Veille - Education

L'actualité de l'école dans une perspective chrétienne

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi, 18 novembre 2008

Autonomie : les écoles d’ingénieurs vont s’autoévaluer

Un groupe pilote d’écoles d’ingénieurs de la CDEFI (association des écoles françaises d’ingénieurs) testera un processus d’autoévaluation de l’IGAENR (inspection générale de l’administration de l’enseignement supérieur et de la recherche), en vue du passage aux responsabilités et compétences élargies (RCE) (*). La première réunion de ce groupe se tiendra le 20 novembre 2008. Une demie douzaine d’écoles d’ingénieur en feront partie dont l’Ecole centrale de Nantes, l’INSA de Rouen, l’ENI de Tarbes, les Ecoles de chimie de Paris et de Montpellier et l’ENSI de Bourges.

Source : Educpros

lundi, 17 novembre 2008

SOS EDUCATION CONTRE LA REFORME DU LYCEE

Une fois n'est pas coutume, SOS Education appelle à manifester ce jeudi 20 novembre contre la réforme du Lycée jugeant que l'organisation du nouveau lycée conduit à la morcelisation du savoir.

Mise en place d'une première année commune aux études de médecine

La réforme de la première année de médecine, en débat depuis plusieurs années, devrait voir le jour à la rentrée 2009. La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, a donné son feu vert à l'instauration d'une première année commune aux études de médecine, d'odontologie, de maïeutique (sage-femme) et de pharmacie.

La réforme vise à limiter le "gâchis humain" engendré par le taux d'échec très élevé de la première année de médecine, en favorisant la réorientation des étudiants en difficulté. Elle fait l'objet d'une proposition de loi rédigée par le député (UMP) Jacques Domergue, qui pourrait être examinée par l'Assemblée nationale lors d'une niche parlementaire, le 16 ou 18 décembre.

Source: Le Monde

"Vers un classement européen des universités"

"Vers un classement européen des universités" titre ce matin Le Monde.fr. En effet, la Commission européenne souhaite engager d'ici la fin de l'année un appel d'offres aboutissant à la composition d'un classement européen des universités. C'est ce qu'a annoncé hier la directrice générale de l'éducation et de la culture à la Commission européenne, Odile Quintin, au cours de la conférence "Comparaison internationale des systèmes éducatifs : un modèle européen ?", organisée à Paris dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne. Il s'agit de proposer "une alternative crédible au classement de Shanghaï" a-t-elle précisé. Cette démarche est soutenue par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, qui voit dans l'action de la Commission européenne, "un acte fort". La ministre considère également que la réalisation d'un tel classement européen permettra de "donner un second souffle à la mobilité" des étudiants en Europe.

Insertion professionnelle des jeunes : à revoir

L'insertion professionnelle des jeunes continue de connaître des « perturbations ». C’est en tout cas ce qu'estime le Conseil économique et social (CES) dans un rapport intitulé « 25 ans de politiques d'insertion des jeunes : quel bilan ? »

Le texte reconnaît que des progrès importants ont été réalisés en matière de formation initiale. Il souligne notamment que l'âge moyen de sortie du système éducatif est passé de 13 à 18 ans et demi depuis 1945. Mais il cite comme exemples de dysfonctionnement les « phénomènes de surqualification » et le « chômage grandissant chez les diplômés ».

Dans ce document d'une soixantaine de pages, le CES recommande donc de « repenser l'accueil, l'information et l'orientation des jeunes », en particulier dans le cadre scolaire. Il suggère de simplifier et de clarifier toutes les structures chargées de l'orientation, de mettre davantage à contribution les acteurs du monde économique et de former les enseignants à l'orientation, à la connaissance de l'entreprise et des différents milieux professionnels.

Rappelant que 117 000 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans diplôme, le rapport préconise que leur soit proposé un certificat de validation des acquis, afin de leur permettre d'entamer un projet professionnel.

Enfin, le texte demande d'autres mesures pratiques, comme l'accès des jeunes en difficulté au futur Pôle emploi, la création d'une « allocation unique d'autonomie » pour tout jeune engagé dans un parcours d'insertion, ou la mise en place de logements HLM réservés aux débuts de carrière.

Sources : france2.fr, AEF, nouvelObs.com, AFP, Actualitté.com

samedi, 15 novembre 2008

"L'école, ça commence à trois ans", affirme Xavier Darcos

"L'école, ça commence à trois ans", a affirmé jeudi le ministre de l'Education Xavier Darcos, qui a affiché sa préférence pour "des structures d'accueil différentes" de l'école maternelle pour les enfants d'un à trois ans.

vendredi, 14 novembre 2008

Un rapport prône de créer des classes préparatoires au sein des universités

Des classes préparatoires aux grandes écoles, qui sont jusqu'à présent situées dans les lycées, devraient être créées au sein des universités, selon un rapport sur les partenariats à construire entre universités et grandes écoles, remis vendredi à la ministre Valérie Pécresse.

Ce rapport rédigé par l'universitaire Christian Philip plaide aussi pour, au niveau master, doctorat et recherche, la création de diplômes qui soient reconnus à la fois par les grandes écoles et les universités.

D'une façon générale, les partenariats entre universités et grandes écoles doivent se développer, mais sans être imposés, plutôt par des projets partagés.

Pour être facilités, ces partenariats pourraient s'inscrire dans le cadre des PRES, les Pôles de recherche et d'enseignement supérieur, lancés en 2006 dans le but de mettre fin à l'émiettement territorial de la carte universitaire et de recherche française.

Le rapport plaide par exemple pour que l'information et l'orientation aux lycéens servent de terrain privilégié à un partenariat et deviennent "une compétence de base des PRES".

Concernant les classes préparatoires aux grandes écoles, non seulement M. Philip propose d'en créer dans des universités, mais il prône même, en termes prudents, une "osmose progressive" entre classes préparatoires et premiers cycles universitaires.

Cette osmose "permettrait à terme de s'interroger, avec les Ecoles, sur le devenir, non des CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles), mais de leur positionnement institutionnel par le moyen d'un partenariat avec le système universitaire, dans le cadre du PRES".

Ces "classes prépa" préparent, en deux ou trois ans, les élèves aux concours d'entrée dans les grandes écoles et les écoles d'ingénieurs.

Le rapport avait été commandé par Mme Pécresse avec notamment pour objectifs de créer des synergies dans l'enseignement supérieur et la recherche français, dont le morcèlement nuit à l'attractivité à l'échelle internationale, ainsi que d'ouvrir le supérieur aux étudiants de toutes origines.

