Veille - Education

L'actualité de l'école dans une perspective chrétienne

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jeudi, 13 novembre 2008

Le portail Documentaire de l'Enseignement Catholique en retard de quelques trains...

Alors que depuis les années 2000, une multitude d'acteurs de tous bords remettent en cause l'idéologie pédagogiste des IUFM et son socioconstructivisme, @ToutDoc, le portail documentaire de l'Enseignement Catholique ne semble pas saisir la chance que le climat critique des sciences de l'éducation accorde aux retrouvailles de la pédagogie et d'une anthropologie chrétienne fondée sur une saine psychologie et une saine métaphysique de la connaissance et du langage.

@ToutDoc préfère (re)présenter les fadaises de la nowlangue pédagogiste....

Ne faudrait il pas mieux s'intéresser à la possibilité des établissements catholiques d'enseignement supérieur de créer des masters professionnalisant aux métiers de l'enseignement avec une pédagogie évoluée ?

LA DICTATURE DU SOCIOCONSTRUCTIVISME


Voici un résumé du Socioconstructivisme, qui se trouve maintenant en filagramme dans tous les programmes et toutes les recettes officielles de pédagogie. Il est étonnant que l'on ait fait fi, sur ce sujet, de toutes les opinions des philosophes et pédagogues depuis l'antiquité pour aboutir à des méthodes, qui si elles n'ont pas encore prouvé qu'elles pouvaient construire quelque chose, en admettant qu'elles puissent un jour le faire, ont par compte amplement démontré leur redoutable capacité de destruction des savoirs, de la culture, et du minimum de discipline nécessaire à toute pédagogie. L'application de ces méthodes, qui aurait dû relever d’un débat démocratique, et leurs mises en place d'office que nous avons connue, constituent la plus grosse escroquerie pédagogique, scolaire et sociale de ces trente dernières années. Nous avons connu une véritable dictature du ministère de l'Education Nationale, organisées autour d’un noyau dur. Le système d'avancement et de cooptation dans ce ministère ayant accéléré le mouvement et empêché toute contestation. Les réformes se sont succédées les unes après les autres, accélérant les promotions intempestives de ceux qui faisaient à qui mieux mieux, en innovations pédagogistes. Les méthodes de répression à l'égard des professeurs qui ont refusé cette destruction organisée des savoirs, ont constitué un véritable massacre des professeurs les plus compétents, et pour tout dire des valeurs républicaines qu’ils continuaient à représenter. Il serait temps maintenant que l'on ait le courage de faire un véritable état des lieux et que l'on ose aussi dénoncer les véritables responsables de ce désastre.
Les syndicats ne sont pas restés de reste, demandant toujours plus de moyen, tandis que les niveaux dans toutes les disciplines s’effondraient pour d’autres raisons évidentes, ils ont contribué c’est sûr à la destruction complète de l’image de l’Education nationale aux yeux de l’opinion publique, par un recours permanent à un syndicalisme à la Renault d’autrefois et à la langue de bois.
Il ne faut pas se faire d'illusion la productivité de l'éducation actuelle avoisine globalement 0 dans 80% de la population scolarisée. Le peu que les enfants savent, a été acquis de façon désordonnée et non construite, et le plus souvent devant la télévision ou l’ordinateur. Il est pratiquement impossible de dispenser un enseignement dans un nombre beaucoup trop significatif de classes, en raison d’une indiscipline généralisée et d’une volonté affirmée et affichée par les élèves de ne rien faire. Les 80% de réussite au bac sont un camouflé pour tout professeur digne de ce nom. Il est suggéré, de diverses façons, aux professeurs de mettre des notes supérieures à la moyenne. Les barèmes des corrections des devoirs, contrôles continus et examens sont conçus dans cet objectif et le professeur est invité à évaluer des compétences et non plus des savoirs. Ce type d'évaluation impliquant en pratique la moyenne à tout le monde. Le verrouillage du corps enseignant au diktat du socioconstructivisme aboutira à la disparition de l'Ecole et du Lycée, tels que nous les avons connus autrefois et qui ont fait l’élite de la France, son histoire, son idéal républicain, et la véritable égalité républicaine des chances dans l’effort, le mérite et la connaissance. La féminisation à outrance de la profession n’a pas non plus arrangé les choses, car elle s’est traduite par une remise en question et un discrédit total de toutes les valeurs patriarcales, pourtant nécessaires dans la symbolique de la discipline, de l’effort, et de la hiérarchie, et résumée autrefois par la construction d'un surmoi que l'on nommait Vertu (Vertu d'ailleurs reprise par tous les textes fondateurs de la République). Les promoteurs de cette idéologie de l'innovation sur la table rase ou détruite, auront une lourde et redoutable responsabilité devant l’idéal républicain français. Ils auront été les derniers utopistes des idéologies du XIX siècle. Leur faute constitue d’avoir cyniquement porté puis mené leurs idées et leurs combats idéologiques au sein de l’espace scolaire, à défaut d’avoir réussi à les porter ailleurs, et d'avoir contribué à la destruction de l'Education Nationale, en ayant arraché et jeté les racines de notre République.


Eric de Trévarez

Le socioconstructivisme qui s'ancre au constructivisme met l'accent sur le rôle des interactions sociales multiples dans la construction des savoirs. Les auteurs parlent de processus interpsychiques et de processus intrapsychiques plutôt que de processus uniquement intrapsychiques. Des auteurs, dont Brown et Campione (1995) soulignent alors l'aspect culturel des savoirs, c'est-à-dire qu'ils sont le fruit des échanges et qu'ils sont partagés. Ainsi, la culture est perçue comme filtre socio-cognitif qui permet de donner du sens à la réalité.

Perspective européenne

Psychologie sociale génétique

Perret-Clermont (1976-79) ainsi que Doise et Mugny (1981) ont étudié le rôle des interactions sociales entre pairs dans le développement de l'intelligence selon une perspective structuraliste piagétienne. Un rôle important est reconnu au conflit cognitif mais dans un cadre différent de celui de Piaget. Ils parlent en terme de conflit socio-cognitif et démontrent que les confrontations entre individus sont à la source du développement. Ils proposent un modèle en spirale avec succession alternée de phases : confrontation interindividuelle et construction de schèmes cognitifs ; nouvelles compétences acquises et activité autonome du sujet permettant de nouvelles constructions.

Voir Gilly dans Garnier (1989)

Gilly et ses collaborateurs (1988) s'intéressent à la construction de compétences liées à des classes de problèmes et à la perspective procédurale adoptée en résolution de problèmes. La position privilégiée par les auteurs se résume ainsi : dans certaines conditions relatives aux sujets et à la tâche, les fonctionnements socio-cognitifs entraînent des changements cognitifs car des actions peuvent être menées sur le système représentationnel, les procédures de résolution de problèmes et la gestion de l'activité.

Voir Gilly, Fraisse, Roux dans Garnier (1989), p.171

Psychologie culturelle

Les chercheurs s'inscrivant dans le courant de pensée que constitue la psychologie culturelle sont à la recherche de compréhension des phénomènes psychiques selon une approche socio-historique (voir Vygotsky). S'inspirant des écrits de Bruner et de ses collègues, Brown, Campione Gardner et Perkins (1995), on peut dégager les thématiques qui caractérisent cette vision du développement intellectuel de l'humain.


* Développement en contexte. Dans cette optique le savoir est culturel plutôt qu'universel, c'est-à-dire qu'il est né de l'échange et est partagé. Il est donc une interprétation culturelle, historique et sociale. La culture est alors conçue comme un filtre qui permet de donner du sens à la réalité. Divers moyens liés à la culture y contribuent: moyens intellectuels (modes d'analyse; moyens matériels (technologies) et moyens symboliques (systèmes symboliques dont la langue, les mathématiques, etc.).

