Veille - Education

L'actualité de l'école dans une perspective chrétienne

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lundi, 10 novembre 2008

Royaume-Uni : Les étudiants tricheurs d’une honorable université

Près de la moitié des étudiants de la prestigieuse université de Cambridge tricheraient, selon un sondage anonyme mené auprès de 1000 élèves. Les étudiants en droit seraient les plus enclins au plagiat, 62% d’entre eux déclarant avoir plusieurs fois enfreint les règles de l’université en la matière. Et seuls 5% d’entre eux auraient été pris la main dans le sac. Les étudiants déclarent notamment utiliser Wikipedia et le moteur de recherche Google pour pondre des mémoires «copiés-collés» qui, selon un témoignage, peuvent leur valoir de très bonnes notes. L’université de Cambridge, qui n’a pas souhaité commenter ce sondage, a cependant déclaré au journal étudiant Varsity qu’elle envisageait de se doter d’un logiciel capable de détecter ce type de problème.
The Independent, www.independent.co.uk, 31 octobre 2008

jeudi, 6 novembre 2008

Un enseignant attaque son accusatrice en justice

Acquitté en 2005 après avoir comparu aux assises pour viol sur mineure, l'homme poursuit aujourd'hui son ancienne élève pour dénonciation calomnieuse. Une démarche peu fréquente.

C'est une affaire complexe qui va être examinée jeudi après-midi par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand. Un acquitté poursuit en justice pour dénonciation calomnieuse son accusatrice trois ans après le procès en assises où il avait été jugé pour viol.

Pierre Royal a fait délivrer en février dernier une citation contre son accusatrice de l'époque pour avoir dénoncé des «faits susceptibles d'entraîner des sanctions judiciaires qu'elle savait inexacts». Selon lui, «la fausseté des faits dénoncés résulte de l'arrêt d'acquittement de la cour d'assises du Cantal, rendu le 11 avril 2005» .

Aujourd'hui âgée de 26 ans, la jeune femme avait porté plainte pour des actes remontant à 1997, alors qu'elle était une lycéenne de 15 ans, et avait désigné le responsable des études de Saint-Alyre, un établissement privé de Clermont-Ferrand.

Source : Le Figaro


Peut-on enfin critiquer l'icône ?

Les Français vouent à Françoise Dolto un véritable culte. Alors qu'on s'apprête à célébrer le centenaire de sa naissance, l'héritage de la psychanalyste commence pourtant à être discuté.

Tout en tremblant de toucher à la figure mythique, Didier Pleux revendique malgré tout un droit d'inventaire. « C'est toujours la même histoire ! Depuis des années, ceux qui se risquent à critiquer son héritage sont suspectés de ne pas avoir lu l'oeuvre. Et si les parents ont fabriqué des enfants rois, c'est qu'ils n'ont rien compris, les pauvres, à ce qu'elle affirmait. Pourtant, c'est bien ce qu'elle a dit et écrit qui pose problème. Quel que soit son incontestable apport à la psychanalyse, Françoise Dolto ne croyait tout simplement pas en l'éducation. Elle encourageait au contraire les parents à se "déparentaliser", à n'être là, au fond, que pour garantir la sécurité physique de leurs enfants, à avoir confiance en leur capacité à devenir autonomes, pourvu que le complexe d'oedipe soit sainement résolu. » Le psychologue fulmine à l'idée que France Inter rediffuse, à l'occasion du centenaire, les fameuses émissions de la psychanalyste. « Si des parents l'écoutent, c'est une catastrophe ! Laisser un enfant manger, se laver, s'habiller quand et comme il veut, ne jamais l'obliger à se mettre au lit, croire que reconnaître son désir par la parole suffira comme par magie à lui faire admettre la frustration de ne pas l'assouvir ! Mais enfin, quel parent est parvenu à éduquer son enfant avec des principes aussi romantiques ? Tout cela ne serait pas si grave si ces idées n'avaient pas justement imprégné, en France, toutes nos instances éducatives ! Dans la plupart des instituts de formation d'éducateurs sociaux et d'assistantes maternelles, dans les IUFM, on continue à enseigner Françoise Dolto comme un dogme incontestable. »

Source : Le Point

jeudi, 30 octobre 2008

Enseignement et éducation

Le Figaro publie le discours prononcé mardi sous la coupole de l'Institut de France par Jacqueline de Romilly, dans le cadre de la séance solennelle de rentrée des cinq Académies, consacrée à l'éducation. Extraits :

Enseignement» et «éducation» sont deux mots presque synonymes qui pourraient s'employer l'un pour l'autre. Il existe cependant entre eux une légère nuance de sens : l'enseignement désigne avant tout la transmission des connaissances intellectuelles ; le mot « éducation» , qui a pu s'employer à propos d'animaux, désigne le fait de mener un être à l'accomplissement de ses qualités propres ; pour l'homme, ces qualités humaines concernent l'esprit, le caractère et l'aptitude à la vie en société. Naturellement, enseignement intellectuel et formation morale ne vont jamais tout à fait l'un sans l'autre."

mardi, 14 octobre 2008

Pubs pour de l'alcool devant un lycée: les deux gérants en garde à vue

Les deux gérants d'une société proposant de la vente d'alcool à domicile, et dont des tracts avaient publicitaires été distribués le 3 octobre devant un collège-lycée de Montgeron (Essonne), ont été interpellés et placés en garde à vue mardi en fin d'après-midi, a-t-on appris de source judiciaire.