Source : AFP

jeudi, 13 novembre 2008

Le portail Documentaire de l'Enseignement Catholique en retard de quelques trains...

Alors que depuis les années 2000, une multitude d'acteurs de tous bords remettent en cause l'idéologie pédagogiste des IUFM et son socioconstructivisme, @ToutDoc, le portail documentaire de l'Enseignement Catholique ne semble pas saisir la chance que le climat critique des sciences de l'éducation accorde aux retrouvailles de la pédagogie et d'une anthropologie chrétienne fondée sur une saine psychologie et une saine métaphysique de la connaissance et du langage.

@ToutDoc préfère (re)présenter les fadaises de la nowlangue pédagogiste....

Ne faudrait il pas mieux s'intéresser à la possibilité des établissements catholiques d'enseignement supérieur de créer des masters professionnalisant aux métiers de l'enseignement avec une pédagogie évoluée ?

Deux départements expérimenteront les jardins d’enfants

«Le Rhône et la Mayenne sont les deux départements pilotes qui expérimenteront à partir de la rentrée de septembre 2009, les jardins d’enfants, nous a annoncé hier soir Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille.
Rappelant que « la quasi-totalité des pédopsychiatres et des associations familiales ont démontré que la scolarité n’est pas adaptée à un gamin de 2 ans », la ministre se félicite des conclusions du rapport des sénateurs UMP Monique Papon et Pierre Martin.

Les deux parlementaires préconisent la création de « structures innovantes » qu’ils appellent « jardins d’éveil » pour accueillir les enfants de 2 à 3 ans : dans ce « nouveau service public à mi-chemin entre la crèche et l’école », les enfants seraient encadrés non pas par des enseignants mais par « du personnel formé à la petite enfance », notamment des éducateurs.

Nommer de jeunes professeurs en établissements difficiles va être évité (ministère)

Les nominations de jeunes professeurs dans les établissements les plus difficiles, qui étaient jusqu'à présent nombreuses, vont être évitées à l'avenir, sauf s'ils sont volontaires, a indiqué vendredi l'entourage du ministre de l'Education Xavier Darcos.

Les académies de Créteil et Versailles ont expérimenté à la rentrée 2008 cette nouvelle politique, qui va être généralisée à tout le territoire pour la rentrée 2009, a-t-on précisé.

mercredi, 12 novembre 2008

Xavier Darcos veut modifier le système de mutation des enseignants

Instaurer "la transparence sur la mobilité des enseignants". Tel est l'objectif du ministre de l'éducation, Xavier Darcos, qui s'apprête à "améliorer" le système de mutation des enseignants du premier et du second degré. A cet effet, a été lancé, jeudi 6 novembre, un dispositif dénommé " info mobilité ", avec une plate-forme téléphonique accessible par un numéro Azur (0810 111 110, prix d'un appel local).

"Tout professeur peut nous appeler à propos de sa mutation", indique le ministre. "Nous devons donner aux enseignants les informations dont ils ont besoin et être capables d'accompagner leurs demandes. Nous voulons aussi, dès cette année, éviter les nominations de jeunes professeurs dans les établissements les plus difficiles, sauf s'ils sont volontaires, faire en sorte que les agrégés soient affectés principalement au lycée et non au collège, et développer l'usage des postes à profil pour que les professeurs qui ont une compétence particulière puissent trouver à l'appliquer."

Jusqu'à présent, dans l'éducation nationale, les syndicats ont toujours été les premiers à disposer des informations concernant les mutations, à être en mesure de les communiquer aux intéressés et à jouer un rôle de conseil auprès d'eux. M. Darcos assure pourtant qu'il "n'est absolument pas question de contourner les commissions paritaires où siègent les syndicats". Ces instances, dit-il, "continueront à fonctionner mais auront à se prononcer sur des affectations mieux préparées et plus conformes aux espérances des professeurs".
Source : Le Monde

mardi, 11 novembre 2008

Proposition E4 (réforme de l'Éducation nationale : décharges des directeurs d'école)

Réduire de moitié le décalage subsistant à l'Education nationale en matière de décharge entre directeurs d'école de province et directeurs d'école parisiens.

Afin d'atténuer les fortes disparités qui perdurent entre Paris et le reste de la France, le nouveau barème serait le suivant : ¼ de décharge pour les directions d'école de 3 ou 4 classes, une demi-décharge pour les directions d'école de 5 à 7 classes, ¾ de décharge lorsque l'école comprend 8 ou 9 classes et décharge totale à partir de 10 classes. (Des aménagements seraient prévus en cas de classes très chargées ou situations particulières prévues par l'Education nationale.) En contrepartie, les directeurs accepteraient que leur rôle soit renforcé en matière d'autorité à l'école, de surveillance et discipline, secondant autant que possible leurs collègues de l'Education nationale pour tout problème d'irrespect grave, de violence, dégradation matérielle ou conflit récurrent entre élèves de l'école.

Gouvernance et performance des établissements scolaires

Xavier Darcos s'est exprimé le 6 novembre 2008 lors de la conférence européenne de Poitiers sur le thème "Gouvernance et performance des établissements scolaires en Europe". Le ministre a rappelé que "l'évaluation des résultats, des élèves comme des établissements, est nécessaire pour faire progresser l'école" et que "la bonne gouvernance est celle qui permet d'accroître les performances des établissements et du système éducatif tout entier".

Source : Directeurs en lutte

lundi, 10 novembre 2008

Proposition E3 (réforme de l'Éducation nationale : pouvoir du directeur d'école)

Renforcer le pouvoir propre au directeur d'école ou chef d'établissement de l'Education nationale, notamment en renforçant son pouvoir de sanction.

Un directeur d'école pourrait exiger la maîtrise de certains acquis comportementaux de base à l'entrée en école maternelle ; un principal ou un proviseur pourrait prononcer, seul, une sanction pouvant aller jusqu'à un mois de renvoi à l'encontre d'un élève et ne serait plus tenu d'en informer sa hiérarchie de l'Education nationale (du moins jusqu'à un certain point, ces nouvelles prérogatives institutionnelles comportant de notables limites).

dimanche, 9 novembre 2008

Le chiffre

1,9 milliard d'euros : tel est le budget alloué aux 20 universités qui deviendront autonomes au 1er janvier 2009. (Source AFP)

samedi, 8 novembre 2008

L'Histoire libérée de la politique : vers la fin du totalitarisme intellectuel ?

