Un groupe pilote d’écoles d’ingénieurs de la CDEFI (association des
écoles françaises d’ingénieurs) testera un processus d’autoévaluation
de l’IGAENR (inspection générale de l’administration de l’enseignement
supérieur et de la recherche), en vue du passage aux responsabilités et
compétences élargies (RCE) (*). La première réunion de ce groupe se
tiendra le 20 novembre 2008. Une demie douzaine d’écoles d’ingénieur en
feront partie dont l’Ecole centrale de Nantes, l’INSA de Rouen, l’ENI
de Tarbes, les Ecoles de chimie de Paris et de Montpellier et l’ENSI de
Bourges.
Une fois n'est pas coutume, SOS Education appelle à manifester ce jeudi 20 novembre contre la réforme du Lycée jugeant que l'organisation du nouveau lycée conduit à la morcelisation du savoir.
La réforme de la
première année de médecine, en débat depuis plusieurs années, devrait
voir le jour à la rentrée 2009. La ministre de l'enseignement supérieur
et de la recherche, Valérie Pécresse, a donné son feu vert à
l'instauration d'une première année commune aux études de médecine,
d'odontologie, de maïeutique (sage-femme) et de pharmacie.
SUR LE MÊME SUJET
La réforme vise à limiter le "gâchis humain"
engendré par le taux d'échec très élevé de la première année de
médecine, en favorisant la réorientation des étudiants en difficulté.
Elle fait l'objet d'une proposition de loi rédigée par le député (UMP)
Jacques Domergue, qui pourrait être examinée par l'Assemblée nationale
lors d'une niche parlementaire, le 16 ou 18 décembre.
"Vers un classement européen des universités" titre ce matin Le Monde.fr.
En effet, la Commission européenne souhaite engager d'ici la fin de
l'année un appel d'offres aboutissant à la composition d'un classement
européen des universités. C'est ce qu'a annoncé hier la directrice
générale de l'éducation et de la culture à la Commission européenne,
Odile Quintin, au cours de la conférence "Comparaison internationale
des systèmes éducatifs : un modèle européen ?", organisée à Paris dans
le cadre de la présidence française de l'Union européenne. Il s'agit de
proposer "une alternative crédible au classement de Shanghaï" a-t-elle
précisé. Cette démarche est soutenue par la ministre de l'Enseignement
supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, qui voit dans l'action
de la Commission européenne, "un acte fort". La ministre considère
également que la réalisation d'un tel classement européen permettra
de "donner un second souffle à la mobilité" des étudiants en Europe.
L'insertion professionnelle des jeunes continue de connaître des « perturbations ». C’est en tout cas ce qu'estime le Conseil économique et social (CES) dans un rapport intitulé « 25 ans de politiques d'insertion des jeunes : quel bilan ? »
Le
texte reconnaît que des progrès importants ont été réalisés en matière
de formation initiale. Il souligne notamment que l'âge moyen de sortie
du système éducatif est passé de 13 à 18 ans et demi depuis 1945. Mais
il cite comme exemples de dysfonctionnement les « phénomènes de surqualification » et le « chômage grandissant chez les diplômés ».
Dans ce document d'une soixantaine de pages, le CES recommande donc de « repenser l'accueil, l'information et l'orientation des jeunes »,
en particulier dans le cadre scolaire. Il suggère de simplifier et de
clarifier toutes les structures chargées de l'orientation, de mettre
davantage à contribution les acteurs du monde économique et de former
les enseignants à l'orientation, à la connaissance de l'entreprise et
des différents milieux professionnels.
Rappelant que 117 000
jeunes quittent chaque année le système scolaire sans diplôme, le
rapport préconise que leur soit proposé un certificat de validation des
acquis, afin de leur permettre d'entamer un projet professionnel.
Enfin,
le texte demande d'autres mesures pratiques, comme l'accès des jeunes
en difficulté au futur Pôle emploi, la création d'une « allocation unique d'autonomie » pour tout jeune engagé dans un parcours d'insertion, ou la mise en place de logements HLM réservés aux débuts de carrière.
"L'école, ça commence à trois ans", a affirmé jeudi le ministre de
l'Education Xavier Darcos, qui a affiché sa préférence pour "des
structures d'accueil différentes" de l'école maternelle pour les
enfants d'un à trois ans.
Des classes
préparatoires aux grandes écoles, qui sont jusqu'à présent situées dans
les lycées, devraient être créées au sein des universités, selon un
rapport sur les partenariats à construire entre universités et grandes
écoles, remis vendredi à la ministre Valérie Pécresse.
Ce
rapport rédigé par l'universitaire Christian Philip plaide aussi pour,
au niveau master, doctorat et recherche, la création de diplômes qui
soient reconnus à la fois par les grandes écoles et les universités.
D'une
façon générale, les partenariats entre universités et grandes écoles
doivent se développer, mais sans être imposés, plutôt par des projets
partagés.
Pour être facilités, ces
partenariats pourraient s'inscrire dans le cadre des PRES, les Pôles de
recherche et d'enseignement supérieur, lancés en 2006 dans le but de
mettre fin à l'émiettement territorial de la carte universitaire et de
recherche française.
Le rapport plaide par
exemple pour que l'information et l'orientation aux lycéens servent de
terrain privilégié à un partenariat et deviennent "une compétence de
base des PRES".