*Des savoirs initiaux qui font souvent obstacle à l'élaboration des savoirs, obstacles avec lesquels il faut composer. Bien qu'on ne parle pas en terme de conflit socio-cognitif, on privilégie les modèles coopératifs et la médiation comme moyen visant la régulation.

* L'attention conjointe constitue un thème. Cette disposition (centration autour d'une tâche et langage partagé) permet aux individus de travailler à atteindre une signification commune. La rencontre des idées facilitant cette visée.

* La participation devient centrale car l'individu est vu comme un acteur en quête d'adaptation à la culture. Bien qu'enculturé par l'action commune, le dialogue lui permettra d'en construire et d'en réorganiser la signification. On reconnaît ainsi l'intentionnalité du sujet.

* Le concept de la métacognition est retenu et renvoie à la compréhension de sa propre pensée ainsi que celles d'autrui. La réflexivité permet à l'individu d'exercer un contrôle partiel sur son activité cognitive et sur son agir en général.

* Le narratif devient, dans cette perspective, un moyen de "penser notre propre pensée". Bruner (1995) considère le narratif comme un moyen de structurer notre vécu, de le comprendre et de s'en souvenir (mémoire collective).

N.B. Les professeurs maintenant n'évaluent plus des savoirs mais des compétences en attendant probablement des potentiels... Et ceci est rabaché avec le plus grans sérieux dans toutes les réunions pédagogiques...

lundi, 10 novembre 2008

Déjà en 2002

"Depuis dix ans (1992-ndlr), la formation initiale des professeurs est dispensée dans des établissements dits "IUFM" (instituts universitaires de formation des maîtres). On pourrait résumer le bilan de cette expérience dans un consternant triptyque : l' IUFM est inefficace, inutile et parasitaire."

AQUA ÇA SERT d'ALLER A LA PISCINE ?

Parler, lire, écrire en éducation physique

Si les activités aquatiques visent en priorité l’enrichissement et le perfectionnement des actions motrices, l’un des objectifs est aussi, à côté des autres disciplines de l’école, de contribuer au développement des compétences dans le domaine de la langue orale et écrite.

Les activités aquatiques, avec les sensations et les émotions qu’elles suscitent chez les élèves sont un support de verbalisation, de lecture et d’écriture extrêmement intéressant. Elles donnent sens aux apprentissages qui se déroulent dans la classe en amont et en aval des séances à la piscine. Dans tous les cas, il s’agit de garder à l’éducation physique son objectif premier, c’est-à-dire l’apprentissage d’actions motrices, et de ne pas la réduire à un simple alibi.

On met alors en évidence les liens fonctionnels qui peuvent exister entre les compétences en éducation physique et les autres compétences visées. Les activités aquatiques au cycle 2, en relation avec les autres champs disciplinaires de l’école, par la diversité des expériences et des outils qu’elles proposent, aident l’élève à construire en toute sécurité des déplacements efficaces en surface et à différentes profondeurs avec des sollicitations techniques adaptées. De retour en classe, les activités autour du parler, lire, écrire sont là pour en faciliter la compréhension et l’acquisition.

Le travail en partenariat est incontournable. L’éclairage technique des Maîtres Nageurs Sauveteurs est mis au service du projet de l’élève dont le maître est le garant.

Le savoir-faire mis en œuvre dans les classes qui ont travaillé autour de ce projet en parfaite cohérence et continuité avec l’étape précédente, contribue à construire progressivement les compétences du nageur et participe de façon significative à la formation du citoyen éduquant à la responsabilité et à l’autonomie.

Source :Circulaire reçue dans l'académie de Rennes (janvier 2002).

Nouveauté : Le manuel de grammaire pour les écoles qui veulent transmettre.

« Il est essentiel à mes yeux que les jeunes apprennent, de façon ordonnée et systématique, les structures de leur propre langue. »

Dans sa préface au manuel de grammaire de la Librairie des Ecoles, Jacqueline de Romilly, de l'Académie Française, rappelle l'importance de l'analyse grammaticale pour les élèves, même les plus jeunes.

La Librairie des Ecoles publie le premier manuel de grammaire conforme aux nouveaux programmes du primaire : enseignement explicite des notions, analyse grammaticale, application dans des extraits d'oeuvres littéraires, tableaux de conjugaison.

Le manuel comprend 68 leçons, soit 34 leçons pour le CE1 et 34 leçons pour le CE2, correspondant aux 34 semaines de l'année scolaire.

En CE1, les élèves font un premier tour d'horizon de la grammaire, en étudiant les leçons entourées d'un cadre orange. En CE2, ils reviennent sur chacune de ces leçons et les approfondissent grâce aux leçons entourées d'un cadre violet. Cette organisation assure ainsi une parfaite continuité dans l'apprentissage de la grammaire.

Dès le chapitre d'introduction, les mots principaux sont définis : le nom, l'adjectif qualificatif et le verbe. Ensuite, les mots sont présentés en fonction de leur nature, dans un ordre logique et clair : le nom, l'article, l'adjectif, le pronom, le verbe, l'adverbe.

A chaque leçon correspondent des exercices de difficulté progressive, à réaliser à l'écrit : c'est en effet la meilleure manière de mémoriser l'orthographe grammaticale. Le dernier de ces exercices - le plus difficile - est un extrait d'une oeuvre de littérature enfantine sélectionnée avec soin : Marcel Aymé, Hector Malot, Alphonse Daudet mais aussi Victor Hugo, Colette, Lamartine...

Chacun de ces extraits est illustré par une aquarelle. Ainsi, l'attention des élèves n'est pas perturbée par un excès d'illustrations : un unique dessin, très beau, les invite à découvrir l'univers de la lecture.

Le soin particulier que les auteurs ont apporté à la sélection des extraits littéraires fait de ce manuel de grammaire un précieux recueil de textes, qui suscitent chez les élèves l'envie de plonger dans les ouvrages dont ils sont tirés.

Découvrir le manuel

dimanche, 9 novembre 2008

Réforme des enseignements et SLECC : L'instituteur Pascal Dupré auteur d'un cahier d'exercices de calcul pour les CP

Interview dans le Journal de Gien ICI

En quoi les anciens manuels sont-ils meilleurs ?

Les anciens manuels scolaires sont fondés sur la transmission explicite des connaissances. Tous les cours qui suivent cette pédagogie se découpent en trois étapes :

  1. Au début de chaque leçon, le professeur annonce la leçon du jour, son importance et ce qu'il attend des élèves. De cette manière les élèves savent très bien où ils en sont et ils sont d'emblée tournés vers le but à atteindre.
  2. Le professeur explique ensuite la leçon de façon parfaitement détaillée, sans laisser aucune zone d'ombre.
  3. Enfin, les élèves passent aux exercices d'application, d'abord simples puis de plus en plus compliqués.
Cette méthode est fondée sur l'intelligence et la capacité des élèves à comprendre et à raisonner, par opposition aux méthodes « modernes » fondées sur le jeu et l'intuition.

Actuellement, aucune des grandes maisons d'édition scolaire officielles n'édite de manuels pratiquant la transmission explicite des connaissances comme le faisaient les anciens manuels. Les livres qu'elles éditent partent d'exercices, d'activités ou d'études de documents que les élèves doivent faire pour en tirer eux-mêmes de nouveaux savoirs. Bien souvent, cette méthode aboutit à des connaissances floues, incomplètes, qui entraînent d'importantes difficultés scolaires. C'est pour compenser cette importante lacune que la Librairie des Ecoles a été créée.

jeudi, 6 novembre 2008

Peut-on enfin critiquer l'icône ?

Les Français vouent à Françoise Dolto un véritable culte. Alors qu'on s'apprête à célébrer le centenaire de sa naissance, l'héritage de la psychanalyste commence pourtant à être discuté.

