lundi, 10 novembre 2008
Par veille-education le lundi, 10 novembre 2008, 13:05
Près de la moitié des
étudiants de la prestigieuse université de Cambridge tricheraient,
selon un sondage anonyme mené auprès de 1000 élèves. Les étudiants en
droit seraient les plus enclins au plagiat, 62% d’entre eux déclarant
avoir plusieurs fois enfreint les règles de l’université en la matière.
Et seuls 5% d’entre eux auraient été pris la main dans le sac. Les
étudiants déclarent notamment utiliser Wikipedia et le moteur de
recherche Google pour pondre des mémoires «copiés-collés» qui, selon un
témoignage, peuvent leur valoir de très bonnes notes. L’université de
Cambridge, qui n’a pas souhaité commenter ce sondage, a cependant
déclaré au journal étudiant Varsity qu’elle envisageait de se doter
d’un logiciel capable de détecter ce type de problème.
The Independent, www.independent.co.uk, 31 octobre 2008
jeudi, 6 novembre 2008
Par veille-education le jeudi, 6 novembre 2008, 20:54
Acquitté en 2005 après avoir comparu aux assises pour viol sur
mineure, l'homme poursuit aujourd'hui son ancienne élève pour
dénonciation calomnieuse. Une démarche peu fréquente.
C'est une affaire complexe qui va être examinée jeudi après-midi par
le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand. Un acquitté poursuit en
justice pour dénonciation calomnieuse son accusatrice trois ans après
le procès en assises où il avait été jugé pour viol.
Pierre
Royal a fait délivrer en février dernier une citation contre son
accusatrice de l'époque pour avoir dénoncé des «faits susceptibles
d'entraîner des sanctions judiciaires qu'elle savait inexacts». Selon
lui, «la fausseté des faits dénoncés résulte de l'arrêt d'acquittement
de la cour d'assises du Cantal, rendu le 11 avril 2005» .
Aujourd'hui
âgée de 26 ans, la jeune femme avait porté plainte pour des actes
remontant à 1997, alors qu'elle était une lycéenne de 15 ans, et avait
désigné le responsable des études de Saint-Alyre, un établissement
privé de Clermont-Ferrand.
Source : Le Figaro
Par veille-education le jeudi, 6 novembre 2008, 20:52
Les Français vouent à Françoise Dolto un véritable culte. Alors
qu'on s'apprête à célébrer le centenaire de sa naissance, l'héritage de
la psychanalyste commence pourtant à être discuté.
Tout en tremblant de toucher à la figure mythique, Didier Pleux revendique malgré tout un droit d'inventaire.
«
C'est toujours la même histoire ! Depuis des années, ceux qui se
risquent à critiquer son héritage sont suspectés de ne pas avoir lu
l'oeuvre. Et si les parents ont fabriqué des enfants rois, c'est qu'ils
n'ont rien compris, les pauvres, à ce qu'elle affirmait. Pourtant,
c'est bien ce qu'elle a dit et écrit qui pose problème. Quel que soit
son incontestable apport à la psychanalyse, Françoise Dolto ne croyait
tout simplement pas en l'éducation. Elle encourageait au contraire les
parents à se "déparentaliser", à n'être là, au fond, que pour garantir
la sécurité physique de leurs enfants, à avoir confiance en leur
capacité à devenir autonomes, pourvu que le complexe d'oedipe soit
sainement résolu. » Le psychologue fulmine à l'idée que France
Inter rediffuse, à l'occasion du centenaire, les fameuses émissions de
la psychanalyste. « Si des parents l'écoutent, c'est une catastrophe ! Laisser
un enfant manger, se laver, s'habiller quand et comme il veut, ne
jamais l'obliger à se mettre au lit, croire que reconnaître son désir
par la parole suffira comme par magie à lui faire admettre la
frustration de ne pas l'assouvir ! Mais enfin, quel parent est parvenu
à éduquer son enfant avec des principes aussi romantiques ? Tout cela
ne serait pas si grave si ces idées n'avaient pas justement imprégné,
en France, toutes nos instances éducatives ! Dans la plupart des
instituts de formation d'éducateurs sociaux et d'assistantes
maternelles, dans les IUFM, on continue à enseigner Françoise Dolto
comme un dogme incontestable. »
Source : Le Point
jeudi, 30 octobre 2008
Par veille-education le jeudi, 30 octobre 2008, 23:39
Le Figaro publie le discours prononcé mardi sous la coupole de l'Institut de France par Jacqueline de Romilly, dans le cadre de la séance solennelle de rentrée des cinq Académies, consacrée à l'éducation. Extraits :
"«Enseignement» et «éducation»
sont deux mots presque synonymes qui pourraient s'employer l'un pour
l'autre. Il existe cependant entre eux une légère nuance de sens : l'enseignement désigne avant tout la transmission des connaissances intellectuelles ; le mot « éducation» , qui a pu s'employer à propos d'animaux, désigne le fait de mener
un être à l'accomplissement de ses qualités propres ; pour l'homme, ces
qualités humaines concernent l'esprit, le caractère et l'aptitude à la
vie en société. Naturellement, enseignement intellectuel et formation morale ne vont jamais tout à fait l'un sans l'autre."
mardi, 14 octobre 2008
Par veille-education le mardi, 14 octobre 2008, 21:47
Les deux gérants d'une
société proposant de la vente d'alcool à domicile, et dont des tracts
avaient publicitaires été distribués le 3 octobre devant un
collège-lycée de Montgeron (Essonne), ont été interpellés et placés en
garde à vue mardi en fin d'après-midi, a-t-on appris de source
judiciaire.
