelque 35 % ont "parfois mal au ventre" avant d'aller en classe, et la même proportion l'explique par la peur, le stress, ou l'absence d'envie de s'y rendre.
  • 15 % des écoliers et 33 % des collégiens disent faire "beaucoup" de fautes d'orthographe (soit plus de 10) en écrivant une poésie ou une rédaction. Seulement 12 % des enfants utilisent le dictionnaire quand ils ne comprennent pas un mot.

L'étude porte également sur le comportement des enfants hors de l'école.

  • 42 % ne prennent pas ou rarement un petit-déjeuner avant d'aller en classe.
  • A la question "Tes parents te demandent-ils comment s'est passée ta journée à l'école/au collège ?", 15 % répondent "non, jamais" et 43 % "oui, quelquefois". 61 % déclarent que leurs parents leur demandent "tous les jours" s'ils ont des leçons ou devoirs à faire, mais seuls 22 % se disent régulièrement aidés pour le travail à la maison. 37 % le sont rarement ou jamais (45 % des collégiens).
  • 75 % ne pratiquent pas d'activité culturelle ou artistique en dehors de l'école, mais 33 % font du sport en club et 44 % "avec les copains". Plus d'un tiers dit ne "jamais lire ou rarement un livre à la maison". 20 % disent se coucher après 22 heures. Plus de la moitié des élèves interrogés déclarent avoir une télévision dans leur chambre. Les trois-quarts ont un ordinateur à la maison, et 63 % y disposent d'une connexion Internet.
Source : Le Monde

vendredi, 30 mai 2008

Le Sénégal : L'Etat s'inquiète de la crise des "vocations" d'instituteurs indispensables au développement

Le rêve de devenir instituteur s'est estompé, ou a presque disparu. Même les partenaires au développement ne sont pas en reste. En 2007, le chargé d'Affaires à l'ambassade des Etats-Unis au Sénégal, Jay Smith, s'est largement inquiété du phénomène.

« Le déficit le plus important demeure la baisse de motivation constatée de plus en plus chez les enseignants. Il y a quelques décennies, le métier d'enseignant était encore un rêve pour beaucoup de jeunes. Beaucoup d'adultes se rappellent encore de l'engagement et l'enthousiasme de leurs enseignants », disait-il lors du bilan du projet Usaid/Paem.

Le diplomate de se demander si au Sénégal l'on a véritablement cherché à « créer plus de vocation chez les jeunes et les femmes, de développer des stratégies pour renforcer cette motivation et maintenir l'enthousiasme à servir partout le pays ». Comme lui, le n°2 du syndicat unique des enseignants du Sénégal (Sudes), Mohamed Coly, estime aussi que la vocation s'est « fortement effritée ».

« La vocation s'est fortement effritée du fait de la manière dont on épouse la carrière et aussi de ce qui anime le candidat à l'enseignement. Lorsque l'on va dans l'enseignement faute de mieux parce qu'il faut coûte que coûte avoir un gagne-pain sans être formaté comme il le faut pour être apte à faire face à toutes les difficultés qui pourraient émaner de l'exercice du métier, il va sans dire qu'il sera très difficile de parler de vocation », souligne M. Coly.

Pour lui, l'enseignement est une mission particulière, « celle d'éducation, de formation générale de l'homme », dans laquelle, de tout temps, « il a été constaté qu'on donne plus qu'on reçoit, un métier qui appelle à beaucoup de sacrifice, d'où le terme de sacerdoce ».


NDLR :  Et en France, quel serait le constat d'une étude ?


Source

mercredi, 21 mai 2008

Les professeurs de collège démotivés

Les enseignants de collège sont fatigués des conditions d'exercice de leur métier et 40 % d'entre eux envisagent une reconversion. Ils sont mêmes 45 % chez les 30-39 ans. C'est ce que révèle une enquête du SGEN-CFDT réalisée auprès de 20 000 d'entre eux. L'analyse d'un 1er échantillon de 4 600 questionnaires montre que les enseignants aiment leur métier mais se plaignent :
- des programmes trop ambitieux,
- d'un temps de travail trop lourd : 40 heures hebdomadaires,
- de l'inertie du système
- d'un manque de reconnaissance et d'un système de promotion peu motivant,
- d'un pouvoir d'achat insuffisant, notamment en début de carrière.