Le parquet d'Evry a ouvert une enquête, confiée à la Sûreté départementale, pour "provocation d'un mineur à faire une consommation habituelle excessive d'alcool", selon la même source.

Source : AFP

mardi, 7 octobre 2008

Redécouvrir les vertus du courage

Les jeunes seraient-ils moins courageux aujourd'hui qu'hier ? Rien n’est moins sûr. Mais sans doute faut-il les aider à reconnaître davantage la force que l'être humain trouve dans cette vertu.

Lire le dossier

vendredi, 3 octobre 2008

Lancement d’une prépa Sciences Po labellisée

Les IEP d’Aix-en-Provence, de Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse lancent le site www.tremplin-iep.net, le programme d’entraînement officiel à leur nouveau concours commun. Les inscriptions commenceront le 15 octobre 2008.   L’objectif est clair : « casser les marchands du temple », dit Pierre Mathiot, le directeur de l’IEP de Lille, horrifié par l’inflation des tarifs pratiqués par les prépas privées (jusqu’à 7 000 euros l’année).

Un campus virtuel

Les IEP organisateurs du nouveau concours commun ont donc décidé de concevoir et de labelliser le site www.tremplin-iep.net, une prépa en ligne « au juste prix ». Pour cela, ils ont sollicité le groupement d’intérêt public Santexcel, spécialiste de la formation continue et de la préparation aux concours.

En plus des contenus classiques (cours, fiches de lectures, exercices), les élèves, qui devront rendre par correspondance neuf devoirs au cours de leur entraînement, auront accès à un tutorat personnalisé : ils pourront contacter les enseignants par mail. Ils pourront également échanger leurs impressions sur des forums, et une fois par mois, ils pourront tchater avec un directeur d’IEP.

Une prépa à prix coûtant

Le coût de la préparation devrait être de 390 euros (250 euros pour les boursiers). « C’est le prix coûtant », affirme Philippe Destable, le coordinateur du projet. « Si des bénéfices devaient être réalisés, à la faveur de la montée en puissance du dispositif, ils seraient immédiatement réinjectés dans les politiques de démocratisation des IEP », explique-t-il. Un coût fixe ? La labellisation d’une préparation aux concours par des IEP est une première. Sciences Po Paris n’a jamais présenté comme officielle la préparation de La documentation française, dont il est pourtant partenaire. Les six partenaires mettent en avant leur volonté de démocratiser l’accès au concours. On craint pourtant l’effet pervers : entre prépa officielle et prépa obligatoire, le pas pourrait être rapidement franchi. « Que la prépa en ligne devienne comme un frais fixe du concours n’est pas à exclure », concède Joël Petey, directeur des études de l’IEP de Strasbourg.

Education à la gestion des conflits

 La CNAFC édite Parents-enfants, vivre les conflits aux Éditions de l’Emmanuel

 Les conflits entre parents et enfants sont sources de questions, de doutes et les occasions de confrontation ne manquent pas. Dès lors comment les vivre plus sereinement ? Comment les dépasser sans les nier ? Comment construire à partir d’eux ? Que découvrir au détour de ces échanges tendus ?
Cet ouvrage rédigé par Marie-Paule Mordefroid est issu de l’expérience et de la réflexion des familles participant aux Chantiers-Éducation. En prolongeant le travail initié au sein des Chantiers-Éducation, la CNAFC souhaite aider les parents, comme premiers éducateurs de leurs enfants, à mieux vivre les conflits et à les gérer de manière plus sereine et équilibrante pour l’ensemble de la famille.

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jeudi, 18 septembre 2008

Responsabilités et autonomie des enseignants en Europe

Rapport produit par Eurydice

Les responsabilités des enseignants européens ont évolué depuis plusieurs années et la formation s'est développée. C'est ce qui ressort d'une étude menée dans 30 pays européens sur le niveau d'autonomie pédagogique des établissements et des professeurs. Dans la plupart de ces états des réformes ont été engagées. Les enseignants sont notamment davantage impliqués dans les réformes et la définition des enseignements. Ils sont également incités à  travailler en équipe. Autre nouveauté : une définition du temps de travail enseignant qui n'est plus simplement du temps de présence devant élèves. Enfin l'évaluation reste le point faible dans les différents systèmes.

Cliquez ici pour accéder au rapport

NDLR : A rapprocher des conclusions du sondage concernant les propositions du rapport Pochard:

52 % des enseignants sont opposés à ce que la classification de la rémunération en hors classe (rémunération maximum hors catégorie) soit définie sur des critères de mérite.

71 % des enseignants ne sont pas favorables à une plus grande intervention des chefs d’établissements dans leur processus d’affectation et de mutation ; 73 % sont opposés à  l’intervention des chefs d’établissements dans leur évaluation

79 % à ce que les primes ou indemnités soient modulées par ces derniers.

vendredi, 4 juillet 2008

Finlande : un modèle reproductible ?