Tout en tremblant de toucher à la figure mythique, Didier Pleux revendique malgré tout un droit d'inventaire. « C'est toujours la même histoire ! Depuis des années, ceux qui se risquent à critiquer son héritage sont suspectés de ne pas avoir lu l'oeuvre. Et si les parents ont fabriqué des enfants rois, c'est qu'ils n'ont rien compris, les pauvres, à ce qu'elle affirmait. Pourtant, c'est bien ce qu'elle a dit et écrit qui pose problème. Quel que soit son incontestable apport à la psychanalyse, Françoise Dolto ne croyait tout simplement pas en l'éducation. Elle encourageait au contraire les parents à se "déparentaliser", à n'être là, au fond, que pour garantir la sécurité physique de leurs enfants, à avoir confiance en leur capacité à devenir autonomes, pourvu que le complexe d'oedipe soit sainement résolu. » Le psychologue fulmine à l'idée que France Inter rediffuse, à l'occasion du centenaire, les fameuses émissions de la psychanalyste. « Si des parents l'écoutent, c'est une catastrophe ! Laisser un enfant manger, se laver, s'habiller quand et comme il veut, ne jamais l'obliger à se mettre au lit, croire que reconnaître son désir par la parole suffira comme par magie à lui faire admettre la frustration de ne pas l'assouvir ! Mais enfin, quel parent est parvenu à éduquer son enfant avec des principes aussi romantiques ? Tout cela ne serait pas si grave si ces idées n'avaient pas justement imprégné, en France, toutes nos instances éducatives ! Dans la plupart des instituts de formation d'éducateurs sociaux et d'assistantes maternelles, dans les IUFM, on continue à enseigner Françoise Dolto comme un dogme incontestable. »

Source : Le Point

mercredi, 5 novembre 2008

L'homme

Marc Le Bris a été décoré par Xavier Darcos vendredi dernier. Le ministre de l'Education nationale lui a lui-même remis l'Ordre national du mérite.  Marc le Bris, directeur d'école, membre de l'association Sauver les lettres, est l'auteur de "Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter!" (publié chez Stock) où il dénonce la faillite du système éducatif français, et l'entreprise de démolition de l'enseignement du français et des mathématiques. (Source AEF)

mardi, 21 octobre 2008

Refonder l’enseignement primaire

Enseignant à l’université de Grenoble I et à l’ENS Lyon, je constate au fil des années une dégradation sévère du niveau des étudiants. Le grand débat sur l’école, en 2003, a été l’occasion de fonder le Groupe de réflexion inter­ disciplinaire sur les programmes (Grip) avec des enseignants du primaire, du secondaire et du su­périeur, ainsi que des chercheurs. Avec six confrères de l’Académie des Sciences (1), nous avons réalisé une étude sur l’ensemble du cursus scolaire (2). Outre l’allége­ ment des programmes, nous avons constaté que les prescriptions officielles imposent des méthodes d’enseignement inadaptées et des progressions incohérentes. De nouveaux dogmes prospèrent, tels que l’autodécouverte du savoir par l’enfant – supposé devenu chercheur en herbe. Loin d’être conduit méthodiquement des cas simples vers des cas élaborés, l’élève est supposé analyser des situations complexes pour en tirer lui-même les éléments fondamentaux. Par rapport à la période 1880-1970, les acquis exigés en fin de primaire sont en décalage défavorable d’environ deux ans pour le calcul et les opérations.


Les enfants de milieux défavorisés ne peuvent combler ces lacunes. C’est pourquoi le contexte actuel a beaucoup aggravé les inégalités sociales. L’explosion du commerce des cours particuliers est d’ailleurs un signe patent de la dégradation avancée du système scolaire.


Si le collège est le lieu où se révèle le plus l’étendue des dégâts – avec le développement de la violence et des attitudes de rejet de l’école –, l’origine des difficultés se situe clai­rement en amont. Un grand nombre d’enfants, à l’entrée en 6e , ont encore du mal à comprendre les consignes, faute d’une maîtrise suffisante de la langue – sinistrée elle aussi par des méthodes de lecture inadaptées, par l’appauvrissement de l’enseignement de la grammaire et de l’orthographe, par le déficit d’acqui­sition des automatismes structurant la pensée. À cela s’ajoutent des notations surévaluées et le passage quasi automatique en classe supérieure. Il est impératif de refonder l’école à partir de ses premiers niveaux, en retrouvant les grandes ambitions des fondateurs de l’instruction publique. Les enfants doivent avoir la possibilité, dès la maternelle, d’ac­quérir des connaissances organi­sées. Il est crucial que notre école assure de nouveau un enseignement explicite et méthodique des savoirs fondamentaux, pour que notre pays offre les meilleures chances à l’in­telligence de ses enfants. Pour qu’il puisse, aussi, tenir son rang dans la compétition internationale.


Pour sa part, le Grip a mis en place le projet expérimental « Savoir lire écrire compter calculer » (SLECC). Mais il attend des candidats à l’élec­tion présidentielle qu’ils prennent position sur cette question fonda­ mentale et qu’ils s’engagent à refon­der l’enseignement primaire
(1) Roger Balian, Jean-Michel Bismut, Alain Connes, Jean-Pierre Demailly, Laurent Lafforgue, Pierre Lelong et Jean-Pierre Serre.


(2) Les savoirs fondamentaux au ser­vice de l’avenir scientifique et techni­que, Les Cahiers du débat , Fondation pour l’innovation politique.

Source : La Croix
CONTACT :
http://grip.ujf-grenoble.fr www.lire-ecrire.org

vendredi, 17 octobre 2008

Une nouvelle génération de maîtres !

La jeune génération des maîtres promet ! Elle est souvent habitée d'une profonde volonté d'excellence. Elle ne craint pas de se vouloir éducatrice grâce à l'enseignement et cherche à connaître en vérité les élèves dont elle est chargée. Elle est animée, pour eux, d'un véritable souci de réussite. Elle maîtrise parfois mal l'expression française…, mais elle a des choses à dire et ne craint pas la réforme. Enfin !
Il serait bon de mettre à sa disposition tout ce que les scientifiques, depuis la seconde guerre mondiale, ont offert à la pédagogie en approfondissant la connaissance du fonctionnement biologique et physiologique de la personne humaine, en maîtrisant toujours mieux les caractères et les tempéraments, en se souciant de faire progresser la nature humaine sans pour autant l'estimer "malade" sous prétexte que le parcours est parfois difficile. Pour qu'un enfant développe des psycho-pathologies, il suffit le plus souvent de ne pas respecter les lois de la croissance : l'art d'être, l'art de grandir supposent le respect de lois, comme pour les salades ou les tulipes. Notre époque excelle en l'art de remplir les cabinets des psy en tous genres, et même les services psychiatriques. Il est dramatique que des directeurs d'IME reconnaissent qu'ils ont "70% d'enfants qui n'ont rien à faire chez eux !"(sic) Des éducateurs spécialisés, des assistantes sociales avouent, accablées, qu'ils ne disposent d'aucune structure pour les enfants et les jeunes qui ont du mal à grandir. Ce n'est pourtant pas une maladie. Tous les maîtres devraient être armés pour faire face à ces difficultés, car leur vocation est d'abord, grâce à l'enseignement, d'apprendre aux jeunes comment faire croître en eux le bonheur. Le mal-être est d'origine morale. Il faut apprendre à la jeunesse ce qu'est aimer, tout est là. Nous naissons enfants des hommes, consommateurs d'amour, mais devons devenir enfants de Dieu, producteurs d'amour.
Porter les enfants comme le fait l'éducation contemporaine, la mère pendant trop longtemps, puis l'école jusqu'à la majorité, ne peut en aucun cas assurer le passage à la maturité qui se manifeste par l'art d'aimer, et donc une véritable maîtrise affective, afin de mettre le désir et la volonté au service d'un bien reconnu tel.
L'écrasante majorité des élèves n'aiment pas l'école, n'aiment pas les connaissances qu'ils y découvrent, et n'aiment guère la plupart des maîtres qui les leur transmettent, jetant en cela le bébé avec l'eau du bain. Ils n'ont appris, pendant douze ans, au minimum, qu'à NE PAS aimer. Ils n'ont pas le désir de ces biens qu'on leur impose, ils ne peuvent mettre leur volonté à ce service. Dans son ensemble la population est assez indifférente à la connaissance pour elle-même, puisque tout sur la terre, affirme saint Ignace, ne vaut qu'autant que cela nous rapproche de notre fin - se vouloir l'enfant de Dieu - pas plus que cela ne nous en détourne. Il est donc indispensable de donner un sens éducatif profond aux contenus des enseignements, et il est indispensable que nos élèves sachent à quoi leur sert vraiment l'école. Nous sommes très, très éloignés d'un usage chrétien de l'école et surtout du collège, qui sont pourtant aujourd'hui, des lieux indispensables à l'éducation puisque la famille élargie a disparu.
Les maîtres ont aujourd'hui une responsabilité éducative considérable puisqu'ils sont les seuls à offrir à la famille la présence des étrangers éducatifs dont on ne peut se passer pour assurer la structuration de l'hémisphère gauche du cerveau des enfants, celui de la mémoire, de l'analyse, de la logique, du raisonnement, de la conscience donc de la liberté. Autrefois, la famille élargie avec ses nombreux oncles, tantes, grands-parents et cousins, cousines, assurait naturellement une telle structuration. Elle a complètement disparu en 1940 et 1960, il faut compenser.
Une nouvelle génération de maîtres est prête à servir cette magnifique mission, nouvelle, qui est la sienne aujourd'hui. Il est indispensable qu'elle maîtrise aussi parfaitement que le savoir qu'elle dispense, la connaissance de ceux auprès desquels elle intervient. Cela n'est pas inné, on ne peut le deviner, et en ces connaissances, pourtant, résident toutes les possibilités de compenser une structure scolaire pour le moment destructrice de talents. (à suivre…)