Concernant les classes
préparatoires aux grandes écoles, non seulement M. Philip propose d'en
créer dans des universités, mais il prône même, en termes prudents, une
"osmose progressive" entre classes préparatoires et premiers cycles
universitaires.
Cette osmose "permettrait à
terme de s'interroger, avec les Ecoles, sur le devenir, non des CPGE
(classes préparatoires aux grandes écoles), mais de leur positionnement
institutionnel par le moyen d'un partenariat avec le système
universitaire, dans le cadre du PRES".
Ces
"classes prépa" préparent, en deux ou trois ans, les élèves aux
concours d'entrée dans les grandes écoles et les écoles d'ingénieurs.
Le
rapport avait été commandé par Mme Pécresse avec notamment pour
objectifs de créer des synergies dans l'enseignement supérieur et la
recherche français, dont le morcèlement nuit à l'attractivité à
l'échelle internationale, ainsi que d'ouvrir le supérieur aux étudiants
de toutes origines.
Alors que depuis les années 2000, une multitude d'acteurs de tous bords remettent en cause l'idéologie pédagogiste des IUFM et son socioconstructivisme, @ToutDoc, le portail documentaire de l'Enseignement Catholique ne semble pas saisir la chance que le climat critique des sciences de l'éducation accorde aux retrouvailles de la pédagogie et d'une anthropologie chrétienne fondée sur une saine psychologie et une saine métaphysique de la connaissance et du langage.
Ne faudrait il pas mieux s'intéresser à la possibilité des établissements catholiques d'enseignement supérieur de créer des masters professionnalisant aux métiers de l'enseignement avec une pédagogie évoluée ?
«Le Rhône et la Mayenne sont les deux départements pilotes qui
expérimenteront à partir de la rentrée de septembre 2009, les jardins
d’enfants, nous a annoncé hier soir Nadine Morano, secrétaire d’Etat à
la Famille.
Rappelant que « la quasi-totalité des pédopsychiatres et des
associations familiales ont démontré que la scolarité n’est pas adaptée
à un gamin de 2 ans », la ministre se félicite des conclusions du
rapport des sénateurs UMP Monique Papon et Pierre Martin.
Les deux parlementaires préconisent la création de « structures
innovantes » qu’ils appellent « jardins d’éveil » pour accueillir les
enfants de 2 à 3 ans : dans ce « nouveau service public à mi-chemin
entre la crèche et l’école », les enfants seraient encadrés non pas par
des enseignants mais par « du personnel formé à la petite enfance »,
notamment des éducateurs.
Les nominations de
jeunes professeurs dans les établissements les plus difficiles, qui
étaient jusqu'à présent nombreuses, vont être évitées à l'avenir, sauf
s'ils sont volontaires, a indiqué vendredi l'entourage du ministre de
l'Education Xavier Darcos.
Les académies de
Créteil et Versailles ont expérimenté à la rentrée 2008 cette nouvelle
politique, qui va être généralisée à tout le territoire pour la rentrée
2009, a-t-on précisé.
Instaurer "la transparence sur la mobilité des enseignants". Tel est l'objectif du ministre de l'éducation, Xavier Darcos, qui s'apprête à "améliorer"
le système de mutation des enseignants du premier et du second degré. A
cet effet, a été lancé, jeudi 6 novembre, un dispositif dénommé " info mobilité ", avec une plate-forme téléphonique accessible par un numéro Azur (0810 111 110, prix d'un appel local).
"Tout professeur peut nous appeler à propos de sa mutation", indique le ministre. "Nous
devons donner aux enseignants les informations dont ils ont besoin et
être capables d'accompagner leurs demandes. Nous voulons aussi, dès
cette année, éviter les nominations de jeunes professeurs dans les
établissements les plus difficiles, sauf s'ils sont volontaires, faire
en sorte que les agrégés soient affectés principalement au lycée et non
au collège, et développer l'usage des postes à profil pour que les
professeurs qui ont une compétence particulière puissent trouver à
l'appliquer."
Jusqu'à présent, dans l'éducation nationale,
les syndicats ont toujours été les premiers à disposer des informations
concernant les mutations, à être en mesure de les communiquer aux
intéressés et à jouer un rôle de conseil auprès d'eux. M. Darcos assure
pourtant qu'il "n'est absolument pas question de contourner les commissions paritaires où siègent les syndicats". Ces instances, dit-il, "continueront
à fonctionner mais auront à se prononcer sur des affectations mieux
préparées et plus conformes aux espérances des professeurs". Source : Le Monde
Afin d'atténuer les fortes disparités qui perdurent entre Paris et le reste de la France,
le nouveau barème serait le suivant : ¼ de décharge pour les directions d'école de 3 ou 4 classes, une
demi-décharge pour les directions d'école de 5 à 7 classes, ¾ de décharge lorsque l'école comprend 8
ou 9 classes et décharge totale à partir de 10 classes. (Des aménagements seraient prévus en cas de classes
très chargées ou situations particulières prévues par l'Education nationale.) En contrepartie, les directeurs
accepteraient que leur rôle soit renforcé en matière d'autorité à l'école, de surveillance
et discipline, secondant autant que possible leurs collègues de l'Education nationale pour tout problème
d'irrespect grave, de violence, dégradation matérielle ou conflit récurrent entre élèves de l'école.