Exclusif. Selon les informations à paraître demain dans Le Journal du Dimanche, le rapport sur les questions mémorielles, qui sera dévoilé le 19 novembre prochain par Bernard Accoyer, préconise de ne plus légiférer sur les questions mémorielles. Si les textes déjà existants - loi Gayssot, loi Taubira- ne devraient pas être remis en cause, les parlementaires devront à l'avenir se contenter de simples résolutions. Après la polémique suscitée par les déclarations de Xavier Darcos lors de son audition devant la commission, le rapport devrait également rappeler que la rédaction des programmes scolaires n'est pas du ressort des parlementaires.

Source : JDD

jeudi, 6 novembre 2008

Présentation du projet d'"Agence nationale du remplacement"

En Conseil des ministres, Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, a présenté hier son projet d'"Agence nationale du remplacement" des enseignants. "Opérationnelle pour la rentrée 2009" et composée d'une vingtaine de personnes, cette agence est destinée à l'amélioration de la "politique de remplacement des enseignants". En effet, selon le ministère de l'Education nationale, l'organisation actuelle du dispositif de remplacement ne permet pas de mobiliser plus de 80% du potentiel de remplacement qui représente plus de 50 000 postes d'enseignants.

Source AFP

Rémunération au mérite : jusqu'à 14.400 euros de prime individuelle

La rémunération au mérite des fonctionnaires, financée par les non-remplacements des départs en retraite, sera lancée dès 2009. D'ici à début 2012, près de 200.000 agents de l'Etat devraient en bénéficier.

Cliquez ici

La révolution est désormais bien en marche. Promise par Nicolas Sarkozy durant sa campagne, la rémunération au mérite des fonctionnaires - seuls quelques centaines de hauts fonctionnaires en bénéficient déjà - va entamer son essor. Une partie des 21.600 attachés et attachés principaux de la filière administrative (cadres de catégorie A, celle des personnels les plus qualifiés) vont ouvrir le bal l'an prochain en bénéficiant de la « prime de fonction et de résultats » (PFR) définie cet été lors des négociations salariales (« Les Echos » du 4 juillet). Les ministères des Affaires étrangères, de la Défense, de l'Agriculture ou de l'Education seront les premiers à lancer cette rémunération au mérite et, d'ici à 2012, l'ensemble des 198.200 fonctionnaires d'Etat de la filière administrative devra en bénéficier.

Cette PFR remplacera la batterie de primes, diverses et variées, déjà en place afin de simplifier et d'harmoniser les modes de rémunération d'une administration à l'autre, ce qui doit aussi favoriser la mobilité. Elle se décomposera en deux parties. La première, dite prime « fonction » (environ 60 % du total) sera fixe et définie par chaque ministère selon le poste occupé. La seconde partie, dite prime de « résultats », sera strictement individuelle et totalement variable (40 % du total). Elle sera définie à l'issue d'un entretien annuel d'évaluation en fonction de l'atteinte, ou non, d'objectifs fixés en interne par chaque ministère.

Source : Les Echos

Proposition E16

Officialiser entre le professeur et l'élève une différence hiérarchique équiva- lente à celle existant entre l'inspecteur et le professeur.

Réaffirmer que l'élève ne saurait être l'égal du professeur. Concrétiser cette assertion par de nouvelles recommandations de l'Education nationale. Supprimer à cette occasion le conseil des délégués pour la vie lycéenne. Remodeler la composition et le fonctionnement des conseils de discipline (dans le sens de la Proposition E2 ci-dessus). Proscrire enfin l'emploi des « médiateurs » dans toute enceinte de l'Education nationale, en veillant cependant à ce que les professeurs répondent favorablement aux demandes d'entretien individuel.

Source

Réforme des lycées : l'inquiétude des marchands du temple

« Les délais nous paraissent difficilement compatibles avec notre calendrier ». C'est le cri d'alarme que viennent de lancer, à propos de la réforme des lycées, le Syndicat national de l'édition (SNE) et Savoir Livre (association d’éditeurs scolaires : Belin, Hatier, Bordas, Hachette, Magnard et Nathan).

Pour pouvoir mettre en conformité les manuels de seconde à la rentrée 2009, les éditeurs veulent pouvoir disposer des nouveaux programmes « d'ici à la fin de l'année ». Mais le ministre évoque un calendrier plus tardif.

Source : AFP

NDLR: on ne saurait prendre suffisament conscience du gâchis véritable que la réformite constante des programmes impose à l'argent public et aux ressources des familles.

mercredi, 5 novembre 2008

Un «jardin d'éveil» à la place de la maternelle?

Le débat sur la scolarisation des 2-3 ans est relancé. Un rapport du Sénat, rendu public aujourd’hui, propose de créer un «jardin d’éveil» à la place de la maternelle pour les tout-petits.
 
Ce «jardin d’éveil» serait une «structure innovante à mi-chemin entre la crèche et l’école» qui «précèderait l’entrée à l’école maternelle», écrivent les sénateurs UMP Monique Papon (Loire-Atlantique) et Pierre Martin (Somme) au nom du groupe de travail sur «la scolarisation des jeunes enfants».

Selon les auteurs du rapport, l’école offrirait «un milieu peu adapté aux enfants de deux ans». Leur scolarisation serait donc «une fausse bonne idée pour la réussite scolaire».

De plus, les modes de garde de la petite enfance (crèches, assistantes maternelles, etc.) sont largement insuffisants. Dans les années 1990, plus d’un enfant de deux ans sur trois était scolarisé. Mais, depuis le taux a baissé, à 20,9% en 2007 et reste très variable d’une région à l’autre. Par exemple, environ 60% des enfants de deux ans étaient scolarisés en 2007 dans le Finistère ou le Morbihan, contre 2,5% en Haute-Savoie ou 5,0% en Seine-Saint-Denis.

La France (avec la Belgique) est l’un des rares pays d’Europe à accepter d’accueillir à la maternelle les enfants dès l’âge de deux ans.

Source : Libération

vendredi, 31 octobre 2008

"La droite" accusée de "manipuler l'histoire"

Le groupe PS à l'Assemblée nationale a dénoncé aujourd'hui "la droite incorrigible dans sa volonté de manipuler l'histoire" après les déclarations mardi du ministre de l'Education, qui les a nuancées mercredi.