Marie Gourville

Quand le portail documentaire de l'enseignement catholique hurle avec les loups !

Nous nous étonnions déjà du relai que le site documentaire de l'enseignement catholique donne régulièrement de médias et de positions contraires à l'enseignement de l'eglise en matière éducative, cela se confirme à nouveau avec ce billet :  "Apprendre la laïcité à  l'école" :

"La chaîne lyonnaise du web propose un documentaire intitulé "Chemins vers la laïcité", qui présente deux expériences à  l'école primaire. Au-delà  de ce film, plusieurs vidéos sont accessibles, retraçant des débats animés par Philippe Meirieu. Y sont invités Jacqueline Costa Lascoux et des acteurs de terrain intervenant sur ce thème.
Cliquez ici pour accéder au dossier"

Le poisson pourrit toujours par la tête.....

NB :Jacqueline Costa Lascouxa été membre de la Commission Stasi, en 2003, sur la laïcité. Egalement investie dans les questions de l'enseignement, elle a été présidente de la Ligue de l'enseignement.

Philippe Meirieu est un pédagogue français, inspirateur de réformes pédagogiques (instauration des modules au lycée ainsi que des IUFM au début des années 1990).

Universitaire en sciences de l'éducation, il se définit lui-même comme un militant et un homme de gauche. En s'appuyant sur les écrits des grands pédagogues (de Rousseau à Freinet), il met en exergue les tensions qui sont inhérentes à l'éducation. Il a grandement contribué à diffuser en France les principes pédagogiques issus de l'Education nouvelle. Il ambitionne ainsi de participer au renouvellement des pratiques d'enseignement afin de répondre au défi de l'éducation de masse.



Redonner l'envie d'apprendre

MINE DE RIEN, un grand pas a été franchi en cette rentrée 2007 : après quinze années de vaines polémiques et de cris d’alarme étouffés, les résultats de l’école primaire ont enfin bénéficié d’une évaluation officielle (texte intégral sur www.hce.education.fr/). Plus question par conséquent de nier l’existence du problème ni de minimiser sa gravité : « L’école primaire prépare correctement 60 % de ses élèves ; mais elle paraît en revanche s’être résignée à
l’échec des 40 % qui cumulent les insuffisances », concluent en effet les sages du Haut Conseil de l’éducation, en précisant que « les graves lacunes » dont souffrent ces 40 % d’écoliers « les empêcheront de poursuivre une scolarité normale au collège ». On ne saurait être plus clair. Mais il y a quand même une bonne nouvelle : les quinze années durant lesquelles la situation s’est considérablement dégradée (en 1998, la proportion d’écoliers admis au collège sans maîtriser la lecture n’était encore « que » de 21 %, d’après un rapport remis à Ségolène Royal mais qui resta confidentiel) n’ont pas été perdues par tout le monde.
Confrontés à ce qu’ils observaient dans leurs propres classes, de nombreux professeurs et instituteurs ont ainsi publié des ouvrages à succès qui leur ont permis de constituer des groupes de soutien et de réflexion sur l’école primaire. Et aujourd’hui, grâce à la percée du haut débit sur internet, certains de ces groupes sont arrivés à maturité (1), au point de formuler des propositions ; voire même d’avoir déjà commencé à les expérimenter. Tel est notamment le cas des enseignants affiliés au réseau SLECC (Savoir lire, écrire, compter, calculer), qui ont reçu depuis deux ans un agrément de leur administration les autorisant très officiellement à appliquer des méthodes que l’on n’enseigne pas (ou que l’on déconseille fortement) dansles IUFM (2). Loin de laisser leurs petits élèves « construire seuls leur savoir », ces maîtres commencent par leur livrer les codes qui leur permettront de déchiffrer, puis de maîtriser vraiment le sens : l’alphabet et les syllabes pour la lecture et l’écriture, dont l’apprentissage se fait simultanément ; les tables et les quatre opérations pour le calcul ; la grammaire et les conjugaisons pour les dictées et les rédactions ; l’ordre chronologique pour l’histoire de France ; de belles histoires racontées à voix haute pour enrichir le vocabulaire. Mais ces pionniers sont encore très seuls, parfois désemparés. Les plus jeunes d’entre eux sont obligés d’en référer constamment à leurs aînés pour « apprendre à apprendre » : car
aucun ne sait faire une leçon de choses, tous manquent de manuels adaptés à la façon dont ils enseignent, et leurs formateurs en IUFM ne leur ont jamais expliqué comment tenir un
stylo, ni d’ailleurs quel type de stylo utiliser, pour obtenir que toute une classe d’enfants parvienne à écrire lisiblement. La première ambition de ces partisans d’un apprentissage
progressif, débouchant sur l’autonomie rapide et réelle de leurs élèves, consiste en effet à n’en laisser aucun sur le bascôté ; tous doivent découvrir l’envie d’apprendre, le bonheur
de progresser. Et le plus beau, c’est que dans ces écoles publiques et gratuites que rien ne distingue des autres, les enfants ne sont pas moins épanouis ni heureux que dans « les écoles pas comme les autres », auxquelles nous consacrons la suite de ce dossier.

(1) Voir notamment, www.slecc.fr, www.lire-ecrire.org, ainsi que le blog de l'agrégé de Lettres Jean-Paul Brighelli sur bonnetdane.midiblogs.com, qui donnent tous les trois de nombreux liens vers d'autres groupes de réflexion.

(2) Instituts universitaires de formation des maîtres, créés en 1989 pour remplacer les écoles normales.

Source : Le Figaro

jeudi, 2 octobre 2008

Apprendre à lire... le 'pédagogisme'

Fabrice Madouas demande qu'on lui explique ce que signifie :

"Les premiers exercices des pages de gauche entraînent à l’automatisation de la prise d’indices auditifs et visuels élémentaires : discrimination de sons et de lettres, reconnaissance de combinaisons de base, maîtrise de la combinatoire, développement de la lecture par voies indirecte et directe… Ces activités vont du simple au complexe puisqu’elles partent du rapport lettre/son pour aller au mot et à la phrase. Elles permettent aux élèves d’atteindre une maîtrise du son telle qu’ils peuvent s’en libérer pour privilégier le sens"

...trouvé dans un cahier d'exercice de Cours Préparatoire !