Xavier Darcos s'est exprimé le 6 novembre 2008 lors de la conférence européenne de Poitiers sur le thème
"Gouvernance et performance des établissements scolaires en Europe". Le ministre a rappelé que "l'évaluation
des résultats, des élèves comme des établissements, est nécessaire pour faire progresser l'école" et que "la bonne gouvernance est celle qui permet
d'accroître les performances des établissements et du système éducatif tout entier".
Un directeur d'école pourrait exiger la maîtrise de certains acquis comportementaux
de base à l'entrée en école maternelle ; un principal ou un proviseur pourrait prononcer, seul, une sanction pouvant
aller jusqu'à un mois de renvoi à l'encontre d'un élève et ne serait plus tenu d'en informer sa
hiérarchie de l'Education nationale (du moins jusqu'à un certain point, ces nouvelles prérogatives institutionnelles
comportant de notables limites).
Exclusif. Selon les informations à paraître demain dans Le Journal du Dimanche,
le rapport sur les questions mémorielles, qui sera dévoilé le 19
novembre prochain par Bernard Accoyer, préconise de ne plus légiférer
sur les questions mémorielles. Si les textes déjà existants - loi
Gayssot, loi Taubira- ne devraient pas être remis en cause, les
parlementaires devront à l'avenir se contenter de simples résolutions.
Après la polémique suscitée par les déclarations de Xavier Darcos lors de son audition devant la commission, le rapport devrait également rappeler que la rédaction des programmes scolaires n'est pas du ressort des parlementaires.
En Conseil des ministres, Xavier Darcos,
ministre de l'Education nationale, a présenté hier son projet d'"Agence
nationale du remplacement" des enseignants. "Opérationnelle pour la
rentrée 2009" et composée d'une vingtaine de personnes, cette agence
est destinée à l'amélioration de la "politique de remplacement des
enseignants". En effet, selon le ministère de l'Education nationale,
l'organisation actuelle du dispositif de remplacement ne permet pas de
mobiliser plus de 80% du potentiel de remplacement qui représente plus
de 50 000 postes d'enseignants.
La rémunération au mérite des fonctionnaires, financée par les
non-remplacements des départs en retraite, sera lancée dès 2009. D'ici
à début 2012, près de 200.000 agents de l'Etat devraient en bénéficier.
La
révolution est désormais bien en marche. Promise par Nicolas Sarkozy
durant sa campagne, la rémunération au mérite des fonctionnaires -
seuls quelques centaines de hauts fonctionnaires en bénéficient déjà -
va entamer son essor. Une partie des 21.600 attachés et attachés
principaux de la filière administrative (cadres de catégorie A, celle
des personnels les plus qualifiés) vont ouvrir le bal l'an prochain en
bénéficiant de la « prime de fonction et de résultats » (PFR) définie
cet été lors des négociations salariales (« Les Echos » du 4 juillet).
Les ministères des Affaires étrangères, de la Défense, de l'Agriculture
ou de l'Education seront les premiers à lancer cette rémunération au
mérite et, d'ici à 2012, l'ensemble des 198.200 fonctionnaires d'Etat
de la filière administrative devra en bénéficier.
Cette PFR
remplacera la batterie de primes, diverses et variées, déjà en place
afin de simplifier et d'harmoniser les modes de rémunération d'une
administration à l'autre, ce qui doit aussi favoriser la mobilité. Elle
se décomposera en deux parties. La première, dite prime « fonction »
(environ 60 % du total) sera fixe et définie par chaque ministère selon
le poste occupé. La seconde partie, dite prime de « résultats », sera
strictement individuelle et totalement variable (40 % du total). Elle
sera définie à l'issue d'un entretien annuel d'évaluation en fonction
de l'atteinte, ou non, d'objectifs fixés en interne par chaque
ministère.
Officialiser entre le professeur et l'élève une différence hiérarchique équiva- lente à celle existant
entre l'inspecteur et le professeur.
Réaffirmer que l'élève ne saurait être l'égal du professeur. Concrétiser cette assertion par de
nouvelles recommandations de l'Education nationale.
Supprimer à cette occasion le conseil des délégués pour la vie lycéenne. Remodeler la composition et
le fonctionnement des conseils de discipline (dans le sens de la Proposition E2 ci-dessus).
Proscrire enfin l'emploi des « médiateurs » dans toute enceinte de l'Education nationale, en
veillant cependant à ce que les professeurs répondent favorablement aux demandes d'entretien individuel.
« Les délais nous paraissent difficilement compatibles avec notre calendrier ».
C'est le cri d'alarme que viennent de lancer, à propos de la réforme
des lycées, le Syndicat national de l'édition (SNE) et Savoir Livre
(association d’éditeurs scolaires : Belin, Hatier, Bordas, Hachette,
Magnard et Nathan).
Pour pouvoir mettre en conformité les
manuels de seconde à la rentrée 2009, les éditeurs veulent pouvoir
disposer des nouveaux programmes « d'ici à la fin de l'année ». Mais le ministre évoque un calendrier plus tardif.
Source : AFP
NDLR: on ne saurait prendre suffisament conscience du gâchis véritable que la réformite constante des programmes impose à l'argent public et aux ressources des familles.
Le débat sur la scolarisation des 2-3 ans est relancé. Un rapport du
Sénat, rendu public aujourd’hui, propose de créer un «jardin d’éveil» à
la place de la maternelle pour les tout-petits.