Le parquet d'Evry a ouvert une
enquête, confiée à la Sûreté départementale, pour "provocation d'un
mineur à faire une consommation habituelle excessive d'alcool", selon
la même source.
Source : AFP
mardi, 7 octobre 2008
Par veille-education le mardi, 7 octobre 2008, 21:59
Les jeunes seraient-ils moins courageux
aujourd'hui qu'hier ? Rien n’est moins sûr. Mais sans doute faut-il les
aider à reconnaître davantage la force que l'être humain trouve dans
cette vertu.
Lire le dossier
vendredi, 3 octobre 2008
Par veille-education le vendredi, 3 octobre 2008, 21:05
Les IEP d’Aix-en-Provence, de Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et
Toulouse lancent le site www.tremplin-iep.net, le programme
d’entraînement officiel à leur nouveau concours commun. Les
inscriptions commenceront le 15 octobre 2008. L’objectif est clair :
« casser les marchands du temple », dit Pierre Mathiot, le directeur de
l’IEP de Lille, horrifié par l’inflation des tarifs pratiqués par les
prépas privées (jusqu’à 7 000 euros l’année).
Un campus virtuel
Les IEP organisateurs du nouveau concours commun ont donc décidé de
concevoir et de labelliser le site www.tremplin-iep.net, une prépa en
ligne « au juste prix ». Pour cela, ils ont sollicité le groupement
d’intérêt public Santexcel, spécialiste de la formation continue et de
la préparation aux concours.
En plus des contenus classiques (cours, fiches de lectures,
exercices), les élèves, qui devront rendre par correspondance neuf
devoirs au cours de leur entraînement, auront accès à un tutorat
personnalisé : ils pourront contacter les enseignants par mail. Ils
pourront également échanger leurs impressions sur des forums, et une
fois par mois, ils pourront tchater avec un directeur d’IEP.
Une prépa à prix coûtant
Le coût de la préparation devrait être de 390 euros (250 euros pour
les boursiers). « C’est le prix coûtant », affirme Philippe Destable,
le coordinateur du projet. « Si des bénéfices devaient être réalisés, à
la faveur de la montée en puissance du dispositif, ils seraient
immédiatement réinjectés dans les politiques de démocratisation des
IEP », explique-t-il. Un coût fixe ? La labellisation d’une préparation
aux concours par des IEP est une première. Sciences Po Paris n’a jamais
présenté comme officielle la préparation de La documentation française,
dont il est pourtant partenaire. Les six partenaires mettent en avant
leur volonté de démocratiser l’accès au concours. On craint pourtant
l’effet pervers : entre prépa officielle et prépa obligatoire, le pas
pourrait être rapidement franchi. « Que la prépa en ligne devienne
comme un frais fixe du concours n’est pas à exclure », concède Joël
Petey, directeur des études de l’IEP de Strasbourg.
Par veille-education le vendredi, 3 octobre 2008, 20:21
La CNAFC édite Parents-enfants, vivre les conflits aux Éditions de l’Emmanuel
Les conflits entre parents et enfants sont sources de questions, de
doutes et les occasions de confrontation ne manquent pas. Dès lors
comment les vivre plus sereinement ? Comment les dépasser sans les nier
? Comment construire à partir d’eux ? Que découvrir au détour de ces
échanges tendus ?
Cet ouvrage rédigé par Marie-Paule Mordefroid est issu de l’expérience
et de la réflexion des familles participant aux Chantiers-Éducation. En
prolongeant le travail initié au sein des Chantiers-Éducation, la CNAFC
souhaite aider les parents, comme premiers éducateurs de leurs enfants,
à mieux vivre les conflits et à les gérer de manière plus sereine et
équilibrante pour l’ensemble de la famille.
Lire la suite
jeudi, 18 septembre 2008
Par veille-education le jeudi, 18 septembre 2008, 23:19
Rapport produit par Eurydice
Les
responsabilités des enseignants européens ont évolué depuis plusieurs
années et la formation s'est développée. C'est ce qui ressort d'une
étude menée dans 30 pays européens sur le niveau d'autonomie
pédagogique des établissements et des professeurs. Dans la plupart de
ces états des réformes ont été engagées. Les enseignants sont notamment
davantage impliqués dans les réformes et la définition des
enseignements. Ils sont également incités à travailler en équipe.
Autre nouveauté : une définition du temps de travail enseignant qui
n'est plus simplement du temps de présence devant élèves. Enfin
l'évaluation reste le point faible dans les différents systèmes.
Cliquez ici pour
accéder au rapportNDLR : A rapprocher des conclusions du sondage concernant les propositions du rapport Pochard:
52 % des enseignants sont opposés à ce que la classification
de la rémunération en hors classe (rémunération maximum hors catégorie) soit
définie sur des critères de mérite.
71 % des enseignants ne sont pas favorables à une plus grande
intervention des chefs d’établissements dans leur processus d’affectation et de
mutation ; 73 % sont opposés à l’intervention
des chefs d’établissements dans leur évaluation
79 % à ce que les primes
ou indemnités soient modulées par ces derniers.
vendredi, 4 juillet 2008
Par veille-education le vendredi, 4 juillet 2008, 23:55
La Finlande caracole loin
en tête du classement international effectué par l’étude PISA auprès
des pays de l’OCDE. Comparativement, les Finlandais de 15 ans ont des
connaissances et aptitudes bien supérieures en maths, en sciences ainsi
qu’en grammaire et orthographe. D’où une ruée vers la Finlande
d’experts et de politiciens étrangers, soucieux de découvrir les
“bonnes recettes“ de l’école finlandaise. Le gouvernement finlandais a
même dû désigner des écoles qui, alternativement, accueillent les
visiteurs. Reste à déterminer ce qui, dans un modèle qui fonctionne,
est reproductible dans un autre pays et un autre système éducatif.
