Invité à un débat sur la crise mercredi 24 juin par Jean-François Copé
et Jean-Pierre Raffarin, le député maire PS d'Evry Manuel Valls a
développé ses thèses, par exemple, les réformes à apporter à
l'Education nationale. De quoi faire bondir certains syndicats et
partis de gauche...
Lire la suite de l’article
Tag - Reforme
lundi, 29 juin 2009
Si Manuel Valls était ministre de l'Education
Par veille-education le lundi, 29 juin 2009, 23:57
samedi, 27 juin 2009
Vers une liberté d'inscription à l'Université ?
Par veille-education le samedi, 27 juin 2009, 10:37
Même si on ne peux pas parler de sélection, l'intégration des universités dans la procédure Admission Post Bac permet à ces dernières de choisir leurs étudiants. D'ailleurs, cette liberté de choix s'accompagne donc d'une liberté de candidature. Vers la fin définitive de la sectorisation...
mercredi, 24 juin 2009
Les enjeux de la crise universitaire actuelle
Par veille-education le mercredi, 24 juin 2009, 21:48
La réflexion qui est proposée ici est le résultat de nombreuses concertations menées depuis des semaines avec des Enseignants-chercheurs, des étudiants, des responsables de l’aumônerie des universités. Il n’était pas dans son objectif de soutenir ou de dénoncer la réforme des universités ou le statut de celles et ceux qui la font vivre par leurs compétences et leur passion. Il n’était pas non plus dans notre objectif d’apprécier la qualité de la formation des jeunes adultes qui en bénéficient.
Nous avons souhaité comprendre l’enjeu du mouvement social qui s’est produit en certaines des universités au cours des mois passés. Il n’était pas facile de le cerner. Nous avons tenté d’en rendre compte le mieux possible.
PRÉALABLE
Depuis plusieurs années, l’université française est secouée par des crises et des grèves. Ces dernières années, les grèves dures se sont multipliées (2006 contestation du CPE - 2007 contre la loi sur l’autonomie des universités) bloquant les facs et ne permettant pas toujours aux étudiants de suivre des cursus complets.
La crise actuelle déclenchée en février 2009 s’est caractérisée par des actions de plus en plus radicales en certains endroits. Elle s’inscrit dans un contexte plus large et soulève des enjeux que cette note tente de décrypter.
La crise de l’université intervient dans un monde libéral secoué par de multiples crises. L’exacerbation de chacune d’entre elles se présente dans la culture française comme un mode de régulation.
Les enjeux de la crise universitaire actuelleL'Etat veut promouvoir les internats d'excellence
Par veille-education le mercredi, 24 juin 2009, 20:31
Devant
le congrès, Nicolas Sarkozy a le 22 juin dernier réaffirmé sa volonté
de développer les internats d'excellence, réservés aux bons élèves
issus de quartiers populaires. Ce dispositif fait partie des mesures
éducatives prévues dans le plan "Espoir banlieues". Cette année, près
de 1 215 places d'internat sur les 230 000 existantes ont été crées. Le
ministre de l'Education nationale compte atteindre 2 500 places
supplémentaires d'ici à 3 ans et 4 000 d'ici à 5 ans.
Source: @ToutDoc
Education : des internats d'excellence pour les élèves méritants, Marie-Estelle Pech, Le Figaro, 23 juin 2009, p. 4.
mardi, 23 juin 2009
Réforme de l'ENA: le gouvernement installe un comité de huit membres
Par veille-education le mardi, 23 juin 2009, 19:54
Le gouvernement
installera mercredi après-midi un comité de huit membres chargé de
veiller à la bonne mise en oeuvre de la réforme de l'ENA au regard des
principes de transparence, d'impartialité et d'équité, a indiqué Bercy
mardi, dans un communiqué. Ce comité sera
présidé par Jean-Pierre Jouyet, ancien ministre et président de
l'Autorité des marchés financiers (AMF), et a été composé selon des
critères de parité homme-femme et de diversité de formation et
d'expérience professionnelle, publique et privée, précise le communiqué
du ministre du Budget, Eric Woerth, et du secrétaire d'Etat à la
fonction publique, André Santini. Parmi les
huit personnes figurent Bernard Boucault, directeur de l'ENA, Paul
Peny, directeur général de l'administration et de la fonction publique,
Marcelle Pierrot, préfète, Dominique Lagarde, DRH d'EDF, Rose-Marie Van
Leberghe, présidente du directoire de la société Korian, Evelyne Sevin,
directrice associée du cabinet Egon Zehdnder, et Brigitte Lemercier,
fondatrice de NB Lermercier et associés. L'installation
du comité aura lieu mercredi dans les locaux de l'ENA à Paris en
présence d'André Santini, secrétaire d'Etat auprès du ministre du
Budget, en charge de la fonction publique. Eric
Woerth, en présentant le 25 mars la réforme de l'ENA, avait indiqué que
le classement de sortie laisserait la place à un recrutement par les
administrations sur dossiers, présélectionnés "sous forme anonyme",
puis d'entretiens d'embauche. Autre axe fort
de la réforme, l'ouverture de l'école "à la diversité et à l'égalité
des chances" avec l'installation, dès le mois d'octobre, d'une classe
préparatoire spécifiquement réservée aux jeunes de milieux sociaux
défavorisés, en vue des concours organisés en 2010. Source : AFP
Campagne d'information sur les nouvelles aides pour les futurs enseignants
Par veille-education le mardi, 23 juin 2009, 19:53
Une campagne
d'information sur les nouvelles aides financières qui pourront être
accordées, dès la rentrée 2009/2010, aux étudiants se destinant aux
métiers d'enseignants, a été lancée mardi par le ministère de
l'Education. Les modalités d'attribution de
ces aides, annoncées en janvier, sont précisées sur le site du Centre
national des oeuvres universitaires et scolaires (www.cnous.fr), où les
étudiants peuvent faire une simulation pour évaluer l'aide à laquelle
ils peuvent prétendre. Le Cnous et son réseau
régional sont chargés d'informer les étudiants et d'instruire les
dossiers, a indiqué le ministère dans un communiqué. Des affiches
seront diffusées dans les universités, restos-U, bibliothèques. "Les
étudiants inscrits en master 2 (bac+5) et qui préparent les concours de
l'Education nationale (professeur des écoles, de collège et de lycée,
conseiller principal d'éducation) pourront bénéficier de nouvelles
aides financières complémentaires aux bourses sur critères sociaux et
aux bourses au mérite déjà accordées par le ministère de l'Enseignement
supérieur", indique le communiqué. "Ces
nouvelles bourses, mises en place dans le cadre de la réforme de la
formation et du recrutement des enseignants, doivent permettre de
garantir la démocratisation et l'attractivité de l'accès au métier
d'enseignant". Pour en bénéficier, un
étudiant devra remplir trois conditions: être boursier de
l'enseignement supérieur ou avoir des parents dont le revenu brut
global ne dépasse pas 60.000 euros, être inscrit en master 2 et suivre
une formation permettant de se préparer aux concours d'enseignants,
enfin s'engager à passer les concours. Les
étudiants boursiers exonérés des frais d'inscription et de sécurité
sociale bénéficieront ainsi d'une bourse complémentaire de 1.424 euros
annuels, a indiqué le Cnous. Par ailleurs,
12.000 bourses seront attribuées, selon des conditions de mérite et de
revenus, s'échelonnant entre 700 et 2.500 euros, selon le Cnous. Les différentes aides seront cumulables. Les
étudiants se destinant à la profession d'enseignant pourront également
faire des stages "rémunérés jusqu'à 3.000 euros", précise le ministère. Source : AFP
dimanche, 21 juin 2009
Brevet des collèges: un nouveau projet plus classique transmis aux syndicats
Par veille-education le dimanche, 21 juin 2009, 17:56
Le gouvernement a transmis aux syndicats une nouvelle mouture du futur
brevet des collèges, qui abandonne une bonne partie des changements
introduits dans les versions précédentes, a-t-on appris jeudi de
sources syndicales.
Lire la suite de l’article
Après les stages d'été, Xavier Darcos lance les cours gratuits en ligne
Par veille-education le dimanche, 21 juin 2009, 17:53
Xavier Darcos poursuit sa reconquête du très lucratif marché du soutien
scolaire. A quelques semaines de la fin de l'année, le ministre de
l'Education nationale dévoilera aujourd'hui sa nouvelle initiative
destinée aux jeunes vacanciers : la mise en ligne gratuite par le CNED
(Centre national d'enseignement à distance) de « cours d'été » (leçons,
exercices, corrigés...) destinés à l'ensemble des élèves, du primaire à
la terminale.
Lire la suite de l’article
jeudi, 18 juin 2009
Où va l'Enseignement catholique ?
Par veille-education le jeudi, 18 juin 2009, 22:19
L'absence d'incitation à l'efficacité pédagogique nuit à la qualité de l'école, selon l'OCDE
Par veille-education le jeudi, 18 juin 2009, 20:09
Près de 90 % des enseignants de Belgique, du Danemark, d'Irlande et de Norvège n'espèrent aucune reconnaissance pour l'amélioration de la qualité de leur enseignement.
Pour trois enseignants sur quatre, il manque des mesures d'incitation propres à améliorer la qualité de leur enseignement, alors que dans trois établissements sur cinq la mauvaise conduite des élèves en classe est une source de perturbation des cours.
Telles sont les conclusions d'un rapport de l'OCDE, élaboré avec le soutien de la Commission européenne et basé sur la nouvelle Enquête internationale sur les enseignants, l'enseignement et l'apprentissage (TALIS). Il fournit pour la première fois des données internationales comparables sur les réalités auxquelles les enseignants sont confrontés à l'école, grâce aux conclusions de l'enquête réalisée dans vingt-trois pays1.
Le rapport juge inquiétant que près de 75 % des enseignants disent ne pas s'attendre à être récompensés s'ils renforcent la qualité de leur enseignement ou font preuve d'innovation. Il recommande donc de soutenir l'enseignement via des mesures d'incitation et de reconnaissance.
En Estonie, Italie, Slovaquie et Espagne, plus de 70 % des enseignants du niveau
secondaire inférieur travaillent dans des établissements où la mauvaise conduite en classe est considérée comme nuisant « dans une certaine mesure » ou « beaucoup » à l'enseignement. En moyenne, 38 % des enseignants
interrogés estiment travailler dans des établissements manquant de personnel qualifié.
Rapport sur www.oecd.
org/edu/talis/firstresults
(1) Australie, Autriche, Belgique (Flandre), Brésil,
Bulgarie, Danemark, Estonie, Hongrie, Islande,
Irlande, Italie, Corée, Lituanie, Malaisie, Malte,
Mexico, Norvège, Pologne, Portugal, République
tchèque, Slovénie, Espagne et Turquie
Source : Créer son école
le nouveau brevet des collèges
Par veille-education le jeudi, 18 juin 2009, 19:58
Le projet d'arrêté sur le nouveau brevet des collèges sera présenté en CSE (Conseil supérieur de l'éducation) le 1er juillet prochain indique l'AEF. Le nouveau brevet entrera en vigueur pour partie en 2010 et en totalité en 2011. L'obtention du diplôme reposera sur "la maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences palier 3", avec une "validation du brevet informatique et internet" et du "niveau A2 dans une langue vivante étrangère étudiée au collège", sur "la note obtenue à l'oral d'histoire des arts", "les notes obtenues à l'examen du brevet", "les notes de contrôle continu obtenues en cours de formation", et "la note de vie scolaire". Ce projet résulte de nombreuses discussions entre les syndicats et la direction générale de l'enseignement scolaire au cours de ces derniers mois.
mercredi, 17 juin 2009
La révolution copernicienne de l’éducation
Par veille-education le mercredi, 17 juin 2009, 22:56
Jean-François Mattéi, membre de l’Institut universitaire de France. professeur émérite de l’université de Nice-Sophia Antipolis. La pédagogie moderne, depuis John Dewey, a bouleversé
le rôle traditionnel de l’école en réduisant un « lieu de réflexion » à
un « lieu de vie » assimilé au processus de socialisation de l’élève,
au lieu de viser une autre fin : l’humanisation de l’homme. Aussi « le
pathos de la nouveauté » qu’Hannah Arendt avait dénoncé dans
l’éducation contemporaine, prend-il désormais la forme d’une idéologie
de la rupture avec les principes de l’éducation libérale qui formaient
un être humain cultivé. La rupture du lien avec l’élève, du lien avec
le maître, du lien avec le savoir, du lien avec la substance
de l’enseignement - sacrifié à un pédagogisme procédural, et finalement
du lien avec la fin de l’éducation - former un homme - ont abouti à un
échec patent dont tous les rapports témoignent. Tant que le système
scolaire ne reviendra pas sur cette stratégie de rupture envers
l’autorité de la connaissance, nul ne pourra rectifier les échecs
endémiques de l’éducation, ni édifier une pédagogie qui permette à
chaque enfant d’accéder à son humanité. Si nous n’entreprenons pas
cette révolution copernicienne qui place le savoir, et non l’élève, au
coeur de l’école, il est à craindre que l’illusion politique de demain
ne vienne renforcer l’illusion pédagogique d’aujourd’hui. Téléchargez l’étude complète. Source IRIE
L'enseignement s'est dégradé, selon un quart des parents d'élèves
Par veille-education le mercredi, 17 juin 2009, 22:32
Un quart des
parents d'élèves estiment que la qualité de l'enseignement s'est
dégradée durant l'année scolaire écoulée, selon un sondage publié
mercredi par la Fédération des parents d'élèves de l'Enseignement
public (Peep). La situation s'est dégradée
cette année par rapport aux années précédentes en ce qui concerne le
remplacement en cas d'absence des enseignants, pour 37 % des parents
(42 % des parents de collégiens et 44 % des parents de lycéens). Pour
10 % seulement la situation s'est améliorée, pour 47 % elle n'a pas
changé. La qualité de l'enseignement s'est
dégradée pour 26 % des personnes interrogées, s'est améliorée pour 15
%. 56 % ne voient pas de changement. En
revanche, pour 31 % des parents interrogés, les aides et conseils en
cas de difficultés scolaires se sont améliorés. Ils se sont dégradés
pour 16 % d'entre eux, sont restées inchangés pour 45%, révèle cette
enquête BVA réalisée en mai auprès d'un échantillon de 539 parents
d'élèves âgés de deux à 20 ans, adhérents ou non à la Peep. La
réforme des lycées doit "expérimenter en priorité" un "suivi
personnalisé du travail des élèves", pour 61 % des parents de lycéens
interrogés. 52 % des parents d'écoliers
interrogés estiment que les évaluations menées en CE1 et CM2 "vont
permettre de connaître précisément le niveau de (leur) enfant" et, pour
34 % d'entre elles, "de mieux préparer (leur) enfant à la classe
supérieure". 29 % des personnes interrogées
(43 % des cadres) jugent que ces évaluations "ne servent à rien", 31 %
pensent qu'elles serviront à "classer les écoles". "La finalité de l'évaluation n'est pas claire", a noté Philippe Vrand, président de la Peep, lors d'une conférence de presse. Interrogés
sur le redoublement, 83 % des parents interrogés déclarent qu'ils
accepteraient la décision de l'école, 11 % feraient appel, 1 %
inscriraient leur enfant dans un autre établissement pour échapper à
cette décision. Source : AFP
La «reconquête du mois de juin» a un coût : 16 millions d’euros
Par veille-education le mercredi, 17 juin 2009, 22:27
Le baccalauréat, qui commence jeudi prochain, coûtera cette année 50 millions d’euros, contre 34 en 2008, soit une augmentation de 47%. La faute, paradoxalement, à la «reconquête du mois de juin» : les enseignements étant désormais assurés jusqu’au bout de l’année scolaire, c’est donc en heures supplémentaires* que les enseignants seront payés pour corriger les copies. [Mise à jour, lundi 15 juin 2009] : Notre désaccord porte surtout sur le fait que la correction des copies faisant partie du temps de travail des enseignants, on peut légitimement se demander pourquoi celui-ci est compté en heures supplémentaires pour la correction du baccalauréat. Les chiffres du baccalauréat, qui «donnent le vertige» au ministre de l’Education nationale Xavier Darcos, posent la question d’une introduction du contrôle continu au bac pour en réduire le coût. Mais c’est une question que Richard Descoings n’a abordée que concernant les examens oraux dans son rapport sur la réforme du lycée.