Le PS a qualifié de "très mauvaise idée" la proposition de Xavier Darcos qui s'est interrogé mardi à l'Assemblée: "Est-ce qu'il ne faudrait pas qu'une bonne fois pour toutes ce que nous considérons comme devant être enseigné aux élèves soit prescrit par la représentation nationale?".

Mercredi, le ministre a nuancé ces propos en affirmant qu'il n'accepterait "aucune ingérence du politique dans l'enseignement de l'histoire".

"Il n'appartient pas aux institutions de la République d'écrire et a fortiori d'enseigner une histoire officielle comme le font les régimes autoritaires. C'est la vocation des historiens et des professeurs", a ajouté le groupe PS dans un communiqué intitulé "La droite incorrigible dans sa volonté de manipuler l'histoire".

"Cette conception d'une histoire propagandiste et imposée est à l'opposé de notre recherche d'une mémoire partagée dans laquelle tous les citoyens puissent se reconnaître", a conclu le communiqué PS signé par Catherine Coutelle, vice-présidente de la mission mémorielle de l'Assemblée nationale.

Source : Le Figaro

Des universités exigent un moratoire pour la mastérisation des concours.

A la suite de Lyon3, Paris 3 et Paris 4, de nombreuses universités adoptent des motions pour exiger un moratoire dans l'application de la réforme des concours de recrutement et de la formation des professeurs des écoles, des collèges et des lycées. Et certains départements font d'ores et déjà savoir qu'ils refuseront de rendre les maquettes des nouveaux Masters à la date imposée (fin décembre).

Madagascar : Réforme scolaire : Les catholiques défient l'Etat

Les catholiques attendront jusqu’en 2012 pour se prononcer sur la réforme scolaire. Mieux, ils vont entreprendre leur propre réforme, différente de celle de l’État.
 
Le vicaire général Ludovic Rabenatoandro devant des élèves des écoles catholiques, hier, à Antanimena.
Non à la réforme de l'éducation. La messe de la rentrée solennelle des établissements catholiques d'hier a rassuré les parents d'élèves concernant le déroulement de l'année scolaire.
Le message de Ludovic Rabenatoandro, vicaire général d'Antananarivo, a été axé sur la position des écoles catholiques vis-à-vis de la réforme de l'éducation. «La décision de se conformer ou non à la réforme scolaire ne sera connue qu’après l'année 2012. C'est à partir de cette date que nous déciderons du chemin à prendre», a-t-il déclaré devant plusieurs milliers d'élèves et enseignants de la capitale.
Mesures d'accompagnement
Il a insisté sur le fait qu’il ne faudrait pas que ses paroles fassent l’objet de fausses interprétations. Cette figure religieuse a officié la messe de la bénédiction de l'année scolaire 2008/2009 à la place du monseigneur Odon Razanakolona, prévu être présent à l'occasion. Le message a également réitéré que «les élèves ne doivent pas servir de cobayes». Ce refus de la réforme de l'éducation est une confirmation de la décision prise lors de la conférence épiscopale de Bemasoandro Itaosy, au mois d'août.
La direction de l'enseignement catholique (Didec) d'Antananarivo déploie une stratégie pour suivre à la loupe
Les écoles catholiques rassemblées, hier, au collège Esca Antanimena.
l'évolution de la réforme de l'éducation. «Un cercle de réflexion sera mis en place pour rendre compte des points forts et faibles de ce nouveau programme d'enseignement», renchérit le père Jules Ranaivosoa, directeur de la Didec.
Des résultats partiels seront livrés à la fin de l'année scolaire. C'est en 2012 que va démarrer officiellement la réforme de l'éducation dont le projet de pilotage est déjà lancé à travers une vingtaine de circonscriptions scolaires publiques.
Dans le cas où les écoles catholiques décident de passer outre la réforme, des mesures d'accompagnement sont prévues. «Les parents ne doivent pas s'inquiéter au sujet des calendriers des examens officiels. Le programme scolaire ainsi que les dates des examens officiels peuvent être consultés dans le journal officiel», poursuit le père Jules Ranaivosoa.
Il ajoute que l'évaluation de la réforme sera aussi décentralisée dans toute l'Ile via des commissions techniques. Depuis la rentrée des classes, au mois de septembre, le système d'enseignement reste inchangé.

Encadré
Une autre formule de réforme : 6-3-3

Le cercle de réflexion esquisse dans son volet d'étude une forme particulière de réforme scolaire. La formule prévoit de reporter le primaire à la sixième année pour l’éducation de base des élèves. Le collège sera écourté de trois ans et assurera l'orientation future de l'élève. La spécialisation s'effectuera au cours de l'étape lycéen qui se déroulera en trois années. Une suggestion sur la réforme des enseignements techniques et professionnels est en vue.

Source : L'express de Madagascar

jeudi, 30 octobre 2008

Proposition E1 (réforme de l'éducation : Convention des droits de l'enfant)

Remanier en profondeur la Convention internationale des droits de l'enfant :

Parler dorénavant DES enfants, de leurs droits et devoirs à l'égard de leurs parents, professeurs et de tout autre enfant. Défendre avec ce nouveau texte le projet d'une Convention internationale pour le bien-être durable des enfants, qui remplacerait l'actuelle Convention des droits de l'enfant (bien-être étant préféré à droits et enfants à enfant). En superviser les présentations destinées aux enfants, qu'elles soient le fait de l'Education nationale en France ou de toute autre instance nationale ou internationale.

Aide scolaire au primaire

Le dispositif d'aide aux élèves en difficulté a été mis en place dans toutes les écoles primaires d'après le ministère de l'Education nationale. Pour 42,5 % des élèves, les heures de soutien se déroulent pendant la pause de midi, pour 32,69 %, elles ont lieu en fin d'après-midi et pour 13%, avant les cours du matin. Les heures sont réparties sur 4 jours à  raison de séquences de 30 minutes. Très peu d'écoles en ont profité pour réorganiser la semaine scolaire sur 5 jours.

Source
Les écoles ont casé l'aide aux élèves en difficulté dans la semaine de 4 jours, Catherine Rollot, Le Monde, 25 octobre 2008, p. 11

mercredi, 15 octobre 2008

Les universités catholiques s'organisent pour la formation des enseignants

Plusieurs masters seront probablement proposés en fonction des spécificités locales des 5 universités catholiques et des centres de formation missionnés partenaires de la réflexion. Ce sont les premières conclusions d'un groupe de travail chargé d'une réflexion sur la masterisation de la formation des enseignants Ces masters seront intégrés au domaine des "sciences de l'homme" sous une mention large "enseignement, éducation et formation" par exemple. Des modules spécifiques pour sensibiliser les étudiants au caractère propre de l'Enseignement catholique seront organisés. La réflexion n'exclut pas des partenariats avec des universités publiques, notamment dans les régions où il n'existe pas d'université catholique.