Sources
Une enquête souligne la lassitude des enseignants, Laurence Albert, Les Echos, 21 mai 2008, p. 4.

Accès à  l'enquête du SGEN-CFDT : Conditions de travail des personnels de collège.

mardi, 1 avril 2008

Le moral des personnels de direction est atteint

Moins d'un personnel de direction sur deux a un bon moral, révèle l'étude de G. Fotinos pour la Mgen.  Et la situation s'est dégradée depuis 2007. "L'évolution sur trois ans de l'ensemble de ces éléments durcit considérablement le constat de 2007. En eet, les plus fortes dégradations concernent les éléments déjà signalés comme les plus négatifs en 2003. La dégradation des conditions de travail (+20 points), le manque de continuité de la politique éducative (+18 points), la dégradation de la motivation des personnels (+16 points), la baisse de l'intérêt du travail (+9 points), l'augmentation du stress (+8 points)".

Lire l'enquête

lundi, 31 mars 2008

Dur dur d'être Prof !

drôle d'état en ce moment

Je n'ai plus aucune envie d'aller travailler. Les élèves sont insupportables comme à l'accoutumée, mais ça ne me fait plus réagir. Madame, il faut crier, qu'ils me disent. Mais là, non, je n'ai plus envie de faire le Marine. Eux au moins, quand ils gueulent, ils ont obéis; ils n'y a pas une flopée de garnements qui continue de sautiller devant eux en ricanant. Ou de bande d'ado potaches qui s'interrompt 10 secondes en les fixant anxieusement avant de poursuivre les bavardages dès qu'ils se remettent à parler normalement.
Ras-le-bol.
Je me demande si la dose d'antidépresseur que je prends suffit. Comment serait-ce sans? Et avec une dose plus forte? Parce que là, je me traîne pendant tout mon temps libre. Quand je rentre de cours, je dors. Quand je ne dors pas, je reste devant l'écran. Je regarde NCIS, Dead like me, Dexter, Desperate Housewives, Nip/Tuck, les 4400, Heroes, Medium jusqu'à épuisement puis je me mets au lit. Et le lendemain, ça recommence...

Source

mardi, 25 mars 2008

Lycées et collèges : le moral des personnels de direction

Rapport produit par Georges Fotinos (MGEN)

A l'aide d'un outil "baromètre", le moral des personnels de direction a été évalué entre 2004 et 2007. 18 pistes d'actions sont présentées pour améliorer les situations, tant sur le plan personnel que collectif. Cette étude propose en outre la création d'un Observatoire social des personnels de l'Education nationale.
Cliquez ici pour accéder au rapport

mercredi, 5 mars 2008

Public : Les directions ne sont pas assez assistées

Selon une étude ministérielle, la majorité des nouveaux personnels de direction nommés en 2004 se plaignent d'un nombre insuffisant de collaborateurs.  Leur temps moyen de travail est de 51 heures par semaine, il varie de 36 à 75 heures.

 

Globalement satisfaits selon l'étude (13% de mécontents) ces nouveaux ou futurs chefs d'établissement gardent une identité pédagogique. Ils ont choisi ce métier pour "travailler à la réussite des élèves" (50%) ou "élargir son champ de compétences" (45%). "Travailler avec des adultes", le coté manager, n'attire que 25% d'entre eux. Enfin six sur dix ont eu à gérer une situation difficile dans leurs six premiers mois.

source

dimanche, 2 mars 2008

Le moral des chefs d'établissement en berne


Une étude de la MGEN sur le moral des personnels de direction montre que pour 46 % d'entre eux "leur moral s'est dégradé au cours des dernières années". Trois quarts estiment que leurs conditions de travail se sont détériorées. De ce fait la démotivation s'accroit. Les raisons de ce découragement résident dans plusieurs facteurs : l'altération du climat scolaire, l'augmentation de leurs responsabilités, le manque d'autonomie et le sentiment d'une sous utilisation de leurs compétences.


Source : Le blues des chefs d'établissement, Les Echos, 28 février 2008, p. 4.