* Avec, en fait, une rémunération de 5 euros par copie, contre 1,32 euro auparavant.
Source : SOS EDUCATION
Rétablir les prix et récompenses pour les élèves méritants
Par veille-education le mercredi, 17 juin 2009, 22:26
Alors que le bac approche, il est intéressant de lire la «Lettre d’Amérique» de Dominique Moïsi, parue dans Les Echos. Professeur invité à l’université de Harvard, Dominique Moïsi y raconte la cérémonie de remise des diplômes, le «Commencement Day», authentique rite initiatique, rite de passage.
Le contraste est saisissant avec l’enseignement français, où les diplômes, du brevet des collèges aux titres universitaires, en passant par le baccalauréat, sont la plupart du temps de simples bouts de papiers remis individuellement aux élèves par le secrétariat des établissements. Le temps n’est pourtant pas si lointain où le système éducatif français visait à l’excellence en décernant à ses élèves les plus méritants des prix, ainsi que des récompenses, selon le même principe que celui qui fait dire à Dominique Moïsi que «l’éducation prise au sérieux est la garantie du progrès collectif de la société». C’est pourquoi nous proposons, en guise de neuvième «point» à notre récent appel à Xavier Darcos, que soient rétablis les prix et récompenses pour les élèves méritants.
Les enfants qui travaillent sérieusement à l’école doivent être valorisés et récompensés de toutes les manières possibles. L’usage des bons points, images, prix, récompenses et bourses au mérite peut contribuer efficacement à distinguer les élèves méritants.
Source : SOS EDUCATION
Mastérisation: des décrets passent le cap du conseil de la fonction publique
Par veille-education le mercredi, 17 juin 2009, 00:51
Les décrets liés à
la réforme de la formation des enseignants, ou "mastérisation", ont été
adoptés mardi en Conseil supérieur de la fonction publique (CSFP),
alors que les syndicats enseignants étaient absents ou ont voté contre,
a-t-on appris de sources concordantes. La FSU
et la CFTC n'ont pas pris part au vote, tandis que l'Unsa, le
Sgen-CFDT, FO et la CGT ont voté contre, a-t-on appris auprès du
ministère de l'Education nationale. Seuls ont
été examinés les points dérogatoires qui nécessitaient un examen par le
CSFP, puisque le reste des textes avait déjà été examiné en Comité
technique paritaire du ministère de l'Education (CTPMEN), a-t-on
précisé. Ces décrets, destinés à entériner le
principe du recrutement des futurs enseignants des écoles, collèges et
lycées au niveau "master 2" (bac + 5), devaient être soumis vendredi au
CSFP, mais les syndicats avaient boycotté la réunion, aussitôt
reconvoquée mardi. "Ces textes préemptent les
décisions au mépris des discussions en cours et au profit d'une
conception inacceptable de la formation des maîtres. Le gouvernement a
fait le choix de reconvoquer immédiatement cette instance, montrant par
là sa volonté de passer en force, la deuxième réunion pouvant se tenir
avec la seule présence de l'administration", a estimé le Sgen-CFDT dans
un communiqué. "Pour autant", le Sgen "continuera à se mobiliser pour
obtenir la non-application, en l'état, de ces décrets". Ceux-ci doivent encore passer au Conseil d'Etat, avant une promulgation possible d'ici fin juin.
Le conseil scientifique du CNRS "partagé" sur la réforme
Par veille-education le mercredi, 17 juin 2009, 00:50
La conseil
scientifique du CNRS a rendu mardi un avis "partagé" sur le projet de
réforme de l'organisme, avec 6 voix pour, 5 voix contre et deux
abstentions, selon son président Gilles Boetsch. Le
conseil scientifique donne son avis (consultatif) sur le contrat
d'objectifs et de moyens avec l'Etat (2009-2013) qui prévoit notamment
la transformation en instituts de l'organisme, contestée par les
syndicats et le collectif "Sauvons la recherche". Source : AFP
Gagner sa vie avec un bac: une rémunération proche du CAP/BEP, voire moins
Par veille-education le mercredi, 17 juin 2009, 00:49
Voila une étude qui ne va pas redorer le rôle du fameux diplôme dans un contexte de collège unique :
"Gagner sa vie avec
seulement un baccalauréat en poche débouche sur une rémunération
tendant à se rapprocher de celle des titulaires de CAP ou BEP, voire à
être inférieure par rapport à certains CAP ou BEP demandés dans
l'industrie, indique une étude publiée mercredi par l'Insee. Alors
que les deux tiers des jeunes sortis récemment de formation initiale
possèdent le baccalauréat, "la rémunération des jeunes bacheliers tend
à se rapprocher de celle des titulaires de CAP ou d'un BEP parmi les
jeunes générations, accréditant l'idée d'un déclassement ou d'une
dévalorisation du baccalauréat", soulignent les auteurs. En
2007, le salaire mensuel net médian des jeunes ayant cessé les études
au baccalauréat étaient de 1.170 euros, celui des titulaires de CAP ou
BEP de 1.110 euros et celui des jeunes peu diplômés de 1.060 euros,
ajoutent-ils. Le salaire médian signifie que
50% des bacheliers gagnaient moins de 1.170 euros et 50% gagnaient
plus. Le Smic était à l'époque d'environ 1.000 euros. "Le
niveau des salaires et des emplois dépend moins qu'autrefois du niveau
de diplôme en début de vie active, mais il varie sensiblement selon la
spécialité de formation (...) Ainsi les jeunes qui possèdent un
baccalauréat dans les services ont un salaire médian (1.100 euros)
inférieur à celui des titulaires de CAP ou BEP en production (1.200
euros)", poursuivent les auteurs."
Le baccalauréat reste en France le rite de passage majeur, alors que dans les pays avancés, l'épreuve essentielle est l'entrée à l'université, relève Eric Charbonnier, expert des questions d'éducation à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Q: Avec 64% environ d'une classe d'âge obtenant le baccalauréat, comment se situe la France parmi les pays développés ?
R: Le niveau d'éducation de la population a augmenté dans tous les pays. L'objectif un peu partout a été d'augmenter le nombre d'élèves qui arrivent au bac qui ouvre la voie à l'enseignement supérieur, car un diplôme universitaire réduit les risques d'être au chômage et donne accès à de meilleurs salaires.
Avoir un diplôme sanctionnant les études secondaires (bac, BEP, CAP...) est devenu le minimum pour s'insérer dans le marché du travail, en France comme dans les pays d'Europe du Sud. Ceux qui n'ont pas de diplôme ont des taux de chômage quatre fois supérieurs. Dans les pays anglo-saxons en revanche, la culture du diplôme est importante depuis toujours.
La France a rattrapé son retard et le niveau d'éducation s'y est accru en 20 ans: il y a une trentaine d'années, on pouvait être cadre ou enseignant sans avoir son bac. Ce n'est plus possible aujourd'hui.
CQFD : Avant le niveau du certificat d'étude suffisait à atteindre des fonctions que ne permettent plus le Baccalauréat.
Source : AFP
dimanche, 14 juin 2009
La république n'a pas besoin de savants
Par veille-education le dimanche, 14 juin 2009, 19:39
Personne n’aura oublié, dans le discours du président du 5 février 2009,
la curieuse référence à la « tyrannie de la terminale S ». M. Sarkozy
suggère des solutions bien étranges aux maux de l’Éducation nationale.
Personne ne semble s’étonner du fait que, malgré la grande attractivité
des classes de section S, les effectifs de l’enseignement supérieur
universitaire ne cessent de diminuer…
En effet, par le jeu des commissions d’appel, des passages
automatiques, on envoie dans la sacro-sainte section S un public de
plus en plus varié d’élèves, y compris ceux dont les « équipes
pédagogiques » savent pertinemment qu’ils y rencontreront de grosses
difficultés.
« Pas grave, répond l’institution, nous allons abaisser les exigences et tout ira bien ! »
Ni pitié ni remords, pour ce qui va se passer ensuite : la sélection
qui n’a pas été faite au lycée se fera implacablement dans le
supérieur. Les illusions vont vite tomber, pour le malheur des naïfs
auxquels on a fait miroiter l’eldorado universitaire. Les jeunes se
rendront alors compte qu’on leur a menti : c’est une politique
extrêmement dangereuse et porteuse de bombes à retardement dont on
commence à entrevoir le danger…
Le président semble défendre l’idée d’un lycée unique, prolongeant
ainsi l’idéologie de l’indifférenciation mise en place en classe de
seconde, et dont on voit les effets désastreux : le nivellement par le
bas et la désorganisation profonde et durable du second degré. Quant au
supérieur, il ne tardera pas à suivre la même voie.
Ainsi, à moyen terme, aucun cycle ne sera épargné.
Le démantèlement des enseignements scientifiques ne fait que commencer.
Au nom de l’égalitarisme on a supprimé la seconde C, puis on a cru bon
d’abolir la distinction entre les terminales C et les terminales D qui
pourtant menaient à la réussite des profils d’élèves différents.
Tout un arsenal pédagogique, soit disant innovant, est mis en place
pour empêcher d’apprendre et de structurer une pensée. Tout ce qui est
du domaine de la réflexion est devenu suspect, car jugé potentiellement
discriminatoire. Mais voilà, les sciences exactes résistent encore au
rouleau compresseur.
En effet, comme « l’allemand sans peine » des années 70, « les sciences
sans peine » n’existent pas. Sauf pour quelques surdoués, il est
difficile pour la majorité de progresser sans efforts, difficile aussi,
dans les sciences exactes, de dire tout et son contraire, difficile de
tricher, d’énoncer des contrevérités.
Le formatage intellectuel y est moins aisé que dans d’autres
disciplines plus perméables à l’idéologie du moment. Les lois
mémorielles, la culture de la repentance, le droit-de-l’hommisme n’ont
que peu de prise sur les mathématiques ou les sciences physiques.
Et c’est bien cela qui exaspère nos dirigeants !
D’où l’émergence d’une véritable phobie des sciences exactes car elles
échappent à l’emprise du politiquement correct. Cela dépasse tout ce
George Orwell pouvait imaginer lorsqu’il écrivait son prophétique 1984 !
Quant à l’affirmation révolutionnaire, prononcée au moment de
l’exécution de Lavoisier – « La république n’a pas besoin de savants »
–, elle connaît aujourd’hui un regain d’actualité !
Source: Le Cri du contribuable
Première à Paris-VI: de jeunes docteurs en toge dans une cérémonie solennelle
Par veille-education le dimanche, 14 juin 2009, 19:22
Après la proposition d'une cérémonie d'honneur pour les meilleurs bacheliers avec la remise d'une médaille, on assiste à une première à Paris VI. On ne peut que se féliciter de cette remise à l'honneur d'une certaine solennité reconnaissant la réussite scolaire à où elle devient si rare:
L'université Paris-VI Pierre-et-Marie-Curie (UPMC) a, pour la première fois de son histoire, décerné samedi à Paris, des diplômes de doctorat à 300 de ses 700 docteurs annuels, tous en toge, au cours d'une cérémonie solennelle, a constaté un journaliste de l'AFP.
Et les étudiants approuvent !
Devant plus d'un millier de personnes, les 300 nouveaux docteurs en toge et toque noire se sont installés dans l'amphithéâtre Farabeuf comble, face à leurs professeurs également en toge, vers 14H30, afin de recevoir jusqu'à 17H30 leurs parchemins et leurs écharpes de docteur.
La cérémonie haute en couleurs a été présidée par le Pr Jean Chambaz, vice-président de l'UPMC.
Se justifiant contre "l'américanisation" de l'événement, il a rappelé que "c'est une vieille tradition européenne au départ qui remonte au Moyen Age au moment de la création des universités". Un film a ensuite été projeté sur l'insertion professionnelle des anciens de l'UPMC, "très recherchés" pour "la qualité de leur formation, leurs performances et leurs compétences", selon M. Chambaz.
La promotion 2008 compte dans ses rangs de nombreux lauréats issus de diverses nationalités, ce qui dénote "le rayonnement international de notre université", s'est félicité le Pr Jean Chambaz.