Ainsi l’apprentissage de la lecture est-il par exemple plus aisé en
Finlande qu’au Royaume-Uni : le finnois a une logique phonétique simple
et pas de mots irréguliers. En revanche, la prise en charge précoce et
énergique des élèves perturbateurs est un principe qui peut s’appliquer
ailleurs. Encore faut-il apprécier les différences culturelles :
travail et comportement raisonnable font ainsi partie de la mentalité
finlandaise. Il est donc largement admis que chacun doit rentrer dans
le rang. Conséquence parmi d’autres : les jeunes diplômés les plus
brillants sont attirés par la carrière d’enseignant
The Economist, www.economist.co.uk, 28 juin 2008
mercredi, 2 juillet 2008
Par veille-education le mercredi, 2 juillet 2008, 23:52
IL FUT longtemps le
mauvais élève de Seine-Saint-Denis. Il est désormais cité en exemple. Depuis deux ans le lycée
professionnel et technique Paul-Le Rolland, à Drancy, a fait de la lutte contre l'absentéisme
sa priorité.
Ici, les amateurs d'école buissonnière sont implacablement sanctionnés.
Tous les
matins les surveillants font le tour des classes et alertent systématiquement les parents des
élèves absents. Dès la quatrième demi-journée d'absence, l'établissement constitue un dossier
individuel de suivi de l'assiduité (Disa) - il y en a eu une soixantaine cette année. Après
sept demi-journées d'absence les parents sont convoqués par le proviseur.
Un meilleur taux de réussite au bac
Un deuxième avertissement se traduit par une convocation individuelle
devant le groupe d'aide à l'insertion, composé notamment du proviseur, du conseiller d'orientation,
du psychologue, de l'assistante sociale et du professeur principal. Au troisième avertissement
c'est une convocation à l'inspection académique et la menace d'une amende de 750 €. « Au cours
de ces échanges, nous découvrons des problèmes de surendettement, de divorce, de mauvaise orientation...
L'absentéisme n'est que le symptôme d'un mal-être », explique Marc Dreyfus, le proviseur.
Les
résultats sont à la hauteur de l'arsenal répressif : en deux ans, l'absentéisme a diminué de
40 %, et le taux de réussite au bac général est passé de 31 % en 2002 à 70 % l'an dernier.
Source : LE Parisien
dimanche, 29 juin 2008
Par veille-education le dimanche, 29 juin 2008, 22:51
Si les écoles qui comptent
nombre d’élèves pauvres ou issus des minorités ont toujours tendance
aux Etats-Unis à recueillir les enseignants les moins qualifiés (et ce
en dépit de la loi du No Child Left behind passée en 2001,
qui prévoit un prof hautement qualifié dans chaque classe), la ville de
New York a pour sa part réussi à rapidement réduire l’écart entre
établissements riches et pauvres. L’Etat de New York a en effet passé
des lois pour abolir les licences temporaires et durcir les conditions
de formation et de recrutement des enseignants. L’évaluation des
enseignants- qui détermine leur embauche- prend désormais en compte de
nouveaux critères, parmi lesquels l’expérience professionnelle, les
notes obtenues par l’enseignant au SAT (l’un des diplômes d’entrée à
l’université) ou encore le classement de l’université où il a fait ses
études. Une étude du National Bureau of Economic Research
montre qu’entre 2000 et 2005, l’écart en matière de qualification des
profs entre écoles riches et pauvres a été sensiblement réduit à New
York.
The New York Times,www.nytimes.com, 23 juin 2008
mercredi, 25 juin 2008
Par veille-education le mercredi, 25 juin 2008, 16:47
Il
s'était fait traiter de "connard", il avait répondu par une gifle. Un
professeur de Berlaimont comparaît aujourd'hui devant un tribunal
correctionnelL'avocat du professeur plaidera la relaxe.Le 28 janvier 2008, José Laboureur, professeur de Technologie à Berlaimont, dans le Nord, avait poussé contre une porte puis giflé un élève de 11 ans qui refusait de ranger une table au fond de la classe. Un geste brutal survenu après que le collégien l'eut traité de "connard" en le regardant dans les yeux. Le père du mineur, gendarme, avait déposé plainte, entraînant le placement en garde à vue du professeur pendant 24 heures. Son procès s'ouvre ce mercredi devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord.
"Il attend de son procès de pouvoir expliquer pourquoi il a pu pousser cet élève et lui administrer une gifle, expliquer qu'à ses yeux, il était dans le cadre de son exercice professionnel face à un élève qui le provoquait et cherchait l'affrontement", résume Me Jean-Marc Villesèche, l'avocat de José Laboureur, qui plaidera la relaxe de son client.
NDLR : Décision finale : Le parquet a requis à l'encontre de l'enseignant une amende de 800 euros. Selon son avocat, "à ses yeux, il était dans le cadre de son exercice professionnel face à un élève qui le provoquait et cherchait l'affrontement".