Ce «jardin d’éveil» serait une «structure innovante à mi-chemin entre la crèche et l’école» qui «précèderait l’entrée à l’école maternelle»,
écrivent les sénateurs UMP Monique Papon (Loire-Atlantique) et Pierre
Martin (Somme) au nom du groupe de travail sur «la scolarisation des
jeunes enfants».
Selon les auteurs du rapport, l’école offrirait «un milieu peu adapté aux enfants de deux ans». Leur scolarisation serait donc «une fausse bonne idée pour la réussite scolaire».
De
plus, les modes de garde de la petite enfance (crèches, assistantes
maternelles, etc.) sont largement insuffisants. Dans les années 1990,
plus d’un enfant de deux ans sur trois était scolarisé. Mais, depuis le
taux a baissé, à 20,9% en 2007 et reste très variable d’une région à
l’autre. Par exemple, environ 60% des enfants de deux ans étaient
scolarisés en 2007 dans le Finistère ou le Morbihan, contre 2,5% en
Haute-Savoie ou 5,0% en Seine-Saint-Denis.
La France (avec la Belgique) est l’un des rares pays d’Europe à
accepter d’accueillir à la maternelle les enfants dès l’âge de deux ans.
Le
groupe PS à l'Assemblée nationale a dénoncé aujourd'hui "la droite
incorrigible dans sa volonté de manipuler l'histoire" après les
déclarations mardi du ministre de l'Education, qui les a nuancées
mercredi.
Le PS a qualifié de "très mauvaise idée" la proposition de Xavier
Darcos qui s'est interrogé mardi à l'Assemblée: "Est-ce qu'il ne
faudrait pas qu'une bonne fois pour toutes ce que nous considérons
comme devant être enseigné aux élèves soit prescrit par la
représentation nationale?".
Mercredi, le ministre a nuancé ces propos en affirmant qu'il
n'accepterait "aucune ingérence du politique dans l'enseignement de
l'histoire".
"Il n'appartient pas aux institutions de la République d'écrire et a
fortiori d'enseigner une histoire officielle comme le font les régimes
autoritaires. C'est la vocation des historiens et des professeurs", a
ajouté le groupe PS dans un communiqué intitulé "La droite incorrigible
dans sa volonté de manipuler l'histoire".
"Cette conception d'une histoire propagandiste et imposée est à
l'opposé de notre recherche d'une mémoire partagée dans laquelle tous
les citoyens puissent se reconnaître", a conclu le communiqué PS signé
par Catherine Coutelle, vice-présidente de la mission mémorielle de
l'Assemblée nationale.
A la suite de Lyon3, Paris 3 et Paris 4, de nombreuses universités
adoptent des motions pour exiger un moratoire dans l'application de la
réforme des concours de recrutement et de la formation des professeurs
des écoles, des collèges et des lycées. Et certains départements font
d'ores et déjà savoir qu'ils refuseront de rendre les maquettes des
nouveaux Masters à la date imposée (fin décembre).
Les catholiques attendront
jusqu’en 2012 pour se prononcer sur la réforme scolaire. Mieux, ils
vont entreprendre leur propre réforme, différente de celle de l’État.
Le vicaire général Ludovic Rabenatoandro devant des élèves des écoles catholiques, hier, à Antanimena.
Non
à la réforme de l'éducation. La messe de la rentrée solennelle des
établissements catholiques d'hier a rassuré les parents d'élèves
concernant le déroulement de l'année scolaire.
Le message de Ludovic Rabenatoandro, vicaire général d'Antananarivo, a
été axé sur la position des écoles catholiques vis-à-vis de la réforme
de l'éducation. «La décision de se conformer ou non à la réforme
scolaire ne sera connue qu’après l'année 2012. C'est à partir de cette
date que nous déciderons du chemin à prendre», a-t-il déclaré devant
plusieurs milliers d'élèves et enseignants de la capitale. Mesures d'accompagnement
Il a insisté sur le fait qu’il ne faudrait pas que ses paroles fassent
l’objet de fausses interprétations. Cette figure religieuse a officié
la messe de la bénédiction de l'année scolaire 2008/2009 à la place du
monseigneur Odon Razanakolona, prévu être présent à l'occasion. Le
message a également réitéré que «les élèves ne doivent pas servir de
cobayes». Ce refus de la réforme de l'éducation est une confirmation de
la décision prise lors de la conférence épiscopale de Bemasoandro
Itaosy, au mois d'août.
La direction de l'enseignement catholique (Didec) d'Antananarivo déploie une stratégie pour suivre à la loupe
Les écoles catholiques rassemblées, hier, au collège Esca Antanimena.
l'évolution
de la réforme de l'éducation. «Un cercle de réflexion sera mis en place
pour rendre compte des points forts et faibles de ce nouveau programme
d'enseignement», renchérit le père Jules Ranaivosoa, directeur de la
Didec.
Des résultats partiels seront livrés à la fin de l'année scolaire.
C'est en 2012 que va démarrer officiellement la réforme de l'éducation
dont le projet de pilotage est déjà lancé à travers une vingtaine de
circonscriptions scolaires publiques.
Dans le cas où les écoles catholiques décident de passer outre la
réforme, des mesures d'accompagnement sont prévues. «Les parents ne
doivent pas s'inquiéter au sujet des calendriers des examens officiels.
Le programme scolaire ainsi que les dates des examens officiels peuvent
être consultés dans le journal officiel», poursuit le père Jules
Ranaivosoa.