Source
Masterisation de la formation des enseignants : les 5 universités catholiques mènent une réflexion commune, Sylvain Marcelli, dépêche de l'AEF, 14 octobre 2008, n° 102861.

Source : @ToutDoc

mardi, 14 octobre 2008

Les contours des futurs concours de recrutement des enseignants enfin officialisés

Attendues par les universités pour construire leurs masters « enseignement », le cadrage général des maquettes des concours de recrutement des professeurs des écoles, des professeurs de collège et lycée et des CPE (conseillers principaux d’éducation) a été présenté le 13 octobre 2008 par le ministère de l’Education nationale. Elles seront dessinées à partir d’un même canevas mais les déclinaisons par discipline et/ ou section ne seront connues que d’ici un mois. Les universités pourront alors travailler sur leurs maquettes de masters, attendues elles au ministère de l’Enseignement supérieur début janvier 2009. L’ensemble du dispositif sera définitivement publié au printemps 2009, selon les conseillers ministériels de l’Education nationale.  

Quatre épreuves  

Quelles sont les nouveautés de ces concours de recrutement qui devront sélectionner les étudiants de niveau master à partir de 2010, première session dans ce nouveau régime ? Comme ce que demandaient la CPU et la CDIUFM, le nombre d’épreuves est sensiblement réduit. Les coefficients sont harmonisés entre les disciplines des différents concours.  

Sur un même canevas, quatre épreuves seront à passer pour l’ensemble des candidats postulants aux CRPE (concours de recrutement des professeurs des écoles), CAPES (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), CAPET (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique), CAPEPS (certificat d’aptitude au professorat de l’éducation physique et sportive), CAPLP (concours d’accès au corps des professeurs de lycée professionnel), CPE, contre six à sept épreuves actuellement. Deux épreuves d’admissibilité écrites seront passées en janvier de deuxième année de master, avant de passer deux épreuves d’admission orales en juin. Le recrutement ne pourra se faire qu’une fois le master obtenu.  

Un concours plus lourd à l’oral qu’a l’écrit  

Les candidats au CRPE devront concourir sur une épreuve de « français et culture humaniste » et une autre de « mathématiques et culture scientifique et technologique » pour être admissibles. Chacune des épreuves durera quatre heures et aura un coefficient de 2. Pour les candidats aux autres concours, les deux épreuves d’admissibilité dureront chacune cinq heures pour un coefficient 2. « Le niveau d’exigence disciplinaire pour ces deux épreuves sera celui de la licence », indique le texte de cadrage.

Les deux épreuves d’admission (3 heures de préparation, une heure d’entretien avec le jury, coefficient 1 chacune) sont équivalentes pour tous les concours. Il s’agira d’un « exercice pédagogique » (ou leçon) et d’un entretien devant un jury sur « les aspects concrets du fonctionnement du système éducatif ». Les épreuves écrites d’admissibilité compteront pour 40 % dans les coefficients des concours et les épreuves orales d’admission, après le stage, pour 60 %.   

Les stages encore en suspens

Sur les principes, les conseillers de Xavier Darcos présentant le cadrage des maquettes de concours notent qu’« on passe d’une logique de revalidation du niveau universitaire à une logique de recrutement. Le concours aura une fonction de sélection et de classement ». Les responsabilités sont affichées comme clairement partagées entre l’université chargée de la formation initiale et l’Education nationale chargée du recrutement, de l’adaptation au métier et de la formation continue. Cependant, les stages à organiser pendant les années de master essentiellement relèvent de l’université qui doit les intégrer à ses masters. C'est tout l'enjeu de la professionnalisation du métier des futurs enseignants, qui reste encore à inventer avec les IUFM, intégrés à certaines universités. Celles-ci pourront toutes proposer des masters aux métiers de l'enseignement, qu'elles aient ou non le renfort d'un IUFM.

Le concours de l’Agreg reste en l’état moyennant quelques aménagements d’épreuves le rapprochant du canevas général, avec l’ajout de l’exercice pédagogique et l’épreuve d’entretien devant le jury. Le recrutement se fait également au niveau du master. 

Source : Educpros

mardi, 7 octobre 2008

Les épreuves des concours de recrutement des enseignants


La conférence des directeurs d'IUFM commente les nouvelles épreuves des concours d'enseignants : "culture disciplinaire", "connaissance du système éducatif", "organisation et planification d'un enseignement".


Source
Les épreuves des concours de recrutement des enseignants, Portail des IUFM, 3 octobre 2008.

Source : @toutDoc

Accueil minimum des écoliers : premiers tests et nouveaux remous

Paris a cédé.

Deux mois après son vote au Parlement, le dispositif d'accueil minimum des écoliers sera expérimenté ce matin à l'occasion des grèves enseignantes, mais ce premier test s'annonce limité. Le principal syndicat du primaire, le Snuipp-FSU, parti seul avec la CGT, n'appelle à la mobilisation que dans 31 départements et prévoit un taux de grévistes modeste - autour de 30 % dans 21 départements. Les communes concernées instaureront-elles le service minimum, comme la loi les y oblige en cas de grève supérieure à 25 % ? Aucune grève d'ampleur n'est prévue à Marseille et Lyon. Paris, très hostile au projet, a finalement cédé mais son « accueil » restera modeste, vu le faible taux de grévistes déclarés (9 %): seules 62 des 660 écoles recourront à des animateurs rémunérés par l'Education nationale. « Nous n'avons pas d'inquiétude pour les enfants, car la grève est peu suivie, mais si elle avait été suivie, cela aurait été très compliqué », explique-t-on à la mairie.

Refus de maires de gauche.

En revanche, d'autres villes concernées par la grève poursuivent, elles, la fronde : outre Toulouse, Saint-Nazaire et Montpellier, 26 maires de gauche de Seine-Saint-Denis, département où la mobilisation s'annonce la plus forte (un tiers des écoles déclarent un taux de grévistes supérieur à 25 %), ont refusé hier de mettre en place ce service minimum.