Source : LCI
samedi, 21 juin 2008
Par veille-education le samedi, 21 juin 2008, 23:27
Près de
Glasgow, d'anciens militaires sont employés dans des établissements
scolaires difficiles. Si l'idée ne passe pas en France, elle charme la
Grande-Bretagne.
Par veille-education le samedi, 21 juin 2008, 18:57
Un nombre toujours plus important d’écoles publiques américaines proposent des cours séparant les filles des garçons.
Il y a une décennie, elles n’étaient qu’une poignée d’écoles publiques à proposer des cours non mixtes. A l’automne prochain, elles seront 500 à séparer garçons et filles selon la National Association for Single Sex Public Education.
En 2002, la loi du No Child Left Behind présentait les classes à sexe unique comme une façon «innovante» d’améliorer les résultats des élèves. Et en 2006, un amendement aux lois fédérales anti-discrimination qui, avaient jusque-là empêché l’implantation des cours à sexe unique dans de nombreuses écoles, a permis dans plusieurs établissements la mise en place d’une nouvelle organisation des classes (cet enseignement n’est toutefois pas obligatoire).
Source : The Washington post -15 juin 2008
lundi, 2 juin 2008
Par veille-education le lundi, 2 juin 2008, 21:32
A Strasbourg, l’établissement situé en ZEP et ses 254 élèves en
terminaient avec l’opération Dix jours sans écrans, une première en Europe
selon les initiateurs du projet, l’institut strasbourgeois Eco-conseil (1) et
la Chambre de consommation d’Alsace. Durant cette période, les enfants
marquaient des points pour chaque tranche horaire passée loin de la télé,
d’Internet et des consoles de jeux. Cinq points maximum pour un jour de
semaine, jusqu’à sept le week-end.
Un taux de 89 % de réussite. L’initiative est inspirée des
expériences similaires menées au Canada. Elle repose notamment « sur
une étude faite par des universitaires de la côte ouest des Etats-Unis, à la
fin des années 1990, qui montre qu’un sevrage de télé et de jeux vidéo entraîne
chez les enfants une réduction de 40 % des violences physiques et de
50 % des violences verbales », explique Serge Hygen, chargé de
mission chez Eco-conseil. « On n’est pas anti-télé, poursuit-il, mais
on pense que ce que regardent les enfants, ce qui leur plaît le plus, ce sont
des trucs un peu violents, qui leur donnent des sensations fortes. Je crois que
ça a des effets. [...] je pense que les
enfants se font une vision du monde très noire. Regardez le 20 heures : on
passe de catastrophe en catastrophe, on a un pédophile par semaine… »
Ce postulat posé, auquel s’ajoute l’idée de lutter contre l’obésité infantile,
le projet a été présenté aux enseignants et aux parents, sous la forme d’un « match
entre 254 enfants et 3 joueurs professionnels [télé, consoles, Internet,
ndlr] ».
Avant de se lancer dans l’aventure, relate Serge Hygen, les
élèves ont « listé toutes les activités qu’ils pourraient faire s’ils
ne regardaient pas la télé : faire leurs devoirs, aider à la maison, jouer
dehors »… Les parents ont été invités à jouer le jeu et à s’impliquer
dans l’initiative en proposant et en encadrant des sorties le week-end (balades
à vélo, baignades à la piscine). Des associations ont également été sollicitées pour organiser des
activités sportives ou ludiques après les cours. « L’idée, ce n’était
pas de se substituer aux écrans, mais de laisser enfants et parents s’organiser
eux-mêmes et de ne mettre à disposition que quelques activités "roue de
secours" en fin d’après-midi et le mercredi », précise Serge
Hygen.
Au-delà des 89 % de réussite, des enseignants de l’école ont
constaté que certains élèves étaient plus attentifs en cours, parfois mieux
reposés. « J’ai fait 10 fautes à la dictée au lieu de 35 la dernière
fois », affirme Alexandre, 9 ans, scolarisé en CM 1. L’élève, qui
indique regarder la télé le matin avant d’aller à l’école et le soir après
dîner, a occupé son temps à coups de tournois de foot, de vélo et de jeux de
société avec sa sœur. « C’était dix jours magiques pour les
enfants », assure Armelle, enseignante en charge d’une classe de
CP : « Je ne sais pas si c’est à cause du défi ou du nombre de
caméras et de micros qu’ils ont vus, qui ont provoqué pas mal
d’effervescence ». Certains parents en ont aussi profité pour faire
connaissance. « Je crois que les gens ont vécu socialement et en famille
quelque chose de positif, et c’est déjà une grande partie de nos
objectifs », observe Serge Hygen. « Le but n’est pas d’éteindre
définitivement les écrans, reprend Xavier Rémy, mais d’apprendre aux
enfants à faire des choix. Je suis sûr que désormais ils regarderont la télé
d’un autre œil et qu’ils seront des consommateurs avertis. »
(1) Cet institut dispense des formations « d’éco-conseiller »,
pour des personnes amenées ensuite à travailler pour des collectivités locales
et des associations actives sur le créneau développement durable. Eco-conseil
s’est lancé dans ce projet après avoir rencontré Jacques Brodeur, de l’association
Edupax, qui a initié ce genre de défis sans télé au Canada.
Source
lundi, 19 mai 2008
Par veille-education le lundi, 19 mai 2008, 21:57
Le 15 mai 2008 restera-t-il dans les annales comme la première grande brèche
dans le principe de mixité scolaire? Jeudi, le Parlement a en tous cas adopté
définitivement la nouvelle loi anti-discrimination, après plusieurs discussions
houleuses tant que le texte faisait encore la navette entre les deux
assemblées.