Fadila Saïdi, docteur originaire du Maroc, a exprimé "de l'émotion et du bonheur aussi", jugeant "très sympathique de voir tous les docteurs en tenue".
"C'est des moments uniques qu'on ne va pas revivre. il fallait bien quelque chose comme ça pour marquer le coup", a déclaré Nicolas Dinter toge et écharpe de docteur autour du cou.
La cérémonie a coûté "environ 50.000 euros, dont la moitié déboursée par l'université", selon l'organisation.
Environ 200.000 diplômés sont sortis de l'UPMC depuis 40 ans, dont 20.000 docteurs. Actuellement, l'université diplôme chaque année 700 docteurs, ce qui représente un peu plus de 700 thèses, soit l'équivalent du nombre de thèses annuelles passées en Irlande ou 10 à 12% des thèses en sciences en France.
Source : AFP
un collège novateur de référence nationale
Par veille-education le dimanche, 14 juin 2009, 15:02
Philippe de Villiers a finalement obtenu le feu vert de l’Education nationale. Un «collège novateur de référence nationale» va ouvrir en Vendée.
Le concept ? Un établissement où les professeurs exercent un tutorat permanent, où les 600 élèves sont tous internes et où, à la manière des classes sport-études, une section «humanités classiques, art, culture» pourra être suivie. Au programme, du grec et du latin, des épreuves de culture générale, des cours de civilisation, de littérature, de théâtre…
Le modèle pourrait être étendu à l’échelle nationale, précise le rectorat de Nantes. (source 1, 2)
jeudi, 11 juin 2009
Dévaluation du Bac, remise en cause du lycée unique, faveur des élèves pour les bac technologiques et professionnels
Par veille-education le jeudi, 11 juin 2009, 22:22
L'exemple des professeurs est éclairant. "Il y a une trentaine d'années en France, on pouvait être cadre ou enseignant sans avoir le bac. Aujourd'hui, ce n'est plus possible", explique Eric Charbonnier, expert sur les questions d'éducation à l'OCDE. Et bientôt, avec la réforme de la formation des enseignants, on ne pourra plus être professeur des écoles sans avoir bac +5.
Face à cette dévaluation et aux 50% d'universitaires échouant au niveau licence :
A côté du bac général, les bacs technologique et professionnel sont de plus en plus demandés par des élèves conscients que devant les flatteries démagogiques d'un lycée général qui a perdu son sens et un bac qui n'est plus le garant s'une bonne préparation à des études longues et intellectuelles.Et, signe des temps, une "grande école" destinée aux meilleurs bacheliers pro ouvrira ses portes à la rentrée 2010, comme l'a rappelé lundi à l'université technologique de Troyes la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse.
mercredi, 10 juin 2009
Baccalauréat 2009: les cours pourront se poursuivre pendant les épreuves
Par veille-education le mercredi, 10 juin 2009, 21:30
Les professeurs de
lycées auront plus de temps cette année pour terminer leur programme en
raison du report de deux jours du calendrier des épreuves du
baccalauréat, qui seront organisées dans plus d'établissements. Dans
les établissements scolaires qui servent de centres d'examen pour le
bac, les cours se terminaient traditionnellement plus tôt dans l'année
pour permettre l'organisation des épreuves. "J'ai
considéré qu'il n'y avait pas de raison que l'institution scolaire
prive de près d'un mois de scolarité l'ensemble de ses lycéens pour des
motifs purement logistiques d'organisation des épreuves", a expliqué
mercredi le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, lors d'une
conférence de presse. Les candidats seront
répartis cette année entre un plus grand nombre de centres d'examen,
qui ne seront pas forcément fermés aux élèves. Les
cours pourront s'y poursuivre, d'autant que les épreuves du bac seront
surveillées autant que possible "par des personnels non-enseignants et
vacataires pour permettre aux enseignants d'assurer leurs cours jusqu'à
la fin de l'année", selon le ministère. La
multiplication des centres d'examen devrait permettre à plus de
candidats de composer dans leur propre établissement scolaire, afin de
réduire leur stress et les difficultés d'accès ou retards liés aux
transports. Comme les professeurs
corrigeront les copies tout en donnant des cours, la rémunération
versée pour la correction est revalorisée de 1,06 ou 1,32 euros à 5
euros par copie. Source : AFP
Portrait du nouveau Brevet
Par veille-education le mercredi, 10 juin 2009, 21:22
Prévu par la loi sur l'école de 2005, ce nouveau brevet a pris beaucoup de retard. Les discussions se poursuivent d'ailleurs encore entre le ministère et les principaux syndicats d'enseignants.
Mais l'administration envisage de mettre en place des épreuves écrites en français (3 heures), mathématiques (2 heures), histoire-géographie et éducation civique (2 heures), ainsi qu'en sciences ou technologies (1 heure). Deux épreuves orales de 15 minutes s'y ajouteront, l'une en langue vivante, l'autre en histoire des arts.
De même, seront pris en compte pour l'obtention du brevet les points au-dessus de 10 obtenus en contrôle continu dans l'ensemble des disciplines, ainsi que la "note de vie scolaire" et celle d'éducation physique et sportive, dont le cœfficient sera doublé.
Les syndicats SE-UNSA et SGEN-CFDT jugent le projet laborieux, mais positif. Pour sa part, le SNES (FSU) estime qu'il est "inacceptable [et] imposé dans la précipitation".
Source : Le Monde
Ne tirez plus sur les langues anciennes !
Par veille-education le mercredi, 10 juin 2009, 21:20
Il semble que vous méconnaissez le terrain et l’histoire de l’apprentissage de ces langues.
Langues anciennes, langues rares ? NON : 541 000 élèves étudient actuellement le latin et le grec au collège et au lycée, malgré des conditions souvent dissuasives. Les élèves et les parents d’élèves ont bien compris le message des professeurs de Lettres classiques ; ces derniers ont donc su montrer l’intérêt des langues et cultures de l’antiquité : enrichissement du vocabulaire français, apprentissage de la langue française et des langues qui puisent dans ces racines communes ( anglais, espagnol, italien, allemand), visite dans l’histoire ancienne et les mythes dont sont nourries notre histoire, ainsi que la littérature et l’art de la Renaissance à nos jours. Etudier les langues anciennes, c’est aussi, par exemple, comprendre pourquoi l’épisode de l’enlèvement des Sabines aux premiers temps de Rome, évoqué par Tite-Live pour dénoncer une guerre fratricide, est traité successivement par David au moment de la Révolution française et par Picasso au moment de la guerre d’Espagne ?
Qui est conservateur ?
Non, M. Descoings, il ne faut pas innover à tout prix et à n’importe quel prix renier l’histoire en refusant aux élèves de comprendre le patrimoine européen. Vous refuseriez en même temps à un grand nombre de jeunes élèves défavorisés ou issus de l’immigration un moyen d’intégration fondamental.
D’après vous, le latin et le grec seraient élitistes. Visant, comme les mathématiques ou la philosophie à une formation intellectuelle de haut niveau, alors, oui, ils sont élitistes ! Et c’est tant mieux, puisqu’ils sont offerts à tous ceux qui veulent faire l’effort de les étudier. Ne croyez pas, M. Descoings, que les professeurs de Lettres classiques sélectionnent des élèves qui « doivent » étudier le latin ou le grec. Et surtout, aucune sélection sociale ne préside à l’apprentissage de ces langues : n’étudie-t-on pas le latin et le grec en ZEP ?
Enfin le latin et le grec renvoient pour vous à « un lycée d’il y a cinquante ans » ; ces langues ne seraient pas attractives car désuètes. Ignorez-vous, M. Descoings que les professeurs de langues anciennes ont compris l’intérêt des TICE depuis au moins 15 ans, qu’ils ont œuvré à la rénovation pédagogique de leurs disciplines ? Etes-vous allé visiter sur InternetCollatinus, Latine loquere, Gratum studium et le remarquable site Musagora abrité par le Ministère de l’Education nationale ou encore le site interactif Helios qui permet aux élèves de différents pays européens de communiquer entre eux par l’intermédiaire des langues anciennes ?
Alors, M. Descoings, cessez de diffuser ces lieux communs éculés sur le latin et le grec. Qui est conservateur, vous ou nous ?
Pour retrouver des informations sur la CNARELA, cliquez ici
Source : Marianne
mardi, 9 juin 2009
Darcos reprend la main sur les affectations des profs contre les syndicats
Par veille-education le mardi, 9 juin 2009, 21:46
Jusque-là, les syndicats étaient
toujours les premiers à disposer des informations concernant les
mutations, à les communiquer aux intéressés et à jouer un rôle de
conseil. Désormais, les rectorats informent les professeurs qui seront mutés à la rentrée, ce dont les syndicats s'étaient fait une spécialité.
Le ministère tente de reprendre la main sur les affectations des cent mille enseignants qui, chaque année, demandent à changer d'établissement scolaire. D'ici quinze jours, une majeure partie d'entre eux auront reçu des informations sur leurs demandes de mutation directement des rectorats, et non plus des syndicats, sous forme d'un mail, d'un texto ou, plus rarement, d'un coup de fil. Certains professeurs ont déjà testé cette nouvelle technique en février et mars, lors d'une première «moulinette» du «mouv'» d'affectations, surnom dont est affublé le système de projet de mutations du ministère.
Jusque-là, les syndicats étaient toujours les premiers à disposer des informations concernant les mutations, à les communiquer aux intéressés et à jouer un rôle de conseil. «Les syndicats nous informent généralement une journée avant le rectorat», explique Stéphanie, professeur de collège dans l'Essonne. Ce rôle les rend populaires, surtout aux yeux de jeunes enseignants perdus dans la jungle administrative : certains se syndiquent même pour cette raison purement utilitaire…
Source : Le Figaro
lundi, 8 juin 2009
Université : les leçons du blocage
Par veille-education le lundi, 8 juin 2009, 22:10
Très bonne tribune de Favilla dans les Echos :
"Les enseignants contestataires de la réforme Pécresse, qui ont bloqué pendant quatre mois un grand nombre d'universités, auront tout de même rempli une partie de leur mission, puisqu'ils nous ont donné, par la pratique, quelques utiles leçons. Ils nous ont confirmé d'abord que pour la défense d'intérêts corporatistes, on n'est jamais si bien servi que par... les autres, puisque ce sont essentiellement les étudiants, poussés sur le devant de la scène, qui ont fait les frais d'un mouvement dont la motivation première n'était pas de servir leur cause. Le déroulement de certaines assemblées générales nous a rappelé, par ailleurs, que même au sein de l'université, lieu de la démocratie des idées, le vote à bulletins secrets, ou même l'application d'une volonté de reprise des cours clairement exprimée par la majorité, ne possédait aucune légitimité face à la détermination d'une minorité musclée. Nous avons appris aussi que la modulation du temps de service individuel, entre enseignement, recherche et tâches administratives, constitue une insupportable atteinte au « droit à la tranquillité », même si elle est soumise au consentement de l'intéressé, comme le prévoit la dernière version du décret : un syndicat a contesté la mesure sous prétexte que ce consentement pouvait être arraché, non par le président de l'université, mais par la « pression des collègues » (bien placés, eux, pour apprécier la réalité du travail de recherche...).
Les suites du mouvement nous confirment, autre enseignement, la persistance au fond de chacun de nous du vieil homo economicus, que le débat sur les grands principes ne saurait détourner de la défense de ses intérêts individuels. En témoigne le marchandage sur le paiement des journées de grève : le principal syndicat du secteur a recommandé à ses adhérents de ne pas remplir les formulaires par lesquels les personnels déclarent leur participation à la grève. La validité des « lois du marché » est attestée aussi par la baisse sensible des inscriptions dans les universités les plus touchées par le mouvement - et la détérioration de l'image de l'université française dans son ensemble ne sera pas sans effet sur son attractivité internationale. Enfin, sur le processus même de la réforme, les innombrables tribunes parues dans la presse nous rappellent le réflexe d'une grande partie de l'intelligentsia française chaque fois qu'il est question de changement : « C'était bien cela qu'il fallait faire, mais pas de cette façon... »
Source : Les Echos
Premier bilan du soutien scolaire
Par veille-education le lundi, 8 juin 2009, 21:33
*Association pour favoriser l'égalité des chances à l'école.
Source:@ToutDoc
Le soutien scolaire gratuit prend ses marques, Gaëlle Fleitour, La Croix, 8 juin 2009, p. 11.
dimanche, 7 juin 2009
« Tous les jeunes doivent-ils aller au lycée ? »
Par veille-education le dimanche, 7 juin 2009, 15:44
Si tout n’est pas recevable dans les « Préconisations pour la réforme du lycée » que Richard Descoing a rendues début juin au Président de la République, on y trouve néanmoins plus d’une analyse bienvenue.
Ainsi
le rapporteur rompt-il, sans prendre précautions de forme excessives,
avec certaines propositions de la réforme préparée puis retirée par
Xavier Darcos, contre lesquelles SOS Éducation s’était élevée avec
force.
Xavier Darcos, affirmant contre toute vraisemblance que le taux d’échec élevé des étudiants en premier cycle universitaire (50 % !) avait ses racines au lycée, prétendait y remédier en faisant de celui-ci une sorte d’antichambre de l’Université, en cassant les filières d’enseignement et l’année scolaire au profit de « modules » d’enseignement semestriels.
Reprenant plusieurs objections soulevées contre ce plan par SOS Éducation, Richard Descoings estime que le lycée ne porte pas la responsabilité de l’échec à l’université, qui s’explique selon lui par deux raisons.
La première fait écho à un constat établi par SOS Éducation dans sa critique du projet Darcos : « l’inadaptation des programmes pédagogiques et de l’encadrement dans les programmes du premier cycle universitaire constitue un élément discriminant pour un grand nombre d’étudiants », écrit Richard Descoings. C’est précisément pourquoi notre association conseillait au ministre de restructurer les deux premières années universitaires, plutôt que de déstructurer le lycée en en faisant une pré-université.
En outre, poursuit Richard Descoing,« rien ne démontre que
la semestrialisation soit un facteur de réussite à l’Université et par
conséquent l’on peut s’interroger sur la pertinence qu’il y aurait à
l’importer au lycée ». Sur ce point important, le rapporteur rejoint donc aussi la position de SOS Éducation et invite le ministre à revoir sa copie.