La Finlande caracole loin en tête du classement international effectué par l’étude PISA auprès des pays de l’OCDE. Comparativement, les Finlandais de 15 ans ont des connaissances et aptitudes bien supérieures en maths, en sciences ainsi qu’en grammaire et orthographe. D’où une ruée vers la Finlande d’experts et de politiciens étrangers, soucieux de découvrir les “bonnes recettes“ de l’école finlandaise. Le gouvernement finlandais a même dû désigner des écoles qui, alternativement, accueillent les visiteurs. Reste à déterminer ce qui, dans un modèle qui fonctionne, est reproductible dans un autre pays et un autre système éducatif. Ainsi l’apprentissage de la lecture est-il par exemple plus aisé en Finlande qu’au Royaume-Uni : le finnois a une logique phonétique simple et pas de mots irréguliers. En revanche, la prise en charge précoce et énergique des élèves perturbateurs est un principe qui peut s’appliquer ailleurs. Encore faut-il apprécier les différences culturelles : travail et comportement raisonnable font ainsi partie de la mentalité finlandaise. Il est donc largement admis que chacun doit rentrer dans le rang. Conséquence parmi d’autres : les jeunes diplômés les plus brillants sont attirés par la carrière d’enseignant

The Economist, www.economist.co.uk, 28 juin 2008

mercredi, 2 juillet 2008

En Seine-Saint-Denis, la sanction est efficace

IL FUT longtemps le mauvais élève de Seine-Saint-Denis. Il est désormais cité en exemple. Depuis deux ans le lycée professionnel et technique Paul-Le Rolland, à Drancy, a fait de la lutte contre l'absentéisme sa priorité.

Ici, les amateurs d'école buissonnière sont implacablement sanctionnés.

Tous les matins les surveillants font le tour des classes et alertent systématiquement les parents des élèves absents. Dès la quatrième demi-journée d'absence, l'établissement constitue un dossier individuel de suivi de l'assiduité (Disa) - il y en a eu une soixantaine cette année. Après sept demi-journées d'absence les parents sont convoqués par le proviseur.

Un meilleur taux de réussite au bac

Un deuxième avertissement se traduit par une convocation individuelle devant le groupe d'aide à l'insertion, composé notamment du proviseur, du conseiller d'orientation, du psychologue, de l'assistante sociale et du professeur principal. Au troisième avertissement c'est une convocation à l'inspection académique et la menace d'une amende de 750 €. « Au cours de ces échanges, nous découvrons des problèmes de surendettement, de divorce, de mauvaise orientation... L'absentéisme n'est que le symptôme d'un mal-être », explique Marc Dreyfus, le proviseur.

Les résultats sont à la hauteur de l'arsenal répressif : en deux ans, l'absentéisme a diminué de 40 %, et le taux de réussite au bac général est passé de 31 % en 2002 à 70 % l'an dernier.

Source : LE Parisien

dimanche, 29 juin 2008

Etats-Unis : Plus de profs qualifiés dans les écoles new-yorkaises

Si les écoles qui comptent nombre d’élèves pauvres ou issus des minorités ont toujours tendance aux Etats-Unis à recueillir les enseignants les moins qualifiés (et ce en dépit de la loi du No Child Left behind passée en 2001, qui prévoit un prof hautement qualifié dans chaque classe), la ville de New York a pour sa part réussi à rapidement réduire l’écart entre établissements riches et pauvres. L’Etat de New York a en effet passé des lois pour abolir les licences temporaires et durcir les conditions de formation et de recrutement des enseignants. L’évaluation des enseignants- qui détermine leur embauche- prend désormais en compte de nouveaux critères, parmi lesquels l’expérience professionnelle, les notes obtenues par l’enseignant au SAT (l’un des diplômes d’entrée à l’université) ou encore le classement de l’université où il a fait ses études. Une étude du National Bureau of Economic Research montre qu’entre 2000 et 2005, l’écart en matière de qualification des profs entre écoles riches et pauvres a été sensiblement réduit à New York.
The New York Times,www.nytimes.com, 23 juin 2008

mercredi, 25 juin 2008

Au tribunal pour avoir giflé son élève

Il s'était fait traiter de "connard", il avait répondu par une gifle. Un professeur de Berlaimont comparaît aujourd'hui devant un tribunal correctionnel
L'avocat du professeur plaidera la relaxe.

Le 28 janvier 2008, José Laboureur, professeur de Technologie à Berlaimont, dans le Nord, avait poussé contre une porte puis giflé un élève de 11 ans qui refusait de ranger une table au fond de la classe. Un geste brutal survenu après que le collégien l'eut traité de "connard" en le regardant dans les yeux. Le père du mineur, gendarme, avait déposé plainte, entraînant le placement  en garde à vue du professeur pendant 24 heures. Son procès s'ouvre ce mercredi devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord.
 
"Il attend de son procès de pouvoir expliquer pourquoi il a pu pousser cet élève et lui administrer une gifle, expliquer qu'à ses yeux, il était dans le cadre de son exercice professionnel face à un élève qui le provoquait et cherchait l'affrontement", résume Me Jean-Marc Villesèche, l'avocat de José Laboureur, qui plaidera la relaxe de son client.

NDLR : Décision finale : Le parquet a requis à l'encontre de l'enseignant une amende de 800 euros. Selon son avocat, "à ses yeux, il était dans le cadre de son exercice professionnel face à un élève qui le provoquait et cherchait l'affrontement".