Source : MJ

mardi, 30 septembre 2008

Refondation de l'école, la preuve sur le terrain : des parents témoignent !

Depuis des années, des instituteurs et institutrices, d'abord clandestinement, puis de plus en plus ouvertement, se consacrent à l'instruction et à la transmission méthodique du savoir. Cela commence, en CP, par l'emploi de la méthode alphabétique de lecture et d'écriture.

Avec les nouveaux programmes du primaire, ce mouvement devrait s'étendre rapidement, mais, jusqu'à présent, il s'agissait d'expériences isolées, dont seuls quelques parents pouvaient constater la réussite.

Nous vous présentons ce document remarquable, enregistré à RONCQ (59) en janvier dernier, pendant une réunion de parents d'élèves dans une école dont plusieurs classes font partie du réseau SLECC (Savoir Lire Ecrire Compter Calculer).

A vous de juger …

Source : Lire Ecrire

lundi, 22 septembre 2008

Constructivisme

"Une des idées martelées à notre époque au sein de l'institution scolaire, dans des textes savants comme dans des textes officiels, est qu'il n'y a pas de lien entre l'acquisition des connaissances et leur transmission, ou plus radicalement : qu'il n'y a pas de transmission, mais seulement une construction des savoirs. Cette idée est non seulement déplacée, incongrue car elle ne peut être institutionnalisée, elle est aussi dangereuse. Elle légitime les pratiques les plus aberrantes en même temps que l'abandon pédagogique des enfants. Si l'apprentissage se réduit à la seule construction des savoirs par l'enfant, sans qu'on mette en avant les conditions dans lesquelles il les construit, ni les matériaux qu'on lui fournit pour les construire, toutes les interprétations y compris les plus arbitraires, tous les jugements a priori deviennent possibles.

C'est ainsi que le recteur Michel Migeon prend nettement position en faveur du constructivisme : "l'optique constructiviste de l'appropriation des connaissances s'oppose à celle d'une transmission de celui qui sait à celui qui ne sait pas. La formation que nous avons reçue, notre histoire, le centralisme, notre vocabulaire conditionnent encore l'ensemble du corps social en faveur de cette conception. Aujourd'hui, il ne devrait plus être permis de douter : c'est bien chacun d'entre nous qui, depuis son plus jeune age, qui s'est lui-même construit." Il affirme encore :"Apprendre à lire est un apprentissage régi par les règles du constructivisme."
Ces théories sont liées à celle du spontanéisme, selon laquelle, dans l'apprentissage réussi, tout dépend de la spontanéité de l'enfant. Il ne pourrait donc exister qu'une façon d'apprendre, c'est de faire les choix par soi-même, de les comprendre également par soi-même.

Le constructivisme devient ainsi l'expression par excellence du spontanéisme pédagogique, puisqu'il est opposé de manière catégorique à la transmission des connaissances. L'enfant est ainsi obligé d'apprendre seul. La justification donnée par Migeon est typiquement scientiste : l'apprentissage, activité propre à l'enfant, se déroulerait conformément à une théorie arbitrairement imaginée par des chercheurs, et qui n'a jamais été vérifiée en la confrontant à des faits d'observation. Par le constructivisme, on systématise la robinsonnade intellectuelle. C'est la forme moderne de l'abandon pédagogique des enfants.

Le constructivisme théorise en les poussant à l'extrême certaines idées de l'Education Nouvelle, concernant l'importance de l'activité de l'enfant dans l'apprentissage. Mais avec le constructivisme, il ne s'agit plus de la spontanéité des enfants, mais de la volonté délibérée de les contraindre à devenir des autodidactes scolaires. Cette démarche est justifiée au nom de modèles à prétention scientifiques sur la manière d'apprendre. De véritables pièges sont mis au point par des didacticiens : on oblige les enfants à deviner au lieu de comprendre, en obscurcissant délibérément la présentation des connaissances.

Dans la conception des nouveaux penseurs de l'école, l'élimination de la transmission s'accompagne généralement de la suppression d'un certain nombre méthodes d'enseignement fondées sur l'étude progressive des matières et sur l'automatisation des compétences fondamentales impliquées dans l'écriture, la lecture et le calcul. L'automatisation est favorisée par la répétition des exercices, elle dépend de l'entraînement. Il en va de même dans les activités sportives, quand on apprend à nager ou à skier. La rigueur pédagogique a déserté les bancs de l'école pour s'exercer dans les lieux où on pratique le sport. Curieusement, dans ces lieux, on ne prétend pas s'appuyer sur le constructivisme, et la rigueur pédagogique n'y est pas considérée comme une entrave à la spontanéité.


Extrait de "La destruction de l'enseignement élémentaire et ses penseurs"
L.LURÇAT – F.X. De Guibert 1998

Prise de conscience québécoise : La méthode globale démolie

cyberscience septembre 2008

Alors que le Québec est aussi en pleine réforme de son enseignement, le magazine Québec Science de septembre, fait la une de son numéro de septembre 2008 avec ce reportage : “L’école du délire”.

Sa présentation dans le site de l'éditeur donner le ton :

Les enfants apprennent difficilement à lire ? Peut-être que les méthodes d’enseignement ne conviennent pas à leur cerveau !

Dans son blog Isabelle Audet, journaliste canadienne, même si elle evite de prendre position sur la question des méthodes de lecture en conclusion n'omet pas de mentionner que :

"Des neurologues ont d’ailleurs prouvé que si nous avions l’impression de “reconnaître” globalement les mots quand on lit, c’est simplement parce que notre cerveau nous trompe: la méthode syllabique est tellement intégrée qu’on ne réalise plus qu’on l’applique encore. C’est d’ailleurs cette habitude qui nous permet de lire LoCOmoTiVe, même écrit bizarrement."

Nous ne cessons de le répéter : la méthode d'apprentissage de la lecture au cp est très importante.


Titeuf : la chair est triste

Dans le Figaro magazine du 30 août 2008, on pouvait lire ce jugement de justesse "... avec Titeuf, la chair est triste et sale, la démagogie remplace la poésie, la vulgarité tient lieu de vérité..."
Le journaliste conclut: "...Reste aux adultes à se montrer dignes d'eux : leur offrir autre chose qu'un album ou qu'un cartable Titeuf serait un bon début."

jeudi, 18 septembre 2008

Redécouvrir le Pojet SLEC

Savoir Lire Ecrire Compter Calculer : le pari d'une restauration des savoirs fondamentaux expose son projet ICI.
A découvrir de toute urgence...

lundi, 15 septembre 2008

La Science au service de l'Homme. Pourquoi et comment l'enseigner ?

Organisé par SGEC, du 19/11/2008 au 20/11/2008 à Angers

Ces journées d'études proposent des regards croisés sur la culture scientifique et sur le sens de l'enseignement scientifique que l'Enseignement catholique souhaite promouvoir.
Conférences proposées :
- Science et Education.
- Dimension éthique, sociale et culturelle de la science.
- Science, éthique et foi

En savoir plus : La Science au service de l'Homme

mercredi, 3 septembre 2008

Chefs d'établissement cherche désespérément "pouvoir décisionnel"

Le mamouth dans la masse :

58 % des enseignants ne sont pas favorables à ce qu’une partie des horaires d’enseignements soient définie localement ; 78% à ce que le contenu le soit.

70 % des enseignants ne sont pas favorables à ce qu’une partie de leurs obligations de services soient définies localement.

71 % des enseignants ne sont pas favorables à une plus grande intervention des chefs d’établissements dans leur processus d’affectation et de mutation ; 73 % sont opposés à  l’intervention des chefs d’établissements dans leur évaluation ;

79 % à ce que les primes ou indemnités soient modulées par ces derniers.