La deuxième raison avancée pour expliquer l’importance de l’échec à l’Université souligne l’état catastrophique de l’enseignement supérieur en France. En effet, écrit encore Richard Descoings, « il existe un effet d’éviction qui pousse des bacheliers technologiques vers les universités générales alors même qu’ils n’y sont ni préparés ni destinés. En effet, les meilleurs lycéens de la voie générale accaparent non seulement les places dans les Grandes Écoles, mais aussi pour une bonne part celles des IUT et BTS au détriment des bacheliers des filières technologiques dont elles constituent le débouché naturel. »
On ne saurait mieux dire que les meilleurs élèves fuient désormais les fabriques de chômeurs que sont devenues nos universités sous l’effet de la massification de l’enseignement.
Sans y répondre explicitement, Richard Descoings a le courage de poser la question : « Tous les jeunes doivent-ils aller au lycée ? »
Répondre par la négative à cette question revient en bonne logique à remettre en cause l’objectif de conduire 80 % d’une classe âge au baccalauréat et celui, récemment défini, d’amener 50 % des élèves à la licence. En fin de compte, cela revient à remettre aussi en cause le dogme du collège unique, moule dans lequel les démagogues et les idéologues de l’Éducation nationale voudraient depuis des années fondre indifféremment tous les élèves, quelles que soient leurs aptitudes et leurs inclinations.
Pour sauver notre enseignement secondaire et supérieur, c’est ce moule qu’il faut briser !Source : SOS Education
Mastérisation : les négociations se poursuivent
Par veille-education le dimanche, 7 juin 2009, 15:34
Face à la contestation persistante à l'encontre de la réforme de la mastérisation, Xavier Darcos a proposé le 13 mai aux syndicats un nouvel aménagement des concours d'enseignement. Par ailleurs, le ministère de l'Education nationale prépare les décrets modifiant les modalités de recrutement des enseignants.
Vers un service public d'orientation
Par veille-education le dimanche, 7 juin 2009, 15:32
Lycée : les propositions seront débattues et synthétisées
Par veille-education le dimanche, 7 juin 2009, 15:31
Selon
l'Elysée, le rapport sur le lycée remis au chef de l'Etat par Richard
Descoings doit "faire rapidement l'objet d'un débat et d'une analyse
approfondie". Au nombre des points retenus on trouve : l'aide à
l'orientation, l'accompagnement, la revalorisation de la voie
technologique, le rééquilibrage des séries générales, la maitrise des
langues et l'engagement des jeunes.
Xavier Darcos a indiqué qu'une
synthèse de cette contribution, de celle du député Benoist Apparu et
des expérimentations en cours dans 123 lycées sera réalisée.
Source : @ToutDoc
Lycée : le rapport Descoings sera "largement débattu", Luc Cédelle, Le Monde, 4 juin 2009, p. 13.
Vers une réforme du Brevet ...
Par veille-education le dimanche, 7 juin 2009, 14:02
Le ministère de l'Education nationale prépare un nouveau brevet des collèges pour une mise en vigueur à partir de la session 2010. Aussi, pour conduire ce projet, la direction générale de l'enseignement scolaire et les syndicats (Snes-FSU, SE-Unsa et Sgen-CFDT) mènent actuellement des discussions. Selon l'AEF, ce nouveau Diplôme National du Brevet (DNB) comporterait deux options, générale et professionnelle et s'obtiendrait sur la base de trois composantes obligatoires, que sont la maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences, deux oraux en cours d'année (en langues vivantes étrangères et en histoire des arts) et quatre épreuves écrites puis la prise en compte du travail accompli dans l'année.
Source : VousNousIls
Richard Descoings: «Il faut redonner tout leur sens aux humanités»
Par veille-education le dimanche, 7 juin 2009, 13:58
Auteur d'un rapport sur la réforme du lycée, Richard Descoings, directeur de Sciences-Po Paris, a remis cette semaine ses propositions à Nicolas Sarkozy. Il a répondu aux questions des lecteurs de Libération.
mardi, 2 juin 2009
21 universités à leur tour autonomes au 1er janvier 2010
Par veille-education le mardi, 2 juin 2009, 21:11
18 universités sont déjà autonomes en matière budgétaire et de
ressources humaines depuis le 1er janvier 2009 dans le cadre de la loi
LRU.
Lire la suite de l’article
Mastérisation : les négociations se poursuivent
Par veille-education le mardi, 2 juin 2009, 20:54
Contours transitoire d'une organisation des concours
Les étudiants présents aux épreuves d'admissibilité de la session 2009 et les étudiants inscrits en Master 1 à la rentrée 2009 pourront, à titre exceptionnel, se présenter aux concours de la session 2010.
En outre, les étudiants inscrits en IUFM en 2009-2010 pourront valider un Master 1. Cette équivalence serait délivrée par des commissions de validation mises en place au sein des universités.
Les lauréats du concours 2010 seront recrutés comme fonctionnaires stagiaires. Ils suivront une année en alternance en passant 60 % de leur temps en formation et 40 % dans la classe.
Pour présenter ces mesures transitoires, Patrick Hetzel (directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle) a adressé un courrier aux présidents d'université. Il a par ailleurs précisé que d'autres bourses que celles sur critères sociaux seront délivrées aux étudiants. Enfin, des stages d'observation ou de pratique accompagnée, ou en responsabilité, rémunérés seront proposés aux étudiants.
Tensions à propos de la publication des décrets
Alors que la commission Marois-Filâtre, chargée de la concertation sur la formation et le recrutement des maîtres, commence ses auditions, le ministère de l'Education nationale soumet au Comité technique paritaire ministériel (CTPM) du 27 mai les projets de décrets sur les modalités de recrutement, de nomination et de titularisation des futurs enseignants. Syndicats, CDIUFM et CPU (conférence des présidents d'universités) estiment que leur publication serait prématurée. Selon la CDIUFM, cela "obérerait les conclusions futures des groupes de travail qui se réunissent actuellement".
Tous s'opposent notamment à l'obligation d'être au moins inscrit en Master 2 pour passer le concours, alors que la place des épreuves des concours est encore en discussion.
La CPU propose que seuls les textes relatifs à l'année transitoire soient publiés. Elle ne paticipera plus à la commission Marois-Filâtre, si les projets de décrets sur les dispositions permanentes ne sont pas retirés.
Source: @ToutDoc
jeudi, 28 mai 2009
Benoist Apparu a rendu son rapport sur les lycées
Par veille-education le jeudi, 28 mai 2009, 23:16
Nouveaux programmes, nouvelle organisation des enseignements, nouveau
prof, nouveau bac, nouvelle pédagogie : la rapport Apparu propose une
refonte d'ensemble du système éducatif. Travail de la mission
d'information parlementaire sur la réforme du lycée, dont le rapporteur
est Benoist Apparu, le rapport n'a pas été adopté par les députés
socialistes de la mission.
Lire la suite de l’article
mercredi, 27 mai 2009
Et vos enfants ne sauront pas lire...
Par veille-education le mercredi, 27 mai 2009, 19:28
"J’ai mis 20 ans à me débarrasser de toutes les théories pédagogiques avec lesquelles les cadres de l’éducation nationale m’ont empêché de faire mon métier. J'ai cru tout et j'ai fait, bien loin et bien fort, et les maîtres plus anciens qui continuaient à oser faire des dictées ou à apprendre la lecture par syllabage systématique ou à faire apprendre les tables, arrivaient à mieux. J'ai corrigé le tir. Aujourd'hui, j'ai fait le grand tour. Alors, j’ai écrit un livre." A lire absolument pour comprendre l'origine des difficultés d'apprentissage d'un bon nombre de jeunes ! (Marc Le Bris, 2004)
Mission sur la réforme du lycée : bac "resserré", sas de rattrapage
Par veille-education le mercredi, 27 mai 2009, 19:05
Une classe de seconde générale et technologique, des "sas de
rattrapage" l'été pour éviter de redoubler, un baccalauréat plus
"resserré", un horaire hebdomadaire lycéen de 35 heures : telles sont
les mesures de la mission d'information parlementaire sur la réforme du
lycée rendues publiques mercredi.
Lire la suite de l’article
lundi, 25 mai 2009
La circulaire de rentrée 2009
Par veille-education le lundi, 25 mai 2009, 22:52
L'année scolaire 2009-2010 sera marquée par la mise en oeuvre de la
réforme de la voie professionnelle et l'extension des mesures
d'accompagnement individualisé : consolidation de l'aide personnalisée
à l'école, de l'accompagnement éducatif au collège, des stages
d'anglais au lycée, des nouveaux services personnalisés d'orientation,
installation des dispositifs d'aide personnalisée et des passerelles au
lycée professionnel". Le B.O. du 21 mai a publié la circulaire de
préparation de la rentrée 2009. Celle-ci met l'accent sur 15
"priorités" qui se situent généralement dans la continuité du programme
2008. On ne retiendra que quelques points nouveaux.
Lire la suite de l’article
Réforme des lycées : les projets se précisent
Par veille-education le lundi, 25 mai 2009, 22:50
Le député UMP Benoist Apparu, à la tête d'une mission parlementaire,
présente mercredi son rapport sur la réforme des lycées. Les
conclusions de la mission confiée par Nicolas Sarkozy à Richard
Descoings, le patron de Sciences po sont, elles, attendues dans les
prochains jours.
Lire la suite de l’article
vendredi, 22 mai 2009
Education nationale : réforme du vocabulaire - Proposition E18
Par veille-education le vendredi, 22 mai 2009, 22:02
Renouer avec un vocabulaire officiel non démagogique qui restitue à l'école le sens de sa mission première : l'instruction.
La pseudo « démocratie à l'école » est plus qu'un leurre : elle ne respecte PAS la vraie démocratie, qui veut notamment, en France, que l'on accède à une citoyenneté complète à 18 ans et non pas 12 ou 15... Ainsi, en complémentarité avec le principe de hiérarchie à l'école, il serait temps d'enlever du discours officiel les expressions les plus ambiguës et démagogiques au profit de mots clairs qui respectent le rôle historique de l'école.
jeudi, 21 mai 2009
Réforme de l'école primaire en France - Proposition E21
Par veille-education le jeudi, 21 mai 2009, 22:01
A mi-chemin entre un examen de passage formel (prôné par les uns) et des évaluations nationales qui n'ont d'autre utilité que de nous informer de ce qu'on sait déjà, à savoir que le niveau baisse régulièrement, — quoique cela soit souvent minimisé — le nouveau type d'évaluation proposé apporte une solution intermédiaire au problème de l'utilité de ces évaluations nationales.Fixer à la FIN du CE1 et à la FIN du CM2 les traditionnelles évaluations nationales des cycles 2 et 3, pour enfin leur donner une utilité concrète : peser sur les décisions de passage en cycle supérieur.
mercredi, 20 mai 2009
Education nationale : réforme hiérarchique - Proposition E16
Par veille-education le mercredi, 20 mai 2009, 22:03
Officialiser une différence entre professeurs et élèves permettrait d'infléchir un égalitarisme forcené qui fait de l'élève d'aujourd'hui l'égal de ses professeurs ou presque. Parfois même cet élève a acquis plus de droits que le professeur... C'est pourquoi, pour remettre enfin chacun un peu à sa place, de nouvelles recommandations de l'Education nationale seraient formulées et la nature des conseils de discipline serait profondément modifiée sur la base d'un tout nouveau pouvoir collégial à l'école.Créer une distinction hiérarchique officielle entre le professeur et l'élève.
mardi, 19 mai 2009
Réforme de l'éducation nationale - Proposition E11
Par veille-education le mardi, 19 mai 2009, 22:04
Dans les cas de récidive d'actes graves commis en milieu scolaire, l'équipe enseignante et dirigeante d'un établissement scolaire du secondaire pourrait proposer le « détachement » provisoire des éléments les plus dangereux pour la sécurité des autres élèves — dans le cadre d'un pouvoir collégial à l'école — afin qu'ils puissent intégrer pour une courte durée un environnement constitué de militaires professionnels spécialement formés.Permettre à des militaires professionnels et expérimentés de seconder l'école provisoirement dans les cas de violence les plus graves.
dimanche, 17 mai 2009
Université : plaidoyer pour une orientation sélective à l'Université
Par veille-education le dimanche, 17 mai 2009, 15:09
"Il est désormais évident que l'Université française n'est plus seulement en crise. Elle est, pour nombre de ses composantes, à peu près à l'agonie". C'est ainsi que s'ouvre l'appel de 29 universitaires de renom publié hier dans Le Monde pour "refonder l'Université française". Ils soulignent cette absurdité bien française qui consiste dans le fait que les meilleurs étudiants délaissent l'université, alors que "c'est dans les universités que l'on trouve la grande majorité des savants, des chercheurs et des professionnels de la pensée". Ils indiquent aussi que "dans aucun pays au monde l'Université n'est ainsi le maillon faible de l'enseignement supérieur". Ils préconisent entre autres, pour éviter que l'Université ne se délite totalement, l'instauration d'une sélection des étudiants dans des parcours différenciés. Pour eux, si tous les bacheliers doivent bien avoir accès à l'université, "il n'en résulte pas, dans l'intérêt même des étudiants, que n'importe quel baccalauréat puisse donner accès de plein droit à n'importe quelle filière universitaire".
Source : NousVousIls
jeudi, 14 mai 2009
Masterisation : le gouvernement propose un nouvel aménagement
Par veille-education le jeudi, 14 mai 2009, 22:26
En 2010, les reçus aux concours de recrutement des enseignants,
titulaires d'un master 1, seront admis comme fonctionnaires stagiaires
dès la rentrée 2010. Cette décision a été prise par le ministère de
l'Education nationale lors d'une réunion de travail sur les "mesures
transitoires" à appliquer pour l'année 2009-2010 dans le cadre de la
réforme de la masterisation. Les lauréats ne seront donc pas obligés
d'attendre une année supplémentaire pour valider un Master 2.
Source : @ToutDoc
Formation des enseignants : le geste du gouvernement, Le Figaro, 14 mai 2009.
lundi, 11 mai 2009
Les nouveaux Profs - 1 ère partie
Par veille-education le lundi, 11 mai 2009, 23:22
Formation des maîtres : Xavier Darcos et Valérie Pécresse devraient faire des propositions sur le recrutement des maîtres.
