Veille - Education

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Vendredi, 7 mai 2010

Les élèves "décrocheurs" désormais répertoriés


Une application informatique appelée "suivi de l'orientation" (SDO) recensant les élèves en cours de déscolarisation sera mise en place en mai 2010, indique la circulaire de rentrée, publiée le 18 mars dernier. L'objectif est de repérer le plus tôt possible ces élèves pour leur proposer une formation qui les conduira à  un diplôme. Des parents et enseignants n'ont pas manqué de réagir sur ce fichier qui comprendra notamment des informations sur les motifs du décrochage. Ils craignent que ces données d'ordre privé soient transmises à  d'autres administrations.


Source : @ToutDoc
La création contestée d'un fichier des "décrocheurs", Luc Cédelle, Le Monde, 27 avril 2010, p. 11.


Pour approfondir
Les décrocheurs, Cap Canal, 2008.

Mardi, 4 mai 2010

A contre-courant, miser sur les parents

Depuis 2008, une expérience menée dans l’académie de Créteil favorise un rapprochement avec les familles.
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Lundi, 3 mai 2010

L'évolution de l'absenteisme

Selon une Note d’information du ministère, l’absentéisme scolaire a très peu évolué. Après 4 ans de stabilité , entre 2 et 6% de 2003 à 2007, il est passé de 3 à 10% selon les mois.

La Note d’information

Jeudi, 22 avril 2010

Bienvenue sur Internet en famille

Qu'est-ce qu'internet en famille?
Comment bien l'utiliser ?
Nos enfants sont-ils bien protégés ?
Comment les éduquer à la liberté et à la responsabilité ?

http://internetenfamille.free.fr
Internet en famille vous apporte une réponse à toutes vos questions
et des conseils pratiques
pour aider vos enfants à bien utiliser ce formidable outil.

Jeudi, 15 avril 2010

Uniforme scolaire

L’uniforme scolaire est porté dans les établissements d'enseignement primaire et secondaire de nombreux pays. Il existe aussi des uniformes portés par les élèves d'établissements professionnels, par exemple médicaux, lors de travaux pratiques.

Traditionnellement, les uniformes scolaires sont sobres et professionnels. Les uniformes de garçons sont généralement composés d'un pantalon sombre, ou souvent d'une culotte courte ou de bermudas (voir les lycéens sur la photographie à droite), associés à une chemise claire et à une cravate, auxquels on ajoute une veste par temps froid.

Les uniformes de filles peuvent être composés d'une cravate, d'une jupe ou un kilt, et un chemisier. Le fait qu'il y ait des tenues différentes pour les filles et les garçons est parfois sujet à débat, et certains établissements permettent aux filles de choisir entre jupe et pantalon. Dans certains pays, un blazer ou une veste de costume peut faire partie des uniformes. La gestion des réglements liés aux uniformes est une tâche importante.

En Europe continentale, l'uniforme n'est pas porté dans les établissements publics. Cependant, les établissements privés peuvent exiger le port de l'uniforme ou au moins de respecter un code vestimentaire strict. Ce n'est pas le cas au Royaume-Uni et en Irlande, où la majorité des écoles publiques impose un uniforme.

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Mercredi, 7 avril 2010

L'exclusion vue par deux principaux : aveu d'échec ou nouveau départ ?

Bruno Bobkiewicz, principal du collège Lucie-Aubrac de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) : "Nous avons recours une dizaine de fois par semaine aux exclusions temporaires à la suite de comportements très agressifs. Elles font passer un message, marquent un désaccord, soulignent un manque de respect. Les exclusions définitives sont plus rares, une dizaine par an. Elles ne me choquent pas, car les élèves de moins de 16 ans sont très vite rescolarisés. Le conseil de discipline qui décide d'une exclusion définitive n'arrive pas comme un cheveu sur la soupe. A priori, c'est quand tout a été mis en œuvre : mesures internes progressives, rencontre avec la famille... Voter pour l'exclusion ne se fait pas de gaieté de coeur, mais il faut donner l'exemple aux autres élèves. Le conseil de discipline a une valeur pédagogique. L'exclusion est un moment compliqué pour l'élève. Mais pour 80 % d'entre eux, c'est un nouveau départ, l'opportunité de se faire une nouvelle santé, sans étiquette." Lire la suite

Vendredi, 26 mars 2010

L'approche pédagogique de Maria Montessori

 

Tout juste un siècle après la parution en Italie de La Pédagogie scientifique qui l'a rendu célèbre dans le monde entier, l'enseignement de Maria Montessori demeure d'actualité. Dans un livre qu'elle lui consacrent, Patricia Spinelli, directrice de l'Institut Supérieur Maria Montessori et Karen Benchetrit, journaliste, examinent à la loupe cette approche pédagogique révolutionnaire. Et proposent aux parents "un autre regard sur l'enfant", de la naissance à six ans. En quoi la pédagogie de Maria Montessori reste t-elle résolument moderne? Nous vivons dans des "sociétés agitées" comme le dit le pédo-psychiatre Bernard Golse, où le culte de la performance et de la réussite passent avant tout. L'enseignement de Maria Montessori nous permet de revenir aux choses essentielles. Il nous donne en effet les clés pour comprendre comment se construit la confiance intérieure de l'enfant et l'estime de soi, dès la naissance. Aujourd'hui, l'éducation se réduit souvent à l'apprentissage et à l'accumulation de savoirs. Soumis à la pression des parents, les élèves, même petits, développent un stress croissant et des difficultés de concentration. Lire la suite

Jeudi, 4 février 2010

L'Intranet débarque dans les lycées d'Ile-de-France

Un «espace numérique de travail», baptisé Lilie, va être implanté dans les 471 établissements franciliens au cours des trois prochaines années. Ce projet, piloté par la région Ile-de-France, a été testé avec succès par le lycée Louis Bascan de Rambouillet, dans les Yvelines.

Chacun des 471 lycées d'Ile-de-France disposera bientôt de son propre espace communautaire sur Internet. Un «Facebook lycéen» où notes, emplois du temps, cours ou bien encore cahiers de textes seront à la disposition des élèves et de leurs professeurs, mais aussi des proviseurs et des parents. Le président socialiste de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a dévoilé mercredi les contours de cet «espace numérique de travail» (ENT), baptisé Lilie.

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Samedi, 30 janvier 2010

L'orthographe bientôt une compétence sur le CV

Les deux premières sessions du certificat d'orthographe française ont lieu ce vendredi à Paris et Lyon.

Le lancement de la certification Voltaire a fait un sans faute! 70 candidats se sont présentés, ce vendredi à Paris et Lyon, pour passer ce test d'orthographe. L'objectif: valoriser sa maîtrise de la langue française sur un CV.

"Ces premières sessions se sont très bien déroulées. Les candidats ont été studieux. Nous dépouillerons les résultats ces prochains jours," a déclaré Pascal Hostachy, responsable du projet.

Grâce à la certification Voltaire, les employeurs pourront désormais s'assurer de la maîtrise orthographique de leurs postulants. "Des entreprises et des organismes de formation et d'accompagnement au retour à l'emploi nous ont contactés", affirme Pascal Hostachy.

Un test conçu par le champion du monde d'orthographe

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Vendredi, 29 janvier 2010

Quelles mesures pour diminuer l'absentéisme scolaire ?


La lutte contre l'absentéisme scolaire, qui touche 5 % des élèves, fait à  nouveau débat. Eric Ciotti* préconise de développer la possibilité de suspendre les allocations familiales. Martin Hirsch** n'a pas manqué de critiquer cette initiative et juge plus efficace de se rapprocher des familles. Ainsi, il a présenté sur RTL l'expérimentation, "la mallette des parents", menée auprès de 5 000 élèves de l'académie de Créteil en 2008-2009. Réunions-débats, formations ont été proposées aux parents pour leur expliquer leur rôle et les rapports qu'ils peuvent avoir avec le collège. Une amélioration du comportement des élèves a été observée. Luc Chatel, pour sa part, estime qu'il faut "multiplier les initiatives et les additionner les unes aux autres".


*Président du conseil général des Alpes-Maritimes
**Haut-commissaire à  la jeunesse

Source :@ToutDoc
Absentéisme : Hirsch contre la suspension des allocations, Le Figaro, 12 janvier 2010, p. 9.

Echec du soutien scolaire, échec de l'école selon François Dubet


La généralisation du soutien scolaire au sein de l'école n'améliorera pas les résultats des élèves en difficulté et conduit à  éluder la réflexion sur une autre manière d'enseigner estime le sociologue de l'éducation François Dubet. Selon lui, les pays qui s'en sortent le mieux sont ceux qui ont diversifié leurs pratiques pédagogiques en fonction des élèves, qui acceptent l'hétérogénéité des classes et pratiquent l'apprentissage par compétences. En France, le soutien enfermerait les élèves dans une image négative.

Source :@ToutDoc
"Le soutien scolaire est plus utile en termes sociaux que de réussite scolaire", François Dubet, Marc Dupuis, Le Monde Education, 13 janvier 2010, p. 11.

Vendredi, 15 janvier 2010

Boursiers: un débat si biaisé

« Choquant », « scandaleux », « rétrograde », provoquant des « hauts le cœur »… La Conférence des grandes écoles, en marquant sa réticence à d’éventuels quotas de boursiers au sein de ses établissements, a déclenché des réactions d’une rare violence. De l’Unef à Richard Descoings, de Yazid Sabeg à François Pinault et Alain Minc, le concert des condamnations se déploie de radios en journaux. Même Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale, y est allé de son indignation. L’affaire est entendue : ces présidents de grandes écoles, auxquels vient s’ajouter la société des Agrégés, sont d’infâmes réactionnaires. Le site Rue 89 le résume en toute objectivité : « On n’en veut pas de vos pauvres, affirme la CGE. » Et de Libération au Monde, en passant par France Inter, on reprend les attaques du directeur de Sciences Po contre cette « réaction anti-sociale ». Bref, la messe est dite. Car, de messe il s’agit. D’un débat politique sur les choix à exercer pour améliorer l’enseignement supérieur français, on est passé à une lutte du Bien contre le Mal, et des gentils amis des pauvres contre les méchants élitistes défenseurs des privilèges. Richard Descoings, qui a lancé l’offensive, est un orfèvre en la matière. C’est ainsi qu’il a toujours stérilisé toute tentative d’analyse de ses fameuses filières ZEP de Sciences Po : en pratiquant l’équivalent de cette reductio ad hitlerum, qui fachise par avance l’adversaire intellectuel pour le réduire au silence.

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Boursiers: un débat si biaisé

« Choquant », « scandaleux », « rétrograde », provoquant des « hauts le cœur »… La Conférence des grandes écoles, en marquant sa réticence à d’éventuels quotas de boursiers au sein de ses établissements, a déclenché des réactions d’une rare violence. De l’Unef à Richard Descoings, de Yazid Sabeg à François Pinault et Alain Minc, le concert des condamnations se déploie de radios en journaux. Même Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale, y est allé de son indignation. L’affaire est entendue : ces présidents de grandes écoles, auxquels vient s’ajouter la société des Agrégés, sont d’infâmes réactionnaires. Le site Rue 89 le résume en toute objectivité : « On n’en veut pas de vos pauvres, affirme la CGE. » Et de Libération au Monde, en passant par France Inter, on reprend les attaques du directeur de Sciences Po contre cette « réaction anti-sociale ». Bref, la messe est dite. Car, de messe il s’agit. D’un débat politique sur les choix à exercer pour améliorer l’enseignement supérieur français, on est passé à une lutte du Bien contre le Mal, et des gentils amis des pauvres contre les méchants élitistes défenseurs des privilèges. Richard Descoings, qui a lancé l’offensive, est un orfèvre en la matière. C’est ainsi qu’il a toujours stérilisé toute tentative d’analyse de ses fameuses filières ZEP de Sciences Po : en pratiquant l’équivalent de cette reductio ad hitlerum, qui fachise par avance l’adversaire intellectuel pour le réduire au silence.

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Mercredi, 13 janvier 2010

Interdits alimentaires : le casse-tête des cantines scolaires

Un directrice d’école maternelle en région parisienne fait part des difficultés de plus en plus grandes pour la gestion des particularismes alimentaires, essentiellement juifs et musulmans, dans les établissements scolaires.

A plus de 50 ans, dont trente passés dans l’Education nationale, cette directrice d’une école située dans un quartier réputé à haute mixité culturelle et religieuse : un hangar qui sert de mosquée jouxte l’école, une communauté loubavitch plutôt dynamique à proximité, et, dans l’école, une majorité d’enfants dont les parents sont issus de l’immigration. Elle affirme que les choses se sont compliquées seulement récemment avec les familles.

Que faire si un jeune Omar, dont les parents auront précisé à l’enseignant qu’il était musulman, réclame du rab de saucisses-lentilles à la dame de la cantine ? « En début d’année, je préviens les parents : je ne garantis rien en la matière. Je ne suis pas en mesure de leur promettre que ça n’arrivera pas.(…)»

Certaines écoles ont décidé de mettre en place des dossiers alimentaires complets précisant à titre individuel qui mange quoi. C’est cependant laborieux à mettre en place. Souvent, ceux qui tentent de concilier pragmatisme et exigeances des parents finissent par trier sans faire trop de détail. Les critères sont alors plus ou moins subtils : le prénom de l’enfant, la couleur de sa peau, etc.

La directrice qui nous a contacté s’inquiète de ce qu’elle regarde comme des dérives : «Une mère de famille m’a raconté un jour qu’elle était ulcérée qu’on refuse systématiquement à son fils les plats avec du porc. Le môme avait un joli petit prénom musulman. Sauf que jamais ses parents n’avaient demandé à ce qu’il évite le porc. La mère en avait ras le bol de le voir revenir le soir en ayant mangé des oeufs. »

Aux dires de cette directrice en Ile-de-France, les règles ont évolué : d’une interdiction de manger du porc, on passerait de plus en plus au refus de tout plat de viande, sauce bolognaise comprise. Elle affirme avoir observé ce changement chez les élèves de familles musulmanes mais aussi chez les juifs orthodoxes : « Certains parents ont tenté d’apporter un certificat de leur médecin de ville précisant que leur enfant ne mangeait pas de viande.»