Au détour de cette loi, s'installe en effet la possibilité d'organiser un
enseignement séparé pour les garçons et les filles à l'école. La mixité s'était
pourtant généralisée dès les années 60 dans l'éducation: une circulaire
l'impose en juin 1965 pour toutes les nouvelles écoles élémentaires créées,
avant de l'étendre à toutes les écoles primaires à la fin de la décennie.
C'est, enfin, la loi Haby du 11 juillet 1975 qui allait rendre la mixité obligatoire
dans l'enseignement public primaire et secondaire.
Cette disposition du texte finalement adopté a été très critiquée durant le
travail parlementaire. Notamment au Sénat, massivement hostile à cette mesure,
tous groupes politiques confondus. Début avril, Valérie Létard, secrétaire
d'Etat chargée de la Solidarité, avait d'ailleurs été largement interpellée
lors de son audition par la commission des Affaires sociales.
C'est ce que raconte Sylvie Demarescaux, sénatrice du Nord (sans étiquette),
qui déplore qu'aucun des trois amendements sénatoriaux soit finalement parvenu
à infléchir le texte. Mercredi 14 mai, la veille de l'adoption définitive de la
loi, la commission mixte paritaire avait en effet fait retirer ces trois
amendements visant à supprimer la disposition liée à l'enseignement.
L'un de ces amendements émanait pourtant du centriste Nicolas About, qui
préside les affaires sociales au palais du Luxembourg, et qui n'a pas hésité à
parler "d'erreur gouvernementale".
Une directive européenne sert de bouc émissaire au gouvernement
De son côté, le gouvernement n'a cessé, jusqu'à l'adoption définitive du
texte et malgré les discussions qu'il soulevait, d'arguer de son "absence
de marge de manoeuvre", avançant l'obligation de transposer en droit
français cinq directives européennes en matière de discrimination.
Source : Rue 89
vendredi, 16 mai 2008
Par veille-education le vendredi, 16 mai 2008, 22:22
Dimanche, le lycée Jean-Paul II sera inauguré à
Saint-Grégoire. Une réflexion est prévue autour de la personnalité de
l'ancien pape, la veille, à Rennes.
Dimanche
18 mai, à 11 h 30, le nouveau Lycée Jean-Paul II à Saint-Grégoire sera
inauguré en présence du cardinal Jean-Louis Tauran, président du
Conseil pontifical pour le dialogue inter religieux, et de l'archevêque
de Rennes, Mgr Pierre d'Ornellas.
La date de cette inauguration a
été choisie pour coïncider avec l'anniversaire de la naissance de Karol
Wojtyla (18 mai 1920), le futur Jean-Paul II. Mgr d'Ornellas indique
que l'expérience de Jean-Paul II « d'enseignant et d'éducateur, sa
vision de l'homme, son espérance sans faille, la force de son message
pour le monde d'aujourd'hui et sa relation privilégiée avec les jeunes,
ont été pris en compte pour le choix du nom du lycée ».
Un colloque et une veillée conférence
Pour
approfondir le message que Jean-Paul II a laissé aux éducateurs et au
monde, l'Enseignement catholique diocésain propose aux acteurs de
l'éducation, responsables des mouvements et services de l'Église, aux
parents d'élèves, un colloque (1) samedi 17, sur le thème : Jean-Paul II, un regard sur l'homme. Éduquer c'est toujours possible.
Pour
clore la journée du 17 mai, tous les chrétiens d'Ille-et-Vilaine,
jeunes et moins jeunes, seront invités à une veillée - conférence
publique avec le cardinal Jean-Louis Tauran sur le thème « Jean-Paul II, un regard sur l'homme », à 20 h 30 à la cathédrale Saint-Pierre de Rennes. L'entrée sera libre.
Source : Ouest France
Par veille-education le vendredi, 16 mai 2008, 22:07
Les universités suisses
ne sont pas toutes égales face aux frais d’inscription. Dans le Tessin,
ces frais s’élèvent à 2482 €, soit quatre fois plus qu’ailleurs en
Suisse. Le gouvernement envisage une hausse générale de ces droits
d’inscription. Mais la fédération des entreprises suisses,
Economiesuisse, propose une alternative : faire payer davantage les
étudiants « qui prennent leur temps », et pas du tout ceux qui
réussissent et se dépêchent. Conclusion : un étudiant “paresseux“ ou
“faible“ pourrait devoir verser jusqu’à 6200 € par an. Les universités
devraient fixer elles-mêmes leurs critères d’appréciation des efforts
fournis par les étudiants, voire des circonstances atténuantes.
Plusieurs organisations étudiantes ont vivement protesté contre cette
recommandation.
Source : Tages-Anzeiger, www.tagesanzeiger.ch, 25 avril 2008
mercredi, 14 mai 2008
Par veille-education le mercredi, 14 mai 2008, 18:37
Témoignage d'un Professeur Principal :
"La saison des conseils de classe arrive et son lot
d'incompréhension qui va avec également. Nous faisons donc le bilan de la
classe et de chaque élève qui la compose.
Puis nous
arrivons sur un cas particulier, qui, on aurait pu le croire nous prendrait
beaucoup de temps mais en fait, c'est tout le contraire, il fût très rapide à
traiter.