Il ajoute que l'évaluation de la réforme sera aussi décentralisée dans
toute l'Ile via des commissions techniques. Depuis la rentrée des
classes, au mois de septembre, le système d'enseignement reste
inchangé.
Encadré
Une autre formule de réforme : 6-3-3
Le cercle de réflexion esquisse dans son volet d'étude une forme
particulière de réforme scolaire. La formule prévoit de reporter le
primaire à la sixième année pour l’éducation de base des élèves. Le
collège sera écourté de trois ans et assurera l'orientation future de
l'élève. La spécialisation s'effectuera au cours de l'étape lycéen qui
se déroulera en trois années. Une suggestion sur la réforme des
enseignements techniques et professionnels est en vue.
Parler dorénavant DES enfants, de leurs
droits et devoirs à l'égard de leurs parents, professeurs et
de tout autre enfant. Défendre avec
ce nouveau texte le projet d'une Convention internationale pour le bien-être durable des enfants,
qui remplacerait l'actuelle Convention des droits de l'enfant (bien-être étant préféré à droits et
enfants à enfant). En superviser les présentations
destinées aux enfants, qu'elles soient le fait de l'Education nationale en France ou de toute autre instance
nationale ou internationale.
Le
dispositif d'aide aux élèves en difficulté a été mis en place dans
toutes les écoles primaires d'après le ministère de l'Education
nationale. Pour 42,5 % des élèves, les heures de soutien se déroulent
pendant la pause de midi, pour 32,69 %, elles ont lieu en fin
d'après-midi et pour 13%, avant les cours du matin. Les heures sont
réparties sur 4 jours à raison de séquences de 30 minutes. Très peu
d'écoles en ont profité pour réorganiser la semaine scolaire sur 5
jours.
Plusieurs
masters seront probablement proposés en fonction des spécificités
locales des 5 universités catholiques et des centres de formation
missionnés partenaires de la réflexion. Ce sont les premières
conclusions d'un groupe de travail chargé d'une réflexion sur la
masterisation de la formation des enseignants Ces masters seront
intégrés au domaine des "sciences de l'homme" sous une mention large
"enseignement, éducation et formation" par exemple. Des modules
spécifiques pour sensibiliser les étudiants au caractère propre de
l'Enseignement catholique seront organisés. La réflexion n'exclut pas
des partenariats avec des universités publiques, notamment dans les
régions où il n'existe pas d'université catholique.
Source Masterisation
de la formation des enseignants : les 5 universités catholiques mènent
une réflexion commune, Sylvain Marcelli, dépêche de l'AEF, 14 octobre
2008, n° 102861.
Attendues par les universités pour construire leurs masters
« enseignement », le cadrage général des maquettes des concours de
recrutement des professeurs des écoles, des professeurs de collège et
lycée et des CPE (conseillers principaux d’éducation) a été présenté le
13 octobre 2008 par le ministère de l’Education nationale. Elles seront
dessinées à partir d’un même canevas mais les déclinaisons par
discipline et/ ou section ne seront connues que d’ici un mois. Les
universités pourront alors travailler sur leurs maquettes de masters,
attendues elles au ministère de l’Enseignement supérieur début janvier
2009. L’ensemble du dispositif sera définitivement publié au printemps
2009, selon les conseillers ministériels de l’Education nationale.
Quatre épreuves
Quelles sont les nouveautés de ces concours de recrutement qui
devront sélectionner les étudiants de niveau master à partir de 2010,
première session dans ce nouveau régime ? Comme ce que demandaient la
CPU et la CDIUFM, le nombre d’épreuves est sensiblement réduit. Les
coefficients sont harmonisés entre les disciplines des différents
concours.
Sur un même canevas, quatre épreuves seront à passer pour l’ensemble
des candidats postulants aux CRPE (concours de recrutement des
professeurs des écoles), CAPES (certificat d’aptitude au professorat de
l’enseignement du second degré), CAPET (certificat d’aptitude au
professorat de l’enseignement technique), CAPEPS (certificat d’aptitude
au professorat de l’éducation physique et sportive), CAPLP (concours
d’accès au corps des professeurs de lycée professionnel), CPE, contre
six à sept épreuves actuellement. Deux épreuves d’admissibilité écrites
seront passées en janvier de deuxième année de master, avant de passer
deux épreuves d’admission orales en juin. Le recrutement ne pourra se
faire qu’une fois le master obtenu.
Un concours plus lourd à l’oral qu’a l’écrit
Les candidats au CRPE devront concourir sur une épreuve de
« français et culture humaniste » et une autre de « mathématiques et
culture scientifique et technologique » pour être admissibles. Chacune
des épreuves durera quatre heures et aura un coefficient de 2. Pour les
candidats aux autres concours, les deux épreuves d’admissibilité
dureront chacune cinq heures pour un coefficient 2. « Le niveau
d’exigence disciplinaire pour ces deux épreuves sera celui de la
licence », indique le texte de cadrage.
Les deux épreuves d’admission (3 heures de préparation, une heure
d’entretien avec le jury, coefficient 1 chacune) sont équivalentes pour
tous les concours. Il s’agira d’un « exercice pédagogique » (ou leçon)
et d’un entretien devant un jury sur « les aspects concrets du
fonctionnement du système éducatif ». Les épreuves écrites
d’admissibilité compteront pour 40 % dans les coefficients des concours
et les épreuves orales d’admission, après le stage, pour 60 %.