Avec l’évolution des interdits certains plats tendent à disparaitre de la carte : fatigués par les casse-têtes récurrents, les chefs d’établissement finissent parfois par demander à la municipalité de supprimer tout simplement certains plats. Notamment ceux à base de viande, qui sont pourtant des classiques de la nourriture en collectivité, comme le hachis parmentier, les raviolis ou les laitages (qui comportent souvent des graisses animales).

Dans l’école de notre lectrice, il y a rarement de quoi servir autant de menus bis que d’enfants qui en souhaitent. Question de proportion culturelle à l’échelle de l’école.

L’Education nationale doit-elle s’adapter culinairement ou s’en tenir à une vision strictement laïque du menu ?

Source : Rue89

Jeudi, 31 décembre 2009

Certains profs, l'informatique et l'orthographe : deux tabous

Sauf que j'ai commis une erreur.

En faisant mes remarques de fin de trimestre pour la classe dont je suis prof principal, j'ai constaté que ses remarques à elle étaient truffées d'erreurs, dues à un manque de maîtrise de l'informatique. Rien de dramatique, des fautes de frappe, de mise en page,... j'aide souvent des collègues plus âgés, tout comme eux me conseillent dans d'autres domaines. Je lui ai donc gentiment fait remarquer que c'était peu crédible auprès des parents mais que je pouvais lui donner un coup de main si elle voulait...

Malheur!

J'ai froissé la vieille conne.

Au début elle ne voulait pas me croire. Que je lui montre ses erreurs. Puis elle les a vues... s'investi, la clase, Piere, travaile... etc... Sans parler des majuscules manquantes ou des mots collés. Des fautes banales, que tout le monde fait, moi comme les autres, mais qui font désordre dans un bulletin. Personnellement, je suis bien contente qu'on me le dise... Mais là j'ai eu droit à ...

-Non, vraiment, ce sont des broutilles, je ne comprends pas que tu t'en prennes à moi! (???)

- Hou je m'énerve là, hou je m'énerve là, s'investi avec ou sans t, aucune importance. (Ah, ben excuse-moi, je pensais, mais bon... )

- Comment j'ai oublié des majuscules!! Mais je ne suis pas secrétaire de direction, moi!!! (Certes. Moi non plus.)

-Non mais je me sens insultée... quoi c'était juste pour me rendre service? Mais tu ne me rends pas service du tout! (Bon. D'accord.)

- Bon je vais quand même les corriger... mais après toutes ces années de carrière prétendre que je ne connais pas mon métier!!!  (????)

-Hou je vais sortir là, je vais faire un scandale, non mais pour qui tu te prends? (Pour une collègue serviable?)

Bref. Elle est sortie outrée. C'est là que j'ai remarqué le collègue qui la connaît bien qui faisait semblant de lire son journal mais qui en fait pleurait de rire...

J'attends juste qu'elle ait besoin d'aide pour la photocopîeuse...

Et vous savez quoi? Une fois le choc passé, j'étais ravie... un sujet pour mon blog, un!

Source

Augmenter la moyenne coute que coute.

         La moyenne de chaque trimestre est insidieusement sensiblement équivalente d’un trimestre à l’autre, d’une année sur l’autre.

Lorsque j’ai débuté par mon année de stage, je me trouvais dans la banlieue chic de Paris. Le niveau des élèves était élevé, mais je ne pouvais mettre uniquement des 18/20. Il a donc fallu trouver des solutions. Du style, oubli de mettre son nom sur la copie -2, n’a pas mis d’unité de mesure -2, … Avec ce stratagème j’arrivais à conserver une moyenne normale, entre 10 et 15/20.

 

Maintenant, j’en suis réduit à faire l’inverse, mes contrôles sont rarement notés sur 20, mais plutôt sur 18. Autrement dit, tout le monde débute le contrôle par un 02/20. En plus, si les élèves écrivent leurs noms correctement (ce qui n’est pas toujours évident), je mets un +2. De plus, je rajoute des questions "Bonus", c'est-à-dire que si l’élève répond correctement à la question il gagne des points, à l’inverse, s’il a faux, il ne perd rien !!!

Tout ceci pour une raison importante, avoir une moyenne potable, car je ne peux pas me permettre d’avoir une moyenne inférieure à 05/20. Sinon, la conclusion ne se fera pas tarder, ce sera le prof qui est mauvais, mais en aucun cas les élèves.

Une autre raison plus insidieuse est là, en ayant une faible moyenne, nous pénalisons les élèves de 3ème pour le brevet, et comme le but est d’avoir un bon taux de réussite pour redorer l’image de l’établissement …

Source

Mardi, 22 décembre 2009

Acadomia sait organiser un lobbying efficace

L’Assemblée Nationale avait adopté, unanimement, un amendement présenté par Lionel Tardy, Député UMP de Haute Savoie, enlevant du champ de la réduction d’impôt pour les services à domicile, les entreprises dont l’action se situe dans le champ du soutien scolaire.

La publicité d’Acadomia, “Bachelier ou remboursé”, avait très largement choqué, par la légérété dans la promesse faite avec de l’argent public, celui de la défiscalisation, et cet amendement constituait une réponse à une pratique pour le moins contestable.

Comme on pouvait le craindre, cet amendement n’a pas franchi l’épreuve du Sénat. Malgré le soutien de Nicole Bricq, Sénatrice PS de Seine et Marne, il a été annulé par un vote de la majorité sénatoriale lors de la séance de débat budgétaire du 7 Décembre.

Cette contre offensive se fonde sur  l’éternelle affirmation que cette mesure est bonne pour l’emploi, affirmation que rien ne permet de démontrer, et dont, a priori, il est raisonnablement possible de penser tout le contraire. On sait que le soutien scolaire d’Acadomia est,  pour une partie réalisée par des enseignants, en sus de leur service, et pour l’essentiel effectué par des étudiants. L’information incitant les étudiants à se porter candidats foisonne dans les Universités (la mesure est sans doute utile pour aider à financer les études, mais pas pour l’emploi !)

Aprs le vote, le compte rendu officile de la séance mentionne cet échange

M. le président. En conséquence, l’article 45 sexies est supprimé.

Mme Nicole Bricq. Les lobbies ont bien fait leur travail ! (Protestations sur les travées de lUMP.)

Mme Catherine Procaccia. Mais non ! Pas du tout !

M. Jean-Marc Todeschini. Si ! C’est l’évidence !

Alors, lobby , ou simple position des sénateurs ? Il semblerait que, malgré les dénégations de Catherine Procaccia, Sénatrice UMP du Val de Marne, auteur de l’amendement de suppresion du vote de l’Assemblée Nationale, et du Groupe UMP, nous soyons bien en présence d’une action de lobbying financée par Acadomia et rondement menée par le cabinet spécialisé, Lysios.

L’information est analysée de façon très documentée sur le très intéressant blog spécialisé sur l’action des lobbys, Lobbycratie “in lobbies, we trust   dans un article intitulé “Niche fiscale. Acadomia, mention passable après le repêchage”.

Le lobbying existe, et c’est inévitéble. Ce qui est intolérable c’est qu’il soit nié. Heureusement que certains permettent d’avoir un regard sur ce qui est honteux, parce que caché.

Et pour conclure nous reprendrons une citation de l’article que Lionel Tardy consacre au sujet sur son blog, où il confirme l’action de lobbying, et déplore que les Sénateurs  “ne se sont pas non plus penchés sur l’efficacité de la dépense publique”.

Il est très peu probable que la Commisssion Mixte Paritaire, qui aura le dernier mot, revienne sur ce vote du Sénat. Nul doute que Lysios continue sa veille.

Le compte rendu du débat au Sénat sur http://www.senat.fr/seances/s200912/s20091207/s20091207014.html#R45sexies

L’analyse sur http://www.lobbycratie.fr/2009/12/20/niche-fiscale-acadomia-mention-passable-apres-le-repechage/

Le blog de Lionel Tardy http://tardy.hautetfort.com/archive/2009/12/08/le-senat-supprime-mon-amendement-sur-le-soutien-scolaire.html#comments

Michel ABHERVE sur

source

Lundi, 21 décembre 2009

Une alternative aux réprimandes dans les cours d'école

quand je vois un enfant en taper un autre, je lui dis que je me sens inquiet parce que j'ai besoin d'être sûr que chacun passe une bonne récréation", explique Robert Greuillet, enseignant en arts plastiques à Chatou. Une formulation qui est à ses yeux plus efficace que : "Arrête d'embêter ton camarade !" "Je mets un coeur en bandoulière pour demander à l'enfant comment il se sent, s'il est triste, inquiet ou joyeux", indique pour sa part une enseignante en maternelle.

Les demandes de formation à la communication non violente (CNV) sont de plus en plus nombreuses dans les établissements scolaires. Au lycée Edmond-Michelet, à Arpajon, elles ont commencé en 2008 avec des journées de sensibilisation pour les délégués de classe et une conférence destinée aux parents autour des questions : "Comment dialoguer dans le respect ?" et "C'est quoi enseigner ? C'est quoi apprendre ?", explique la formatrice, Eliane Régis.

"La violence est souvent présente dans les rapports entre les jeunes, sans aucune conscience de ce qu'il y a derrière. Lors de heurts, on demande aux élèves ce qu'ils ressentent. Durant ces moments, ils sont surpris de la possible liberté d'expression de leurs sentiments, ils se sentent accueillis et respectés", analyse Karim Rahila, consultant en développement relationnel et organisateur de stages basés sur la CNV.

"Face à la solitude et au manque de reconnaissance que ressent le monde enseignant, la CNV peut aussi se révéler très utile, ajoute la psychothérapeute Caroline Ader-Lamy, il est indispensable que professeurs et instituteurs, élèves et parents se l'approprient."

Source : Le Monde
P. Sa.

 

Quand le chef révolutionne la cantine

Ce cuisinier ne voit pas des collégiens, mais des clients. Et il préfère servir du lapin au chocolat que des steaks mal décongelés. Quand la bonne bouffe s’invite à l’école…
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Samedi, 12 décembre 2009

Public-privé, une collaboration à inventer

Prime à l’exode scolaire", "loi antilaïcité" : les échanges entre parlementaires étaient vifs fin septembre au moment du vote de la loi Carle sur le financement communal des écoles privées. Preuve qu’un siècle après la séparation de l’Église et de l’État et 50 ans après le vote de la loi Debré, le débat reste sensible… L’originalité du système scolaire français a, en effet, de quoi dérouter : alors que, d’un côté, l’État revendique une stricte laïcité, de l’autre, il finance l’école privée, lui permettant d’exister, d’avoir sa spécificité et même d’être l’une des plus solidement implantées en Europe.

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Mercredi, 9 décembre 2009

Enseignement catholique. Sept professeurs en entreprise

Sept professeurs de collèges et lycées d'enseignement général morbihannais ont rencontré «leur entreprise», mercredi midi, au restaurant d'application du lycée horticole de Kerplouz, à Auray. Ils y seront accueillis pour un stage de quinze jours, lors du premier semestre 2010. L'opération a lieu depuis sept ans, dans le cadre d'un partenariat entre l'Union des entreprises du Morbihan (Udem) et la Direction diocésaine de l'enseignement catholique (DDEC). Les professeurs pourront ensuite restituer leur expérience de l'entreprise auprès de leurs collègues enseignants, et ainsi favoriser l'orientation des élèves. (Photo Mathieu Pélicart)

Source : Le Ttélégramme.com

NDLR : Une expérience à généraliser pour tirer certains enseignants de leur torpeur ?

Jeudi, 3 décembre 2009

Culte de la personnalité excessif dans des écoles américaines ?

Des parents américains de plusieurs États (New Jersey, Maryland) se plaignent de la politisation excessif de leurs écoles primaires. On ferait, en effet, chanter les enfants des odes à la gloire d'Obama. Une des chansons, qui reprend un air bien connu aux États-Unis, remplace le nom de Jésus par celui d'Obama.

Mm, mmm, mm! Barack Hussein Obama He said that all must lend a hand To make this country strong again Mmm, mmm, mm! Barack Hussein Obama He said we must be fair today Equal work means equal pay Mmm, mmm, mm! Barack Hussein Obama He said that we must take a stand To make sure everyone gets a chance Mmm, mmm, mm! Barack Hussein Obama He said red, yellow, black or white All are equal in his sight Mmm, mmm, mm! Barack Hussein Obama Yes! Mmm, mmm, mm Barack Hussein Obama

Samedi, 28 novembre 2009

Il faut désacraliser l'enfance et alimenter les troubles de l'adolescence

Suite à cette actualité,

selon L'Humanité, Les romans pour ados ne sont pas assez proches des ambiguïtés et des initiations liées à cet age de la recherche et de la construction de soi. Il faut selon l'auteur interrogé, sortir d'une "littérature édulcorée".

Avez-vous des exemples de livres ainsi mis sur la sellette? ?…

Annie Rolland? :

Par exemple, l’Amour en chaussettes, de Gudule, paru en 1999 chez Thierry Magnier. C’est une fable qui relate la première expérience amoureuse et sexuelle d’une adolescente de quatorze ans, rapportée à la première personne, sous la forme du journal intime.

et l'auteur de penser que les censeurs de l'arrivée par l'école de livres indécents est le fait du refoulement :

Ces réticences ne sont-elles pas le propre d’adultes qui renient leur adolescence, en ont fait le deuil, présentent ce moment comme paisible, alors que c’est une grande période de trouble? ?

Annie Rolland? :

Allez savoir? ! Peut-être en souffrent-ils encore? ? Oublier son adolescence, en faire un paradis artificiel, c’est plus grave, à mon avis, que de bien vouloir se souvenir à quel point cela a été difficile à certains moments. L’adolescence est un moment de grand désarroi.

Enfin, c'est bien sur les instances de l'Enseignement catholique qui est visé : 

Annie Rolland? : il est sûr que la droite catholique pure et dure n’est pas du tout prête à discuter. S’il est un symptôme omniprésent dans la société, c’est la peur. Elle règne partout.