Quel est ce
cas ? Un élève qui comptabilise près de 60 demi journées d'absence lors du
trimestre. Je précise qu'une semaine est composée de 9 demi journées. Autrement
dit, nous atteignons un cumul de plus de 6,5 semaines d'absence sur la totalité
du trimestre. Sachant qu'un trimestre compte 3 mois, et approximativement 12
semaines en retirant les vacances.
Conclusion,
cet élève est absent plus de la moitié du temps !!!
Bien sûr, il y a eu un signalement
auprès du rectorat, comme un certain nombre d'élèves au collège. Mais là,
absent 1 fois sur 2, ça commence à faire pas mal. Ce n'est pas compliqué les
nouveaux profs qui arrivent en cours d'année (oui, il y a beaucoup de
remplaçants dans ce genre d'établissement), n'arrivent pas à savoir de quel
élève nous parlons lors du conseil. Mais c'est compréhensible …
Forcément vu
ses absences répétées et prolongées, les résultats s'en ressentent. Il arrive à
une moyenne lors de ce trimestre de 2. Sur 20 bien sûr …
Et encore je
parle de moyenne, mais il n'est pas noté dans la moitié des disciplines.
Au 1er
abord, nous pourrions nous dire que nous allons proposer le redoublement à cet
élève. Mais c'est tout le contraire.
Car cet
élève a déjà redoublé, et comme l'éducation nationale le dit si bien : "Il
a le bénéfice de l'âge.". C'est la formule choc employée à tour de bras,
lors de ces réunions.
Et puis, à
quoi bon faire redoubler un élève absentéiste … ça ne serait en aucun cas
profitable. Il faudrait lui trouver une structure adaptée, … qui n'existe pas.
Eradiquer cet absentéisme, … mais après avoir envoyé des courriers à la
famille, les avoirs appelés, rencontrés, puis fait un signalement académique, …
L'établissement est un peu comme moi sur quelques points, il est pieds
et poings liés.
Conclusion,
l'élève passera quoi qu'il se passe au trimestre suivant dans la classe
supérieure. La solution ne s'arrangera probablement pas, puisque aucune
modification n'est apportée.
Dès fois, je
me sens inutile, démuni de tout pouvoir, je constate que ma hiérarchie est
comme moi, sans arme !
Si toutefois, un jour on
m'entend là haut … pensez à nous donner un quelconque poids. Merci d'avance."
Source
lundi, 5 mai 2008
Par veille-education le lundi, 5 mai 2008, 22:50
Quel est l'impact
de l'enseignement et de l'apprentissage sur la société et l'économie ? Que
faire pour réduire les inégalités dans le domaine de l'éducation ? Et comment
garantir à chacun, à toutes les étapes de sa vie, la possibilité de suivre la
formation qui lui sera la plus profitable et lui permettra de développer
pleinement ses compétences ?
Ce document s'appuie sur les ressources exceptionnelles dont dispose l'OCDE
pour répondre à ces questions fondamentales. À partir d'études et d'analyses
portant sur les 30 pays membres de l'OCDE, il explique pourquoi le capital
humain détermine de plus en plus l'aptitude des individus et de la collectivité
à faire face à l'évolution de la société et de l'économie. Ce document s'intéresse aussi aux raisons pour lesquelles les pays parviennent ou non à
offrir l'enseignement et la formation nécessaires pour répondre aux besoins des
individus toute leur vie durant.
Source : OCDE
Document en annexe
une annexe
vendredi, 2 mai 2008
Par veille-education le vendredi, 2 mai 2008, 11:47
Françoise Berger, responsable du Centre de planification [sic],
d'éducation familiale [resic] et d'interruption volontaire de grossesse
du centre hospitalier de Cornouaille, s'inquiète :
"Dans mon service, les interruptions volontaires de grossesse chez les mineures ont augmenté, depuis 1999, de 200%. Les moins de 15 ans sont de plus en plus concernées."
La contraception est un échec, malgré les millions investis dans les campagnes.
"Un million de boîtes vendues en 2007 et pas de diminution du nombre d'IVG... Est-elle bien utilisée ?"
Malgré
cet échec, on réemploie les mêmes méthodes sclérosées : le centre
hospitalier a donc lancé une campagne de sensibilisation :
"Une plaquette d'information a été réalisée et de grandes affiches
sont placardées en ville. L'objectif n'est surtout pas de stigmatiser
les jeunes filles. Elles sont et seront toujours les bienvenues dans
les centres de planification [mais pas leur enfant...]. Mais il faut interpeller la population. Est-il normal qu'une ado de 14 ans tombe enceinte sans l'avoir voulu
NDLR : Ces étude remettent en cause la croyance selon laquelle plus de contraception fait diminuer le nombre d'avortements
Source : SB
mardi, 29 avril 2008
Par veille-education le mardi, 29 avril 2008, 11:13
Les députés, qui examinent mardi 29 avril un
projet de loi sur les archives, devraient revenir en partie sur des
amendements sénatoriaux qui rendraient plus difficile le travail des
chercheurs.
Source : La Croix
samedi, 26 avril 2008
Par veille-education le samedi, 26 avril 2008, 18:39
Une étude montre que 77,7 % des étudiants déclarent
avoir recours au copier-coller et que tous les enseignants ont été
confrontés à ce phénomène. Exclusion pure et simple, interdiction de passer son diplôme pendant
une certaine durée, non-validation d'un semestre et même exclusion
«virtuelle» de l'école, c'est-à-dire du réseau sur lequel travaillent
les étudiants. Face au phénomène du plagiat, les grandes écoles ont
décidé de sévir.