Par veille-education le lundi, 11 mai 2009, 19:50
Alors que certaines universités entrent ce matin dans leur quinzième semaine de grève, les négociations concernant la formation des maîtres semblent commencer à porter leurs fruits. Baptisée dans un jargon conçu pour les seuls initiés, «masterisation des maîtres», cette réforme voulue par Xavier Darcos reste l'un des points d'achoppement qui oppose les syndicats d'étudiants et d'enseignants aux ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur. Or elle intéresse au premier chef les étudiants des universités de sciences humaines, langues, lettres et histoire qui sont à la fois les plus impliqués dans le conflit et les plus concernés par la réforme, puisqu'ils se destinent en grand nombre à l'enseignement.
lundi, 4 mai 2009
"On sacrifie une génération"
Par veille-education le lundi, 4 mai 2009, 22:06
Secrétaire perpétuelle de l'Académie française, l'historienne Hélène Carrère d'Encausse réclame un sursaut pour repanser la formation des citoyens.
Que pensez-vous de la crise de l'université?Il faut sauver l'université française. C'est un véritable désastre. En premier lieu pour les étudiants étrangers et la réputation de l'université française à l'étranger. Aujourd'hui, toutes les facultés du monde sont jugées sur leur capacité à attirer des étudiants étrangers. Le résultat de cette longue période de troubles est que les étudiants étrangers ne viendront plus en France. Cela peut être un coup mortel porté à notre système universitaire. Je suis déconcertée par ce qui se passe. C'est un véritable drame. D'habitude, tout se calme aux vacances de Pâques parce que les syndicats étudiants ont l'intelligence d'arrêter pour sauver les diplômes. Là, il semble y avoir une sorte de dynamique infernale qui échappe à tout le monde.
Un peu comme en Mai-68?
Mai-68, c'était différent. C'était un mouvement général, pas seulement étudiant, et tout le monde savait qu'à la rentrée suivante, tout rentrerait dans l'ordre. Aujourd'hui, je vois des étudiants malheureux, désemparés, tous seuls dans leur coin, essayant de travailler mais ne sachant pas comment sauver leur année. C'est la première fois, je crois, que nous sommes face à un phénomène véritablement anarchique. J'ai peur que l'on soit en train de sacrifier une génération.
"Depuis des années, on se contente de bricolage"
Quel rôle jouent les professeurs dans cette crise?
Là non plus je ne comprends pas très bien. Nous avons en France, il faut le dire, un corps enseignant remarquable. Mais personne ne semble plus tenir les fils de cette affaire. Nous sommes face à un problème de système. On a une université qui a l'air de se décomposer alors que les professeurs sont de qualité et que les étudiants veulent aller au bout de leur cursus. Il faut d'urgence un sursaut!
Lequel?
Je crois que la réponse aujourd'hui serait que tout le monde accepte de faire une croix sur ses grandes vacances. Il ne faut pas tricher et dire qu'arrêter deux mois pour ensuite passer les examens est possible. C'est pour cela que Valérie Pécresse a raison de tenir sur l'autonomie des universités. C'est un point fondamental qu'il faut sauver à tout prix. Cette autonomie des facs serait une bonne réponse parce qu'au moins, à certains endroits, certains se prendraient par la main et accepteraient de travailler tout l'été.
Plus généralement, quelles sont les conséquences pour la société d'une université affaiblie?
C'est un problème majeur. Nous sommes face à une transformation totale du monde et des conditions d'accès au savoir avec un rapport à l'autorité, donc au professeur, qui a radicalement changé. Tout un chacun croit aujourd'hui qu'il a accès au savoir grâce à Internet et à la télévision, mais la réflexion sur la transmission du savoir ne s'est pas posée. Il n'y a pas eu de réflexion là-dessus, et c'est dramatique. Depuis des années, on se contente de bricolage. En France, on a cru qu'il fallait dorloter les gens en installant des universités un peu partout. Or, nous n'avons pas réfléchi - et je me mets dans le "on" - sur la façon dont il fallait former les élites aujourd'hui, sur la façon de transmettre le savoir. Le problème est là: comment forme-t-on les citoyens? Dans nos rapports sociaux, nous sommes aujourd'hui, comme l'a très bien décrit Pierre Rosanvallon, sur des rapports de proximité, de compassion, d'empathie. C'est très bien cette forme d'assistanat social dans nos rapports sociaux, mais cela ne forme pas des citoyens. Il faut tout repenser. Et en attendant, une génération va en payer le prix.
« Pour apprendre, il faut répéter »
Par veille-education le lundi, 4 mai 2009, 22:04
De Claudine Proust dans Le Parisien
« De la sévérité des dictées dépend la grandeur des nations. » Ainsi écrit Marc Le Bris. Ce matin de rentrée printanière, il arrive avec une pile de cahiers sous le bras, en chemise blanche. Sans blouse grise. On s’y serait presque attendu, vu tout ce qui a pu se dire sur le personnage. Mais non, il n’en a jamais eu.
Ordre, précision, silence… et pas de fioritures. Dans sa classe de CM 1-CM 2, hormis une carte du monde, il n’y a pas grand-chose qui puisse détourner l’attention. Ni dans l’emploi du temps. Une sortie par an, pas plus. S’il accepte que la gendarmerie vienne faire passer un permis piéton à ses élèves, « parce que c’est important », il refuse le reste : « Sinon on passerait notre temps à aller nettoyer les rivières. » Les enfants, à l’aise avec leur instit, même quand il les rabroue pour qu’ils remettent leurs genoux droit sous le bureau, n’ont pas l’air de s’en plaindre. Ni d’apprendre le COD avec un texte d’Hugo ou, comme ce matin, un texte tiré du « Roman de renard », « écrit en langue du Moyen Age », comme l’observe un petit blond facétieux de CM 2. Ils écoutent avec curiosité les explications, les mots nouveaux, « goupil » ou « pelisse ». « Allez hop, grammaire ! » Et on enchaîne : « Le mot qui remplace un nom s’appelle ? Un pronom ! » Et on répète, quatre fois… « Pour apprendre, il faut répéter », justifie le maître.
« Je ne suis pas contre la modernité »
Les élèves boivent ses paroles quand il attaque le cours d’histoire, qu’il « raconte » assis face à eux. Captivés par Louis XV, ébahis par la robe de la Pompadour, sur ces tableaux qu’il affiche via l’ordinateur sur l’écran, rectangle de modernité qui surplombe le tableau noir où l’on écrit encore à la craie. « Je ne suis pas contre la modernité quand elle est utile, sinon, elle m’emmerde », confie-t-il.
L’école, pour ce « laïcard acharné », ex-ado de 1968 revenu du trotskysme, est là pour « apprendre, pour instruire », pas pour éduquer : « Si, à l’école, on fait de l’école, les comportements s’améliorent. Si l’école s’occupe des comportements, ils s’aggravent et on ne sait ni lire ni réciter », juge le maître.
Sorti de l’école normale dans les années 1975, il dit avoir tout testé de ce qu’il y avait appris, refusé l’ordre, les notes. « Mais j’avais en tête ce que les élèves de mon père savaient en CM 2 et je me suis aperçu que je n’arrivais pas au même résultat avec ce que l’Education nationale a présenté pendant trente ans comme LA bonne manière. Alors j’ai tâtonné, cherché. » Et finalement chez lui, on lit, on récite, on conjugue, selon un programme immuable. Lecture et calcul mental avec ardoise tous les jours. Lundi, c’est grammaire, maths et histoire, mardi conjugaison, jeudi rédaction, sport, dessin, chant quand même… Et vendredi, dictée… sévèrement notée ! « Les notes ne sont pas pour moi, je sais ce que chaque élève vaut. Mais eux en ont besoin, pour savoir ce qu’ils valent. Ne pas donner la possibilité aux enfants de se mesurer entre eux, c’est leur refuser la possibilité de sortir du lot. »
Si l’on en croit les parents, qui l’ont toujours soutenu, ils y arrivent les gamins de Médréac. « Largement au niveau quand ils débarquent en 6 e », sourient Elodie et son voisin, dont les sept enfants sont passés à l’école Le Bris.
dimanche, 3 mai 2009
L'Education civique au centre de la réflexion du CES sur l'Ecole
Par veille-education le dimanche, 3 mai 2009, 23:55
Le Conseil économique, social et environnemental vient d'adopter à l'unanimité (184 voix pour, 4 abstentions) un rapport sur l'Education civique qui est en fait un rapport sur les finalités de notre système scolaire. Présenté par Alain-Gérard Slama, il dénonce "un contexte de dégradation des comportements scolaires", et pour promouvoir l’enseignement de l’éducation civique à l’école, propose d' "asseoir les bases de cette éducation dès l’école maternelle", de "consolider le modèle républicain en corrigeant ses faiblesses", et de "développer une pédagogie transversale de l’enseignement des valeurs communes".
Source : ToutEduc
samedi, 2 mai 2009
La filière S dans le collimateur... la reforme resservie...
Par veille-education le samedi, 2 mai 2009, 23:39
Rapport IGAENR
- Rapport conjoint IGEN-IGAENR
Jean Moussa, Claudine Peretti, Daniel Secretan
"Malgré les réformes mises en œuvre, la suprématie de la série S ne se dément pas. Elle reste une filière élitiste, qui ouvre toutes les portes pour accéder à l'enseignement supérieur avec les meilleures chances de réussite, mais qui n'oriente pas suffisamment vers les sciences. Cette situation est la conséquence à la fois d'un échec des enseignements de détermination en classe de seconde qui pré orientent les élèves plus qu'ils ne les aident à se déterminer, et de caractéristiques propres à cette série : part importante d'enseignements généralistes, enseignement scientifique perçu encore comme aride, spécialités en terminale dont l'effet n'est pas celui escompté, très (trop) haut niveau d'exigences de la part des enseignants. Pour y remédier, le rapport préconise d'instaurer en seconde une préparation au choix qui permette aux élèves d'aborder tous les grands domaines de formation qui s'offrent à eux en les articulant avec les grands types de débouchés et d'organiser l'enseignement au cycle terminal autour d'un tronc commun et d'enseignements d'approfondissement dont le poids augmenterait entre la première et la seconde afin que les élèves effectuent un choix progressif.
La série scientifique au cycle terminal du lycée : articulation avec le cycle de détermination et orientation vers les études supérieures télécharger (721.69 Ko, pdf)
Source:education.gouv.fr
vendredi, 1 mai 2009
L'Europe au secours de l'autorité des maîtres :
Par veille-education le vendredi, 1 mai 2009, 23:29
Dans la résolution adoptée par les députés européens, certaines recommandations concernent les enseignants. Ainsi, leur formation "devrait se fonder non seulement sur la théorie mais aussi sur la pratique en insistant sur le respect et l'autorité dont doit jouir le professeur dans sa classe". Sont également pointées la nécessité d'excellence des candidats et la mobilité des personnels enseignants.
Source :@ToutDoc
En savoir plus : Résolution du Parlement européen du 2 avril 2009 sur "Améliorer les écoles : un programme de coopération européenne"
Etudes d'infirmier : la licence de nouveau sur le tapis
Par veille-education le vendredi, 1 mai 2009, 19:01
De mémoire de jeune infirmier, cela fait des années que l’on évoque la création d’une licence en sciences infirmières… Sans résultat jusqu'à présent. Mais la situation va peut-être (enfin) se décanter, si on en juge par les indices qui s'accumulent dans cette direction.
Un nouveau programme de formation
Conçu par la DHOS (direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins), sorte de « médiateur » entre le ministère de la Santé et les établissements de soins, le nouveau programme de formation des études d'infirmier doit entrer en vigueur à partir de septembre 2009. Les travaux sur ce sujet ont commencé en mai 2006... La grande nouveauté réside dans l’acquisition des connaissances non plus par modules mais par compétences. Ce qui permettra à l’infirmier de s’adapter à toutes les situations.
Les pays européens veulent envoyer 20 % de leurs étudiants à l'étranger
Par veille-education le vendredi, 1 mai 2009, 18:39
Réunis hier à Louvain, en Belgique, pour dresser le bilan de
l'harmonisation des diplômes, les représentants de 46 Etats européens
se sont fixé un objectif de 20 % d'étudiants à l'étranger d'ici à 2020.
Lire la suite de l’article
jeudi, 30 avril 2009
Quand le portail documentaire de l'EC défend la survie des IUFM
Par veille-education le jeudi, 30 avril 2009, 23:23
"Les IUFM dès leur création ont développé des recherches à partir de leur spécificité : la formation des maîtres. On trouvera ici les exemples de thèmes de recherche qui ont été menés ainsi que des témoignages. L'objectif est de faire reconnaître le rôle que les IUFM pourraient avoir dans le cadre de la future mastérisation des enseignants au sein des universités."
Source : @Tout Doc
Le dernier socio constructiviste sera un enseignant chrétien...
Master d'enseignement : l'Espagne le mettra en place à la rentrée 2009
Par veille-education le jeudi, 30 avril 2009, 18:59
La formation des professeurs du secondaire changera en septembre 2009 en Espagne. L’objectif est de former, dans les dix années à venir, de 200 000 à 240 000 enseignants. Le remplacement de l’ancien certificat d’aptitude pédagogique (CAP) par un master en formation des professeurs constitue une minirévolution. « Notre système datait de 1972, il était vraiment temps de le changer », explique Francesc Imbernon, professeur du département de didactique et d’organisation éducative de l’université de Barcelone. « Le CAP se limitait à délivrer aux diplômés universitaires une formation pédagogique de soixante heures », poursuit-il.
Le nouveau master, lui, s’étalera sur un an et sera divisé en trois blocs. 25 % seront consacrés à une formation générale (préparation des classes, adaptation à la situation sociale des élèves, etc.). « Aujourd’hui, trop de jeunes professeurs arrivent en cours sans savoir s’adapter aux différences socio-économiques et aux difficultés de l’adolescence », témoigne dans El Pais Luis Rico, professeur de l’université de Grenade. Le deuxième bloc, de 50 %, sera dédié à la didactique propre à chaque matière. La part restante du cursus consistera en des stages dans des centres scolaires agréés. D’après Francesc Imbernon, c’est l’une des raisons pour lesquelles le gouvernement a préféré passer par les dix-sept communautés autonomes pour impulser la réforme.