Mais qu'en pense les familles ? Reconnaissent elles à l'école le rôle de mettredans les mains des enfants des littératures faites d'érotisme, de sexualité dépourvue de sens, de violence.

Il est temps de se pencher sur ce que l'on fait de nos têtes blondes à l'école !



Vendredi, 20 novembre 2009

Fantasme laiciste

Jeudi, 19 novembre 2009

Enseignement secondaire : les nouvelles réalités territoriales

Guy Soudjian explique les nouveaux rapports des collèges et lycées avec les collectivités territoriales
Les établissements scolaires du second degré connaissent, depuis une trentaine d’années, des bouleversements institutionnels en profondeur caractérisés par le rôle de plus en plus important joué par les collectivités territoriales. Guy Soudjian en est un témoin privilégié. Proviseur du lycée Montesquieu au Mans (Académie de Nantes) et chercheur associé au Laboratoire Récits (Université de Franche-Comté) il explique ces bouleversements au micro de Laurence Lemouzy.
Ecouter

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Samedi, 7 novembre 2009

Mode à l'école : les proviseurs serrent la vis

Les tenues sexy des lycéennes ou «baggy» des garçons poussent les établissements à inclure dans leur règlement intérieur des paragraphes spécifiques bannissant minishorts, casquettes et autres bermudas.
Les tenues sexy des lycéennes ou «baggy» des garçons poussent les établissements à inclure dans leur règlement intérieur des paragraphes spécifiques bannissant minishorts, casquettes et autres bermudas. Crédits photo : Le Figaro

À la sortie des établissements chics, on assiste à un défilé aguicheur. L'heure n'est définitivement plus aux socquettes blanches et jupes plissées du début du siècle dernier.

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Jeudi, 22 octobre 2009

Chasse à la mini-jupe au Lycée G. de St Hilaire d'Etampes

Mercredi, 7 octobre 2009

Parents d'élèves et enseignants pour interdire le portable pendant les cours

PARIS — Parents d'élèves et enseignants sont favorables à l'interdiction des téléphones portables largement utilisés par les élèves pendant les cours, selon un sondage, mais insistent sur le devoir d'exemple que doivent observer les professeurs.

47% des adolescents affirment utiliser leur téléphone portable en classe et 54% reçoivent des appels pendant les cours, selon un sondage TNS Sofres/Le Parisien publié mardi.

Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, s'est aussi dit partisan de l'interdiction des téléphones portables pendant les cours, soulignant que cela relevait de chaque établissement. "Je pense qu'il ne faut pas interdire les (téléphones ndlr) portables, il faut en interdire l'usage pendant les cours et c'est ce qui se passe dans la plupart des établissements", a-t-il dit sur RTL, soulignant que cette décision relevait "des conseils d'administration des établissements scolaires, du règlement intérieur".

Ce règlement intérieur "doit préciser les interdictions et les sanctions", selon le secrétaire général du syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale, Philippe Tournier. Un téléphone perturbateur peut être confisqué "pendant la durée d'un cours. En revanche, on n'a pas le droit de le confisquer jusqu'à la fin de l'année", ajoute-t-il.

Du côté des parents, la fédération de parents d'élèves FCPE (classée à gauche) et la Peep (classée à droite) sont favorables à ce que les élèves coupent leur téléphone portable à l'entrée de l'établissement et ne le rallument qu'après la sortie. Elles insistent sur la sensibilisation préalable des élèves à ce sujet, et sur le fait que les professeurs "montrent l'exemple en coupant aussi leur portable en classe".

Pour la secrétaire générale de la FCPE, Christiane Allain, en cas de non respect de cette règle, "le téléphone de l'élève doit être confisqué et ce sont les parents qui doivent venir le récupérer". "Au troisième manquement, le portable peut être confisqué jusqu'à la fin de l'année, je sais que cette confiscation longue peut poser un problème légal, mais je n'ai pas, à ce jour, eu connaissance de problème", ajoute Mme Allain.

"Il ne faut pas que le téléphone soit un outil de déstablistaion de la classe", renchérit Cathy Soulés, porte-parole de la Peep.

Pour Béatrice Barraud, présidente de l'Apel, association qui affirme regrouper 815.000 familles de l'enseignement catholique, "le téléphone portable ne fait pas partie de la trousse de l'écolier et il est interdit de l'utiliser pendant les cours mais aussi pendant les inter-cours et les récréations".

"En cas d'urgence, les parents et enfants passent par le bureau de la vie scolaire", dit-elle. "Il faut aussi informer les parents et les élèves sur la loi qui protège le droit à l'image de chacun, et sur les dangers de l'utilisation d'image d'autrui sur le net", ajoute-t-elle.

Du coté des enseignants, Christophe Digaud, secrétaire national du Sgen-CFDT, explique que la réponse ne "peut être qu'éducative" citant l'élaboration du règlement intérieur avec les élèves". "Il est évident que le téléphone portable des élèves doit être coupé pendant les cours, et que les professeurs fassent la même chose, mais j'estime qu'entre les cours, ils peuvent faire ce qu'ils veulent", ajoute-t-il.

Source : AFP

Mardi, 6 octobre 2009

L'école Européene, 280 millions d'euros pour 26 000 élèves


Les Écoles européennes (EE) sont des écoles publiques, fondées sur un traité international (la Convention des Écoles européennes), ayant pour but principal d’accueillir les enfants des fonctionnaires européens et de leur offrir un enseignement complet (maternelle, élémentaire, secondaire) dans leur langue maternelle. Cette formation débouche sur le Baccalauréat européen.
L'originalité de l'enseignement est fondée sur les principes suivants:

L'enseignement est basé sur la langue nationale (section linguistique), du moins où cela est possible en fonction du nombre délèves. La seconde langue est choisie parmi les trois langues véhiculaires de l'Union Européenne (Anglais, Allemand, Français) dès le début du primaire. Il est par la suite possible dapprendre une ou deux langues supplémentaires. Les cours des Sciences Humaines (histoire et géographie) sont, dès la 3ème secondaire, donnés dans la seconde langue de l’élève. De même pour l’option économie à partir de la 4ème secondaire..
Les élèves suivent un enseignement harmonisé, cest-à-dire dont les programmes sont identiques pour toutes les sections linguistiques.
Les élèves sont éduqués dans des écoles qui abritent les différentes sections linguistiques et la mixité culturelle est encouragée. En Primaire, un cours spécial dit heures européennes rassemble les enfants autour dun projet commun, toutes nationalités confondues. Dans les cours administrés en langue étrangère, les sections sont mélangées.
Les écoles comprennent généralement les 2 dernières années de maternelle, 5 années en primaire et 7 années en secondaire.

Cette formation aboutit à un baccalauréat européen reconnu dans tous les États-membres.

Le Budget des EE se monte en 2010 à 278.822.444 euro pour 26 000 eleves environ 10700 euros par élève.
En France le cout moyen d’une année en primaire est 3267 euros et 5 641 en secondaire
(Source : « Le système éducatif en France », Documentation française, 2003)

Les traitements des fonctionnaires européens sont exonérés de l’impôt sur le revenu national. Les traitements versés par la Commission sont en effet soumis à un impôt communautaire retenu à la source, qui est directement reversé au budget de l’UE. Ce prélèvement est appliqué à la tranche imposable du traitement selon une règle de progressivité qui s'étend de 8 à 45 %

Jeudi, 1 octobre 2009

Les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM)

Éloge de l'analphabétisme


Hans Magnus Enzensberger
in Médiocrité et folie ( Paris 1991)
Éloge de l'analphabétisme :
Discours prononcé lors de la remise du prix Heinrich Böll1985

Mardi, 29 septembre 2009

Pour des surveillants professionnels

Sébastien Clerc, professeur dans un lycée difficile de ZEP et conseiller de l’Éducation nationale en matière de discipline, ne mâche pas ses mots pour décrire certains surveillants de son établissement, dans son livre Au secours ! Sauvons notre école :

[C]ertains surveillants se laissent aller à de la familiarité avec les élèves, ce qui les discrédite s’ils essayent de faire preuve d’autorité – heureusement, ils s’y emploient rarement.
Par ailleurs, j’en ai connu qui semblaient avoir décidé de faire moins que le minimum. Ils peuvent se permettre d’arriver très en retard, de s’absenter pendant de longues périodes, de refuser certaines tâches (aller chercher les billets d’absence, patrouiller dans les couloirs, et, quelquefois même, surveiller en permanence !), car ils n”’ont pas le temps” ou ils trouvent la besogne inintéressante ; ils renoncent facilement si un jeune voulant entrer dans le lycée n’a pas sa carte scolaire (alors que ce contrôle important a pour but que des intrus ne puissent pas pénétrer dans l’établissement).
Plus grave : certains surveillants se montrent parfois des exemples douteux pour les lycéens. L’un d’eux avait la manie de conseiller d’une façon discutable les élèves remontés contre leur professeur, les encourageant à une résistance farouche. Un autre avait la réputation de fréquenter les élèves d’une manière très rapprochée, fumant des herbes illicites avec certains, entretenant une romance avec une jeune fille inscrite dans l’établissement… Le sommet est atteint lorsqu’un surveillant dealer arrive au lycée avec une puissante voiture de sport faisant envie aux élèves !

Source

Lundi, 28 septembre 2009

Un instituteur désobéisseur muté d'office

Erwan Redon a été sanctionné pour son refus d'être inspecté et d'appliquer les nouveaux programmes Darcos.
Il justifie son attitude de cette manière :

Si fonctionnaire je suis devenu, en acceptant une part de contrainte, ce n'est pas pour autant que je considère que je dois obtempérer devant tout ordre quel qu'il soit.
Dire non aux injustices, aux aberrations du quotidien scolaire, c'est refuser une somme de petites choses qui forment un tout hypocrite de l'école, invisible des passants, camouflée derrière la grille républicaine. 
»

Sa critique du principe de l'inspection s'appuie sur le fait que les nombreux documents demandés sont une manière d'imposer une pédagogie aux instituteurs.

Pour le sujet qui nous concerne, “ l’Inspection ”, la liste de documents que vous indiquez nous semblent orienter la pédagogie dans une seule direction alors que les choix professionnels en cette matière peuvent être nombreux. Nous reproduisons ci-dessous votre liste.
Registre de classe, emploi du temps ( note : ce sont les deux seuls documents réellement obligatoire relevant du contrôle du fonctionnaire.) ; programmation, en liaison au projet de classe ; Cahier-journal ; Fiches de préparation et supports pédagogiques depuis le début de l’année ; Gamme de travaux des élèves datés et corrigés ; Evaluation des élèves avec profil de la classe et précision des aides qui seront mises en place ; PPRE formalisés, signés par les partenaires ; Projet d’aide personnalisée, liste des élèves concernés, emploi du temps ; …la mise en place des nouveaux programmes… ;

L’exemple choisit (sic) démontre dans quelle attitude vous semblez vous trouver, orientant nécessairement la pédagogie des enseignantEs contraintEs par votre présence hiérarchique, à utiliser un outil dont il ne voit peut être pas l’utilité

Le syndicat anarchiste CNT-FTE enseignants diffuse un guide pratique du refus d'inspection.

Mardi, 22 septembre 2009

Un établissement du supérieur interdit le port du voile

A l’Enim, une école d’ingénieur de Metz, une étudiante est arrivée portant un voile, comme de nombreuses femmes musulmanes. Le directeur lui a demandé de le retirer, elle s’est exécutée sans difficulté. Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée là, une affiche est apparue sur les murs de l’école :«  L’Enim est une école d’ingénieurs de l’Etat et respecte les valeurs fondamentales de la république Française qui sont : Liberté, Egalité, Fraternité. Dans ce contexte, à l’intérieur de notre école, nous ne pouvons tolérer aucun signe de distinction de religion, de quelle que (sic) nature que ce soit. Dans ces conditions, et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés :LE PORT DU VOILE EST INTERDIT DANS L’ECOLE. »Problème : aucun pouvoir n’a été « conféré » aux directeurs d’établissement supérieur concernant les signes religieux portés par des étudiants, qui sont considérés comme majeurs. La loi sur le voile n’interdit son port que dans les?établissements du secondaire.
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Mercredi, 9 septembre 2009

Royaume-Uni : un tiers des ados s'enverraient des "sextos"

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Samedi, 5 septembre 2009

Utiliser un ordinateur en classe n'enrichit pas l'enseignement

Une étude s'est penchée sur l'utilisation d'ordinateurs portables par des collégiens pendant les cours. Peu d'enseignements y voient de nouvelles possibilités d'enseignement et estiment qu'il sert plus à jouer qu'à travailler.

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Vendredi, 4 septembre 2009

La rentrée est elle marquée par un retour aux pédagogies "traditionnelles"?

Alors que Natacha Polony, ancienne journaliste de "Marianne" et sympathisant du mouvement de Jean Pierre Chevènement et maintenant au Figaro se fait l'écho du succès auprès du public de méthodes centrées sur la transmission des connaissances,

Le journal "La Vie" publie un dossier en faveur de méthodes "innovantes" et tournées vers la construction des savoirs par les apprenants.
L'introduction de ce dossier souligne que "Des expériences intéressantes se mettent aussi en place dans le privé. Et notamment dans des établissements catholiques".

Jeanne Smith dans "Présent" souligne que l'apparente "victoire des traditionnels" cache un certain nombre de leurres.

Autre « victoire » des traditionnels : la réforme des IUFM, vecteurs privilégiés de toutes les pédagogies constructivistes. Le Figaro précise néanmoins que la réforme en cours du lycée donne plutôt l’avantage à celles-ci : un coup à droite, un coup à gauche…

Tout cela demande cependant à être analysé de plus près. La réforme en cours de la formation des maîtres, par exemple, ne garantit pas contre un simple transfert des « pédagogistes » vers les structures universitaires, tandis qu’une nouvelle matière aux contours incertains prend de plus en plus de place dans le cursus : « Connaissance du système éducatif ». Ou : comment se repérer et aider les jeunes à se repérer dans le labyrinthe des filières, des options, des formations. Ce n’est pas cela qui permettra à de jeunes enseignants de transmettre des « fondamentaux » qu’ils n’ont eux-mêmes souvent pas reçus…

Mais il y a une sorte de consensus médiatique sur le fait qu’à force d’alertes et de mobilisation, les choses changent dans le primaire et que le temps des aberrations pédagogiques est révolu. S’il est vrai que dans certaines matières des points ont pu être acquis, ...  les leurres se multiplient.