Source : LCI

samedi, 21 juin 2008

Education : Des militaires à l'école : en Ecosse, ça se fait

Près de Glasgow, d'anciens militaires sont employés dans des établissements scolaires difficiles. Si l'idée ne passe pas en France, elle charme la Grande-Bretagne.

Etats-Unis Les filles séparées des garçons dans le public

Un nombre toujours plus important d’écoles publiques américaines proposent des cours séparant les filles des garçons.
Il y a une décennie, elles n’étaient qu’une poignée d’écoles publiques à proposer des cours non mixtes. A l’automne prochain, elles seront 500 à séparer garçons et filles selon la National Association for Single Sex Public Education.
En 2002, la loi du No Child Left Behind présentait les classes à sexe unique comme une façon «innovante» d’améliorer les résultats des élèves. Et en 2006, un amendement aux lois fédérales anti-discrimination qui, avaient jusque-là empêché l’implantation des cours à sexe unique dans de nombreuses écoles, a permis dans plusieurs établissements la mise en place d’une nouvelle organisation des classes (cet enseignement n’est toutefois pas obligatoire).
Source : The Washington post -15 juin 2008

lundi, 2 juin 2008

Si t’es sage, tu seras privé d’écran

A Strasbourg, l’établissement situé en ZEP et ses 254 élèves en terminaient avec l’opération Dix jours sans écrans, une première en Europe selon les initiateurs du projet, l’institut strasbourgeois Eco-conseil (1) et la Chambre de consommation d’Alsace. Durant cette période, les enfants marquaient des points pour chaque tranche horaire passée loin de la télé, d’Internet et des consoles de jeux. Cinq points maximum pour un jour de semaine, jusqu’à sept le week-end.

Un taux de 89 % de réussite. L’initiative est inspirée des expériences similaires menées au Canada. Elle repose notamment « sur une étude faite par des universitaires de la côte ouest des Etats-Unis, à la fin des années 1990, qui montre qu’un sevrage de télé et de jeux vidéo entraîne chez les enfants une réduction de 40 % des violences physiques et de 50 % des violences verbales », explique Serge Hygen, chargé de mission chez Eco-conseil. « On n’est pas anti-télé, poursuit-il, mais on pense que ce que regardent les enfants, ce qui leur plaît le plus, ce sont des trucs un peu violents, qui leur donnent des sensations fortes. Je crois que ça a des effets. [...] je pense que les enfants se font une vision du monde très noire. Regardez le 20 heures : on passe de catastrophe en catastrophe, on a un pédophile par semaine… » Ce postulat posé, auquel s’ajoute l’idée de lutter contre l’obésité infantile, le projet a été présenté aux enseignants et aux parents, sous la forme d’un « match entre 254 enfants et 3 joueurs professionnels [télé, consoles, Internet, ndlr] ».

Avant de se lancer dans l’aventure, relate Serge Hygen, les élèves ont « listé toutes les activités qu’ils pourraient faire s’ils ne regardaient pas la télé : faire leurs devoirs, aider à la maison, jouer dehors »… Les parents ont été invités à jouer le jeu et à s’impliquer dans l’initiative en proposant et en encadrant des sorties le week-end (balades à vélo, baignades à la piscine). Des associations ont également été sollicitées pour organiser des activités sportives ou ludiques après les cours. « L’idée, ce n’était pas de se substituer aux écrans, mais de laisser enfants et parents s’organiser eux-mêmes et de ne mettre à disposition que quelques activités "roue de secours" en fin d’après-midi et le mercredi », précise Serge Hygen.

Au-delà des 89 % de réussite, des enseignants de l’école ont constaté que certains élèves étaient plus attentifs en cours, parfois mieux reposés. « J’ai fait 10 fautes à la dictée au lieu de 35 la dernière fois », affirme Alexandre, 9 ans, scolarisé en CM 1. L’élève, qui indique regarder la télé le matin avant d’aller à l’école et le soir après dîner, a occupé son temps à coups de tournois de foot, de vélo et de jeux de société avec sa sœur. « C’était dix jours magiques pour les enfants », assure Armelle, enseignante en charge d’une classe de CP : « Je ne sais pas si c’est à cause du défi ou du nombre de caméras et de micros qu’ils ont vus, qui ont provoqué pas mal d’effervescence ». Certains parents en ont aussi profité pour faire connaissance. « Je crois que les gens ont vécu socialement et en famille quelque chose de positif, et c’est déjà une grande partie de nos objectifs », observe Serge Hygen. « Le but n’est pas d’éteindre définitivement les écrans, reprend Xavier Rémy, mais d’apprendre aux enfants à faire des choix. Je suis sûr que désormais ils regarderont la télé d’un autre œil et qu’ils seront des consommateurs avertis. »

(1) Cet institut dispense des formations « d’éco-conseiller », pour des personnes amenées ensuite à travailler pour des collectivités locales et des associations actives sur le créneau développement durable. Eco-conseil s’est lancé dans ce projet après avoir rencontré Jacques Brodeur, de l’association Edupax, qui a initié ce genre de défis sans télé au Canada.

Source

lundi, 19 mai 2008

Mixité à tout prix : vers la fin d'un dogme ?