En effet, les universités en charge du nouveau master négocieront avec les centres scolaires pour les agréer comme « centres de stages ». La bonne articulation entre classes théoriques et pratiques est un aspect délicat qui conditionnera le succès de la réforme. Le gouvernement espère qu’avec ce nouveau dispositif, les candidats les moins motivés renonceront au professorat. Mais de nombreuses zones d’ombre persistent. Qui, par exemple, assumera le surcoût de l’année de master (estimé entre 4 000 et 5 000 € par étudiant) ? Et la réforme ne privilégie-t-elle pas trop la pédagogie au détriment de la formation académique ?Source : EducPros
Brésil : Généralisation de la prime aux résultats
Par veille-education le jeudi, 30 avril 2009, 15:39
Les écoles publiques de
l’Etat de São Paulo ont récemment mis en place un système de "bonus sur
objectifs" pour les enseignants. Il s’agit d’une incitation financière
alignée sur les progrès avérés des élèves. Alors que les syndicats ont
longuement critiqué cette mesure, les enseignants l’ont plutôt bien
accueillie, et, cette année, près de 72% des 270 000 fonctionnaires de
l’enseignement public auront atteint les objectifs fixés. Le bonus
versé atteindra près de trois mois de salaire supplémentaire. Ces
derniers jours, la municipalité de São Paulo, qui gère elle aussi des
écoles, a annoncé qu’elle allait à son tour introduire ce bonus à la
rentrée 2010, s’inspirant de l’exemple du réseau de l’Etat de São
Paulo. Cette initiative est lancée alors que les résultats de
l’évaluation des élèves de l’Etat montrent que les élèves de seconde et
de terminale affichent des performances insuffisantes. En revanche, les
collégiens présentent des résultats en progression.
Globo, www.g1.globo.com, 17 avril 2009
mercredi, 29 avril 2009
Pour Richard Descoings, la réforme du lycée est possible
Par veille-education le mercredi, 29 avril 2009, 23:17
Dans
un entretien au quotidien "Les Echos", Richard Descoings, pointe les
dysfonctionnements qui affectent le lycée : difficultés pour les
enseignants à gérer l'augmentation massive et la diversification des
lycéens consécutives à la démocratisation du système éducatif ; effets
pervers de l'actuel système de notation et de la pression scolaire qui
pèse sur les élèves ...
Pour le directeur de Sciences-Po Paris, la
réforme voulue par le Président de la République doit interroger la
hiérarchie des filières, les modalités actuelles d'orientation ou
encore le lien que le lycée entretient en amont avec le collège et, en
aval, avec l'enseignement supérieur.
Source : @toutDoc
"Le
marché de l'emploi reste favorable aux jeunes diplômés", Richard
Descoings, Laurence Albert, Stéphane Dupont, Dominique Seux, Les Echos,
22 avril 2009, p. 7.
Faux diplôme : 2700 euros pièce
Par veille-education le mercredi, 29 avril 2009, 21:32
La ministre de l’Enseignement supérieur a demandé une enquête sur les conditions de délivrance des diplômes à l’université de Toulon, “en particulier aux étudiants étrangers”.
Selon le journal Le Monde, l’affaire concerne “plusieurs centaines d’étudiants chinois inscrits à l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de l’université de Toulon”, qui “auraient versé de l’argent pour se payer des diplômes”. Le “faux” diplôme serait facturé 2.700 euros pièce.
Des fraudes identiques pourraient avoir lieu dans les universités de Pau, La Rochelle, Poitiers et en région parisienneSource
La gauche doute t elle du collège unique ?
Par veille-education le mercredi, 29 avril 2009, 21:27
Manuel Valls, député socialiste de l'Essonne et maire d'Evry, définit comme priorité pour la gauche, la lutte contre l'échec scolaire. Rien de neuf jusque là, si ce n'est que dans cet entretien publié dans le monde du 12/04/2009 il précise qu'il faut "admettre l'échec du collège unique, faire de l'apprentissage une nouvelle voie d'excellence...".
Alors que la parti socialiste vient d'ouvrir son espace "agir pour l'éducation", nous osons espérer qu'ils entendront cette remarque et qu'elle trouvera sa place dans les débats promis.
SourceLe Privé en Belgique : Les établissement privés sont toujours exclus des instances de recrutement des enseignants
Par veille-education le mercredi, 29 avril 2009, 19:57
Le décret instaurant la négociation tripartite dans l'enseignement ne sera finalement pas voté lors de l'actuelle législature, rapportent vendredi La Libre Belgique et Le Soir :
La proposition prévoit notamment la mise en place de la négociation tripartite dans l'enseignement, secteur où les employeurs, à savoir les pouvoirs organisateurs (PO) des écoles, ne participent pour l'instant pas aux négociations sectorielles, où sont présents uniquement gouvernement et syndicats. Cette situation est dénoncée depuis longtemps par les PO, surtout dans l'enseignement catholique.
Dans ce dossier, les socialistes ont en effet demandé un avis au Conseil d'Etat, ce qui reporte l'examen de la proposition de décret en séance plénière au parlement de la Communauté française à la prochaine législature.
Source : Le Vif.be
La fin des pipoteurs...
Par veille-education le mercredi, 29 avril 2009, 18:33
L’annonce de la suppression de 13500 postes au Ministère de l’Education Nationale se traduit forcément sur le terrain. Principalement visées, les missions hors de la classe sentent le vent du boulet puisque 50% d’entre elles, assurées par des mises à disposition, verraient les heures qui leur sont affectées rapatriées par les rectorats vers des activités de face à face. Parmi elles, l’éducation à l’image et aux médias est particulièrement menacée, dans les CDDP comme au Clémi.
Relancer l'ascenseur social
Par veille-education le mercredi, 29 avril 2009, 18:30
Dossier
Lire la suite de l’article
Le décret sur les enseignants chercheurs adopté
Par veille-education le mercredi, 29 avril 2009, 15:27
Le projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, un
des principaux motifs de la contestation universitaire, a été validé
mardi 21 avril en Conseil d'Etat, et aussitôt inscrit à l'ordre du jour
du conseil des ministres pour y être adopté mercredi 22 avril. Pour les
opposants, il s'agit d'un "passage en force", alors que la
protestation n'est pas éteinte malgré la période des vacances.
Interrogé mercredi matin sur France Inter, François Fillon a qualifié
le mouvement de protestation de "minoritaire". Le premier ministre "fait semblant de croire que tout est réglé dans les universités", a rétorqué Jean-Louis Fournel, président du collectif Sauvons l'université (SLU).
Lire la suite de l’article
mardi, 28 avril 2009
Jacques Delors : "Les générations précédentes ont vécu sans se préoccuper des jeunes"
Par veille-education le mardi, 28 avril 2009, 22:07
A visionner ICI
Réforme du bac pro : que va t'il se passer à la rentrée ?
Par veille-education le mardi, 28 avril 2009, 21:50
Destinée à élever le niveau de qualification des élèves, en conduisant un plus grand nombre d'entre eux au baccalauréat professionnel, cette réforme prévoit d’aligner le cursus du lycée professionnel sur celui du lycée général et technologique, soit en trois ans (seconde, première et terminale professionnelles) au lieu de quatre (deux ans de B.E.P. suivis de deux ans de bac pro).
Les grands principes de la rénovation de la voie professionnelle
La rénovation de la voie professionnelle vise à augmenter le niveau de qualification des jeunes à leur sortie du système de formation et à limiter les sorties précoces du système éducatif, à travers trois mesures phares:
- Faciliter l'accès au baccalauréat professionnel en proposant un parcours en trois ans après la troisième, soit sous statut scolaire soit par l'apprentissage.
- Assurer à tous les élèves un diplôme de niveau V minimum par une certification intermédiaire dans le parcours et une offre accrue de CAP.
- Garantir la poursuite d’études grâce à des passerelles facilitées entre les parcours.
Ainsi, les élèves seront désormais confrontés, à la fin de la troisième, au choix d'un parcours parmi trois:
- un parcours en trois ans conduisant au diplôme de niveau IV, le baccalauréat professionnel,
- un parcours en deux ans conduisant au diplôme de niveau V, le CAP,
- un parcours en deux ans pour quatre spécialités de BEP.
Chaque parcours pourra s'effectuer sous statut scolaire ou par apprentissage.
Le parcours en trois ans
Le parcours en trois ans se composera d'une 2nde professionnelle, d'une 1ère professionnelle et d'une terminale professionnelle. Les enseignements seront basés sur la maîtrise de techniques professionnelles (travaux pratiques en atelier ou en classe, stages en entreprise) et comprendront également des enseignements généraux (histoire-géographie, éducation civique, mathématiques etc.). A cela s'ajoutera, un temps (2, 5 h par semaine) consacré à l'accompagnement personnalisé de chaque élève.Sous statut scolaire, la durée horaire totale se composera de 1152 h en centre de formation, 770 h en milieu professionnel. Sous statut d’apprenti, elle comportera 1850 h en CFA.
Le parcours proposera 75 spécialités de baccalauréat professionnel. En seconde, 55 d'entre elles seront rattachées à 19 champs professionnels. Ceux qui suivront le parcours en apprentissage, devront choisir leur spécialité dès la première année.
Pour certaines spécialités, une évaluation de l'enseignement de L.V.2 deviendra obligatoire.
Le C.A.P.
Désormais, les B.E.P. et les C.A.P. seront construits comme une offre de formation intermédiaire. Le C.A.P. sera maintenu en sa forme actuelle, c'est-à-dire sur deux ans, pour les élèves désireux de s'engager dans une filière courte dotée d'une forte employabilité. Les élèves de seconde professionnelle pourront rejoindre la seconde année du C.A.P. s'ils ne souhaitent pas aller au bout du cursus de préparation au bac pro. La réforme aura peu d'impact sur ce diplôme: les programmes et modalités d'organisation de certification seront maintenues en l'état.
Le titulaire d’un CAP pourra rejoindre le cycle de baccalauréat professionnel en trois ans, au niveau de la 1ère professionnelle. Il bénéficiera alors d’un accompagnement personnalisé pour faciliter son insertion.
Le B.E.P.
La réforme prévoit également de remplacer les deux années de B.E.P. par une seconde professionnelle (qui ouvrira sur différentes spécialités de baccalauréats professionnels) à l’exception de quatre spécialités : "Carrières sanitaires et sociales", "Conduite et service dans les transports routiers", "Métiers de la restauration et de l'hôtellerie" et "Optique lunetterie". Ces dernières seront maintenues seulement à titre transitoire, dans l'attente de la mise en place des baccalauréats professionnels correspondants.
Les titulaires de BEP acquis sous le régime précédent conserveront leur diplôme et auront la possibilité de poursuivre des études en baccalauréat professionnel, en intégrant le cursus de formation en 1ère professionnelle ou en demandant leur admission en 1ère technologique.
La création de passerelles
Enfin, des passerelles permettant une adaptation des parcours seront organisées entre les voies générale, technologique et professionnelle ainsi qu’entre les cycles de la voie professionnelle.
Source : e-tude.com
Commission sur la réforme du recrutement des enseignants: travaux remis le 15 juillet
Par veille-education le mardi, 28 avril 2009, 15:35
La Commission chargée de travailler sur la réforme du recrutement et de
la formation des enseignants devra remettre ses travaux "au plus tard
le 15 juillet", ont annoncé dans un communiqué Xavier Darcos
(Education) et Valérie Pécresse (Enseignement supérieur).
Lire la suite de l’article
lundi, 27 avril 2009
Les grèves accentuent la désaffection pour les facs dans les procedures d'orientation !
Par veille-education le lundi, 27 avril 2009, 21:57
L'université Rennes-II qui vit cette année son troisième blocage en trois ans a perdu 14 % de ses étudiants entre 2005 et 2008.
L'université de Toulouse-Le Mirail en a perdu 14 %, tandis que Montpellier-III en perdait 13,5 % et Paris-IV (La Sorbonne), 9 %
Terreur... vous avez dit Terreur
Par veille-education le lundi, 27 avril 2009, 21:55
Excellent billet de Virginie Roussel, journaliste et chargée de cours à l'université Paris III dans Libération !
Texte intégral :
Les grévistes qui bloquent l’université de Paris-III éliminent-ils les étudiants les plus fragiles et les plus précaires – ceux qui nous servent au McDo – en les dissuadant de poursuivre leurs études ? Oui !
Mettent-ils en danger les étudiants étrangers qui doivent justifier de leur scolarité pour obtenir le renouvellement de leur carte de séjour à la préfecture de police, sans quoi ils risquent de se retrouver sans papiers? Encore oui.
Mais comment s’y prennent-ils au juste, ces bloqueurs, pour réussir le torpillage exemplaire de Paris-III ? Voici le mode d’emploi. D’abord, vous constituez une AG, une petite assemblée minoritaire qui décide de l’avenir de toute une université. A Paris-III, ils sont 400 (les jours fastes) à décider pour quelque 16 000 étudiants, soit 2,5 % de l’université. Une fois acquise, cette «légitimité» fait loi, au sens propre comme au sens figuré.
Même l’autorité de la présidente, qui s’est pourtant prononcée contre le blocage partiel ou total de son université, est bafouée. Dès qu’ils occupent les lieux, ils ont droit de vie et de mort sur la scolarité des étudiants. Les bloqueurs contrôlent les identités – tout en refusant de décliner la leur. Et à ce stade, les plus timides ou les plus impressionnables s’en vont. Quand un enseignant décide de braver l’interdit, il se fait rattraper et expulser de son cours sur un ton comminatoire. Professeurs en amphi ou chargés de cours, tous sont interdits d’enseigner. Et pour eux, il n’existe aucun recours. Si ce n’est de faire cours dans un café, à proximité. Seuls parviennent à se faufiler étudiants et enseignants qui mentent sur leur identité et sur la raison de leur présence.