On voit ainsi fleurir des méthodes de lecture qui se prétendent « alphabétiques » ou « syllabiques » et qui, vues de près, ne le sont que partiellement ou pas du tout, ou alors qui compliquent l’accès à la lecture. On peut citer ici rapidement des manuels qui voudraient avoir la cote dans les milieux de l’enseignement hors contrat, comme le Manuel de lecture de la Librairie des écoles (dirigée par un proche de SOS Education) ou En route vers la lecture publiée par les éditions médicales Grego. Avec les meilleures intentions du monde, sans doute, les divers auteurs sacrifient à la mode des pédagogies visuelles et de reconnaissance qui sont à la base de la lecture globale, non analytique et non consciente. Il en va ainsi de la reconnaissance de lettres au sein de mots que les enfants ne sont pas en mesure de lire, ou de l’apprentissage global de « mots outils » (comme « et » et « est » appris en même temps sans analyse dans le Manuel de lecture).

 

Jeudi, 3 septembre 2009

Le «pédagogisme», une idéologie soixante-huitarde

Depuis quarante ans, cette idéologie, qui s'est imposée aux États-Unis dès les années 1930, triomphe en France.

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Lundi, 31 août 2009

«Cartable numérique» ou «e-éducation» affichent des résultats médiocres

Révolutionner la pédagogie par l'introduction de l'ordinateur à l'école est un vieux fantasme.Dans les années 1960, André Malraux avait fait équiper en téléviseur les salles de classe, persuadé que cet outil d'avenir allait révolutionner la pédagogie. Depuis, cet amour des politiques pour les nouvelles technologies, et particulièrement dans leur déclinaison pédagogique, ne s'est jamais démenti. Claude Allègre, en son temps, avait déclenché l'ire des professeurs en vantant l'interactivité, qui devait éradiquer l'échec scolaire puisque «quand l'élève pose une question, l'ordinateur répond».

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Mardi, 2 juin 2009

L’excellence célébrée à l’école

La cérémonie de remise des prix d’excellence aux meilleurs élèves du département, initiée par le Conseil général depuis 3 ans, a eu lieu récemment a Abidjan. Le président dudit Conseil, Krémian Malan, a vivement félicité l’ensemble des acteurs du système éducatif dans le département. Et les a exhortés à toujours recourir dialogue afin d’éviter les grèves intempestives. 

Le représentant du directeur régional de l’éducation nationale a précisé les limites de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) et invité les parents à œuvrer pour son assainissement.

M. Niamkey Basile, préfet du département, a, pour sa part, rendu hommage aux enseignants, artisans de « la fabrication des élites de demain ». Les meilleurs élèves du primaire au secondaire ont reçu d’importants lots de fournitures scolaires, des vélos, des ordinateurs.

L’innovation cette année a été les prix décernés aux meilleurs enseignants dont M. Béhibro Yao du lycée moderne et Graho du collège catholique. La palme du meilleur établissement est revenue au lycée moderne d’Agnibilékrou.

L’Institut de formation et d’éducation féminine a reçu une machine à coudre du Conseil général afin de pérenniser son œuvre.

Source

Lundi, 25 mai 2009

Le portable bientôt interdit en primaire

Les acteurs du "Grenelle des ondes" ont présenté lundi dix propositions, dont la possible interdiction des téléphones portables dans les écoles primaires, une mesure qui dépend aujourd'hui de chaque établissement.

La secrétaire d'Etat à l'Environnement, Chantal Jouanno, a plaidé pour que les enfants ne puissent pas avoir de portable "au moins jusqu'au collège". "Au minimum, il faudrait interdire le téléphone portable dans les écoles", a-t-elle dit. En outre, les publicités mettant en scène des enfants avec des téléphones portables pourraient disparaître.

Ces mesures ciblent davantage les téléphones que l'épineuse question des antennes-relais, qui n'est toujours pas tranchée même si le gouvernement avance quelques pistes.

Tout en reconnaissant des "avancées, les associations écologistes jugent ces orientations insuffisantes, déplorant surtout l'absence de moratoire sur les nouvelles implantations d'antennes-relais. Priartem et Agir pour l'environnement ont annoncé en conséquence qu'elles suspendaient leur participation au comité de suivi de la table ronde réunissant des associations, des opérateurs et des élus.

France nature environnement parle pour sa part "d'avancées timides" sur les antennes-relais, regrettant vivement qu'un moratoire ne soit pas mis en place, dans l'attente d'un nouveau rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire (AFSS) sur la dangerosité des ondes. "Son instauration aurait été un signal fort à destination des associations et du grand public", dit-elle dans un communiqué.

Source : FranceSoir

Vendredi, 22 mai 2009

Big Brother Watching You

Avec ContactPoint, l'Angleterre inaugure un fichier unique où devraient être inscrits la totalité de ses enfants. A terme pas moins de 11 millions d'enfants et de jeunes, de la naissance à 18 ans, seront enregistrés dans ce fichier qui sera accessible aux enseignants et aux travailleurs sociaux.  Le fichier retiendra le nom et l'adresse de chaque enfant, le nom et les contacts avec les parents, des informations sur les services éducatifs ou sociaux travaillant avec le jeune.

 

Officiellement, il s'agit pour le gouvernement de faciliter le travail des services sociaux et d'économiser ainsi plusieurs millions d'heures de travail. Mais la dimension même du fichier pose problème et a déjà réussi à retarder sa mise en œuvre. C'est que près de 400 000 personnes auront un accès à Contact Point. Comment dans ces conditions garantir sa sécurité ? 

Contact Point

Jeudi, 21 mai 2009

Un député UMP demande la création d'une police scolaire

Verra-t-on bientôt des CRS (Compagnies républicaines scolaires) au pied du tableau noir ? C'est l'idée du député UMP Christian Estrosi qui demande la création d'une force de police "consacrée aux établissements scolaires… formée spécialement pour les violences en milieu scolaire".


Source : L'Expresso

Mercredi, 20 mai 2009

La médaille des meilleurs bacheliers

Bac L'idée du ministre de l'Education nationale a pris forme : La médaille du bachelier est disponible depuis aujourd'hui pour 17 euros (site Arthus-Bertrand).


Il est facile de se moquer de cette nouvelle distinction mais quelques soit l'apparent ridicule de cette innovation par rapport au démagogisme d'un examen qui a perdu son sens de "premier diplôme universitaire", il faut reconnaitre que cela forcera peut être la remise à l'honneur des palmarès de fin d'année, de la reconnaissance du mérite de certains élèves dans le sérieux de leur application à réussir. A l'heure où il n'est pas bien vu d'être appliqué en classe dans certaines écoles de banlieue, cette mise à l'honneur de la valeur du travail à l'école reste malgré tout dans son symbole une bonne nouvelle.

Jeudi, 14 mai 2009

La non mixité, plus performante et respectueuse des personnes selon un récent colloque

Un sujet difficile à aborder en France : la non-mixité. Quels avantages comporte l'éducation non-mixte ? Quels sont ses fondements scientifiques dans les neurosciences, dans la pratique pédagogique, dans l'étude du cerveau humain, et même en philosophie ? Telles étaient les questions auxquelles répondait ce 2e Congrès de l'EASSE (European Association of Single-Sex Education), à Rome le 24 avril. 300 personnes, venues de toute l'Europe et au-delà (quelques Argentins), y participaient. Ce congrès, scientifique, voulait montrer l'intérêt de la non-mixité pour l'éducation de l'enfant, dans un contexte moderne.

 

L'EASSE, association organisatrice (http://www.easse.org), a pour but de promouvoir la non-mixité (« éducation différenciée par sexes »), comme une réponse plus adéquate au décalage de maturité entre garçons et filles, pendant l'enfance et l'adolescence, mais surtout à la différence de méthodes d'apprentissage, chaque sexe appréhendant, selon l'EASSE, la réalité de manière propre.

 

Le Congrès se tenait dans le centre de Rome, à la Bibliothèque nationale. Les intervenants étaient au nombre d'une dizaine, parmi lesquels : une ministre italienne ; plusieurs professeurs d'université italiens et espagnols ; Sheila Cooper, la responsable anglaise de l'ensemble des établissements privés féminins ; et surtout Leonard Sax, fondateur de la NASSPE, l'association américaine pour l'éducation publique non-mixte. Entre 2002 et 2009, celui-ci a transformé 530 établissements publics mixtes en non-mixtes, avec l'aide d'une petite équipe de formateurs.

 

Actuellement, selon une enquête menée par l'EASSE sur 70 pays, 210 000 établissements, regroupant 40 millions d'élèves, pratiquent à travers le monde une éducation séparée ; en France, 238 établissements sont non-mixtes. Dans le monde entier, ce sont les établissements non-mixtes qui ont les meilleurs résultats scolaires.

Vendredi, 8 mai 2009

La polémique sur le voile à l'école ravivée en Belgique

La polémique sur le port du foulard islamique dans les écoles belges, un sujet jamais vraiment réglé, est relancée après un récent arrêt du Conseil d'Etat. La juridiction administrative saisie, depuis 2005, d'une plainte déposée par le Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie (MRAX) a estimé, le 17 mars, que des établissements ne pratiquaient aucune discrimination en interdisant le voile. Et, qu'au contraire, c'est ce voile qui pouvait être, en lui-même, discriminatoire.
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Jeudi, 7 mai 2009

Quelle priorité pour les familles, quelle considération pour l'école ?

"Afin de permettre aux familles de se retrouver durant quatre jours et éviter un fort taux d'absentéisme des élèves, l'établissement scolaire est autorisé à avancer les cours organisés le vendredi 22 mai 2009 au mercredi 20 mai, en concertation avec l'inspection..." peut on lire dans certains carnets de liaison..

Source : Education et Politique

Mercredi, 29 avril 2009

Faux diplôme : 2700 euros pièce

La ministre de l’Enseignement supérieur a demandé une enquête sur les conditions de délivrance des diplômes à l’université de Toulon, “en particulier aux étudiants étrangers”.

Selon le journal Le Monde, l’affaire concerne “plusieurs centaines d’étudiants chinois inscrits à l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de l’université de Toulon”, qui “auraient versé de l’argent pour se payer des diplômes”. Le “faux” diplôme serait facturé 2.700 euros pièce.

Des fraudes identiques pourraient avoir lieu dans les universités de Pau, La Rochelle, Poitiers et en région parisienne

Source

Education sexuelle en GB : Le respect des premiers éducateurs

Le gouvernement vient d’annoncer l’introduction d’un programme obligatoire d’éducation sexuelle pour tous les élèves âgés de 6 à 11 ans. Ce programme comportera des cours sur la contraception et la sexualité, ainsi qu’une sensibilisation des enfants dès l’âge de neuf ans aux transformations corporelles et émotionnelles liées à la puberté. L’éducation sexuelle existait déjà dans une majorité d’établissements, où elle était dispensée en cours de sciences, mais de façon non formalisée. Les précisions sur le contenu de l’enseignement obligeront en particulier les écoles confessionnelles à s’y conformer. Toutefois ces dernières auront le droit de commenter ces cours sous l’angle de leurs valeurs et principes religieux. Enfin, les parents conserveront le droit de soustraire leurs enfants aux cours d’éducation sexuelle.
The Guardian, www.guardian.co.uk, 27 avril 2009

Samedi, 25 avril 2009

Base élèves dans le collimateur de la justice

Suite à une série de dépôts de plaintes, le parquet de Marseille a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire sur ce fichier informatique controversé.
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Intégration: Marseillaise, drapeau et Marianne à l’école

Le Haut conseil à l'intégration, présidé par le député européen UMP Patrick Gaubert, préconise, dans un avis remis mardi 21 avril à Éric Besson, un retour des «valeurs de la République» à l'école, dans les stades et dans les cérémonies officielles. Ces recommandations s'inscrivent dans le droit fil de la lettre de mission que Nicolas Sarkozy vient d'adresser à Eric Besson, dans laquelle il lui demande de «célébrer» la «fierté d'être français». Le ministre de l'identité nationale promet, de son côté, de «restaurer» le civisme et évoque une proposition – «une éducation civique dès la maternelle» – pourtant absente du rapport.

Source : Médiapart, LCI

Mardi, 24 mars 2009

La politesse

gustavethibon« Les hommes de ma génération se lamentent sur le déclin de la politesse chez les jeunes gens. Je ne suis pas sûr que cette accusation soit fondée.

Disons plutôt que nous vivons dans un climat de tension nerveuse et de dispersion psychologique peu favorable, à tous les âges, à l'éclosion de cette fleur délicate qu'est la courtoisie.

« Un jeune "affranchi" m'a tout de même tenu le propos suivant : "Votre fameuse politesse, c'est de l'hypocrisie. Oserez-vous dire que vous êtes sincère quand vous souriez dans le train à cet inconnu dont le visage vous déplaît ou quand vous écoutez patiemment le bavardage assommant d'un vieux raseur ?"

« J'ai répondu que les choses n'étaient pas si simples et que la notion de sincérité comportait bien des étages. Lorsque, assis à une bonne table, je refuse de m'octroyer un supplément du plat qui me fait envie, je ne suis pas sincère avec ma gourmandise, mais je le suis avec ma volonté qui me commande d'y résister. De même pour les inconnus rencontrés dans le train : si, en me montrant aimable avec eux, je ne suis pas logique avec mes humeurs, je me sens parfaitement accordé avec un impératif plus profond : celui qui m'enjoint de me comporter humainement avec tous les hommes.