Le 15 mai 2008 restera-t-il dans les annales comme la première grande brèche dans le principe de mixité scolaire? Jeudi, le Parlement a en tous cas adopté définitivement la nouvelle loi anti-discrimination, après plusieurs discussions houleuses tant que le texte faisait encore la navette entre les deux assemblées.

Au détour de cette loi, s'installe en effet la possibilité d'organiser un enseignement séparé pour les garçons et les filles à l'école. La mixité s'était pourtant généralisée dès les années 60 dans l'éducation: une circulaire l'impose en juin 1965 pour toutes les nouvelles écoles élémentaires créées, avant de l'étendre à toutes les écoles primaires à la fin de la décennie. C'est, enfin, la loi Haby du 11 juillet 1975 qui allait rendre la mixité obligatoire dans l'enseignement public primaire et secondaire.

Cette disposition du texte finalement adopté a été très critiquée durant le travail parlementaire. Notamment au Sénat, massivement hostile à cette mesure, tous groupes politiques confondus. Début avril, Valérie Létard, secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité, avait d'ailleurs été largement interpellée lors de son audition par la commission des Affaires sociales.

C'est ce que raconte Sylvie Demarescaux, sénatrice du Nord (sans étiquette), qui déplore qu'aucun des trois amendements sénatoriaux soit finalement parvenu à infléchir le texte. Mercredi 14 mai, la veille de l'adoption définitive de la loi, la commission mixte paritaire avait en effet fait retirer ces trois amendements visant à supprimer la disposition liée à l'enseignement.

L'un de ces amendements émanait pourtant du centriste Nicolas About, qui préside les affaires sociales au palais du Luxembourg, et qui n'a pas hésité à parler "d'erreur gouvernementale".

Une directive européenne sert de bouc émissaire au gouvernement

De son côté, le gouvernement n'a cessé, jusqu'à l'adoption définitive du texte et malgré les discussions qu'il soulevait, d'arguer de son "absence de marge de manoeuvre", avançant l'obligation de transposer en droit français cinq directives européennes en matière de discrimination.

Source : Rue 89

vendredi, 16 mai 2008

Initiatives : Journée établissement autour de son patron

Dimanche, le lycée Jean-Paul II sera inauguré à Saint-Grégoire. Une réflexion est prévue autour de la personnalité de l'ancien pape, la veille, à Rennes.

Dimanche 18 mai, à 11 h 30, le nouveau Lycée Jean-Paul II à Saint-Grégoire sera inauguré en présence du cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue inter religieux, et de l'archevêque de Rennes, Mgr Pierre d'Ornellas.

La date de cette inauguration a été choisie pour coïncider avec l'anniversaire de la naissance de Karol Wojtyla (18 mai 1920), le futur Jean-Paul II. Mgr d'Ornellas indique que l'expérience de Jean-Paul II « d'enseignant et d'éducateur, sa vision de l'homme, son espérance sans faille, la force de son message pour le monde d'aujourd'hui et sa relation privilégiée avec les jeunes, ont été pris en compte pour le choix du nom du lycée ».

Un colloque et une veillée conférence

Pour approfondir le message que Jean-Paul II a laissé aux éducateurs et au monde, l'Enseignement catholique diocésain propose aux acteurs de l'éducation, responsables des mouvements et services de l'Église, aux parents d'élèves, un colloque (1) samedi 17, sur le thème : Jean-Paul II, un regard sur l'homme. Éduquer c'est toujours possible.

Pour clore la journée du 17 mai, tous les chrétiens d'Ille-et-Vilaine, jeunes et moins jeunes, seront invités à une veillée - conférence publique avec le cardinal Jean-Louis Tauran sur le thème « Jean-Paul II, un regard sur l'homme », à 20 h 30 à la cathédrale Saint-Pierre de Rennes. L'entrée sera libre.

Source : Ouest France

Suisse : Les paresseux n'ont qu'à payer

    Les universités suisses ne sont pas toutes égales face aux frais d’inscription. Dans le Tessin, ces frais s’élèvent à 2482 €, soit quatre fois plus qu’ailleurs en Suisse. Le gouvernement envisage une hausse générale de ces droits d’inscription. Mais la fédération des entreprises suisses, Economiesuisse, propose une alternative : faire payer davantage les étudiants « qui prennent leur temps », et pas du tout ceux qui réussissent et se dépêchent. Conclusion : un étudiant “paresseux“ ou “faible“ pourrait devoir verser jusqu’à 6200 € par an. Les universités devraient fixer elles-mêmes leurs critères d’appréciation des efforts fournis par les étudiants, voire des circonstances atténuantes. Plusieurs organisations étudiantes ont vivement protesté contre cette recommandation.


Source : Tages-Anzeiger, www.tagesanzeiger.ch, 25 avril 2008

mercredi, 14 mai 2008

L'école impuissante : cas pratique

Témoignage d'un Professeur Principal :


"La saison des conseils de classe arrive et son lot d'incompréhension qui va avec également. Nous faisons donc le bilan de la classe et de chaque élève qui la compose.

         Puis nous arrivons sur un cas particulier, qui, on aurait pu le croire nous prendrait beaucoup de temps mais en fait, c'est tout le contraire, il fût très rapide à traiter.