Les stages encore en suspens
Sur les principes, les conseillers de Xavier Darcos présentant le
cadrage des maquettes de concours notent qu’« on passe d’une logique de
revalidation du niveau universitaire à une logique de recrutement. Le
concours aura une fonction de sélection et de classement ». Les
responsabilités sont affichées comme clairement partagées entre
l’université chargée de la formation initiale et l’Education nationale
chargée du recrutement, de l’adaptation au métier et de la formation
continue. Cependant, les stages à organiser pendant les années de
master essentiellement relèvent de l’université qui doit les intégrer à
ses masters. C'est tout l'enjeu de la professionnalisation du métier
des futurs enseignants, qui reste encore à inventer avec les IUFM,
intégrés à certaines universités. Celles-ci pourront toutes proposer
des masters aux métiers de l'enseignement, qu'elles aient ou non le
renfort d'un IUFM.
Le concours de l’Agreg reste en l’état moyennant quelques
aménagements d’épreuves le rapprochant du canevas général, avec l’ajout
de l’exercice pédagogique et l’épreuve d’entretien devant le jury. Le
recrutement se fait également au niveau du master.
La
conférence des directeurs d'IUFM commente les nouvelles épreuves des
concours d'enseignants : "culture disciplinaire", "connaissance du
système éducatif", "organisation et planification d'un enseignement".
Deux mois après son vote
au Parlement, le dispositif d'accueil minimum des écoliers sera
expérimenté ce matin à l'occasion des grèves enseignantes, mais ce
premier test s'annonce limité. Le principal syndicat du primaire, le
Snuipp-FSU, parti seul avec la CGT, n'appelle à la mobilisation que
dans 31 départements et prévoit un taux de grévistes modeste - autour
de 30 % dans 21 départements. Les communes concernées
instaureront-elles le service minimum, comme la loi les y oblige en cas
de grève supérieure à 25 % ? Aucune grève d'ampleur n'est prévue à
Marseille et Lyon. Paris, très hostile au projet, a finalement cédé
mais son « accueil » restera modeste, vu le faible taux de grévistes
déclarés (9 %): seules 62 des 660 écoles recourront à des animateurs
rémunérés par l'Education nationale. « Nous n'avons pas
d'inquiétude pour les enfants, car la grève est peu suivie, mais si
elle avait été suivie, cela aurait été très compliqué », explique-t-on à la mairie.
Refus de maires de gauche.
En
revanche, d'autres villes concernées par la grève poursuivent, elles,
la fronde : outre Toulouse, Saint-Nazaire et Montpellier, 26 maires de
gauche de Seine-Saint-Denis, département où la mobilisation s'annonce
la plus forte (un tiers des écoles déclarent un taux de grévistes
supérieur à 25 %), ont refusé hier de mettre en place ce service
minimum.
Une réforme négociée entre le principal syndicat d'inspecteurs,le SIEN Unsa, et le ministère, envisage, dès 2009, la réduction à une seule année de la formation, les nouveaux inspecteurs étant poussés sur le terrain à une vitesse qui ne surprendra plus les enseignants. En même temps les IEN, "appelés à jouer un rôle central dans l’adaptation du système éducatif et la mise en œuvre des réformes" passent sous le contrôle des recteurs et voient leur lien avec l'inspection générale relâché.
Après la mise en place, il y a quelques
semaines, de trois groupes de travail destinés à réfléchir sur la masterisation
de la formation du personnel enseignant, la réforme qui prévoit de recruter les
enseignants à un niveau de Master 2 se poursuit.Valérie Pécresse, ministre de
l'Enseignement supérieur et de la
Recherche, et Xavier Darcos, ministre de l'Education
nationale, viennent ainsi de signer avec les présidents d'université et les
directeurs d'IUFM, une charte portant sur les principes directeurs de la
réforme du recrutement et de la formation des enseignants.
La réforme, qui
entend donner une dimension professionnelle à la formation des enseignants,
consiste à un recrutement au niveau du master. Dès 2010, les futurs enseignants
devront ainsi justifier de l'obtention du diplôme de master 2 pour pouvoir être
recrutés à titre définitif.
Un nouveau parcours
universitaire
Dans le cadre de
cette réforme, les universités organiseront des parcours attractifs afin, selon
le ministère, "d'apporter une réelle
valeur ajoutée pour les étudiants intéressés par les métiers de l'enseignement
et de la formation". Les enseignements se répartiront dès lors
comme suit:
1.La première année de licence garantira aux étudiants la maîtrise
des savoirs fondamentaux (culture générale, connaissances du monde
socio-économique, bases juridiques etc.) et des compétences indispensables à la
réussite de leur parcours universitaire (TIC, langues étrangères, méthode,
autonomie etc.).
2.La deuxième année, qui se veut une année de consolidation,
permettra à l'étudiant de découvrir le monde professionnel, en l'occurrence
celui du système éducatif, sous forme de séminaires, de forums, de tutorat
étudiant.
3.La troisième année, année de spécialisation, finalisera le projet
d'études sur la base de l'affermissement des connaissances disciplinaires et
des compétences acquises. L'orientation vers le champ des métiers de
l'enseignement et de la formation y sera plus affirmée. Tous les étudiants
diplômés de licence disposeront au moins d'un stage validé dans le cursus, de
préférence dans l'enseignement, pour les étudiants dont les métiers de
l'enseignement et de la formation constituent leur projet professionnel.