«Hypocrisie ?Il faut distinguer. L'hypocrite est celui qui feint des sentiments qu'il n'éprouve pas, dans le but de tromper ses semblables à son avantage personnel. Tel le faux dévot dans un milieu religieux ou l'homme politique qui change de couleur au gré des fluctuations de l'électorat ou du pouvoir. Tandis que la courtoisie, même si elle comporte une partie de feinte, joue exclusivement à l'avantage du prochain.

« Surtout quand elle s'adresse à des inconnus ou des inférieurs. Un vieil ami me racontait avoir assisté à une réunion mondaine en compagnie du philosophe Bergson, alors au somment de sa gloire. On avait donné à celui-ci, comme voisine de table, l'une des plus invraisemblables perruches de la société parisienne. Et, à l'émerveillement de l'assistance, il écouta jusqu'au bout, avec un ravissement apparent, les propos biscornus de sa compagne. Il sortit sans doute assommé de cet entretien, mais la pécore rentra chez elle ravie - et, qui sait ? peut-être un peu améliorée - par l'attention et l'affabilité du grand homme. Peut-on rêver d'une bienveillance plus désintéressée ?

« S'il me fallait donner une définition de la politesse, je dirais qu'elle est la forme épidermique et anonyme de l'amour du prochain. Être poli, c'est faire bénéficier n'importe quel être humain d'un préjugé favorable.

« Vertu mineure et superficielle ? Bien sûr, comme l'indique l'étymologie du mot qui dérive du verbe polir : rendre lisse. Mais les échanges superficiels ne sont-ils pas ici-bas de beaucoup les plus nombreux ? Et, surface pour surface, mieux vaut le contact d'un corps lisse que celui d'un corps rugueux...

« Un de nos grands moralistes français résume ainsi la question : "la politesse n'implique pas toujours la bonté ; elle en donne au moins l'apparence et fait paraître l'homme au-dehors comme il devrait être au-dedans".

« Plus que cela : elle l'aide à devenir au-dedans ce qu'il paraît au-dehors. Notre époque, si prompte à déprécier les convenances extérieures au nom d'une pseudo profondeur qui se réduit le plus souvent aux remous anarchiques des humeurs et des impulsions, méconnaît là un phénomène commun à toutes les formes de discipline et d'apprentissage : les gestes et les signes les plus conventionnels imprègnent peu à peu l'être intérieur ; en jouant correctement le jeu social, on assimile les règles du jeu - en d'autres termes, l'habit, quoi qu'en dise le proverbe, déteint toujours plus ou moins sur l'âme du moine et, à force de "sauver les apparences", on finit par modifier positivement les réalités. »

Lundi, 23 mars 2009

La note de vie scolaire en italie : on n'en rigole plus..

Le Conseil italien des ministres vient d’approuver un nouveau dispositif d’évaluation des élèves, de l’école primaire au lycée. Il introduit notamment une note sanction, appelée le “5 en conduite“, attribuée selon des critères précis par un collège d’enseignants. Cette note aura des conséquences importantes puisqu’elle bloquera le passage de l’élève vers la classe supérieure et lui interdira de passer des examens d’Etat. Le "5" en conduite, véritable "carton rouge" de l’école, ne pourra toutefois être prononcé qu’après le "carton jaune" des avertissements successifs. Il est destiné à lutter contre les absences répétées, les comportements d’indiscipline et d’irrespect voire d’agressivité.
Il tempo, http://iltempo.ilsole24ore.com/, 14 mars 2009

Vendredi, 6 février 2009

Angleterre : “Les cours sont de la propagande”

Les politiques ont le sentiment que l’école et les enseignants peuvent résoudre tous les maux de la terre“, dénonce Chris Woodhead, ancien directeur de l’inspection des écoles.
Deux exemples :
- la nouvelle filière “Études religieuses” du GCSE (équivalent du bac), à la rentrée prochaine, encouragera les élèves à parler de sujets comme l’homosexualité, l’environnement, le mariage civil, la pauvreté, le commerce équitable, à travers le prisme des différentes religions.
- La géographie, selon Woodhead, ne consiste plus à étudier objectivement la terre, mais cherche à transformer les enfants en des “citoyens globaux“.

(Source : the Telegraph )

Jeudi, 5 février 2009

Japon : Difficile d’interdire le mobile

Une nouvelle règle interdisant les téléphones portables dans l’enceinte des collèges doit entrer en vigueur au Japon. La mesure s’avère difficile à appliquer, et elle occasionne un bras de fer entre le ministère de l’Education et les parents. Alors que le pourcentage d’élèves possédant un mobile avoisine les deux-tiers voire davantage dans les grandes villes, parents et enfants portent un intérêt particulier à cet accessoire, mais pas pour les mêmes raisons. Les jeunes adulent leur mobile, devenu un objet culte incontournable dès l’âge de dix ans. Les parents y voient un facteur de sécurité car les appareils sont équipés d’un GPS permettant de savoir en permanence où se trouve leur enfant. Du côté du ministère, on avance également des raisons de sécurité pour limiter les portables à l’école. De fait, quantité de sms, de vidéos et de photos à caractère pornographique affluent sur les appareils. De même, la prostitution des jeunes filles scolarisées, phénomène connu des grandes villes au Japon, s’organise via le téléphone portable, tout comme le racket. Les établissements ont donc à cœur de ne être complices involontaires de ces dérives.
Süddeutsche Zeitung, www.sueddeutsche.de, 2 février 2009

Lundi, 26 janvier 2009

Plus le matériel est fragilisé, et plus les élèves se défoulent dessus

Au collège Pierre-Brossolette de Bondy (Seine-Saint-Denis), les couloirs, le gymnase et la salle de loisirs étaient plongés dans le noir depuis des mois. L'unique ouvrier professionnel de l'établissement, débordé par l'ampleur des tâches, n'avait même pas trouvé le temps de dégoter un escabeau pour changer les néons.

« Le jour où nous avons remis la lumière dans les couloirs, les élèves nous ont applaudis », raconte Yacine Khemissi, chef des « quatorze bonhommes » qui constituent la nouvelle Equipe mobile d'intervention rapide (Emir).

Ce dispositif, lancé au 1er novembre par le conseil général de Seine-Saint-Denis, vise à réparer les pannes quotidiennes des 120 établissements du département. Avec un budget de fonctionnement de 250 000 euros pour 2009. « Je me suis aperçu que les demandes de travaux d'entretien des collèges se perdaient dans les services, ce qui les désespérait. Avec les équipes mobiles, le climat sera plus serein », explique Claude Bartolone, président (PS) de la Seine-Saint-Denis. Une fois l'appel traité, une équipe intervient dans l'heure qui suit. Les principaux tracas ? Pannes électriques, plomberie défectueuse et portes détériorées.
Source : 20 minutes

Samedi, 17 janvier 2009

Le retour de l'uniforme à l'école ?

Xavier Darcos a rencontré des élèves de la City of London Academy (à Bermondsey, dans le sud de Londres), de 11 à 19 ans, tous habillés de la même manière : pantalon gris, chemise blanche, cravate à rayures et blazer avec l’écusson de l’établissement pour les garçons, et jupe grise, chemisier blanc, même cravate et blazer pour les filles. Cette nouvelle école, qui compte 1 050 élèves, est le fleuron de la nouvelle politique du gouvernement anglais qui veut relancer les établissements des quartiers difficiles. Xavier Darcos a estimé que l'uniforme à l'école pouvait être une bonne chose :

D "Dans certains établissements où il y a une très grande mixité sociale et des grandes disparités d’origine, on pourrait expérimenter le fait que les élèves aient tous les mêmes tee-shirts ou une tenue comparable. Ce ne serait pas un retour à la blouse grise mais un tee-shirt siglé qui signale l’appartenance à l’établissement. Cela n’a rien de scandaleux. Cela supprime les différences visibles de niveau social ou de fortune. C’est un facteur d’intégration supplémentaire".

Une élève de la City of London Academy, âgée de 16 ans, déclare :

"On ne conçoit pas d’être habillé autrement. Nous en portons depuis que nous sommes petits. Cela nous rend tous égaux. Personne ne se moque de toi si tu n’es pas habillé en marques".

Xavier Darcos, qui avait déjà évoqué en 2003 l’idée d’un retour de l’uniforme, ne souhaite pas pour autant l’imposer. Son entourage précise :

"Il n’y aura ni décret ni circulaire. Mais si un directeur, un principal ou un proviseur juge bon de le faire, le ministre ne s’y opposera pas".

En France métropolitaine, l’uniforme n’est plus porté depuis 1968, sauf dans quelques écoles privées et un seul établissement public, la maison d’éducation de la Légion d’honneur, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Source : Le Salon Beige

Dimanche, 11 janvier 2009

Le bon sens est discriminatoire

Dans le cadre de la réforme du système scolaire italien, Silvio Berlusconi a retenu le projet de la Ligue du Nord : les élèves étrangers passeraient un examen de connaissance de l’italien ; en cas d’échec, ils intégreraient une classe séparée, jusqu’à ce qu’ils maîtrisent la langue. La Ligue souhaite aussi imposer un maximum de 30% d’enfants étrangers par classe.

L’opposition crie à la discrimination, et s’insurge contre le fait que les victimes de la discrimination soient des enfants.

La Ligue du Nord répond qu’au contraire cela permettra une meilleure intégration des étrangers.

Plus de 500 000 enfants étrangers fréquentent les écoles italiennes. En 5 ans, ce chiffre a plus que doublé.


Source : Polically Incorrect,

La réduction des effectifs dans les classes améliore-t-elle la qualité de l'enseignement et l'apprentissage par les élèves ?

Beaucoup d’études – et quelques examens approfondis – portent sur la valeur relative des classes moins nombreuses. Pourtant, il est difficile de concilier le vaste éventail de conclusions quant à savoir dans quelle mesure cette réduction améliore la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage. En dépit du consensus selon lequel « ça ne fait pas de mal et ça aide probablement un peu », des critiques émises depuis quelques années indiquent qu’une telle réduction n’est pas aussi économique que d’autres solutions possibles et, fait
plus troublant, des rapports laissent entendre, ces dernières années, que cette politique réduirait la qualité des possibilités d’apprentissages pour les élèves qui tendent déjà à recevoir une éducation de moindre qualité. Les études les plus positives révèlent des améliorations marquées du rendement scolaire des élèves, de leur engagement et de la satisfaction des enseignants et des parents, alors que d’autres rapportent peu ou pas d’améliorations, de même que des conséquences imprévues exacerbant l’écart entre les possibilités
d’apprentissage des populations écolières traditionnellement surperformantes et sous-performantes.

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Jeudi, 8 janvier 2009

En Grande-Bretagne, les enseignants ont testé les tableaux interactifs

C’est en voyant l’utilisation faite dans les écoles britanniques des tableaux blancs interactifs qu’est née l’idée de les utiliser dans les pays du Sud. Enquête sur cet outil devenu incontournable outre-Manche
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Mercredi, 7 janvier 2009

Les profs apprennent l’autorité


Cent vingt jeunes enseignants vont expérimenter dès lundi une formation destinée à renforcer leur autorité. Une première en France.?Pas de recette miracle, mais de vrais conseils pour « tenir sa classe ».

Source : Chronique en Education
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Pakistan : Les filles encore interdites d’école

Pour les Talibans, l’éducation des filles est contraire à l’Islam et l’un des chefs talibans a déclaré à la radio "qu’à partir du 15 janvier, les filles ne seront plus autorisées d’aller à l’école" dans la vallée pakistanaise de Swat (ancienne région touristique du pays située dans la province de la Frontière du Nord-Ouest). Il y a trois ans, plus de 120 000 filles étaient inscrites dans les écoles de la région qui compte une population de quelque 1,8 million de personnes. Aujourd’hui seules 40 000 filles sont toujours officiellement inscrites. La moitié d’entre-elles ont cependant dû abandonner les cours en raison de la destruction de leurs écoles. Au cours de l’année 2008, environ 134 écoles ont été détruites dans la région. "Plus de 30% des filles ont abandonné l’école entre 2006 et 2007 en raison des déclarations diffusées sur les ondes radio du mollah Fazlullah, l’un des leaders talibans" a déclaré l’un des fonctionnaires du ministère de l’éducation de la province.
The Washington Times, 5 janvier 2009, http://washingtontimes.com

Philippines : Des maisons pour les profs

Le ministère de l’éducation a lancé un projet immobilier destiné à permettre aux profs du public d’acquérir une maison. Le projet se situe à Daet, l’une des zones qui avait été sévèrement touchée l’année dernière par les typhons. Une étude menée par le ministère avait récemment révélé qu’environ un enseignant du public sur 5 n’était pas propriétaire d’une maison. Les maisons du complexe (qui devrait se nommer "e village des profs") seront obtenues à des prix très avantageux, entre 250 000 et 300 000 pesos philippins par unité (4000 euros). The Philippine Daily Inquirer, 4 janvier 2009, http://www.inquirer.net/

Mardi, 6 janvier 2009

Scolarité à 16 ans: 50 ans après, quel bilan?

L’Ordonnance du 6 janvier 1959 a décidé il y a tout juste cinquante ans de repousser la fin de la scolarité obligatoire de 14 ans à 16 ans révolus. Avec le recul nécessaire, quel bilan peut-on en faire ?

 L’Ordonnance du 6 janvier 1959 signée par Charles de Gaulle ( chef du gouvernement ) et Jean Berthoin ( ministre de l’Education nationale ) décide que " L’instruction sera obligatoire jusqu’à l’âge de seize ans révolus pour les enfants qui atteindront l’âge de six ans à partir du 1° janvier 1959 " ( elle ne sera donc effective pour tous qu’à partir de 1967 ). L’Ordonnance précise que " L’instruction obligatoire a pour objet l’éducation et les connaissances de base, les éléments de la culture générale et, selon les choix, de la formation professionnelle et technique ". Et elle ajoute que "Les manquements à cette obligation constituent des contraventions. IIs peuvent entraîner la suspension ou la suppression du versement aux parents des prestations familiales".