Dans la prestigieuse Sorbonne nouvelle, au 13 rue de Santeuil, dans le Vème arrondissement de Paris, le mensonge, la duperie, la force et l’impunité sont les nouveaux modèles de réussite. «L’enseignant chercheur sait qu’il y a plus fragile que lui à l’université, qu’il y a les étudiants qui risquent beaucoup plus, quoique les enseignants chercheurs puissent être à plaindre. Ils le sont sans doute, ils ont des raisons de ne pas être contents. Mais il y a plus fragiles qu’eux. Il y a des femmes et des hommes, des filles et des garçons, qui jouent beaucoup plus gros qu’eux, ce sont les étudiants. Qu’ils prennent la responsabilité de mettre en péril la vie professionnelle, l’avenir de leurs étudiants, je n’ose même l’imaginer», a déclaré Axel Kahn, président de l’université Paris-V Descartes, sur France 3, le 10 avril. «Ou alors, il n’y a plus de responsabilité, ou alors il n’y a plus de sens moral par rapport à ces jeunes», conclut le généticien.
Hélas, monsieur Axel Kahn, la réalité a dépassé votre scénario catastrophe. A Paris-III, c’est la sélection darwinienne qui prévaut. Seuls les plus forts peuvent y survivre. On s’oriente vers un diplôme au rabais : sur treize semaines de cours, les étudiants ne seraient finalement jugés que sur trois. La filière professionnelle des masters composée d’étudiants venus de Russie, du Kazakhstan, de Chine, de Tunisie, d’Egypte… est sacrifiée, le cursus de milliers de jeunes compromis et l’université décrédibilisée aux yeux des entreprises. Récemment, les médias ont diffusé l’information, selon laquelle, il n’y avait plus qu’un tiers des bacheliers qui choisissaient l’université.
Aujourd’hui, ne peut-on pas se poser certaines questions : pourquoi certains étudiants veulent-ils la mort de l’université ?"samedi, 25 avril 2009
La réforme des organismes de recherche
Par veille-education le samedi, 25 avril 2009, 15:26
L'annonce, le 8 avril, de la création de l'Alliance nationale des
sciences de la vie (ANSV) a introduit un nouvel acteur dans le système
de recherche français. L'ANSV réunira sept organismes (CNRS, CEA,
Inserm, etc.) ainsi que les universités. Elle sera chargée de
coordonner la recherche nationale dans les domaines de la santé et de
la biologie. "Nous travaillons à la même forme d'organisation, sous
forme d'alliance entre organismes, dans le domaine de l'énergie, des
technologies de l'information ou encore de l'agronomie, explique la ministre de la recherche, Valérie Pécresse. Nous voulons simplifier et décloisonner le système de recherche."
Lire la suite de l’article
Intégration: Marseillaise, drapeau et Marianne à l’école
Par veille-education le samedi, 25 avril 2009, 00:21
Le Haut conseil à l'intégration, présidé par le député européen UMP Patrick Gaubert, préconise, dans un avis remis mardi 21 avril à Éric Besson, un retour des «valeurs de la République» à l'école, dans les stades et dans les cérémonies officielles. Ces recommandations s'inscrivent dans le droit fil de la lettre de mission que Nicolas Sarkozy vient d'adresser à Eric Besson, dans laquelle il lui demande de «célébrer» la «fierté d'être français». Le ministre de l'identité nationale promet, de son côté, de «restaurer» le civisme et évoque une proposition – «une éducation civique dès la maternelle» – pourtant absente du rapport.
Source : Médiapart, LCI
vendredi, 24 avril 2009
Liste des lycées qui expérimenteront des pans de la réforme Darcos
Par veille-education le vendredi, 24 avril 2009, 23:58
Dès septembre 2009, plusieurs établissements vont expérimenter des aspects de la réforme du lycée, aujourd’hui remise à plat
Voir la liste des lycées
Source : Ministère de l'éducation
Rectificatif : Le 9 avril, en marge d’une interview de Xavier
Darcos, La-Croix.com publiait en exclusivité les noms des
établissements qui, à partir de septembre prochain, expérimenteront sur
la base du volontariat certains aspects de la réforme des lycées,
remise à plat en décembre dernier. Cette liste nous avait été présentée
comme exhaustive et définitive par le ministère de l’éducation
nationale. Mais ce dernier a, depuis, décidé de la retoucher,
remplaçant certains lycées par d’autres, et ajoutant de nouveaux noms
pour retenir au final 123 établissements. Nous publions ici la version
remaniée par les services de Xavier Darcos et vous prions d’accepter
nos excuses pour cet incident.
Source : La Croix
NDLR : A noter, quelques établissements Privés
mercredi, 8 avril 2009
Le gouvernement veut développer des "jardins d'éveil" payants pour les petits de 2 à 3 ans
Par veille-education le mercredi, 8 avril 2009, 19:06
Les premiers jardins d'éveil devraient voir le jour à l'automne 2009 :
installées dans des écoles ou des locaux municipaux, ces structures
accueilleront les enfants âgés de 2 à 3 ans. La secrétaire d'Etat à la
famille, Nadine Morano, a annoncé, mardi 7 avril, que le financement de
8 000 places d'ici à 2012 était inscrit dans la convention d'objectifs
et de gestion de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF).
Lire la suite de l’article
mardi, 7 avril 2009
Menace sur le bac : des universitaires refusent de présider les jury
Par veille-education le mardi, 7 avril 2009, 20:58
"Si la grève ne suffit pas, bloquons le bac". Cette idée fait son chemin puisque des universitaires commencent à envoyer dans leurs rectorats des lettres refusant de siéger en jury de baccalauréat.
Or, comme ce diplôme est considéré non seulement comme la fin du
secondaire mais aussi comme sésame d’entrée dans le supérieur, il est
obligatoirement décerné par un jury présidé par un universitaire (maître
de conférence ou professeur) nommé par le recteur sur proposition du
président de son université et non pas un professeur du secondaire. Une
disposition toutefois atténuée par le fait que le vice-président du
jury peut remplacer physiquement le président... mais la nomination de
ce dernier est nécessaire à la constition du jury.
Hier, 246 enseignants-chercheurs de l’université de Rouen ont envoyé une lettre à leur président
d’université, refusant que leurs noms soient transmis au Rectorat pour
présider les jury de bac. Il est probable que cette initiative sera
suivie dans de nombreuses universités.
lundi, 6 avril 2009
Réforme du lycée : la concertation continue
Par veille-education le lundi, 6 avril 2009, 21:26
Expérimentations,
rencontres avec les proviseurs et les lycéens, auditions d'experts,
telles sont les pistes que le gouvernement a retenues pour aboutir à
une réforme du lycée. La mission parlementaire (PS-UMP), présidée par
le député Yves Durand (PS), estime qu'il est urgent de "repenser la
place du lycée". Richard Descoings, pour sa part, poursuit sa tournée
des lycées. Une cinquantaine d'établissements ont déjà été visités. Si
les situations demeurent très diverses d'un lycée à l'autre,
l'attachement au bac et aux programmes nationaux est très largement
partagé, indique-t-il. Enfin, l'expérimentation de certains axes de la
réforme reste d'actualité. Plus de 200 établissements se sont portés
volontaires. Seule une centaine sera retenue.
Source: @ToutDoc
Réforme du lycée : concertations et expérimentations tous azimuts, Laurence Albert, Les Echos, 2 avril 2009, p. 2.
Loi antibandes : ce que prépare l'Élysée
Par veille-education le lundi, 6 avril 2009, 00:24
Le texte définitif, que Le Figaro s'est procuré, incrimine la
participation à un groupe violent. Il aggrave aussi les sanctions
contre les agresseurs d'enseignants.
Lire la suite de l’article
samedi, 4 avril 2009
Quelques remarques sur le projet de programme de mathématiques de seconde
Par veille-education le samedi, 4 avril 2009, 15:59
vendredi, 3 avril 2009
Violence scolaire : un plan de lutte
Par veille-education le vendredi, 3 avril 2009, 23:18
« Les rectorats ont
identifié 120 établissements particulièrement concernés par des
phénomènes d’intrusion, sur lesquels nous allons cibler notre action ».
C'est ce que déclare Xavier Darcos dans le Parisien – Aujourd'hui en
France. Le ministre de l'Education y présente avec Michèle
Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, le dispositif élaboré pour
lutter contre la violence scolaire.
La liste de ces
établissements ne sera pas publiée. Près de la moitié d'entre eux se
trouve en région parisienne. Les autres se situent dans les grosses
cités scolaires des quartiers sensibles. « Les contrôles humains aux entrées et sorties » y seront multipliés, de même que les caméras de surveillance.
D'autre
part, les enseignants victimes de violences perpétrées par des bandes
organisées pourraient, à terme, bénéficier de la même protection légale
que les policiers. C'est en tout cas l'objectif d'une proposition de
loi du député maire de Nice, Christian Estrosi, qui sera débattue fin
mai au Parlement.
Le texte suggère notamment que les violences
commises contre des enseignants ou contre des membres de leurs familles
soient considérées comme des « violences aggravées ». Il
propose également que l'intrusion dans un établissement scolaire,
actuellement sanctionnée par une simple amende, devienne l'objet d'un
délit pénal, passible de peines allant jusqu'à trois ans
d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende si l'intrusion est commise en
bande.
D'après le ministère de l'Intérieur, « 1.215 faits ont été commis à Paris depuis la rentrée dans ou aux abords des établissements scolaires » et ont engendré 175 interpellations.
Sources : le Parisien, AFP, ActuaLitte.com, 20minutes.fr, France-Info.com
mardi, 31 mars 2009
Nicolas Sarkozy souhaite doubler le nombre des contrats en alternance
Par veille-education le mardi, 31 mars 2009, 16:36
Le plan d’urgence en faveur de l'emploi des jeunes sera arrêté plus tôt que prévu, avant le 15 avril. Nicolas Sarkozy l'a annoncé dans son discours prononcé le 24 mars 2009 à Saint-Quentin (Aisne). Martin Hirsch va devoir accélérer ses concertations sur les politiques à mener en faveur des 16-25 ans.
Le Chef de l’Etat a expliqué dans son discours du 24 mars que « toutes les pistes seront explorées », mais qu'il attachait « beaucoup d’importance à la formation en alternance, à l’apprentissage, et au fait que l’on envoie nos jeunes dans des filières où il y a des emplois pour demain ».
Alors qu’actuellement, le nombre de contrats d’apprentissage tourne autour de 420 000 et celui des contrats de professionnalisation, autour de 180 000, Nicolas Sarkozy souhaite notamment « doubler le nombre de ces contrats en alternance ».
La Commission sur la politique de la jeunesse dont Martin Hirsch a donné le coup d’envoi le 9 mars 2009, doit donc s'inscrire dans la lignée des politiques gouvernementales de ces dernières années en faveur des formations professionnalisantes. La réunion qui s’est tenue le 24 mars a ainsi été l'occasion pour le Haut commissaire à la Jeunesse d'y présenter les grandes lignes de son projet pour faciliter l’accès des jeunes à l’emploi.
Quant au financement du dispositif et au chiffre de 1,5 milliard récemment avancé par Martin Hirsch, le Premier ministre, François Fillon, a confié à quelques journalistes, depuis les Etats-Unis, que cette nouvelle dépense sera le fruit de « transferts » et non de nouveaux crédits budgétaires.Source : Educpros
lundi, 30 mars 2009
Evaluations/CM2: 35% à 45% de très bons, 7% à 15% en très grande difficulté
Par veille-education le lundi, 30 mars 2009, 20:44
Les évaluations nationales en français et en mathématiques, mises en place par le gouvernement, ont mis en évidence en CM2 entre 35% à 45% de très bons élèves et 7% à 15% en très grande difficulté qui doivent bénéficier de l'aide personnalisée, selon les chiffres publiés lundi.
samedi, 28 mars 2009
Le gouvernement compte former plus de jeunes par alternance
Par veille-education le samedi, 28 mars 2009, 14:06
Dans
son discours prononcé à Saint-Quentin (Aisne), Nicolas Sarkozy a
annoncé qu'il souhaitait doubler les effectifs des formations en
alternance. C'est l'une des propositions avancées par Martin Hirsch,
haut-commissaire à la jeunesse, dans son projet en faveur des jeunes.
Pour son plan d'action qu'il devrait remettre dans quelques jours au
président de la République, Yazid Sabeg, commissaire à la diversité,
préconise, pour sa part, d'augmenter l'obligation de formation en
alternance à 5 % des effectifs pour les entreprises de plus de 50
salariés et de 3 % pour celles de plus de 250 personnes.
Source
Les formations en alternance appelées à l'aide pour limiter l'effet de la crise sur les jeunes, Rémi Barroux, Laetitia Van Eeckhout, Le Monde, 26 mars 2009, p. 10.
lundi, 23 mars 2009
Sabeg: créer 7.500 places d'internat et des "cycles homogènes" au collège
Par veille-education le lundi, 23 mars 2009, 20:42
Yazid Sabeg,
commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, a annoncé lundi
qu'il va proposer au président Nicolas Sarkozy la création de 7.500
places d'internat sur 5 ans et l'accueil, dans les collèges, de "cycles
homogènes" pour assurer le brassage scolaire. M.
Sabeg doit remettre d'ici quelques jours au président de la République
ses préconisations en faveur de la diversité. Il a déclaré sur France
Inter que pour agir en faveur de la diversité, il fallait agir
notamment sur l'accès à la formation, l'emploi, le logement et la
représentation dans la vie publique. Pour
"rendre l'école plus inclusive", il va faire des propositions
concrètes, comme la création de "classes préparatoires technologiques". Pour
"assurer la mixité, le brassage scolaire", il s'est déclaré favorable à
l'accueil des élèves, dans les collèges, "en cycles homogènes, par
exemple seulement des 5èmes et 6èmes ou que des 4èmes et 3èmes". "Ce sont des mesures qui ont été expérimentées dans d'autres pays et qui pourraient l'être utilement chez nous", a-t-il dit. Il
va aussi proposer "7.500 places d'internat sur 5 ans" et des mesures
pour "démocratiser l'accès aux grandes écoles". "L'action publique doit
être utilisée pour corriger les inégalités, a-t-il répété, réaffirmant
qu'il n'y aurait "pas de quotas". M. Sabeg
qui devait remettre vendredi dernier son rapport au président Sarkozy
avait précisé le même jour que sa remise était "reportée pour des
raisons d'agenda". Il a par ailleurs estimé
que la polémique sur la mesure de la diversité "relevait de fantasmes".