Source : Le Figaro
jeudi, 24 avril 2008
Par veille-education le jeudi, 24 avril 2008, 20:56
Face aux critiques des 19 associations qui dénoncent le "mécanisme" des nouveaux programmes leSLECC manifeste que l'apprentissage ne peut faire l'économie d'une certaine automatisation.
Qui a dit que "l'enseignement est fait de répétition" ?
Qui a dit "qu'il faut oublier sept fois une chose pour la connaitre" ?
En quoi apprendre par coeur empêche t il d'apprendre avec le coeur ?
Par veille-education le jeudi, 24 avril 2008, 20:36
Les études de l'OCDE sont en ligne ICI
mardi, 22 avril 2008
Par veille-education le mardi, 22 avril 2008, 21:05
Au moment où Québec annonce un plan pour
s'attaquer à la violence à l'école, la Commission scolaire de Montréal
va encore plus loin et songe même à ramener le vouvoiement dans tous
ses établissements.
Différentes pistes, comme des codes de vie
plus stricts ou l'obligation du vouvoiement, seront étudiées au cours
des prochains mois. La CSDM tiendra aussi un forum sur le civisme en
janvier 2009.
Impolitesses
Des écoliers qui s'adressent à des adultes comme à un camarade,
des jeunes qui utilisent un langage vulgaire et d'autres qui ignorent
quand il faut s'excuser, autant de signes que la politesse est en perte
de vitesse dans les écoles, selon Mme De Courcy, qui juge que le manque
de civisme peut nourrir la violence.
Source
Par veille-education le mardi, 22 avril 2008, 20:56
Les directeurs d'école vaudois pourraient bientôt soumettre leurs
élèves à des tests de détection du cannabis. Le Grand Conseil vaudois a
accepté mardi une motion du médecin lausannois Jacques-André Haury
(Alliance du Centre).
Source : 24 Heures
mercredi, 2 avril 2008
Par veille-education le mercredi, 2 avril 2008, 17:36
La seule réaction qui fait l'unanimité des adultes de la chaîne
éducative - profs, administration, parents- c'est une même réprobation
du « look »
des élèves. Cette foire aux marques, cette surenchère dans la
provocation - haut des slips, des strings (à quand le bas ?). Seins à
demi dévoilés, aux trois quarts (à quand la nudité ?). Tatouages et
anneaux un peu partout - sont dommageables au travail mais aussi à
l'égalité sociale. Le fric est roi. Il se voit. 0n l'exhibe. Kookaï,
Nike.
Un témoignage sur le vif, doublé d'une proposition
aussi pertinente qu'impertinente. À l'occasion d'un jumelage avec un
lycée cambodgien, un professeur de Courbevoie découvre le fossé des
mentalités, entre deux jeunesse de même génération, notamment autour de
l'uniforme scolaire. Et si on osait...
jeudi, 27 mars 2008
Par veille-education le jeudi, 27 mars 2008, 20:21
"Les
élèves qui autrefois posaient des problèmes de discipline en classe
utilisent maintenant de plus en plus les TIC pour manifester leur
indiscipline". Par exemple en harcelant à coup de textos
leur professeur ou en affichant sur un site des photos volées. En
réponse à cette affirmation de la secrétaire générale du syndicat
anglais de professeurs NASUWT, le ministre de l'éducation a promis un
plan de lutte contre le harcèlement électronique des enseignants. Il
s'appuiera sur la responsabilisation des parents d'élèves. Les
téléphones portables pourraient être redéfinis comme '"arme par
destination".
Par veille-education le jeudi, 27 mars 2008, 19:53
Chaque année, l'absentéisme touche 275 000 élèves. Pour lutter contre
ce phénomène, 80% des établissements publics sont désormais équipés de
logiciels informatiques qui permettent de prendre contact très
rapidement avec les parents. Une circulaire à paraître "Vaincre
l'absentéisme", prévoit de généraliser ce système. Par ailleurs, le
texte précise la procédure à suivre en cas d'absentéisme non justifié
: convocation chez la conseillère principale d'éducation, entretien
avec les parents au bout de la 3ème absence, puis transmission du
dossier de l'élève à l'inspecteur d'académie et au maire si le
problème persiste.
Source
SMS ou coups de fil : l'école se mobilise contre l'absentéisme, Marie-Estelle Pech, Le Figaro, 27 mars 2008, p. 10.
mercredi, 26 mars 2008
Par veille-education le mercredi, 26 mars 2008, 22:01
L'absentéisme continue sa progression en Angleterre. Selon BBC News, en
2005-2006, le taux d'absentéisme a légèrement (de 1%) dans le
secondaire. Mais il connaît une hausse de 7% dans le primaire. La
stabilisation dans le secondaire n'est pas un bon résultat puisque le
nombre d'absentéistes est passé de 566 664 élèves en 2001-2002 à 794
877 en 2005-2006.
Des chiffres qui ont un grand intérêt puisque l'Angleterre est le
modèle dont s'inspire le gouvernement français sur ces questions. Bien
avant l'adoption, ici, du "contrat parental",le gouvernement anglais a
créé des sanctions financières pour les parents des absentéistes. Il
est même allé plus loin puisque ceux-ci sont passibles de prison.
L'échec de ces mesures de responsabilité familiale est patent.