 Le congrès de la Fédération de l’Education nationale ( qui regroupait notamment le SNI - syndicat national des instituteurs – quasi hégémonique alors dans l’enseignement primaire, et le SNES – le syndicat le plus puissant de l’enseignement secondaire ) s’était prononcé deux mois plus tôt " pour l’allongement de la scolarité obligatoire, avec comme objectif de la mener jusqu’à dix-huit ans " ( dans la ligne du célèbre Plan Langevin-Wallon élaboré durant les années suivant la Libération ).

 Dix ans après la mise en place effective de la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans, un sondage est effectué par la SOFRES en décembre 1977 auprès d’un ‘’échantillon représentatif’’ des enseignants à qui l’on pose la question suivante : " A quel âge l’interruption de la scolarité obligatoire devrait-elle être possible : à 14 ans, à 16 ans, ou à 18 ans ? ". 48% des enseignants se prononcent pour 14 ans ( et 12% pour 18 ans ).

Ces enseignants ( et leurs élèves ) n’avaient alors connu que le CES ( le ‘’ collège d’enseignement secondaire’’ ), c’est à dire un collège à filières dûment organisées ( " caractérisées par leur pédagogie propre " ) : la voie I ( dite ‘’classique et moderne longue’’, encadrée par des professeurs certifiés ou agrégés ), la voie II ( dite ‘’moderne court’’ , encadrée par des maîtres de cours complémentaires rebaptisés PEGC ), la voie III ( dite ‘’transition – pratique’’, encadrée par des instituteurs ).

 En 1975 la loi dite Haby crée le ‘’collège unique’’ ( en principe sans ‘’filières’’ ) dont les décrets d’application ne sortent qu’en 1976, et dont la mise en place effective ne commence guère qu’en 1977.

Huit ans après, en septembre 1985, la SOFRES repose la même question à un ‘’échantillon représentatif’’ d’enseignants. 42 % d’enseignants ( 6% de moins qu’en 1977 ) se prononcent pour la possibilité d’interruption de la scolarité à 14 ans, et 15% pour la repousser jusqu’à 18 ans ( 3% de plus qu’en 1977 ).

 Par ailleurs, les grandes fédérations de syndicats d’enseignants ne manquent pas de réitérer, congrès après congrès, que l’objectif est de fixer l’âge de la fin de la scolarité obligatoire à 18 ans révolus.

 In fine, on pourrait se demander quels seraient actuellement les taux respectifs de réponses à la question de la SOFRES. Mais le sondage n’a pas été renouvelé.

Source : Médiapart

Dimanche, 7 décembre 2008

Sortir de l'idéologie des TICE

Si la majorité des 12-17 ans s'est appropriée les nouveaux médias, cela n'est pas toujours sans risques. Bien que participant à  leur socialisation, à  leur culture et au développement potentiel de leurs compétences, le multimédia a des conséquences pouvant être négatives sur leur santé, leurs comportements, leur perception de l'information, etc. D'où les 15 propositions du sénateur Pierre Assouline pour "canaliser et maîtriser l'usage médiatique des jeunes". Cinq d'entre elles concernent l'école : renforcement du rôle du CLEMI et des documentalistes, révision des contenus du B2i, sensibilisation des enseignants lors de leur recrutement, supports pédagogiques à  revoir dans les cours d'éducation civique.

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Jeudi, 4 décembre 2008

Pas de foulard islamique à l'école : la CEDH confirme

F Deux jeunes Françaises de 21 et 22 ans et résidant à Flers, dans l'Orne, qui contestaient leur exclusion définitive en 1999 de leur établissement scolaire au motif qu'elles avaient porté le foulard pendant un cours de sport (classe de 6e) ont été déboutées jeudi à Strasbourg par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).

Devant la CEDH, elles invoquaient les articles 9 (droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion) et 2 du Protocole 1 (droit à l'instruction) de la Convention européenne des droits de l'homme. La Cour conclut à la non-violation de l'article 9, estimant que la sanction de l'exclusion définitive "n'apparaît pas disproportionnée" et constate que les requérantes ont pu poursuivre leur scolarité par correspondance. Selon les juges, les convictions religieuses des requérantes ont été "pleinement prises en compte face aux impératifs de la protection des droits et libertés d'autrui et de l'ordre public". La Cour estime qu'aucune question distincte ne se pose sous l'angle de l'article 2 du Protocole 1.

Source : Michel Janva

Samedi, 29 novembre 2008

Pays-Bas : Des établissements trop près de la drogue

Environ 43 des 228 coffee shops d’Amsterdam (établissements où l’on peut acheter une faible quantité de cannabis) vont fermer leurs portes. Pour le maire travailliste de la ville, Job Cohen, ces établissements «se trouvent à une distance inacceptable de plusieurs écoles». Le maire est contraint de mettre sa ville en conformité avec une nouvelle loi qui stipule que les coffee shops doivent se trouver à plus de 250 mètres des écoles.
Radio Netherlands, www.radionetherlands.nl, 21 novembre 2008

Lundi, 24 novembre 2008

Une mère poursuivie pour violences contre une directrice

Une mère et sa sœur sont poursuivies par le parquet de Nîmes pour violences volontaires et outrage contre une directrice d'école qui refusait d'accueillir une enfant dans le cadre du service d'accueil minimum (SMA).

Une mère d'élève est poursuivie pour violences volontaires et outrage contre la directrice d'une école maternelle nîmoise qui a refusé l'accès de l'école à sa fille jeudi, jour de grève nationale, apprend-t-on samedi 22 novembre de source judiciaire. La mère de famille et sa sœur, respectivement âgées de 38 et 30 ans, s'en sont prises à la directrice lorsque celle-ci a refusé de recevoir l'enfant, prétextant que l'accueil des élèves les jours de grève était réservé aux familles monoparentales ou celles dont de parents actifs.
Devant ce refus, la mère a alors bousculé une ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) enceinte de 8 mois avant de s'en prendre à la directrice de l'école Charles Martel, qui a porté plainte. La mère d'élève s'est toutefois défendue d'avoir porté un coup au ventre de la directrice - celle-ci n'a pas reçu d'ITT.

Poursuites

Placée en garde à vue vendredi soir avec sa sœur, qui a participé à l'altercation, la mère de famille risque 5 ans de prison. Elle est convoquée le 31 décembre prochain devant le tribunal correctionnel de Nîmes, après avoir été présentée samedi au parquet.
Elle est poursuivie pour violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public à l'intérieur d'un établissement scolaire et outrage à l'encontre de la directrice.
Elle est également poursuivie pour violences volontaires sur une personne particulièrement vulnérable enceinte de 8 mois chargée d'une mission de service public dans un établissement scolaire. Sa sœur est poursuivie pour outrage envers la directrice et menace de crime ou délit à son encontre.

Source : Reuters

Jeudi, 20 novembre 2008

Mobiliser une équipe : Spécificités du management d'enseignants

Cette conférence de Bernard Dizambourg aborde différents aspects du management des enseignants dans un établissement public local d'enseignement (EPLE). Elle s'interroge sur les spécificités de ce management et sur la façon de mieux gérer le personnel dans ce type d'organisation.

Cliquez ici pour accéder au dossier

Lundi, 10 novembre 2008

Royaume-Uni : Les étudiants tricheurs d’une honorable université

Près de la moitié des étudiants de la prestigieuse université de Cambridge tricheraient, selon un sondage anonyme mené auprès de 1000 élèves. Les étudiants en droit seraient les plus enclins au plagiat, 62% d’entre eux déclarant avoir plusieurs fois enfreint les règles de l’université en la matière. Et seuls 5% d’entre eux auraient été pris la main dans le sac. Les étudiants déclarent notamment utiliser Wikipedia et le moteur de recherche Google pour pondre des mémoires «copiés-collés» qui, selon un témoignage, peuvent leur valoir de très bonnes notes. L’université de Cambridge, qui n’a pas souhaité commenter ce sondage, a cependant déclaré au journal étudiant Varsity qu’elle envisageait de se doter d’un logiciel capable de détecter ce type de problème.
The Independent, www.independent.co.uk, 31 octobre 2008

Jeudi, 6 novembre 2008

Un enseignant attaque son accusatrice en justice

Acquitté en 2005 après avoir comparu aux assises pour viol sur mineure, l'homme poursuit aujourd'hui son ancienne élève pour dénonciation calomnieuse. Une démarche peu fréquente.

C'est une affaire complexe qui va être examinée jeudi après-midi par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand. Un acquitté poursuit en justice pour dénonciation calomnieuse son accusatrice trois ans après le procès en assises où il avait été jugé pour viol.

Pierre Royal a fait délivrer en février dernier une citation contre son accusatrice de l'époque pour avoir dénoncé des «faits susceptibles d'entraîner des sanctions judiciaires qu'elle savait inexacts». Selon lui, «la fausseté des faits dénoncés résulte de l'arrêt d'acquittement de la cour d'assises du Cantal, rendu le 11 avril 2005» .

Aujourd'hui âgée de 26 ans, la jeune femme avait porté plainte pour des actes remontant à 1997, alors qu'elle était une lycéenne de 15 ans, et avait désigné le responsable des études de Saint-Alyre, un établissement privé de Clermont-Ferrand.

Source : Le Figaro


Peut-on enfin critiquer l'icône ?

Les Français vouent à Françoise Dolto un véritable culte. Alors qu'on s'apprête à célébrer le centenaire de sa naissance, l'héritage de la psychanalyste commence pourtant à être discuté.

Tout en tremblant de toucher à la figure mythique, Didier Pleux revendique malgré tout un droit d'inventaire. « C'est toujours la même histoire ! Depuis des années, ceux qui se risquent à critiquer son héritage sont suspectés de ne pas avoir lu l'oeuvre. Et si les parents ont fabriqué des enfants rois, c'est qu'ils n'ont rien compris, les pauvres, à ce qu'elle affirmait. Pourtant, c'est bien ce qu'elle a dit et écrit qui pose problème. Quel que soit son incontestable apport à la psychanalyse, Françoise Dolto ne croyait tout simplement pas en l'éducation. Elle encourageait au contraire les parents à se "déparentaliser", à n'être là, au fond, que pour garantir la sécurité physique de leurs enfants, à avoir confiance en leur capacité à devenir autonomes, pourvu que le complexe d'oedipe soit sainement résolu. » Le psychologue fulmine à l'idée que France Inter rediffuse, à l'occasion du centenaire, les fameuses émissions de la psychanalyste. « Si des parents l'écoutent, c'est une catastrophe ! Laisser un enfant manger, se laver, s'habiller quand et comme il veut, ne jamais l'obliger à se mettre au lit, croire que reconnaître son désir par la parole suffira comme par magie à lui faire admettre la frustration de ne pas l'assouvir ! Mais enfin, quel parent est parvenu à éduquer son enfant avec des principes aussi romantiques ? Tout cela ne serait pas si grave si ces idées n'avaient pas justement imprégné, en France, toutes nos instances éducatives ! Dans la plupart des instituts de formation d'éducateurs sociaux et d'assistantes maternelles, dans les IUFM, on continue à enseigner Françoise Dolto comme un dogme incontestable. »

Source : Le Point

Jeudi, 30 octobre 2008

Enseignement et éducation

Le Figaro publie le discours prononcé mardi sous la coupole de l'Institut de France par Jacqueline de Romilly, dans le cadre de la séance solennelle de rentrée des cinq Académies, consacrée à l'éducation. Extraits :

Enseignement» et «éducation» sont deux mots presque synonymes qui pourraient s'employer l'un pour l'autre. Il existe cependant entre eux une légère nuance de sens : l'enseignement désigne avant tout la transmission des connaissances intellectuelles ; le mot « éducation» , qui a pu s'employer à propos d'animaux, désigne le fait de mener un être à l'accomplissement de ses qualités propres ; pour l'homme, ces qualités humaines concernent l'esprit, le caractère et l'aptitude à la vie en société. Naturellement, enseignement intellectuel et formation morale ne vont jamais tout à fait l'un sans l'autre."

Mardi, 14 octobre 2008

Pubs pour de l'alcool devant un lycée: les deux gérants en garde à vue

Les deux gérants d'une société proposant de la vente d'alcool à domicile, et dont des tracts avaient publicitaires été distribués le 3 octobre devant un collège-lycée de Montgeron (Essonne), ont été interpellés et placés en garde à vue mardi en fin d'après-midi, a-t-on appris de source judiciaire.

Le parquet d'Evry a ouvert une enquête, confiée à la Sûreté départementale, pour "provocation d'un mineur à faire une consommation habituelle excessive d'alcool", selon la même source.

Source : AFP

Mardi, 7 octobre 2008

Redécouvrir les vertus du courage

Les jeunes seraient-ils moins courageux aujourd'hui qu'hier ? Rien n’est moins sûr. Mais sans doute faut-il les aider à reconnaître davantage la force que l'être humain trouve dans cette vertu.

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Vendredi, 3 octobre 2008

Lancement d’une prépa Sciences Po labellisée

Les IEP d’Aix-en-Provence, de Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse lancent le site www.tremplin-iep.net, le programme d’entraînement officiel à leur nouveau concours commun. Les inscriptions commenceront le 15 octobre 2008.   L’objectif est clair : « casser les marchands du temple », dit Pierre Mathiot, le directeur de l’IEP de Lille, horrifié par l’inflation des tarifs pratiqués par les prépas privées (jusqu’à 7 000 euros l’année).

Un campus virtuel

Les IEP organisateurs du nouveau concours commun ont donc décidé de concevoir et de labelliser le site www.tremplin-iep.net, une prépa en ligne « au juste prix ». Pour cela, ils ont sollicité le groupement d’intérêt public Santexcel, spécialiste de la formation continue et de la préparation aux concours.

En plus des contenus classiques (cours, fiches de lectures, exercices), les élèves, qui devront rendre par correspondance neuf devoirs au cours de leur entraînement, auront accès à un tutorat personnalisé : ils pourront contacter les enseignants par mail. Ils pourront également échanger leurs impressions sur des forums, et une fois par mois, ils pourront tchater avec un directeur d’IEP.