Source : Sondage sur les orientations du rapport Pochard.


vendredi, 29 août 2008

Des manuels de mathématiques coopératifs

Sébastien Hache (fondateur de Sésamath): « Notre philosophie repose sur l’échange et la confrontation des idées à l’inverse du système traditionnel »

Des manuels de mathématiques libres et coopératifs bousculent les schémas traditionnels de la diffusion du savoir au sein du corps enseignant et de l’édition scolaire. 80 professeurs du secondaire ont travaillé bénévolement pour produire les manuels Sésamath destinés aux classes de collège. Téléchargeables gratuitement, ils sont aussi accessibles dans une version papier payante diffusée par un éditeur de produits éducatifs, Génération 5.

jeudi, 28 août 2008

Archives : le rapport de mission sur l'enseignement de la grammaire

... de Bentolila (2006) est disponible ICI.

vendredi, 15 août 2008

Le redez vous du GRIP

Les 21, 22 et 23 août 2008 à l'Université de Grenoble I (Institut Fourier, Campus universitaire de Saint-Martin d'Hères) des Journées d'études SLECC (Savoir Lire Ecrire Compter Calculer)

Ces journées feront état de l'expérimentation SLECC menée actuellement dans quelques dizaines de classes réparties sur le territoire français, dans le cadre d'une action agréée par la DGESCO et le ministère de l'Education nationale depuis juillet 2005.

Le but est de dispenser à des élèves non sélectionnés un enseignement structuré très riche, susceptible de leur permettre de dépasser les objectifs des programmes actuellement en vigueur. En ce sens, l'expérimentation SLECC peut éclairer la mise en place des réformes en cours et à venir.

En calcul sera présenté un Cahier d'exercices « Compter Calculer au CP » paru en avril 2008 chez GRIP-Editions, qui décrit une progression très rigoureuse, et qui a permis de mener de front avec succès l'apprentissage de la numération et des 4 opérations dans plusieurs classes de CP. Cet ouvrage s'appuie sur 25 années de pratique en école maternelle et en CP.

Ces journées d'études peuvent certainement contribuer très utilement à la préparation des professeurs d'école et des professeurs de lycée et collège, ainsi qu'à la réflexion des personnels chargés de leur formation.

Informations supplémentaires sur le Cahier d'exercices
« Compter Calculer au CP » (Parution avril 2008)
 
Ce Cahier d'exercices propose une progression rigoureuse qui permet de mener de front l'apprentissage de la numération et des opérations. Son auteur, aujourd'hui instituteur à Gien (45), s'appuie sur 25 ans de pratique en école maternelle et en CP.

« Tout comme la lecture ne peut se construire sans l'écriture, la numération ne peut se construire hors du calcul. Rien dans ce processus d'apprentissage ne justifie la restriction à une, deux, voire trois opérations : seule l'approche simultanée des quatre opérations (dans la manipulation, l'expression en langage courant puis l'écriture mathématique) permet de conduire à la connaissance intuitive du nombre. »

Les Editions du GRIP mettent aujourd'hui à la disposition des enseignants de CP le fruit de cette expérience. Nul doute qu'elle puisse aussi être utile aux parents désireux de faciliter à leurs  enfants l'entrée dans le monde des nombres.

Le fichier est consultable en open content à
http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_CP.htm

contact pour le fichier : slecc.dupre@tele2.fr

Informations complémentaire et inscription journées SLECC :
slecc.contact@aliceadsl.fr ou
M. Dupré au 02 38 38 03 93

Campus universitaire de Saint-Martin d’Hères
Institut Fourier (tramway : Bibliothèques universitaires), 100 rue des Maths, amphithéâtre Chabauty.


vendredi, 25 juillet 2008

Bilan de l'école : le point de vue d'Yves Maudre

Directeur d’une ONG présente dans tout le Sud-Ouest asiatique, Yves Meaudre anime un réseau d’aide sociale à l’enfance encadré sur place par des jeunes de vingt ans : les « bambous ». Ces volontaires administrent des programmes de développement sur des territoires parfois grands comme un département français. La réussite de l’expérience accuse par contraste l’échec de notre système éducatif, et son incapacité à se réformer.

Extrait :

"Notre système scolaire — l’enseignement catholique n’est pas épargné — est essentiellement fondé sur la seule capacité à maîtriser l’abstraction ; aucune place n’est laissée à la réalisation concrète du tempérament et le développement du caractère. Ce système est de plus en plus vaniteux et arrogant. Il y a beau temps que le corps professoral de l’enseignement libre ignore jusqu’à ce qui devrait être la pierre angulaire de leur engagement : la formation chrétienne. Le plan spirituel ? Autant dire que le corps enseignant dans sa grande majorité s’en moque comme de sa première chemise, mais la formation de tout l’être est tout autant méprisée. On se souvient du courageux cri d’alarme de Mgr Cattenoz.


Quant à la formation humaine, elle est inexistante. L’enfant est réduit à une machine à plus ou moins fort potentiel. L’objectif n’étant plus sa propre formation d’adulte ou de responsable, mais de sa seule capacité à faire monter les résultats globaux d’une école. Cet état d’esprit s’étend même à l’enseignement technique, dont la vocation est pourtant de donner une chance à ceux qui n’ont pas d’aptitudes purement intellectuelles mais qui ont une intelligence plus pratique.

Saisis par un prurit de cotation, les directeurs et les professeurs éjectent les enfants qui ne « promettent » pas assez et qui risquent, par l’éventualité d’un échec, de faire baisser le pourcentage de réussite de leur établissement. La formation humaine ? Ils s’en moquent aussi, absolument. Pourtant, les entreprises ont besoin non pas de cerveaux sur patte, surtout aux échelons intermédiaires, mais de caractère et de responsables aptes à juger hommes et situations.

Lorsque j’étais assistant à Lyon III, j’ai fait l’expérience de la complicité possible entre enseignants et étudiants. Ma femme se souvient des week-ends où une cinquantaine d’entre eux s’installaient chez nous à côté de Beaune, pour visiter en bicyclette cette superbe région et passer des soirées où toutes les questions reposaient sur les finalités de la vie. Avec leur maître de conférences, nous nous étonnions de l’extraordinaire facilité avec laquelle nous pouvions éveiller leur ouverture de cœur et obtenir leur confiance. Les résultats suivaient immédiatement. L’un d’entre eux, fils d’un instituteur communiste de Villeurbanne nous confia : « Vous nous aimez et cela se voit ! Même si nous sommes les derniers nous savons que nous avons autant d’importance à vos yeux que les premiers. Vous ne nous lâcherez pas. »

Je mets cela en relation avec l’aveu d’une enseignante, professeur de BTS dans une école catholique parisienne : « Cette classe ne vaut rien, me disait-elle, et ces jeunes sont inintéressants ! (sic). » Elle détestait globalement la classe dont elle était responsable. Bilan : sur trente-cinq élèves, seize d’entre eux furent mis à la porte de l’établissement. Mais après ce vigoureux passage au tamis, les résultats de l’école étaient excellents ! Quant on arrive à un tel constat d’échec, je pense que tout le corps professoral devrait se remettre sérieusement en question sur sa capacité pédagogique, ou… tout simplement quitter l’enseignement.

Quant on regarde ses élèves comme des ennemis, qu’on les attend au coin de la copie pour les briser, avec cette inaptitude à rechercher le point d’appui qui peut les faire rebondir et les mettre dans une logique de succès, il faut quitter l’enseignement. Il n’y a pas de mauvais élèves mais de mauvais pédagogues. L’enseignement est un sacerdoce, il est incompatible avec un emploi du temps d’employé de bureau, il exige un engagement radical. C’est pour cela que la société devrait mieux reconnaître et honorer le métier d’enseignant, et que les hommes devraient s’y engager beaucoup plus massivement. Pour la formation du caractère, la référence masculine contribue à structurer l’adolescent. Si les femmes sont plus intuitives dans leurs appréciations, la distance des hommes permet des décisions moins affectives.