         Quel est ce cas ? Un élève qui comptabilise près de 60 demi journées d'absence lors du trimestre. Je précise qu'une semaine est composée de 9 demi journées. Autrement dit, nous atteignons un cumul de plus de 6,5 semaines d'absence sur la totalité du trimestre. Sachant qu'un trimestre compte 3 mois, et approximativement 12 semaines en retirant les vacances.

         Conclusion, cet élève est absent plus de la moitié du temps !!!

          Bien sûr, il y a eu un signalement auprès du rectorat, comme un certain nombre d'élèves au collège. Mais là, absent 1 fois sur 2, ça commence à faire pas mal. Ce n'est pas compliqué les nouveaux profs qui arrivent en cours d'année (oui, il y a beaucoup de remplaçants dans ce genre d'établissement), n'arrivent pas à savoir de quel élève nous parlons lors du conseil. Mais c'est compréhensible …

         Forcément vu ses absences répétées et prolongées, les résultats s'en ressentent. Il arrive à une moyenne lors de ce trimestre de 2. Sur 20 bien sûr …

         Et encore je parle de moyenne, mais il n'est pas noté dans la moitié des disciplines.

         Au 1er abord, nous pourrions nous dire que nous allons proposer le redoublement à cet élève. Mais c'est tout le contraire.

         Car cet élève a déjà redoublé, et comme l'éducation nationale le dit si bien : "Il a le bénéfice de l'âge.". C'est la formule choc employée à tour de bras, lors de ces réunions.

         Et puis, à quoi bon faire redoubler un élève absentéiste … ça ne serait en aucun cas profitable. Il faudrait lui trouver une structure adaptée, … qui n'existe pas. Eradiquer cet absentéisme, … mais après avoir envoyé des courriers à la famille, les avoirs appelés, rencontrés, puis fait un signalement académique, …

         L'établissement est un peu comme moi sur quelques points, il est pieds et poings liés.

         Conclusion, l'élève passera quoi qu'il se passe au trimestre suivant dans la classe supérieure. La solution ne s'arrangera probablement pas, puisque aucune modification n'est apportée.

         Dès fois, je me sens inutile, démuni de tout pouvoir, je constate que ma hiérarchie est comme moi, sans arme !

         Si toutefois, un jour on m'entend là haut … pensez à nous donner un quelconque poids. Merci d'avance."
Source

lundi, 5 mai 2008

Le capital humain : pour un investissement éducatif

    Quel est l'impact de l'enseignement et de l'apprentissage sur la société et l'économie ? Que faire pour réduire les inégalités dans le domaine de l'éducation ? Et comment garantir à chacun, à toutes les étapes de sa vie, la possibilité de suivre la formation qui lui sera la plus profitable et lui permettra de développer pleinement ses compétences ?
    Ce document s'appuie sur les ressources exceptionnelles dont dispose l'OCDE pour répondre à ces questions fondamentales. À partir d'études et d'analyses portant sur les 30 pays membres de l'OCDE, il explique pourquoi le capital humain détermine de plus en plus l'aptitude des individus et de la collectivité à faire face à l'évolution de la société et de l'économie. Ce document s'intéresse aussi aux raisons pour lesquelles les pays parviennent ou non à offrir l'enseignement et la formation nécessaires pour répondre aux besoins des individus toute leur vie durant.

    Source : OCDE

    Document en annexe

vendredi, 2 mai 2008

De plus en plus d'ados tombent enceintes

Françoise Berger, responsable du Centre de planification [sic], d'éducation familiale [resic] et d'interruption volontaire de grossesse du centre hospitalier de Cornouaille, s'inquiète :

"Dans mon service, les interruptions volontaires de grossesse chez les mineures ont augmenté, depuis 1999, de 200%. Les moins de 15 ans sont de plus en plus concernées."

La contraception est un échec, malgré les millions investis dans les campagnes.

"Un million de boîtes vendues en 2007 et pas de diminution du nombre d'IVG... Est-elle bien utilisée ?"

Malgré cet échec, on réemploie les mêmes méthodes sclérosées : le centre hospitalier a donc lancé une campagne de sensibilisation :

"Une plaquette d'information a été réalisée et de grandes affiches sont placardées en ville. L'objectif n'est surtout pas de stigmatiser les jeunes filles. Elles sont et seront toujours les bienvenues dans les centres de planification [mais pas leur enfant...]. Mais il faut interpeller la population. Est-il normal qu'une ado de 14 ans tombe enceinte sans l'avoir voulu

NDLR : Ces étude remettent en cause la croyance selon laquelle plus de contraception fait diminuer le nombre d'avortements

Source : SB

mardi, 29 avril 2008

Les historiens se battent pour l’accès aux archives

Les députés, qui examinent mardi 29 avril un projet de loi sur les archives, devraient revenir en partie sur des amendements sénatoriaux qui rendraient plus difficile le travail des chercheurs.

Source : La Croix

samedi, 26 avril 2008

Grandes écoles : des sanctions sévères contre le plagiat

    Une étude montre que 77,7 % des étudiants déclarent avoir recours au copier-coller et que tous les enseignants ont été confrontés à ce phénomène.   

    Exclusion pure et simple, interdiction de passer son diplôme pendant une certaine durée, non-validation d'un semestre et même exclusion «virtuelle» de l'école, c'est-à-dire du réseau sur lequel travaillent les étudiants. Face au phénomène du plagiat, les grandes écoles ont décidé de sévir.