Une prépa à prix coûtant

Le coût de la préparation devrait être de 390 euros (250 euros pour les boursiers). « C’est le prix coûtant », affirme Philippe Destable, le coordinateur du projet. « Si des bénéfices devaient être réalisés, à la faveur de la montée en puissance du dispositif, ils seraient immédiatement réinjectés dans les politiques de démocratisation des IEP », explique-t-il. Un coût fixe ? La labellisation d’une préparation aux concours par des IEP est une première. Sciences Po Paris n’a jamais présenté comme officielle la préparation de La documentation française, dont il est pourtant partenaire. Les six partenaires mettent en avant leur volonté de démocratiser l’accès au concours. On craint pourtant l’effet pervers : entre prépa officielle et prépa obligatoire, le pas pourrait être rapidement franchi. « Que la prépa en ligne devienne comme un frais fixe du concours n’est pas à exclure », concède Joël Petey, directeur des études de l’IEP de Strasbourg.

Education à la gestion des conflits

 La CNAFC édite Parents-enfants, vivre les conflits aux Éditions de l’Emmanuel

 Les conflits entre parents et enfants sont sources de questions, de doutes et les occasions de confrontation ne manquent pas. Dès lors comment les vivre plus sereinement ? Comment les dépasser sans les nier ? Comment construire à partir d’eux ? Que découvrir au détour de ces échanges tendus ?
Cet ouvrage rédigé par Marie-Paule Mordefroid est issu de l’expérience et de la réflexion des familles participant aux Chantiers-Éducation. En prolongeant le travail initié au sein des Chantiers-Éducation, la CNAFC souhaite aider les parents, comme premiers éducateurs de leurs enfants, à mieux vivre les conflits et à les gérer de manière plus sereine et équilibrante pour l’ensemble de la famille.

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Jeudi, 18 septembre 2008

Responsabilités et autonomie des enseignants en Europe

Rapport produit par Eurydice

Les responsabilités des enseignants européens ont évolué depuis plusieurs années et la formation s'est développée. C'est ce qui ressort d'une étude menée dans 30 pays européens sur le niveau d'autonomie pédagogique des établissements et des professeurs. Dans la plupart de ces états des réformes ont été engagées. Les enseignants sont notamment davantage impliqués dans les réformes et la définition des enseignements. Ils sont également incités à  travailler en équipe. Autre nouveauté : une définition du temps de travail enseignant qui n'est plus simplement du temps de présence devant élèves. Enfin l'évaluation reste le point faible dans les différents systèmes.

Cliquez ici pour accéder au rapport

NDLR : A rapprocher des conclusions du sondage concernant les propositions du rapport Pochard:

52 % des enseignants sont opposés à ce que la classification de la rémunération en hors classe (rémunération maximum hors catégorie) soit définie sur des critères de mérite.

71 % des enseignants ne sont pas favorables à une plus grande intervention des chefs d’établissements dans leur processus d’affectation et de mutation ; 73 % sont opposés à  l’intervention des chefs d’établissements dans leur évaluation

79 % à ce que les primes ou indemnités soient modulées par ces derniers.

Vendredi, 4 juillet 2008

Finlande : un modèle reproductible ?

La Finlande caracole loin en tête du classement international effectué par l’étude PISA auprès des pays de l’OCDE. Comparativement, les Finlandais de 15 ans ont des connaissances et aptitudes bien supérieures en maths, en sciences ainsi qu’en grammaire et orthographe. D’où une ruée vers la Finlande d’experts et de politiciens étrangers, soucieux de découvrir les “bonnes recettes“ de l’école finlandaise. Le gouvernement finlandais a même dû désigner des écoles qui, alternativement, accueillent les visiteurs. Reste à déterminer ce qui, dans un modèle qui fonctionne, est reproductible dans un autre pays et un autre système éducatif. Ainsi l’apprentissage de la lecture est-il par exemple plus aisé en Finlande qu’au Royaume-Uni : le finnois a une logique phonétique simple et pas de mots irréguliers. En revanche, la prise en charge précoce et énergique des élèves perturbateurs est un principe qui peut s’appliquer ailleurs. Encore faut-il apprécier les différences culturelles : travail et comportement raisonnable font ainsi partie de la mentalité finlandaise. Il est donc largement admis que chacun doit rentrer dans le rang. Conséquence parmi d’autres : les jeunes diplômés les plus brillants sont attirés par la carrière d’enseignant

The Economist, www.economist.co.uk, 28 juin 2008

Mercredi, 2 juillet 2008

En Seine-Saint-Denis, la sanction est efficace

IL FUT longtemps le mauvais élève de Seine-Saint-Denis. Il est désormais cité en exemple. Depuis deux ans le lycée professionnel et technique Paul-Le Rolland, à Drancy, a fait de la lutte contre l'absentéisme sa priorité.

Ici, les amateurs d'école buissonnière sont implacablement sanctionnés.

Tous les matins les surveillants font le tour des classes et alertent systématiquement les parents des élèves absents. Dès la quatrième demi-journée d'absence, l'établissement constitue un dossier individuel de suivi de l'assiduité (Disa) - il y en a eu une soixantaine cette année. Après sept demi-journées d'absence les parents sont convoqués par le proviseur.

Un meilleur taux de réussite au bac

Un deuxième avertissement se traduit par une convocation individuelle devant le groupe d'aide à l'insertion, composé notamment du proviseur, du conseiller d'orientation, du psychologue, de l'assistante sociale et du professeur principal. Au troisième avertissement c'est une convocation à l'inspection académique et la menace d'une amende de 750 €. « Au cours de ces échanges, nous découvrons des problèmes de surendettement, de divorce, de mauvaise orientation... L'absentéisme n'est que le symptôme d'un mal-être », explique Marc Dreyfus, le proviseur.

Les résultats sont à la hauteur de l'arsenal répressif : en deux ans, l'absentéisme a diminué de 40 %, et le taux de réussite au bac général est passé de 31 % en 2002 à 70 % l'an dernier.

Source : LE Parisien

Dimanche, 29 juin 2008

Etats-Unis : Plus de profs qualifiés dans les écoles new-yorkaises

Si les écoles qui comptent nombre d’élèves pauvres ou issus des minorités ont toujours tendance aux Etats-Unis à recueillir les enseignants les moins qualifiés (et ce en dépit de la loi du No Child Left behind passée en 2001, qui prévoit un prof hautement qualifié dans chaque classe), la ville de New York a pour sa part réussi à rapidement réduire l’écart entre établissements riches et pauvres. L’Etat de New York a en effet passé des lois pour abolir les licences temporaires et durcir les conditions de formation et de recrutement des enseignants. L’évaluation des enseignants- qui détermine leur embauche- prend désormais en compte de nouveaux critères, parmi lesquels l’expérience professionnelle, les notes obtenues par l’enseignant au SAT (l’un des diplômes d’entrée à l’université) ou encore le classement de l’université où il a fait ses études. Une étude du National Bureau of Economic Research montre qu’entre 2000 et 2005, l’écart en matière de qualification des profs entre écoles riches et pauvres a été sensiblement réduit à New York.
The New York Times,www.nytimes.com, 23 juin 2008

Mercredi, 25 juin 2008

Au tribunal pour avoir giflé son élève

Il s'était fait traiter de "connard", il avait répondu par une gifle. Un professeur de Berlaimont comparaît aujourd'hui devant un tribunal correctionnel
L'avocat du professeur plaidera la relaxe.

Le 28 janvier 2008, José Laboureur, professeur de Technologie à Berlaimont, dans le Nord, avait poussé contre une porte puis giflé un élève de 11 ans qui refusait de ranger une table au fond de la classe. Un geste brutal survenu après que le collégien l'eut traité de "connard" en le regardant dans les yeux. Le père du mineur, gendarme, avait déposé plainte, entraînant le placement  en garde à vue du professeur pendant 24 heures. Son procès s'ouvre ce mercredi devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord.
 
"Il attend de son procès de pouvoir expliquer pourquoi il a pu pousser cet élève et lui administrer une gifle, expliquer qu'à ses yeux, il était dans le cadre de son exercice professionnel face à un élève qui le provoquait et cherchait l'affrontement", résume Me Jean-Marc Villesèche, l'avocat de José Laboureur, qui plaidera la relaxe de son client.

NDLR : Décision finale : Le parquet a requis à l'encontre de l'enseignant une amende de 800 euros. Selon son avocat, "à ses yeux, il était dans le cadre de son exercice professionnel face à un élève qui le provoquait et cherchait l'affrontement".

Source : LCI

Samedi, 21 juin 2008

Education : Des militaires à l'école : en Ecosse, ça se fait

Près de Glasgow, d'anciens militaires sont employés dans des établissements scolaires difficiles. Si l'idée ne passe pas en France, elle charme la Grande-Bretagne.

Etats-Unis Les filles séparées des garçons dans le public

Un nombre toujours plus important d’écoles publiques américaines proposent des cours séparant les filles des garçons.
Il y a une décennie, elles n’étaient qu’une poignée d’écoles publiques à proposer des cours non mixtes. A l’automne prochain, elles seront 500 à séparer garçons et filles selon la National Association for Single Sex Public Education.
En 2002, la loi du No Child Left Behind présentait les classes à sexe unique comme une façon «innovante» d’améliorer les résultats des élèves. Et en 2006, un amendement aux lois fédérales anti-discrimination qui, avaient jusque-là empêché l’implantation des cours à sexe unique dans de nombreuses écoles, a permis dans plusieurs établissements la mise en place d’une nouvelle organisation des classes (cet enseignement n’est toutefois pas obligatoire).
Source : The Washington post -15 juin 2008

Lundi, 2 juin 2008

Si t’es sage, tu seras privé d’écran

A Strasbourg, l’établissement situé en ZEP et ses 254 élèves en terminaient avec l’opération Dix jours sans écrans, une première en Europe selon les initiateurs du projet, l’institut strasbourgeois Eco-conseil (1) et la Chambre de consommation d’Alsace. Durant cette période, les enfants marquaient des points pour chaque tranche horaire passée loin de la télé, d’Internet et des consoles de jeux. Cinq points maximum pour un jour de semaine, jusqu’à sept le week-end.

Un taux de 89 % de réussite. L’initiative est inspirée des expériences similaires menées au Canada. Elle repose notamment « sur une étude faite par des universitaires de la côte ouest des Etats-Unis, à la fin des années 1990, qui montre qu’un sevrage de télé et de jeux vidéo entraîne chez les enfants une réduction de 40 % des violences physiques et de 50 % des violences verbales », explique Serge Hygen, chargé de mission chez Eco-conseil. « On n’est pas anti-télé, poursuit-il, mais on pense que ce que regardent les enfants, ce qui leur plaît le plus, ce sont des trucs un peu violents, qui leur donnent des sensations fortes. Je crois que ça a des effets. [...] je pense que les enfants se font une vision du monde très noire. Regardez le 20 heures : on passe de catastrophe en catastrophe, on a un pédophile par semaine… » Ce postulat posé, auquel s’ajoute l’idée de lutter contre l’obésité infantile, le projet a été présenté aux enseignants et aux parents, sous la forme d’un « match entre 254 enfants et 3 joueurs professionnels [télé, consoles, Internet, ndlr] ».

Avant de se lancer dans l’aventure, relate Serge Hygen, les élèves ont « listé toutes les activités qu’ils pourraient faire s’ils ne regardaient pas la télé : faire leurs devoirs, aider à la maison, jouer dehors »… Les parents ont été invités à jouer le jeu et à s’impliquer dans l’initiative en proposant et en encadrant des sorties le week-end (balades à vélo, baignades à la piscine). Des associations ont également été sollicitées pour organiser des activités sportives ou ludiques après les cours. « L’idée, ce n’était pas de se substituer aux écrans, mais de laisser enfants et parents s’organiser eux-mêmes et de ne mettre à disposition que quelques activités "roue de secours" en fin d’après-midi et le mercredi », précise Serge Hygen.

Au-delà des 89 % de réussite, des enseignants de l’école ont constaté que certains élèves étaient plus attentifs en cours, parfois mieux reposés. « J’ai fait 10 fautes à la dictée au lieu de 35 la dernière fois », affirme Alexandre, 9 ans, scolarisé en CM 1. L’élève, qui indique regarder la télé le matin avant d’aller à l’école et le soir après dîner, a occupé son temps à coups de tournois de foot, de vélo et de jeux de société avec sa sœur. « C’était dix jours magiques pour les enfants », assure Armelle, enseignante en charge d’une classe de CP : « Je ne sais pas si c’est à cause du défi ou du nombre de caméras et de micros qu’ils ont vus, qui ont provoqué pas mal d’effervescence ». Certains parents en ont aussi profité pour faire connaissance. « Je crois que les gens ont vécu socialement et en famille quelque chose de positif, et c’est déjà une grande partie de nos objectifs », observe Serge Hygen. « Le but n’est pas d’éteindre définitivement les écrans, reprend Xavier Rémy, mais d’apprendre aux enfants à faire des choix. Je suis sûr que désormais ils regarderont la télé d’un autre œil et qu’ils seront des consommateurs avertis. »

(1) Cet institut dispense des formations « d’éco-conseiller », pour des personnes amenées ensuite à travailler pour des collectivités locales et des associations actives sur le créneau développement durable. Eco-conseil s’est lancé dans ce projet après avoir rencontré Jacques Brodeur, de l’association Edupax, qui a initié ce genre de défis sans télé au Canada.

Source

Lundi, 19 mai 2008

Mixité à tout prix : vers la fin d'un dogme ?

Le 15 mai 2008 restera-t-il dans les annales comme la première grande brèche dans le principe de mixité scolaire? Jeudi, le Parlement a en tous cas adopté définitivement la nouvelle loi anti-discrimination, après plusieurs discussions houleuses tant que le texte faisait encore la navette entre les deux assemblées.

Au détour de cette loi, s'installe en effet la possibilité d'organiser un enseignement séparé pour les garçons et les filles à l'école. La mixité s'était pourtant généralisée dès les années 60 dans l'éducation: une circulaire l'impose en juin 1965 pour toutes les nouvelles écoles élémentaires créées, avant de l'étendre à toutes les écoles primaires à la fin de la décennie. C'est, enfin, la loi Haby du 11 juillet 1975 qui allait rendre la mixité obligatoire dans l'enseignement public primaire et secondaire.