Oser la confiance, et l’humilité

Confronté aux remarquables succès de l’enseignement anglo-saxon dont je constate les résultats sur les pays où nous intervenons, je me pose des questions sur notre autosatisfaction intellectuelle. Notre prétention est assez criminelle lorsque le système de sélection de nos dirigeants élit dix crânes d’œufs pour délaisser avec un souverain mépris les cent autres dont les qualités humaines et de caractère pourraient révéler les grands leaders dont notre pays a tant besoin. Dans nos équipes à EDM, il y a de tout. Des diplômés des grandes écoles et des jeunes titulaires d’un BTS. Sur le terrain, la capacité au commandement et à l’initiative est sans relation avec leurs peaux d’âne. « École d’humilité » m’a confié un brillant élève d’HEC. Ce qui les unit, c’est l’aptitude au raisonnement sain, au courage moral et physique, à la capacité d’autonomie et, vexation suprême pour l’élite de l’enseignement catholique et les maîtres des « sciences de l’éducation », être doué d’un gros bon sens, bien solide, bien de chez nous.

Les diplomates reçus sur le terrain, dans les pays où nous sommes présents (Vietnam, Thaïlande, Cambodge, Philippines…) nous ont dit : « Mais comment cela se fait-il que ça marche ? Ce sont des gamins, les niveaux ne sont pas homogènes, vous leur collez des responsabilités humaines d’autorité incroyable sur des populations fragiles et des charges financière qu’on ne donnerait pas à des énarques de quarante ans et pourtant… ça fonctionne ! »

Tout est là. Notre métier consiste à nous confronter dans de nombreux pays du monde aux autres cultures de travail. Je peux affirmer que la pédagogie anglo-saxonne, notamment américaine, est en train de devenir l’unique référence dans tous ces pays émergeants. Et ce n’est pas un hasard. Leur pragmatisme et la capacité des enseignants à trouver la pépite d’or que chaque enfant possède sont les raisons de leur succès. Dieu merci, nos entreprises l’ont compris, mais en revanche, l’Éducation nationale est encore engluée dans des rigidités d’un autre âge, de même que l’enseignement catholique, qui ne cherche pas vraiment à proposer une véritable pédagogie alternative.

Si je crois devoir m’exprimer de la sorte, c’est parce que de nombreux enseignants à l’esprit rebelle partagent complètement ce point de vue. Cela explique le succès de la Fondation pour l’école d’Anne Coffinier, qui considère notre système scolaire, public et privé, structurellement irréformable. Le génie éducatif français n’est peut-être pas mort : Anne Coffinier a créé avec une vitalité extraordinaire un tissu d’écoles entièrement libres au rythme de quarante nouveaux établissements par an."

Source

mercredi, 2 juillet 2008

Palme d'or pour une syntaxe défunte

Alain FINKIELKRAUT    

our François Bégaudeau, auteur du livre Entre les murs (Verticales, 2006) et acteur principal du film qui en a été tiré, la Palme d'or du Festival de Cannes est un véritable conte de fées. Sa joie, partagée avec le metteur en scène Laurent Cantet et les élèves du collège Françoise-Dolto, qui jouent leur propre rôle, fait plaisir à voir. On lui pardonne même son brin de suffisance : comment garder la tête froide dans un moment aussi inattendu et aussi exceptionnel ?

Bégaudeau n'a pas le triomphe modeste, soit. Mais pourquoi l'a-t-il acrimonieux ? Pourquoi cette vindicte à l'égard des professeurs qui ne partagent ni ses méthodes, ni ses objectifs, ni son optimisme ? Pourquoi être si mauvais joueur quand on a gagné la bataille, et s'acharner contre les derniers récalcitrants quand on a, à ses pieds, le président de la République, la ministre de la culture et celui de l'éducation nationale ? Et pourquoi faut-il que Le Monde (le 28 mai) alimente cette étrange aigreur en dressant le repoussoir des "fondamentalistes de l'école républicaine" qui prônent "l'approche exclusive de la langue française par les grands textes" ?

Fondamentaliste, la lecture d'À la recherche du temps perdu, de Bérénice ou du Lys dans la vallée ? Fondamentaliste, l'expérience des belles choses, l'éventail déployé des sentiments et le tremblement littéraire du sens ? Le fondamentalisme est arrogant, catégorique et binaire ; la littérature problématise tout ce qu'elle touche. Le fondamentalisme enferme l'esprit dans le cercle étroit d'une vérité immuable ; la littérature le libère de lui-même, de ses préjugés, de ses clichés, de ses automatismes. Le fondamentalisme est une fixation ; la littérature, un voyage sans fin.

On jugera le film de Laurent Cantet lors de sa sortie en salles. Peut-être sera-t-on intéressé, voire captivé par cette chronique d'une année scolaire dans une classe de quatrième à travers les tensions, les drames, les problèmes et les imprévus du cours de français. Mais s'il est vrai qu'après s'être vainement employé à corriger la syntaxe défaillante d'adolescentes qui se plaignaient d'avoir été "insultées de pétasses", l'enseignant finit par utiliser certaines tournures du langage des élèves, "plus efficace que le sien", alors on n'aura aucun motif de se réjouir.

Car la civilisation ne demande pas à la langue d'être efficace, d'être directe, de permettre à chacun de dire sans détour ce qu'il a sur le coeur ou dans les tripes, à l'instar de ce magistrat qui a conclu son réquisitoire contre un accusé terrifiant par ces mots : "À gerber !" La civilisation réclame le scrupule, la précision, la nuance et la courtoisie. C'est très exactement la raison pour laquelle l'apprentissage de la langue en passait, jusqu'à une date récente, par les grands textes.

Naguère aussi, on respirait dans les oeuvres littéraires ou cinématographiques un autre air que l'air du temps. Sean Penn, le président du jury, a remis les pendules à l'heure en déclarant, dès la cérémonie d'ouverture du Festival et sous les applaudissements d'une presse enthousiaste, que seuls retiendraient son attention les films réalisés par des cinéastes engagés, conscients du monde qui les entoure. Sarabande, Fanny et Alexandre, E la nave va, In the Mood for Love, s'abstenir. Un conte de Noël, ce n'était pas la peine. Le monde intérieur, l'exploration de l'existence, les blessures de l'âme sont hors sujet. Comme si l'inféodation de la culture à l'action politique et aux urgences ou aux dogmes du jour n'avait pas été un des grands malheurs du XXe siècle, il incombe désormais aux créateurs de nous révéler que Bush est atroce, que la planète a trop chaud, que les discriminations sévissent toujours et que le métissage est l'avenir de l'homme.

L'art doit être contestataire, c'est-à-dire traduire en images ce qui est répété partout, à longueur de temps. Big Brother est mort, mais, portée par un désir de propagande décidément insatiable, l'idéologie règne et veille à ce que notre vie tout entière se déroule entre les murs du social.

Alain Finkielkraut
philosophe
article paru dans l'édition du Monde, daté 4 juin 2008

lundi, 30 juin 2008

Inventons l'école de la réussite pour tous

Jeunes Plus présente 9 propositions pour mobiliser tous les acteurs :

1. Un état d'esprit renouvelé

2. Enseignants au contact de la réalité

3. Parent d'élève, un métier qui s'apprend

4. Un contrat de réussite pour chaque élève

5. Un contrat d'établissement qui engage

6. Le primaire, école de la première chance

7. Prudence et présomption d'innocence

8. Technique : des parcours d'excellence

9. Ensemble contre les drogues

dimanche, 29 juin 2008

Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie Troubles de la mémoire et du Comportement : Prévention et Remèdes

En complément de sa Conférence du 29 septembre 2008 à Lyon,

Madame Elisabeth NUYTS donnera trois journées de formation

pour les parents, les éducateurs et les professeurs  :

Mardi 30 septembre : Lecture analytique et écriture consciente.·

Mercredi 1 octobre : Donner du sens et structurer la personne par la grammaire.

Jeudi 2 octobre : Enseigner le calcul par le sens et pour le sens.