En outre, tous
les masters devront dorénavant être composés de 4 volets complémentaires, qui
s'articuleront de manière différente selon le parcours choisi:
Disciplinaire (ou
multidisciplinaire) qui renverra aux savoirs scientifiques actuels.
Épistémologique en lien avec
l'histoire des disciplines d'enseignement.
Didactique qui prendra en charge
la réflexion de fond sur la transmission des savoirs disciplinaires en
lien avec les programmes scolaires.
Professionnel qui abordera les
différentes facettes du métier d'enseignant et le rôle d'agent du service
public d'éducation.
De nouveaux concours de
recrutement
Ces derniers
mois, beaucoup de rumeurs ont circulé quant à la prétendue disparition des
concours de recrutement au poste d'enseignant. En réalité, il n'en est rien. La
distinction entre le CAPES et l'agrégation sera même maintenue.Seule la nature
des épreuves devrait changer, afin d'être en phase avec une politique de
première affectation plus conforme aux souhaits des jeunes enseignants et plus
proches de leurs lieux de formation initiale.
Les nouveaux
concours de recrutement, destinés aux étudiants inscrits en deuxième année de
master ou l'ayant déjà validé, s'articuleront ainsi autours de trois épreuves
destinées à évaluer les connaissances disciplinaires, la capacité à planifier
et organiser un enseignement adapté aux niveaux de classe, et enfin la
connaissance du système éducatif.
Méthode de travail
Le calendrier
doit permettre une mise en place des concours pour la session 2010. Aussi la
réflexion sera organisée, dès la rentrée de septembre 2008, autour des thèmes
suivants :
Formation initiale :
configuration des masters, mobilisation des compétences existantes dans le
nouveau dispositif de formation ;
Prise de fonction, affectation,
accompagnement et formation continue ;
Dans ce cadre seront notamment
examinés le devenir des enseignants actuellement en service partagé ainsi
que les conditions d'intervention des enseignants du premier et du second
degré au sein des universités.
En volume, le ministère de l'éducation paie le plus lourd tribut des
réductions de fonctionnaires en 2009 (-13.500), mais cela ne représente
qu'un départ à la retraite non remplacé sur trois. Cette moindre
réduction est due notamment aux créations de postes pour la
scolarisation des enfants handicapés.
Nouveaux concours de recrutement, nouveau mode de formation dès 2010. L'apprentissage du métier passera par le compagnonnage.
Un prof chevronné pour tuteur. En
juin, sans crier gare, le président Nicolas Sarkozy annonçait le futur
recrutement des enseignants à bac + 5 (le master). Quant à leur
formation, elle se ferait face aux élèves, avec un prof chevronné pour
tuteur. Depuis, ce « compagnonnage » provoque un remue-méninges dans
les ministères, les universités, les syndicats. Des négociations sont
engagées.
Dès aujourd'hui, le gouvernement signe avec les
universités une charte qui affiche les grandes lignes de la réforme.
Et, samedi, réplique syndicale avec des « états généraux de la
formation des enseignants », à Créteil, en région parisienne.
• Ce qui plaît.
Élever le niveau de recrutement des jeunes enseignants, et leur
salaire, est largement approuvé. Cette décision n'est pas propre à la
France. La « masterisation » s'impose petit à petit à toute l'Europe. «
C'est une bonne idée, constate Thierry Cadart, le secrétaire général du
SGEN-CFDT. À condition que le profil sociologique des futurs
professeurs ne s'éloigne pas encore de celui des élèves. » Les
étudiants aux origines modestes pourront-ils s'offrir cinq ans d'études
? Le gouvernement promet des bourses au mérite. « C'est insuffisant »,
répond Cadart.
• Ce qui inquiète. C'est
le « compagnonnage ». Le ministère veut croire aux vertus magiques du «
terrain », de l'apprentissage sur le tas, au côté d'un enseignant
expérimenté. Richard Étienne, professeur en sciences de l'Éducation, y
voit au contraire « un retour au Moyen-Age ». Enseigner s'apprend,
dit-il, en alternant stages, réflexion et formation théorique. Le «
tutorat », il n'y croit pas : « Un bon professeur peut être un piètre
formateur. »
• Les IUFM sur le qui-vive.
Les Instituts de formation des maîtres, rattachés aux universités, sont
sur le qui-vive. Pour les uns, tel Jacques Fabri, la réforme signe leur
mort : « Toutes les universités vont vouloir se lancer dans des
programmes de formation des maîtres. Ce sera la concurrence
désordonnée, l'explosion de l'offre, un gâchis absolu. »
Les
ministères s'en défendent. La charte signée avec les universités,
aujourd'hui, balise le parcours du futur enseignant, de sa première
année universitaire à celle du concours d'entrée dans la profession.
Stages de découverte du métier, séminaires, forums : tout est prévu,
sur le papier, pour que le savoir-faire des IUFM soit respecté par
toutes les universités.
En attendant, ce sont les étudiants
aspirants enseignants qui se font du mouron. Pour ceux qui ont intégré
un IUFM cette année, rien ne change. Mais au-delà ? « Que devient-on si
on réussit le concours d'entrée dans la profession, tout en ratant le
master ? » Déjà, pour réduire les échecs, après cinq ans d'études, un
rapport officiel, publié hier, envisage d'instaurer une sélection à
l'entrée du master. La sélection ? Un mot jusqu'à présent banni à
l'université.