Cette disposition du texte finalement adopté a été très critiquée durant le travail parlementaire. Notamment au Sénat, massivement hostile à cette mesure, tous groupes politiques confondus. Début avril, Valérie Létard, secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité, avait d'ailleurs été largement interpellée lors de son audition par la commission des Affaires sociales.

C'est ce que raconte Sylvie Demarescaux, sénatrice du Nord (sans étiquette), qui déplore qu'aucun des trois amendements sénatoriaux soit finalement parvenu à infléchir le texte. Mercredi 14 mai, la veille de l'adoption définitive de la loi, la commission mixte paritaire avait en effet fait retirer ces trois amendements visant à supprimer la disposition liée à l'enseignement.

L'un de ces amendements émanait pourtant du centriste Nicolas About, qui préside les affaires sociales au palais du Luxembourg, et qui n'a pas hésité à parler "d'erreur gouvernementale".

Une directive européenne sert de bouc émissaire au gouvernement

De son côté, le gouvernement n'a cessé, jusqu'à l'adoption définitive du texte et malgré les discussions qu'il soulevait, d'arguer de son "absence de marge de manoeuvre", avançant l'obligation de transposer en droit français cinq directives européennes en matière de discrimination.

Source : Rue 89

Vendredi, 16 mai 2008

Initiatives : Journée établissement autour de son patron

Dimanche, le lycée Jean-Paul II sera inauguré à Saint-Grégoire. Une réflexion est prévue autour de la personnalité de l'ancien pape, la veille, à Rennes.

Dimanche 18 mai, à 11 h 30, le nouveau Lycée Jean-Paul II à Saint-Grégoire sera inauguré en présence du cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue inter religieux, et de l'archevêque de Rennes, Mgr Pierre d'Ornellas.

La date de cette inauguration a été choisie pour coïncider avec l'anniversaire de la naissance de Karol Wojtyla (18 mai 1920), le futur Jean-Paul II. Mgr d'Ornellas indique que l'expérience de Jean-Paul II « d'enseignant et d'éducateur, sa vision de l'homme, son espérance sans faille, la force de son message pour le monde d'aujourd'hui et sa relation privilégiée avec les jeunes, ont été pris en compte pour le choix du nom du lycée ».

Un colloque et une veillée conférence

Pour approfondir le message que Jean-Paul II a laissé aux éducateurs et au monde, l'Enseignement catholique diocésain propose aux acteurs de l'éducation, responsables des mouvements et services de l'Église, aux parents d'élèves, un colloque (1) samedi 17, sur le thème : Jean-Paul II, un regard sur l'homme. Éduquer c'est toujours possible.

Pour clore la journée du 17 mai, tous les chrétiens d'Ille-et-Vilaine, jeunes et moins jeunes, seront invités à une veillée - conférence publique avec le cardinal Jean-Louis Tauran sur le thème « Jean-Paul II, un regard sur l'homme », à 20 h 30 à la cathédrale Saint-Pierre de Rennes. L'entrée sera libre.

Source : Ouest France

Suisse : Les paresseux n'ont qu'à payer

    Les universités suisses ne sont pas toutes égales face aux frais d’inscription. Dans le Tessin, ces frais s’élèvent à 2482 €, soit quatre fois plus qu’ailleurs en Suisse. Le gouvernement envisage une hausse générale de ces droits d’inscription. Mais la fédération des entreprises suisses, Economiesuisse, propose une alternative : faire payer davantage les étudiants « qui prennent leur temps », et pas du tout ceux qui réussissent et se dépêchent. Conclusion : un étudiant “paresseux“ ou “faible“ pourrait devoir verser jusqu’à 6200 € par an. Les universités devraient fixer elles-mêmes leurs critères d’appréciation des efforts fournis par les étudiants, voire des circonstances atténuantes. Plusieurs organisations étudiantes ont vivement protesté contre cette recommandation.


Source : Tages-Anzeiger, www.tagesanzeiger.ch, 25 avril 2008

Mercredi, 14 mai 2008

L'école impuissante : cas pratique

Témoignage d'un Professeur Principal :


"La saison des conseils de classe arrive et son lot d'incompréhension qui va avec également. Nous faisons donc le bilan de la classe et de chaque élève qui la compose.

         Puis nous arrivons sur un cas particulier, qui, on aurait pu le croire nous prendrait beaucoup de temps mais en fait, c'est tout le contraire, il fût très rapide à traiter.

         Quel est ce cas ? Un élève qui comptabilise près de 60 demi journées d'absence lors du trimestre. Je précise qu'une semaine est composée de 9 demi journées. Autrement dit, nous atteignons un cumul de plus de 6,5 semaines d'absence sur la totalité du trimestre. Sachant qu'un trimestre compte 3 mois, et approximativement 12 semaines en retirant les vacances.

         Conclusion, cet élève est absent plus de la moitié du temps !!!

          Bien sûr, il y a eu un signalement auprès du rectorat, comme un certain nombre d'élèves au collège. Mais là, absent 1 fois sur 2, ça commence à faire pas mal. Ce n'est pas compliqué les nouveaux profs qui arrivent en cours d'année (oui, il y a beaucoup de remplaçants dans ce genre d'établissement), n'arrivent pas à savoir de quel élève nous parlons lors du conseil. Mais c'est compréhensible …

         Forcément vu ses absences répétées et prolongées, les résultats s'en ressentent. Il arrive à une moyenne lors de ce trimestre de 2. Sur 20 bien sûr …

         Et encore je parle de moyenne, mais il n'est pas noté dans la moitié des disciplines.

         Au 1er abord, nous pourrions nous dire que nous allons proposer le redoublement à cet élève. Mais c'est tout le contraire.

         Car cet élève a déjà redoublé, et comme l'éducation nationale le dit si bien : "Il a le bénéfice de l'âge.". C'est la formule choc employée à tour de bras, lors de ces réunions.

         Et puis, à quoi bon faire redoubler un élève absentéiste … ça ne serait en aucun cas profitable. Il faudrait lui trouver une structure adaptée, … qui n'existe pas. Eradiquer cet absentéisme, … mais après avoir envoyé des courriers à la famille, les avoirs appelés, rencontrés, puis fait un signalement académique, …

         L'établissement est un peu comme moi sur quelques points, il est pieds et poings liés.

         Conclusion, l'élève passera quoi qu'il se passe au trimestre suivant dans la classe supérieure. La solution ne s'arrangera probablement pas, puisque aucune modification n'est apportée.

         Dès fois, je me sens inutile, démuni de tout pouvoir, je constate que ma hiérarchie est comme moi, sans arme !

         Si toutefois, un jour on m'entend là haut … pensez à nous donner un quelconque poids. Merci d'avance."
Source

Lundi, 5 mai 2008

Le capital humain : pour un investissement éducatif

    Quel est l'impact de l'enseignement et de l'apprentissage sur la société et l'économie ? Que faire pour réduire les inégalités dans le domaine de l'éducation ? Et comment garantir à chacun, à toutes les étapes de sa vie, la possibilité de suivre la formation qui lui sera la plus profitable et lui permettra de développer pleinement ses compétences ?
    Ce document s'appuie sur les ressources exceptionnelles dont dispose l'OCDE pour répondre à ces questions fondamentales. À partir d'études et d'analyses portant sur les 30 pays membres de l'OCDE, il explique pourquoi le capital humain détermine de plus en plus l'aptitude des individus et de la collectivité à faire face à l'évolution de la société et de l'économie. Ce document s'intéresse aussi aux raisons pour lesquelles les pays parviennent ou non à offrir l'enseignement et la formation nécessaires pour répondre aux besoins des individus toute leur vie durant.

    Source : OCDE

    Document en annexe

Vendredi, 2 mai 2008

De plus en plus d'ados tombent enceintes

Françoise Berger, responsable du Centre de planification [sic], d'éducation familiale [resic] et d'interruption volontaire de grossesse du centre hospitalier de Cornouaille, s'inquiète :

"Dans mon service, les interruptions volontaires de grossesse chez les mineures ont augmenté, depuis 1999, de 200%. Les moins de 15 ans sont de plus en plus concernées."

La contraception est un échec, malgré les millions investis dans les campagnes.

"Un million de boîtes vendues en 2007 et pas de diminution du nombre d'IVG... Est-elle bien utilisée ?"

Malgré cet échec, on réemploie les mêmes méthodes sclérosées : le centre hospitalier a donc lancé une campagne de sensibilisation :

"Une plaquette d'information a été réalisée et de grandes affiches sont placardées en ville. L'objectif n'est surtout pas de stigmatiser les jeunes filles. Elles sont et seront toujours les bienvenues dans les centres de planification [mais pas leur enfant...]. Mais il faut interpeller la population. Est-il normal qu'une ado de 14 ans tombe enceinte sans l'avoir voulu

NDLR : Ces étude remettent en cause la croyance selon laquelle plus de contraception fait diminuer le nombre d'avortements

Source : SB

Mardi, 29 avril 2008

Les historiens se battent pour l’accès aux archives

Les députés, qui examinent mardi 29 avril un projet de loi sur les archives, devraient revenir en partie sur des amendements sénatoriaux qui rendraient plus difficile le travail des chercheurs.

Source : La Croix

Samedi, 26 avril 2008

Grandes écoles : des sanctions sévères contre le plagiat

    Une étude montre que 77,7 % des étudiants déclarent avoir recours au copier-coller et que tous les enseignants ont été confrontés à ce phénomène.   

    Exclusion pure et simple, interdiction de passer son diplôme pendant une certaine durée, non-validation d'un semestre et même exclusion «virtuelle» de l'école, c'est-à-dire du réseau sur lequel travaillent les étudiants. Face au phénomène du plagiat, les grandes écoles ont décidé de sévir.

Source : Le Figaro

Jeudi, 24 avril 2008

Le projet SLECC souligne l'importance des apprentissages "mécaniques"

    Face aux critiques des 19 associations qui dénoncent le "mécanisme" des nouveaux programmes leSLECC manifeste que l'apprentissage ne peut faire l'économie d'une certaine automatisation.

 Qui a dit que "l'enseignement est fait de répétition" ?

 Qui a dit "qu'il faut oublier sept fois une chose pour la connaitre" ?

En quoi apprendre par coeur empêche t il d'apprendre avec le coeur ?

Regards sur l'éducation 2007 : les indicateurs de l'OCDE

Les études de l'OCDE sont en ligne ICI

Mardi, 22 avril 2008

Quebec : Le retour du vouvoiement

    Au moment où Québec annonce un plan pour s'attaquer à la violence à l'école, la Commission scolaire de Montréal va encore plus loin et songe même à ramener le vouvoiement dans tous ses établissements.

    Différentes pistes, comme des codes de vie plus stricts ou l'obligation du vouvoiement, seront étudiées au cours des prochains mois. La CSDM tiendra aussi un forum sur le civisme en janvier 2009.

    Impolitesses

    Des écoliers qui s'adressent à des adultes comme à un camarade, des jeunes qui utilisent un langage vulgaire et d'autres qui ignorent quand il faut s'excuser, autant de signes que la politesse est en perte de vitesse dans les écoles, selon Mme De Courcy, qui juge que le manque de civisme peut nourrir la violence.

Source

Suisse : des tests de détection du cannabis à l'école

Les directeurs d'école vaudois pourraient bientôt soumettre leurs élèves à des tests de détection du cannabis. Le Grand Conseil vaudois a accepté mardi une motion du médecin lausannois Jacques-André Haury (Alliance du Centre).


Source : 24 Heures

Mercredi, 2 avril 2008

L'uniforme à l'école : Le rêve d'un enseignant soixante huitard de banlieue

    La seule réaction qui fait l'unanimité des adultes de la chaîne éducative - profs, administration, parents- c'est une même réprobation du « look » des élèves. Cette foire aux marques, cette surenchère dans la provocation - haut des slips, des strings (à quand le bas ?). Seins à demi dévoilés, aux trois quarts (à quand la nudité ?). Tatouages et anneaux un peu partout - sont dommageables au travail mais aussi à l'égalité sociale. Le fric est roi. Il se voit. 0n l'exhibe. Kookaï, Nike.

    Un témoignage sur le vif, doublé d'une proposition aussi pertinente qu'impertinente. À l'occasion d'un jumelage avec un lycée cambodgien, un professeur de Courbevoie découvre le fossé des mentalités, entre deux jeunesse de même génération, notamment autour de l'uniforme scolaire. Et si on osait...

Jeudi, 27 mars 2008

indiscipline technologique

"Les élèves qui autrefois posaient des problèmes de discipline en classe utilisent maintenant de plus en plus les TIC pour manifester leur indiscipline".  Par exemple en harcelant à coup de textos leur professeur ou en affichant sur un site des photos volées. En réponse à cette affirmation de la secrétaire générale du syndicat anglais de professeurs NASUWT, le ministre de l'éducation a promis un plan de lutte contre le harcèlement électronique des enseignants. Il s'appuiera sur la responsabilisation des parents d'élèves. Les téléphones portables pourraient être redéfinis comme '"arme par destination".

L'Education nationale s'attaque à l'absentéisme scolaire

Chaque année, l'absentéisme touche 275 000 élèves. Pour lutter contre ce phénomène, 80% des établissements publics sont désormais équipés de logiciels informatiques qui permettent de prendre contact très rapidement avec les parents. Une circulaire à  paraître "Vaincre l'absentéisme", prévoit de généraliser ce système. Par ailleurs, le texte précise la procédure à  suivre en cas d'absentéisme non justifié : convocation chez la conseillère principale d'éducation, entretien avec les parents au bout de la 3ème absence, puis transmission du dossier de l'élève à  l'inspecteur d'académie et au maire si le problème persiste.


Source
SMS ou coups de fil : l'école se mobilise contre l'absentéisme, Marie-Estelle Pech, Le Figaro, 27 mars 2008, p. 10.

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