  Pour profiter pleinement des journées de formations il est nécessaire de suivre la conférence. Chaque journée de formation constitue une unité pédagogique spécifique et indépendante.
Réservation
 : obligatoire  avant le 12 septembre pour les journées de formation. Renseignements : au 06 61 266 266 ou par courriel : spes69@free.fr

dimanche, 22 juin 2008

Vers l'abandon de la flûte à bec dans les cours de musique au collège

Une simple phrase, en page 11 du projet de nouveau programme d'éducation musicale au collège, encadre l'usage des instruments de musique en classe : "Cette démarche ne peut (...) impliquer une pratique musicale développée pour elle-même et installée dans la durée du temps scolaire."

Ce qui veut dire plus directement que l'enseignement de la flûte à bec sort des programmes scolaires, au profit en particulier du chant.

Un article du Monde témoigne du désastre artistique auquel cet instrument conduisait très souvent :

"Je n'ai jamais entendu une chorale aussi fausse qu'un orchestre de flûtes à bec. Dans une classe qui chante, il y a toujours quelques bourdons. Mais là, ils bourdonnent tous. Artistiquement, c'est terrible." Et en guise de coup de grâce, il assène une question. "Des chorales d'adultes, vous en connaissez, j'imagine. Des ensembles d'adultes de flûte à bec, vous en avez déjà vu ?".

Au delà de la question artistique, il existe aussi quelques cas de parents d'élèves musulmans qui refusent cet enseignement au nom de leurs convictions islamistes.

samedi, 21 juin 2008

Nouvelle classe SLECC à Paris

La rentrée prochaine une classe  de CP i appliquera les principes du SLECC (Savoir Lire Ecrire Compter Calculer), dans le 6ème arrondissement de Paris.

 Renseignements : slecc.contact@aliceadsl.fr

Source


Etats-Unis Les filles séparées des garçons dans le public

Un nombre toujours plus important d’écoles publiques américaines proposent des cours séparant les filles des garçons.
Il y a une décennie, elles n’étaient qu’une poignée d’écoles publiques à proposer des cours non mixtes. A l’automne prochain, elles seront 500 à séparer garçons et filles selon la National Association for Single Sex Public Education.
En 2002, la loi du No Child Left Behind présentait les classes à sexe unique comme une façon «innovante» d’améliorer les résultats des élèves. Et en 2006, un amendement aux lois fédérales anti-discrimination qui, avaient jusque-là empêché l’implantation des cours à sexe unique dans de nombreuses écoles, a permis dans plusieurs établissements la mise en place d’une nouvelle organisation des classes (cet enseignement n’est toutefois pas obligatoire).
Source : The Washington post -15 juin 2008

jeudi, 19 juin 2008

REMEDIATION EDUCATIVE INDIVIDUALISEE A DOMICILE

Le 5 juin eut lieu la Conférence de presse pour le lancement de la REMEDIATION EDUCATIVE INDIVIDUALISEE A DOMICILE par Madame Farida BELGHOUL, professeur de français d'un lycée professionnel en banlieue, où elle constate chaque année, chez ses élèves, les progrès de l'illettrisme et de l'inculture.

Son projet :

        - s'occuper sérieusement – enfin ! – d'adolescents de 16 ans et plus, sortis de l'Education Nationale "sans diplôme ", selon la langue de bois officielle, comme 150.000 autres jeunes chaque année.
       - leur faire donner chaque jour 2 heures de cours personnel, à domicile, pour associer les parents : cours de français, mathématiques et histoire "pour qu'ils connaissent un peu le pays dans lequel ils vivent".
       - constituer des groupes de 12 garçons et filles avec 6 instructeurs ; chaque instructeur ayant le matin 2 élèves, et les 12 ayant l'après-midi des activités collectives culturelles, sportives, travaux pratiques.

Farina BELGHOUL veut commencer en septembre avec un premier groupe de 12 élèves, et des instructeurs rémunérés. N'ayant reçu aucune aide des institutions, elle lance un appel à souscription publique.
www.reid.fr   

mercredi, 11 juin 2008

Le Café Pédagogique contre les prépas

En relayant un article du Monde, le Café Pédagogique s'attaque à l'une des seules formations véritablement élitiste : la prépa.

"Les élèves de classes préparatoires sont soumis à un rythme très exigeant et à une évaluation très péjorative de leurs compétences. C'est une grande souffrance pour ces jeunes, habitués à être tête de classe, de voir leurs notes s'écrouler" écrit la psychiatre D. Monchablon dans Le Monde.. "On leur demande un hyper-investissement intellectuel au détriment de tout le reste. Or, ils avaient très souvent des activités extra-scolaires - musique et sport – intenses".

lundi, 9 juin 2008

Création de l' ALLE : Association le "Latin dans les Littératures Européennes"


L’« Association le Latin dans les Littératures Européennes » (ALLE) vient de se créer. Son but est de promouvoir la reconnaissance du latin comme lien constitutif avec le français et sa littérature ainsi que la part évidente et forte qu’il tient, à titre de substrat commun et nourricier, dans le patrimoine des littératures européennes.
L’ALLE se propose d’atteindre ces objectifs essentiellement par l’organisation de conférences – au Lycée Henri IV et ailleurs – émanant de personnalités du champ littéraire entendu au sens le plus large : littérature de fiction, théâtre et poésie, histoire, philosophie, droit, sciences. D’ores et déjà, nous pouvons vous annoncer le calendrier pour l’année 2008/2009 :

27 mai 2008 (Lycée Henri IV), à 18h30 : rencontre-conversation avec Yves Bonnefoy, à destination des lycéens et des élèves des classes préparatoires littéraires et scientifiques du Lycée Henri IV et de leurs professeurs.

Fin septembre / début octobre 2008 : conférence de Rémi Brague (Président d’honneur de l’ALLE et professeur de philosophie médiévale à Paris I) sur la thèse de son ouvrage : Europe, la voie romaine (Gallimard, 1992). Lieu à préciser.

Début décembre 2008 : conférence d’Yves Hersant (Directeur à L’EHESS, en charge du groupe Mélancolies, de l’Antiquité au XXe siècle) : Le rôle du latin dans la renaissance italienne. Lieu à préciser.

Fin janvier / début février 2009 : conférence de Michael Edwards (Professeur au Collège de France, Chaire d’Études de la création littéraire en langue anglaise) : Le jeu du latin dans la poésie anglaise. Lieu à préciser.

Avril 2009 : conférence de Jackie Pigeaud (Professeur émérite de littérature latine à l’Université de Nantes) : Le latin dans la traversée des savoirs. Lieu à préciser.

Mai 2009 : conférence de Jacques Le Rider (Directeur d’Études à l’École pratique des hautes études – Europe et monde germanique) : Freud et Virgile, l’épigraphe latine de La science des rêves. Lieu à préciser.

Source

Sauver Les Lettres propose un programme de français pour le Collège

Les principes qui ont présidé à l’élaboration des programmes de français au collège ont profondément évolué depuis un siècle. Un bref aperçu de cette évolution permettra de situer la perspective choisie dans les propositions suivantes.

Différentes étapes peuvent être dégagées depuis le début du XXe siècle.

Les I.O. de 1902 abordent peu les principes de l’enseignement du français. Elles consistent essentiellement en un répertoire de notions à acquérir.

En 1923, les textes officiels insistent davantage sur l’apprentissage de la langue française comme centre de l’enseignement du français, et comme élément constitutif de l’unité nationale. Enseigner le français consiste non seulement à promouvoir la langue et la littérature mais à " fortifier l’unité nationale " (p. 73).

Les instructions de 1938 évoluent en distinguant la langue parlée (celle des élèves) et la langue écrite (celle des maîtres), et prônent " le bon usage " (p. 14).

La circulaire du 30 mars 1962 insiste encore sur l’apprentissage de la langue : le " vrai but " de l’enseignement du français est d’apprendre aux élèves à s’