Source : Le Figaro

jeudi, 24 avril 2008

Le projet SLECC souligne l'importance des apprentissages "mécaniques"

    Face aux critiques des 19 associations qui dénoncent le "mécanisme" des nouveaux programmes leSLECC manifeste que l'apprentissage ne peut faire l'économie d'une certaine automatisation.

 Qui a dit que "l'enseignement est fait de répétition" ?

 Qui a dit "qu'il faut oublier sept fois une chose pour la connaitre" ?

En quoi apprendre par coeur empêche t il d'apprendre avec le coeur ?

Regards sur l'éducation 2007 : les indicateurs de l'OCDE

Les études de l'OCDE sont en ligne ICI

mardi, 22 avril 2008

Quebec : Le retour du vouvoiement

    Au moment où Québec annonce un plan pour s'attaquer à la violence à l'école, la Commission scolaire de Montréal va encore plus loin et songe même à ramener le vouvoiement dans tous ses établissements.

    Différentes pistes, comme des codes de vie plus stricts ou l'obligation du vouvoiement, seront étudiées au cours des prochains mois. La CSDM tiendra aussi un forum sur le civisme en janvier 2009.

    Impolitesses

    Des écoliers qui s'adressent à des adultes comme à un camarade, des jeunes qui utilisent un langage vulgaire et d'autres qui ignorent quand il faut s'excuser, autant de signes que la politesse est en perte de vitesse dans les écoles, selon Mme De Courcy, qui juge que le manque de civisme peut nourrir la violence.

Source

Suisse : des tests de détection du cannabis à l'école

Les directeurs d'école vaudois pourraient bientôt soumettre leurs élèves à des tests de détection du cannabis. Le Grand Conseil vaudois a accepté mardi une motion du médecin lausannois Jacques-André Haury (Alliance du Centre).


Source : 24 Heures

mercredi, 2 avril 2008

L'uniforme à l'école : Le rêve d'un enseignant soixante huitard de banlieue

    La seule réaction qui fait l'unanimité des adultes de la chaîne éducative - profs, administration, parents- c'est une même réprobation du « look » des élèves. Cette foire aux marques, cette surenchère dans la provocation - haut des slips, des strings (à quand le bas ?). Seins à demi dévoilés, aux trois quarts (à quand la nudité ?). Tatouages et anneaux un peu partout - sont dommageables au travail mais aussi à l'égalité sociale. Le fric est roi. Il se voit. 0n l'exhibe. Kookaï, Nike.

    Un témoignage sur le vif, doublé d'une proposition aussi pertinente qu'impertinente. À l'occasion d'un jumelage avec un lycée cambodgien, un professeur de Courbevoie découvre le fossé des mentalités, entre deux jeunesse de même génération, notamment autour de l'uniforme scolaire. Et si on osait...

jeudi, 27 mars 2008

indiscipline technologique

"Les élèves qui autrefois posaient des problèmes de discipline en classe utilisent maintenant de plus en plus les TIC pour manifester leur indiscipline".  Par exemple en harcelant à coup de textos leur professeur ou en affichant sur un site des photos volées. En réponse à cette affirmation de la secrétaire générale du syndicat anglais de professeurs NASUWT, le ministre de l'éducation a promis un plan de lutte contre le harcèlement électronique des enseignants. Il s'appuiera sur la responsabilisation des parents d'élèves. Les téléphones portables pourraient être redéfinis comme '"arme par destination".

L'Education nationale s'attaque à l'absentéisme scolaire

Chaque année, l'absentéisme touche 275 000 élèves. Pour lutter contre ce phénomène, 80% des établissements publics sont désormais équipés de logiciels informatiques qui permettent de prendre contact très rapidement avec les parents. Une circulaire à  paraître "Vaincre l'absentéisme", prévoit de généraliser ce système. Par ailleurs, le texte précise la procédure à  suivre en cas d'absentéisme non justifié : convocation chez la conseillère principale d'éducation, entretien avec les parents au bout de la 3ème absence, puis transmission du dossier de l'élève à  l'inspecteur d'académie et au maire si le problème persiste.


Source
SMS ou coups de fil : l'école se mobilise contre l'absentéisme, Marie-Estelle Pech, Le Figaro, 27 mars 2008, p. 10.

mercredi, 26 mars 2008

Malgré les amendes l'absentéisme explose en Angleterre

L'absentéisme continue sa progression en Angleterre. Selon BBC News, en 2005-2006, le taux d'absentéisme a légèrement (de 1%) dans le secondaire. Mais il connaît une hausse de 7% dans le primaire. La stabilisation dans le secondaire n'est pas un bon résultat puisque le nombre d'absentéistes est passé de 566 664 élèves en 2001-2002 à 794 877 en 2005-2006.

Des chiffres qui ont un grand intérêt puisque l'Angleterre est le modèle dont s'inspire le gouvernement français sur ces questions. Bien avant l'adoption, ici, du "contrat parental",le gouvernement anglais a créé des sanctions financières pour les parents des absentéistes. Il est même allé plus loin puisque ceux-ci sont passibles de prison. L'échec de ces mesures de responsabilité familiale est patent.
Article BBC News


mardi, 25 mars 2008

Les syndicats anglais contre les classes trop chargées

"C'est un scandale national" clament, selon BBC News, le NUT, principal syndicat d'enseignant. Il se bat pour 20 élèves par classe au primaire à l'horizon 2020. Or actuellement la moyenne est à 25,8 (22,6 en France).