Article BBC News
mardi, 25 mars 2008
Par veille-education le mardi, 25 mars 2008, 23:13
"C'est un scandale national" clament, selon BBC
News, le NUT, principal syndicat d'enseignant. Il se bat pour 20 élèves par
classe au primaire à l'horizon 2020. Or actuellement la moyenne est à 25,8
(22,6 en France).
Article BBC News
Par veille-education le mardi, 25 mars 2008, 23:09
8 000 élèves de 3e ont
subi une évaluation la semaine dernière. Le but : tester le niveau de
français des collégiens. Un test équivalent est en vigueur pour les
mathématiques. Ce test, déjà pratiqué l’an dernier, s’intitule
"Maîtrise des connaissances de base". Selon les conclusions de la
version 2007 rendues par le ministère de l'Education nationale, "80%
des élèves de fin de 3e sont capables de reconnaître un texte
explicatif, de distinguer les principaux genres de texte (...), de
donner une interprétation d'un texte sans difficulté de compréhension".
Problème,
des voix s’élèvent pour s’interroger sur le niveau de l'évaluation
proposée. Même les collégiens testés avouent être perplexes. Ainsi, des
élèves de 3e dans un collège de Boulogne-Billancourt donnent des
exemples assez étonnants : "On nous présentait un poème en nous
demandant de quel genre il s'agissait…", lance l'un. "On citait un
adjectif en demandant si c'est un pronom, un nom ou un adjectif !",
renchérit l'autre. D’ailleurs, une enseignante estime que les questions
sont "très classiques et traditionnelles".
Le ministère
reconnaît que ce questionnaire est facile, "car il teste les
connaissances de base". Mais il précise également que ce test a pour
objectif de mesurer les différences de niveau entre les collèges situés
en zone "ambition réussite" et les autres. A ce jour aucun test ne
mesure les connaissances littéraires des élèves.
Source
Ce test de français trop facile qui évalue les capacités des collégiens, Aude Sérès, Le Figaro, 21 mars 2008, p. 12.
lundi, 24 mars 2008
Par veille-education le lundi, 24 mars 2008, 14:48
Extrait de Philippe de Saint-Robert , ancien commissaire général de la langue française dans le figaro du 18/03
Dans
Le Figaro du 26 février dernier sont rapportés des propos tenus à
Bruxelles par le ministre de l'Enseignement supérieur, Mme Valérie
Pécresse, d'après qui la France devrait… cesser de prétendre bannir
l'usage de l'anglais !
On croyait plutôt que ce sont les usagers de l'anglais qui
s'employaient à bannir l'usage du français, dont il convient de
rappeler qu'il fut la langue de travail du Marché commun jusqu'à
l'arrivée de l'Angleterre.
Pour les fonctionnaires francophones qui se battent pour maintenir
l'usage du français dans les grands organismes internationaux, les
propos de Mme Pécresse sonnent comme une insulte à leur travail et à
leurs efforts, alors que toutes les organisations internationales
incitent leurs fonctionnaires à parfaire leur connaissance du français.
Mme Pécresse
nous annonce qu'elle «ne milite pas pour imposer l'usage déclinant
(sic) du français dans les institutions européennes à l'occasion de la
prochaine présidence française de l'Union» . Bien que ministre de
l'Enseignement supérieur, sans doute ignore-t-elle que le fait que le
français a été la langue de la première encyclopédie universelle,
montre assez qu'il peut être porteur d'une culture aussi scientifique
que littéraire. C'est-à-dire que notre langue a vocation à conserver
son caractère d'universalité, si l'on entend par là, non pas la
prétention de tenir lieu de toutes les langues, mais la capacité
pérenne de donner accès à tous les domaines de la culture scientifique,
technique et philosophique.
source
samedi, 22 mars 2008
Par veille-education le samedi, 22 mars 2008, 01:28
Comme l'année précédente, l'Ecole Centrale d'Electronique a organisé sa
«Dictée ECE». Son ambition affichée : la réconciliation des futurs
ingénieurs et des étudiants en science avec la langue française. Un
pari osé. Car si la manifestation, placée sous le signe de la
francophonie, a connu cette année un succès supérieur à l'année
précédente, le niveau en orthographe des jeunes tend de son côté à
chuter.
Une dégradation que l'Education nationale et les entreprises observent
et déplorent. Au cours de leur carrière, les élèves ingénieurs auront à
concevoir des supports de présentation, à rédiger des recommandations
et des documents techniques… Autant de tâches pour lesquelles les
compétences scientifiques ne suffisent pas.
Source
Par veille-education le samedi, 22 mars 2008, 01:10
Le Haut Conseil de l'Education a donné récemment une photographie du
niveau des élèves de l'école primaire : 60% des élèves qui sortent du
primaire atteignent les objectifs pédagogiques, 40% ne les atteignent
pas, et que sur ces 40%, 15% sont en grande difficulté. 40%, c'est
entre 5 et 15% de plus qu'en 2002, selon les études connues.
Entre
2001 et 2006, les enquêtes internationales PIRLS et PISA montrent une
chute significative des performances des élèves français. Dans cet
intervalle, de nombreux pays sont passés devant la France, tant en
lecture qu'en mathématiques.
Sans reporter la totalité de cette aggravation sur les programmes de
2002, on devrait cependant avoir l'honnêteté d'admettre qu'ils n'ont
rien arrangé. Ce qui devrait inciter Messieurs Ferry et Lang à faire
preuve d'une plus grande humilité. Et à se demander qui a nui jusqu'à
présent « à la santé de notre système éducatif ».
Source