Source : Les Echos

Vers une modification du statut des Inspecteurs

Une réforme négociée entre le principal syndicat d'inspecteurs,le SIEN Unsa, et le ministère, envisage, dès 2009, la réduction à une seule année de la formation, les nouveaux inspecteurs étant poussés sur le terrain à une vitesse qui ne surprendra plus les enseignants. En même temps les IEN, "appelés à jouer un rôle central dans l’adaptation du système éducatif et la mise en œuvre des réformes" passent sous le contrôle des recteurs et voient leur lien avec l'inspection générale relâché.

 Source : Sauvons l'école publique

vendredi, 3 octobre 2008

Réforme du recrutement et de la formation des enseignants : Valérie Pécresse et Xavier Darcos signent une nouvelle charte

Après la mise en place, il y a quelques semaines, de trois groupes de travail destinés à réfléchir sur la masterisation de la formation du personnel enseignant, la réforme qui prévoit de recruter les enseignants à un niveau de Master 2 se poursuit.Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, viennent ainsi de signer avec les présidents d'université et les directeurs d'IUFM, une charte portant sur les principes directeurs de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants.

La réforme, qui entend donner une dimension professionnelle à la formation des enseignants, consiste à un recrutement au niveau du master. Dès 2010, les futurs enseignants devront ainsi justifier de l'obtention du diplôme de master 2 pour pouvoir être recrutés à titre définitif.

Un nouveau parcours universitaire

Dans le cadre de cette réforme, les universités organiseront des parcours attractifs afin, selon le ministère, "d'apporter une réelle valeur ajoutée pour les étudiants intéressés par les métiers de l'enseignement et de la formation". Les enseignements se répartiront dès lors comme suit:

1.       La première année de licence garantira aux étudiants la maîtrise des savoirs fondamentaux (culture générale, connaissances du monde socio-économique, bases juridiques etc.) et des compétences indispensables à la réussite de leur parcours universitaire (TIC, langues étrangères, méthode, autonomie etc.).

2.       La deuxième année, qui se veut une année de consolidation, permettra à l'étudiant de découvrir le monde professionnel, en l'occurrence celui du système éducatif, sous forme de séminaires, de forums, de tutorat étudiant.

3.       La troisième année, année de spécialisation, finalisera le projet d'études sur la base de l'affermissement des connaissances disciplinaires et des compétences acquises. L'orientation vers le champ des métiers de l'enseignement et de la formation y sera plus affirmée. Tous les étudiants diplômés de licence disposeront au moins d'un stage validé dans le cursus, de préférence dans l'enseignement, pour les étudiants dont les métiers de l'enseignement et de la formation constituent leur projet professionnel.

En outre, tous les masters devront dorénavant être composés de 4 volets complémentaires, qui s'articuleront de manière différente selon le parcours choisi:

  • Disciplinaire (ou multidisciplinaire) qui renverra aux savoirs scientifiques actuels.
  • Épistémologique en lien avec l'histoire des disciplines d'enseignement.
  • Didactique qui prendra en charge la réflexion de fond sur la transmission des savoirs disciplinaires en lien avec les programmes scolaires.
  • Professionnel qui abordera les différentes facettes du métier d'enseignant et le rôle d'agent du service public d'éducation.

De nouveaux concours de recrutement

Ces derniers mois, beaucoup de rumeurs ont circulé quant à la prétendue disparition des concours de recrutement au poste d'enseignant. En réalité, il n'en est rien. La distinction entre le CAPES et l'agrégation sera même maintenue.Seule la nature des épreuves devrait changer, afin d'être en phase avec une politique de première affectation plus conforme aux souhaits des jeunes enseignants et plus proches de leurs lieux de formation initiale.

Les nouveaux concours de recrutement, destinés aux étudiants inscrits en deuxième année de master ou l'ayant déjà validé, s'articuleront ainsi autours de trois épreuves destinées à évaluer les connaissances disciplinaires, la capacité à planifier et organiser un enseignement adapté aux niveaux de classe, et enfin la connaissance du système éducatif.

Méthode de travail

Le calendrier doit permettre une mise en place des concours pour la session 2010. Aussi la réflexion sera organisée, dès la rentrée de septembre 2008, autour des thèmes suivants :

  • Formation initiale : configuration des masters, mobilisation des compétences existantes dans le nouveau dispositif de formation ;
  • Prise de fonction, affectation, accompagnement et formation continue ;
  • Dans ce cadre seront notamment examinés le devenir des enseignants actuellement en service partagé ainsi que les conditions d'intervention des enseignants du premier et du second degré au sein des universités.

 

L’éducation est de moins en moins nationale

Les syndicats patentés de l’Education nationale sont d’ordinaire bien prompts à réagir contre les projets du ministre de l’Education nationale. Pour peu que ce ministre soit « de droite » il est aussitôt vilipendé : on lui reproche, évidement, de « brader l’éducation de nos enfants » ou de « marchandiser le système éducatif ». Pourtant ces dignes représentants de la profession sont restés étrangement silencieux devant un texte qui, pour une fois, pouvait nourrir leurs traditionnelles inquiétudes. Il s’agit de l’Ordonnance n° 2008-507 du 30 mai 2008 portant transposition de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles à travers l’Union européenne.

Cette directive est le résultat de la réforme du régime de reconnaissance des qualifications professionnelles engagée par la Commission européenne. Elle a entrepris de contribuer à la flexibilité des marchés du travail, de parvenir à une libéralisation accrue de la prestation des services, et d’encourager une plus grande automaticité dans la reconnaissance des qualifications. Et la Commission européenne veille avec un soin jaloux à la transposition rapide de cette directive .

Cette directive consolide dans un seul acte législatif quinze directives, parmi lesquelles douze directives sectorielles - couvrant les professions de médecin, infirmier responsable des soins généraux, dentiste, vétérinaire, sage-femme, pharmacien et architecte - et trois directives qui ont mis en place un système général de reconnaissance des qualifications professionnelles couvrant la plupart des autres professions réglementées. Elle vise ainsi à faciliter la mobilité dans le marché intérieur des personnes qualifiées qui se déplacent dans un autre Etat membre soit pour y offrir une prestation de service soit pour s'y établir de manière permanente.

Jusqu’alors, la France imposait la possession de qualifications professionnelles pour l’accès aux professions réglementées et pour leur exercice. En transposant la directive de 2005, elle accepte –toujours pour l’accès et l’exercice des professions réglementées – les qualifications professionnelles acquises dans un des vingt-sept Etats de l’Union européenne. L’Ordonnance vise de très nombreux secteurs d’activités : les professions juridiques (expert-comptable, avocat...),  les professions du tourisme (agent de voyages, guide interprète, conférencier...),  les enseignants de la conduite et de la sécurité routières et les contrôleurs techniques de véhicules, les professions artisanales, les professions médicales et paramédicales,  les architectes, les vétérinaires, etc.