Article BBC News

Evaluation des classes de troisième


8 000 élèves de 3e ont subi une évaluation la semaine dernière. Le but : tester le niveau de français des collégiens. Un test équivalent est en vigueur pour les mathématiques. Ce test, déjà pratiqué l’an dernier, s’intitule "Maîtrise des connaissances de base". Selon les conclusions de la version 2007 rendues par le ministère de l'Education nationale, "80% des élèves de fin de 3e sont capables de reconnaître un texte explicatif, de distinguer les principaux genres de texte (...), de donner une interprétation d'un texte sans difficulté de compréhension".

Problème, des voix s’élèvent pour s’interroger sur le niveau de l'évaluation proposée. Même les collégiens testés avouent être perplexes. Ainsi, des élèves de 3e dans un collège de Boulogne-Billancourt donnent des exemples assez étonnants : "On nous présentait un poème en nous demandant de quel genre il s'agissait…", lance l'un. "On citait un adjectif en demandant si c'est un pronom, un nom ou un adjectif !", renchérit l'autre. D’ailleurs, une enseignante estime que les questions sont "très classiques et traditionnelles".

Le ministère reconnaît que ce questionnaire est facile, "car il teste les connaissances de base". Mais il précise également que ce test a pour objectif de mesurer les différences de niveau entre les collèges situés en zone "ambition réussite" et les autres. A ce jour aucun test ne mesure les connaissances littéraires des élèves.

Source
Ce test de français trop facile qui évalue les capacités des collégiens, Aude Sérès, Le Figaro, 21 mars 2008, p. 12.

lundi, 24 mars 2008

Langue française : une rupture dont on se passerait…

Extrait de Philippe de Saint-Robert , ancien commissaire général de la langue française dans le figaro du 18/03

    Dans Le Figaro du 26 fé­vrier dernier sont rapportés des propos tenus à Bruxelles par le ministre de l'Enseignement supérieur, Mme  Valérie Pé­cresse, d'après qui la France de­vrait… cesser de prétendre bannir l'usage de l'anglais !

    On croyait plutôt que ce sont les usagers de l'anglais qui s'em­ployaient à bannir l'usage du français, dont il convient de rappeler qu'il fut la langue de travail du Marché commun jusqu'à l'ar­rivée de l'Angleterre.

    Pour les fonctionnaires francophones qui se battent pour maintenir l'usage du français dans les grands organismes interna­tionaux, les propos de Mme Pé­cresse sonnent comme une insulte à leur travail et à leurs efforts, alors que toutes les organisations internationales incitent leurs fonctionnaires à parfaire leur connaissance du français.

    Mme Pécresse nous annonce qu'elle «ne milite pas pour im­poser l'usage déclinant (sic) du français dans les institutions européennes à l'occasion de la pro­c­haine présidence française de l'Union» . Bien que ministre de l'Enseignement supérieur, sans doute ignore-t-elle que le fait que le français a été la langue de la ­première encyclopédie universelle, montre assez qu'il peut être porteur d'une culture aussi scienti­fique que littéraire. C'est-à-dire que notre langue a vocation à conserver son caractère d'universalité, si l'on entend par là, non pas la prétention de tenir lieu de toutes les langues, mais la capacité pérenne de donner accès à tous les domaines de la culture scientifique, technique et philosophique.

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samedi, 22 mars 2008

Avez-vous le niveau d'orthographe d'un ingénieur?

    Comme l'année précédente, l'Ecole Centrale d'Electronique a organisé sa «Dictée ECE». Son ambition affichée : la réconciliation des futurs ingénieurs et des étudiants en science avec la langue française. Un pari osé. Car si la manifestation, placée sous le signe de la francophonie, a connu cette année un succès supérieur à l'année précédente, le niveau en orthographe des jeunes tend de son côté à chuter.

    Une dégradation que l'Education nationale et les entreprises observent et déplorent. Au cours de leur carrière, les élèves ingénieurs auront à concevoir des supports de présentation, à rédiger des recommandations et des documents techniques… Autant de tâches pour lesquelles les compétences scientifiques ne suffisent pas.

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Pimaire : Lire Ecrire salue la réforme Darcos

    Le Haut Conseil de l'Education a donné récemment une photographie du niveau des élèves de l'école primaire : 60% des élèves qui sortent du primaire atteignent les objectifs pédagogiques, 40% ne les atteignent pas, et que sur ces 40%, 15% sont en grande difficulté. 40%, c'est entre 5 et 15% de plus qu'en 2002, selon les études connues.

    Entre 2001 et 2006, les enquêtes internationales PIRLS et PISA montrent une chute significative des performances des élèves français. Dans cet intervalle, de nombreux pays sont passés devant la France, tant en lecture qu'en mathématiques.

    Sans reporter la totalité de cette aggravation sur les programmes de 2002,  on devrait cependant avoir l'honnêteté d'admettre qu'ils n'ont rien arrangé. Ce qui devrait inciter Messieurs Ferry et Lang à faire preuve d'une plus grande humilité. Et à se demander qui a nui jusqu'à présent « à la santé de notre système éducatif ».
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