Avec cette réforme, les élèves auront en partie le choix des
matières étudiées. L'enseignement sera organisé par semestres. Première
application en seconde dès 2009.
Le
chantier de la réforme du lycée, ouvert par Xavier Darcos, devrait
aboutir dans les prochaines semaines. Jean-Paul de Gaudemar, recteur
d'Aix-Marseille, continue de mener des négociations avec les syndicats
d'enseignants et les lycéens. Moins chargé en heures de cours, plus
modulaire, le nouveau lycée, inspiré du «modèle finlandais», se veut
une passerelle vers l'enseignement supérieur. En partie «à la carte»,
le choix de matières par semestre permettra des parcours moins
spécialisés et donnera plus de souplesse à l'actuel dispositif des
séries (L, ES et S).
• Quelle échéance pour la mise en œuvre ? Xavier
Darcos veut inaugurer la classe de seconde nouvelle version dès la
rentrée prochaine en septembre 2009, même si les syndicats ont demandé
un moratoire. Dans la foulée, la classe de première débutera dès
septembre 2010, puis celle de terminale en 2011 pour un baccalauréat
revu et corrigé en juin 2012.
• Comment se déroulera l'année de seconde ? Le
principe est simple : chaque lycéen élaborera, en fonction de ses
compétences, de ses centres d'intérêt mais aussi de règles prédéfinies,
son «menu» du semestre. «Il s'agit de permettre aux élèves de découvrir
des matières qu'ils n'ont pas forcément testées au collège», souligne
Jean-Paul de Gaudemar. Pour plus de souplesse, l'année sera divisée en
deux semestres. Si les choses ne sont pas encore finalisées,
l'hypothèse sur la table est que l'élève pourra choisir 9 modules de
trois heures par semaine chacun, soit 18 modules par an. Les lycéens
devront suivre 11 modules du tronc commun - français, mathématiques,
deux langues vivantes, éducation physique et sportive et
histoire-géographie - 4 modules d'«exploration» - tels que la physique,
les sciences de la terre, l'informatique, les matières artistiques, les
langues anciennes ou encore les matières technologiques - et enfin 3
modules de soutien individualisé.
• Quels changements en première et terminale ? Les
élèves de première et de terminale pourront choisir, eux, des matières
de spécialisation. Au total, 45 % des enseignements feront partie d'un
tronc commun et 45 % seront des enseignements de spécialisation. «Les
élèves seront quand même guidés», insiste Jean-Paul de Gaudemar. C'est
ainsi que l'élève devra choisir une dominante pour la moitié des
enseignements de spécialisation. Pas question d'être trop éclectique.
Le reste du temps (10 %) sera consacré à du soutien. Le principe des
séries (L, ES, S) devrait disparaître au profit de «dominantes»
composées de majeures et de mineures.
• Combien d'heures d'enseignement ? En
classe de seconde, le volume horaire devrait se situer à 975 heures par
an, soit 27 heures par semaine - c'est la moyenne des pays de l'OCDE.
Dans les séries générales, l'enseignement va aujourd'hui de 25 heures à
35 heures environ. Mais, dans certaines séries technologiques, les
élèves peuvent suivre jusqu'à 40 heures de cours !
• Le bac est-il condamné ? Pour
le moment, ce sujet n'est pas officiellement abordé dans les
discussions. «Cela reste tabou», souligne l'un des participants. Il
n'empêche, compte tenu de la plus grande diversité des parcours que
pourront choisir les lycéens, le bac devrait être revu et corrigé. Même
si chacun avance avec prudence, l'idée d'une plus grande part de
contrôle continu fait son chemin.
En Finlande, à partir de la seconde, la notion de classe telle qu'on la
connaît chez nous n'existe plus. Les élèves composent leur programme
dans un menu à la carte. Lire la suite de l’article
Éric Woerth, le ministre de la fonction publique et André Santini,
secrétaire d'État chargé de la Fonction publique, ont présenté devant
des élèves de l'Ena un projet de réforme visant à supprimer le fameux
classement de sortie critiqué par des générations d'anciens élèves,
sans succès, et par Nicolas Sarkozy à plusieurs reprises avec,
apparemment, plus de résultat.
L'Ena, à Strasbourg
Ce classement de sortie conditionne, selon le rang obtenu, l'accès aux
grands corps de l'Etat. Il transformait ainsi la scolarité à l'Ena (27
mois) en un bachotage permanent pour l'obtention des meilleures places.
En effet, sortir dans les premiers et accéder à l'inspection des
finances est la garantie d'une carrière fulgurante dans
l'administration (voir dans le privé par la suite) à laquelle ne
peuvent prétendre les moins bien classés, qui se retrouvent dans des
tribunaux administratifs ou en préfecture.
"Ce qui est choquant, c'est le fait
qu'un concours passé à 25 ans oriente toute une vie professionnelle",
avait jugé Nicolas Sarkozy en janvier dernier.
Dans une vidéo circulant depuis hier sur Internet, le ministre lâche: «Est-ce
qu'il est vraiment logique (…) que nous fassions passer des concours
bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de
faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches?
Je me pose la question».Un constat de bon sens qui rejoint cette analyse.
Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, introduit pour
de bon - et plus vite que prévu - la culture du résultat à
l’université. Via un levier majeur: le financement. Comme elle l’a
annoncé ce jeudi matin lors de s