De leur côté les professions non réglementées sont déjà concernées par la directive dite « directive service » (dont la transposition devra être opérée par la France au plus tard le 28 décembre 2009). Cette directive service (héritière de la célèbre directive Bolkestein) permet la libre installation de tous les prestataires de service à l’exception des professions qui participent à l’exercice de l’autorité publique.

Le Traité de Lisbonne – s’il est ratifié par les vingt-sept Etats membres de l’Union européenne - permettra aux instances communautaires d’aller encore plus loin dans l’uniformisation des systèmes éducatifs.

La jurisprudence de la Cour de Justice des Communautés Européennes sur la libre circulation des travailleurs n’avait d’ailleurs pas attendu ces directives. Il y a belle lurette qu’une directrice d’hôpital, de nationalité portugaise, a obtenu le droit d’exercer cette responsabilité en France sans passer les concours d’accès français. Les exemples de suppressions des diplômes nationaux ou des concours nationaux d’entrée dans la fonction publique – qui n’a plus de nationale que le nom – sont de plus en plus nombreux.

On pourrait multiplier les exemples avec les textes sur l’équivalence des diplômes, le multilinguisme, la liberté d’établissement des établissements d’enseignement…. Bientôt, le monopole des grades des diplômes sur lequel les acteurs de l’Education nationale française s’arc-boutent ne sera plus qu’un mythe. Et il n’est pas sûr que l’alignement des formations se fasse réellement par le haut ! Pour le droit communautaire, la préoccupation première est la réalisation d’un grand marché unique sur lequel les travailleurs, les produits, les services et les marchandises pourront circuler librement sans aucune spécificité nationale. De sorte que la libre concurrence fera nécessairement disparaître le grand monopole français en matière d’éducation.

D’un certain côté, ceux qui pensent à juste titre que le système éducatif français est trop rigide, pour ne pas dire soviétiforme, pourront s’en réjouir. La liberté conquise sur l’archaïsme, la rigidité et l’idéologie sera profitable à tous ceux qui étouffent et qui parfois meurent dans le système français. L’enseignement supérieur privé sera notamment de ceux-là, lui que l’on veut noyer dans le grand service public. Certaines universités seront aussi plus compétitives et pourront tendre vers l’excellence au contact des meilleures universités européennes.

Mais, encore une fois, la grande majorité des élèves et de leurs parents sera la victime de ces abdications non avouées, non assumées, à vrai dire subies par notre pays. Et, évidemment ces victimes-là seront les plus modestes, celles qui avaient le plus besoin de l’ascenseur social que l’Ecole républicaine pouvait leur fournir.

C’est donc bien un système plus compétitif et plus apte à affronter la concurrence européenne qu’il convient de développer en France. Les bases doivent en être solides et l’actuel ministre de l’Education a pris d’heureuses initiatives sur cette question, notamment dans le primaire. Mais, il ne suffit plus de réformer le système pour gommer définitivement trente années de dérives perverses pour la jeunesse de ce pays. Il faut aussi avouer clairement que la plupart des décisions vont désormais échapper à la France dans ce domaine comme dans de nombreux autres. De sorte que pour celles des décisions pour lesquelles notre pays est encore compétent, il ne faut plus perdre de temps en combats d’arrière-garde ni en jeux de rôle imposés.

Ou bien il faut reprendre clairement la compétence éducative, ou bien il faut assumer efficacement son transfert à l’Europe en préparant au mieux les élèves à la concurrence de leurs contemporains européens. Rien ne serait pire que la politique de l’autruche : elle ruinerait tous les efforts de redressement actuellement entrepris.

Recteur Armel Pécheul

Source : Enseignement et liberté

mardi, 30 septembre 2008

Budget 2009 : les principaux points pour l'éducation

En volume, le ministère de l'éducation paie le plus lourd tribut des réductions de fonctionnaires en 2009 (-13.500), mais cela ne représente qu'un départ à la retraite non remplacé sur trois. Cette moindre réduction est due notamment aux créations de postes pour la scolarisation des enfants handicapés.

Source : La Croix

Formation des enseignants : Les nouveautés

Nouveaux concours de recrutement, nouveau mode de formation dès 2010. L'apprentissage du métier passera par le compagnonnage.

Un prof chevronné pour tuteur. En juin, sans crier gare, le président Nicolas Sarkozy annonçait le futur recrutement des enseignants à bac + 5 (le master). Quant à leur formation, elle se ferait face aux élèves, avec un prof chevronné pour tuteur. Depuis, ce « compagnonnage » provoque un remue-méninges dans les ministères, les universités, les syndicats. Des négociations sont engagées.

Dès aujourd'hui, le gouvernement signe avec les universités une charte qui affiche les grandes lignes de la réforme. Et, samedi, réplique syndicale avec des « états généraux de la formation des enseignants », à Créteil, en région parisienne.

• Ce qui plaît. Élever le niveau de recrutement des jeunes enseignants, et leur salaire, est largement approuvé. Cette décision n'est pas propre à la France. La « masterisation » s'impose petit à petit à toute l'Europe. « C'est une bonne idée, constate Thierry Cadart, le secrétaire général du SGEN-CFDT. À condition que le profil sociologique des futurs professeurs ne s'éloigne pas encore de celui des élèves. » Les étudiants aux origines modestes pourront-ils s'offrir cinq ans d'études ? Le gouvernement promet des bourses au mérite. « C'est insuffisant », répond Cadart.

• Ce qui inquiète. C'est le « compagnonnage ». Le ministère veut croire aux vertus magiques du « terrain », de l'apprentissage sur le tas, au côté d'un enseignant expérimenté. Richard Étienne, professeur en sciences de l'Éducation, y voit au contraire « un retour au Moyen-Age ». Enseigner s'apprend, dit-il, en alternant stages, réflexion et formation théorique. Le « tutorat », il n'y croit pas : « Un bon professeur peut être un piètre formateur. »

• Les IUFM sur le qui-vive. Les Instituts de formation des maîtres, rattachés aux universités, sont sur le qui-vive. Pour les uns, tel Jacques Fabri, la réforme signe leur mort : « Toutes les universités vont vouloir se lancer dans des programmes de formation des maîtres. Ce sera la concurrence désordonnée, l'explosion de l'offre, un gâchis absolu. »

Les ministères s'en défendent. La charte signée avec les universités, aujourd'hui, balise le parcours du futur enseignant, de sa première année universitaire à celle du concours d'entrée dans la profession. Stages de découverte du métier, séminaires, forums : tout est prévu, sur le papier, pour que le savoir-faire des IUFM soit respecté par toutes les universités.

En attendant, ce sont les étudiants aspirants enseignants qui se font du mouron. Pour ceux qui ont intégré un IUFM cette année, rien ne change. Mais au-delà ? « Que devient-on si on réussit le concours d'entrée dans la profession, tout en ratant le master ? » Déjà, pour réduire les échecs, après cinq ans d'études, un rapport officiel, publié hier, envisage d'instaurer une sélection à l'entrée du master. La sélection ? Un mot jusqu'à présent banni à l'université.

Source : Ouest France

Le lycée à la carte dès la rentrée prochaine

Avec cette réforme, les élèves auront en partie le choix des matières étudiées. L'enseignement sera organisé par semestres. Première application en seconde dès 2009.

Le chantier de la réforme du lycée, ouvert par Xavier Darcos, devrait aboutir dans les prochaines semaines. Jean-Paul de Gaudemar, recteur d'Aix-Marseille, continue de mener des négociations avec les syndicats d'enseignants et les lycéens. Moins chargé en heures de cours, plus modulaire, le nouveau lycée, inspiré du «modèle finlandais», se veut une passerelle vers l'enseignement supérieur. En partie «à la carte», le choix de matières par semestre permettra des parcours moins spécialisés et donnera plus de souplesse à l'actuel dispositif des séries (L, ES et S).

• Quelle échéance pour la mise en œuvre ?
Xavier Darcos veut inaugurer la classe de seconde nouvelle version dès la rentrée prochaine en septembre 2009, même si les syndicats ont demandé un moratoire. Dans la foulée, la classe de première débutera dès septembre 2010, puis celle de terminale en 2011 pour un baccalauréat revu et corrigé en juin 2012.

• Comment se déroulera l'année de seconde ?
Le principe est simple : chaque lycéen élaborera, en fonction de ses compétences, de ses centres d'intérêt mais aussi de règles prédéfinies, son «menu» du semestre. «Il s'agit de permettre aux élèves de découvrir des matières qu'ils n'ont pas forcément testées au collège», souligne Jean-Paul de Gaudemar. Pour plus de souplesse, l'année sera divisée en deux semestres. Si les choses ne sont pas encore finalisées, l'hypothèse sur la table est que l'élève pourra choisir 9 modules de trois heures par semaine chacun, soit 18 modules par an. Les lycéens devront suivre 11 modules du tronc commun - français, mathématiques, deux langues vivantes, éducation physique et sportive et histoire-géographie - 4 modules d'«exploration» - tels que la physique, les sciences de la terre, l'informatique, les matières artistiques, les langues anciennes ou encore les matières technologiques - et enfin 3 modules de soutien individualisé.

• Quels changements en première et terminale ?
Les élèves de première et de terminale pourront choisir, eux, des matières de spécialisation. Au total, 45 % des enseignements feront partie d'un tronc commun et 45 % seront des enseignements de spécialisation. «Les élèves seront quand même guidés», insiste Jean-Paul de Gaudemar. C'est ainsi que l'élève devra choisir une dominante pour la moitié des enseignements de spécialisation. Pas question d'être trop éclectique. Le reste du temps (10 %) sera consacré à du soutien. Le principe des séries (L, ES, S) devrait disparaître au profit de «dominantes» composées de majeures et de mineures.

• Combien d'heures d'enseignement ?
En classe de seconde, le volume horaire devrait se situer à 975 heures par an, soit 27 heures par semaine - c'est la moyenne des pays de l'OCDE. Dans les séries générales, l'enseignement va aujourd'hui de 25 heures à 35 heures environ. Mais, dans certaines séries technologiques, les élèves peuvent suivre jusqu'à 40 heures de cours !

• Le bac est-il condamné ?
Pour le moment, ce sujet n'est pas officiellement abordé dans les discussions. «Cela reste tabou», souligne l'un des participants. Il n'empêche, compte tenu de la plus grande diversité des parcours que pourront choisir les lycéens, le bac devrait être revu et corrigé. Même si chacun avance avec prudence, l'idée d'une plus grande part de contrôle continu fait son chemin.

La souplesse du système finlandais inspire Darcos

En Finlande, à partir de la seconde, la notion de classe telle qu'on la connaît chez nous n'existe plus. Les élèves composent leur programme dans un menu à la carte.
Lire la suite de l’article

jeudi, 25 septembre 2008

Réforme historique à l'Éna

Éric Woerth, le ministre de la fonction publique et André Santini, secrétaire d'État chargé de la Fonction publique, ont présenté devant des élèves de l'Ena un projet de réforme visant à supprimer le fameux classement de sortie critiqué par des générations d'anciens élèves, sans succès, et par Nicolas Sarkozy à plusieurs reprises avec, apparemment, plus de résultat.


L'Ena, à Strasbourg
Ce classement de sortie conditionne, selon le rang obtenu, l'accès aux grands corps de l'Etat. Il transformait ainsi la scolarité à l'Ena (27 mois) en un bachotage permanent pour l'obtention des meilleures places. En effet, sortir dans les premiers et accéder à l'inspection des finances est la garantie d'une carrière fulgurante dans l'administration (voir dans le privé par la suite) à laquelle ne peuvent prétendre les moins bien classés, qui se retrouvent dans des tribunaux administratifs ou en préfecture.

"Ce qui est choquant, c'est le fait qu'un concours passé à 25 ans oriente toute une vie professionnelle", avait jugé Nicolas Sarkozy en janvier dernier.

Source : Observatoire Boivigny

jeudi, 18 septembre 2008

Darcos : l'ecole maternele : ecole ou grande crêche

Dans une vidéo circulant depuis hier sur Internet, le ministre lâche: «Est-ce qu'il est vraiment logique (…) que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches? Je me pose la question». Un constat de bon sens qui rejoint cette analyse.


Un «bonus-malus» pour les universités «performantes»

Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, introduit pour de bon - et plus vite que prévu - la culture du résultat à l’université. Via un levier majeur: le financement. Comme elle l’a annoncé ce jeudi matin lors de s