"La société a changé, a-t-il ajouté et on a du mal à admettre qu'il y a
des discriminations dans notre société (...) Il ne s'agit pas de
chiffrer, de ficher, il s'agit d'avoir des instruments qui permettent
de mesurer l'état des discriminations, de les caractériser et de
mesurer les évolutions". Source : AFP
Réforme du lycée: Richard Descoings ouvre un site pour consulter les lycéens
Par veille-education le lundi, 23 mars 2009, 20:41
Richard Descoings, le directeur de Sciences-Po Paris, chargé par le gouvernement de mener la réforme du lycée, a lancé lundi une plate-forme internet en partenariat avec YouTube, destinée à consulter lycéens, professeurs et familles, a-t-il annoncé dans un communiqué.
"lyceepourtous.fr" permet d'apporter des contributions sur cette réforme par écrit, par webcam ou par téléphone. La plate-forme propose en outre des témoignages recueillis à l'occasion de tables rondes organisées dans les lycées dans lesquels s'est rendu M. Descoings.
Source : AFP
Education: création d'une plate-forme téléphonique pour l'orientation
Par veille-education le lundi, 23 mars 2009, 20:41
Une plate-forme
téléphonique nationale va être créée en matière d'orientation et un
"bilan personnel d'orientation" pour chaque élève de 3ème va être
expérimenté à partir de la rentrée prochaine, a annoncé lundi à La
Tribune le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos. La nouvelle plate-forme (numéro Azur Les
intervenants au bout du fil seront "ceux que l'on peut rencontrer dans
les CIO (conseillers d'orientation, personnels de l'Onisep, ...)",
a-t-il détaillé. Cette plate-forme concernera tous les niveaux de
scolarité. Parallèlement, le ministère va
expérimenter dans l'académie de Limoges durant l'année scolaire
2009-2010 un "bilan personnel d'orientation pour chaque élève de 3ème",
appelé "Portrait d'avenir". Il s'agit "de
construire avec l'élève son avenir grâce aux intervenants de
l'Education nationale et du secteur de l'emploi... Il est en effet
intéressant, pour certains, d'avancer dans la scolarité le moment où on
fait le lien entre un choix d'orientation et un profil de métier", a
expliqué M. Darcos. Selon son entourage, ce
bilan servira à proposer à l'élève un stage à l'occasion des vacances
de printemps. Ce stage sera différent du stage obligatoire
d'"observation en milieu professionnel" et permettra au collégien de
confirmer ou d'amender ses choix. Source : AFP![]()

![]()
![]()

![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
0810.012.025
)
sera ouverte du lundi au vendredi de 9h00 à 20h00. En place depuis le
16 mars pour la région Picardie, où M. Darcos l'a inaugurée lundi matin
à Amiens, elle "sera généralisée en septembre", a expliqué le ministre.
Formation des enseignants : concours sans changement en 2010
Par veille-education le lundi, 23 mars 2009, 20:39
Les concours de
recrutement des enseignants seront maintenus dans leur état actuel en
2010. Xavier Darcos l'a annoncé dans une lettre adressée aux syndicats
vendredi dernier. Le texte du ministre dissipe également le flou qui
entourait les étudiants susceptibles de se présenter à ces concours.
Pourront s'inscrire les titulaires d'un master ou les étudiants en
master 2, mais aussi les candidats admissibles en 2009 et les étudiants
inscrits en master 1 à la rentrée 2009.
Par ailleurs, le texte
précise que la revalorisation financière qui doit accompagner l'entrée
en vigueur de la réforme concernera non seulement les néo-titulaires
mais aussi l'ensemble des enseignants.
Les réactions syndicales sont plutôt positives. La FSU, principale fédération de l'éducation, salue des «évolutions qui prennent en compte les mobilisations» et «infléchissent sensiblement les projets connus jusqu'ici». Le SE-Unsa et le Sgen-CFDT soulignent également des «points positifs» et des «annonces importantes».
En revanche, cette annonce n'a pas convaincu la Coordination nationale des universités, qui a dénoncé un «simulacre de recul». La CNU continue d'exiger «le retrait total et sans concession des deux volets de la réforme». Même tendance du côté de la coordination nationale étudiante (CNE), réunie ce week-end à Strasbourg. Elle a appelé hier à la «poursuite» et à la «radicalisation» du mouvement. L'Unef s'est également prononcée pour une poursuite de la mobilisation, afin de «peser sur le contenu des négociations».
Sources
: AFP, 20minutes.fr, France Info, Libération, nouvelObs.com, le Monde,
Europe 1, Reuters, Ouest-France, la Voix du Nord, la Tribune,
l'Express.fr, AP, les Echos, les Dernières Nouvelles d'Alsace,
ActuaLitté.com, AEF
jeudi, 19 mars 2009
LES UNIVERSITAIRES DOIVENT PRENDRE LEURS RESPONSABILITES
Par veille-education le jeudi, 19 mars 2009, 15:51
L’Université française est de nouveau agitée par l’une de ces émotions
dont elle a le secret, mais cette fois-ci ce sont les professeurs et
non les étudiants qui manifestent leur mauvaise humeur. Un certain
nombre d’entre eux, toutes sensibilités syndicales et politiques
confondues, s’inquiètent de l’application d’une disposition de la loi
portant sur les libertés et responsabilités universitaires du 10 août
2007 portant sur la modulation des services. Celle-ci permet aux
présidents de répartir le service des enseignants-chercheurs entre
leurs différentes missions (enseignement, recherche, diffusion des
connaissances et liaison avec l’environnement économique, social,
culturel, coopération internationale, administration et gestion),
naturellement en plein accord avec les souhaits des intéressés et après
avis des directeurs ou doyens d’UFR et des conseils en formation
restreinte aux enseignants.
C’est donc plus de liberté pour chaque enseignant-chercheur de
concevoir l’exercice de son métier selon ses goûts, avec la possibilité
de moduler la répartition des tâches d’une période à l’autre de sa
carrière, voire de l’année universitaire. Avant d’aller plus loin dans
l’examen de ses avantages, rappelons sur quelles craintes repose
l’opposition à une telle mesure : c’est celle que les présidents
abusent de leur pouvoir et imposent de manière arbitraire de lourdes
tâches d’enseignement à ceux qui ne seraient pas jugés assez
performants en recherche et de larges décharges de cours à d’autres.
Corollaire : les promotions seraient accordées aux seconds, au
détriment des premiers, alors qu’au contraire c’est le plus souvent ce
qui se passe aujourd’hui. Disons tout de suite que l’extrême
attachement des universitaires à la gestion collective de leur carrière
rend très improbable de telles dérives qui mettraient les présidents
dans l’impossibilité de diriger leurs établissements. Soulignons
cependant que les universités désormais autonomes (20% d’entre elles
cette année) disposent, sous l’autorité finale de leurs présidents, de
la liberté d’utilisation de la masse salariale totale, ce qui constitue
une remarquable avancée par rapport à la situation antérieure dans
laquelle le Ministère était seul juge de la répartition entre les
effectifs des différents corps d’enseignement, de recherche et
d’administration. La globalisation du budget permet aussi de répartir
de manière plus judicieuses les moyens financiers entre les dépenses de
personnel, immobilières et d’équipement. Refuser ces bases même de
l’autonomie de gestion, c’est exprimer la nostalgie des temps jacobins,
un peu comme si les collectivités locales voulaient revenir aux temps
d’avant la décentralisation, lorsque les préfets étaient tout
puissants. Ce sentiment est assez répandu, puisque certains nouveaux
présidents ont été élus sur un programme d’opposition à la loi LRU !
Mais revenons à la modulation des services et à ses avantages pour peu
qu’elle soit appliquée avec respect et sagesse. La majorité des
universitaires doivent être des enseignants-chercheurs, cela n’est pas
contestable. C’est ce qui explique que les services pleins
d’enseignement soient de 192 heures d’équivalent TD (ou 128h de cours
magistraux), soit la moitié du service d’un professeur du secondaire,
moins qu’un professeur de classe préparatoire qui, rappelons-le,
enseigne à des étudiants exigeants sur des programmes qui changent
chaque année, mais en contrepartie touche, en y ajoutant les colles, un
traitement supérieur à celui d’un professeur au Collège de France.
Première remarque : tous les universitaires consacrent-ils réellement
50% de leur temps de travail à la recherche ? Loin s’en faut et tout le
monde le sait, en premier lieu les étudiants un peu avancés qui savent
très bien reconnaître le bon cours, renouvelé chaque année et reposant
sur une activité de recherche soutenue du professeur. C’est à eux
qu’ils demandent d’encadrer leurs travaux personnels de master et leurs
thèses de doctorat. Beaucoup dirigent en outre des laboratoires ou
exercent des responsabilités administratives. Chacun sait que les plus
dévoués à exercer ces tâches ingrates sont souvent d’excellents
chercheurs et pédagogues, l’inverse n’étant pas nécessairement vrai.
D’autres, sans être nécessairement de médiocres enseignants, ont perdu
depuis plus ou moins longtemps le goût de la recherche et celui de la
mobilité. Ils ne contribuent pas à la grandeur de l’institution
universitaire. Que le statu quo
les satisfasse, on le comprend, mais c’est indécent. Quant aux autres,
qu’ils n’aspirent pas à bénéficier d’un peu plus de temps pour leurs
recherches est incompréhensible.
La France est l’un des seuls pays développés dans lesquels les
universitaires ne disposent pas d’années sabbatiques, c’est-à-dire tous
les sept ans d’une pleine année de liberté pour se concentrer sur des
recherches approfondies, mener des expériences complexes en
laboratoire, achever une synthèse, se reconvertir vers des thématiques
nouvelles, partir enseigner ou mener des recherches à l’étranger. C’est
même l’une des raisons de la démobilisation de certains vis à vis de la
recherche, alors que tous sont de haut voire de très haut niveau au
moment de leur recrutement garanti par l’instance nationale qu’est le
CNU. La modulation des services permet aux établissements qui le
décideront d’établir l’année sabbatique pour tous. Pourquoi ne pas
l’oser en se saisissant de cette possibilité ? Qui s’en plaindrait ?
Certainement pas les étudiants, en tout cas, qui retrouveraient des
enseignants ressourcés et enthousiastes au terme de leur sabbat.
Pourquoi, par ailleurs, exclure que certains universitaires expriment
le souhait de se consacrer exclusivement à l’administration ou aux
relations internationales à un certain stade de leur carrière ? Cela
peut leur permettre de s’épanouir et rendre d’éminents services à
l’établissement.
Envisageons maintenant l’enseignement à l’université. Il n’est en rien
une punition ou, en tout cas, il ne devrait pas l’être. Tout professeur
sait combien les cours aident à clarifier les sujets traités et
conduisent même parfois à des intuitions fulgurantes qui surviennent à
l’improviste. A contrario, on sait que dans certaines disciplines, dont
les sciences humaines, les chercheurs purs relevant de divers
organismes ne brillent pas toujours par leur clarté et leur
originalité, sans parler de la rareté de leurs publications. Cependant,
l’enseignement universitaire n’est en rien une partie de plaisir,
particulièrement dans les deux premières années de licence. Animer des
groupes pléthoriques de TD ou donner un cours magistral dans un amphi
bondé de plusieurs centaines d’étudiants plus ou moins motivés,
corriger des montagnes de copies ou faire passer des oraux pendant
plusieurs semaines par an n’a rien d’exaltant lorsqu’on sait que,
malgré le tutorat et sans faire preuve d’une grande sévérité de
notation, de 50 à 90% des étudiants de première année échoueront dont
beaucoup s’évaporeront hors de l’université. Et ce, faute d’avoir été
bien orientés, ce à quoi la loi LRU permet aussi de remédier grâce à la
procédure de pré-inscription qu’elle institue. La refuser, comme
certains le voudraient, c’est continuer à accepter que 40% des lycéens
–les meilleurs- soient happés par les filières sélectives performantes
et débouchant sur l’emploi (BTS, IUT, classes préparatoires et «
grandes » écoles, etc.) et que les universités en soient réduites –sauf
en médecine- à faire du social et à feindre de trouver normal que le
bac soit le premier grade de l’enseignement supérieur.
On peut comprendre, dans ces conditions, que de nombreux universitaires
recherchent les quelques possibilités qui existent de bénéficier d’un
peu plus de temps pour la recherche : rares semestres sabbatiques
laissés à la discrétion des établissements ou du CNU, détachements au
CNRS, ou dans divers organismes et Ecoles françaises à l’étranger,
bourses de la Fondation Thiers, élections convoitées à l’EPHE, à
l’EHESS, à l’IUF (1/3 de service d’enseignement dans ce dernier cas)
ou, au sommet de tout, au prestigieux Collège de France. Les jeunes
maîtres de conférences qui ont bénéficié de facilités lorsqu’ils
préparaient leur thèse, les normaliens en particulier, sont friands de
ces filières et déploient des stratégies habiles pour s’y glisser. Qui
pourrait leur en vouloir ?
Les universités françaises ne doivent plus se couper du pays réel et de
l’avenir de sa jeunesse. On ne forme pas les cadres de la France et de
la planète mondialisée sans les nourrir d’une culture du questionnement
et de la remise en cause que seule la recherche peut permettre
d’acquérir, celle des étudiants et celle des maîtres. Tant que les
meilleurs lycéens éviteront presque tous de venir à l’université en
premier cycle, notre enseignement supérieur restera bancal, puisque les
filières sélectives sont très peu orientées vers la recherche. Certes,
la modulation des services des enseignants-chercheurs n’est pas une
panacée, mais elle peut permettre de répondre aux besoins des
universités, ainsi qu’aux goûts et aux capacités de chacun qui varient
sur la durée d’une carrière. Elle peut redonner dignité et plaisir à
l’exercice du difficile métier d’universitaire. Elle fait partie de la
panoplie de mesures permettant aux universités d’être plus
performantes, mieux au service de la société, de sortir enfin du
paradoxe qui leur fait refuser toute ingérence du pouvoir politique sur
leur fonctionnement et en même temps la liberté de se gérer elles-mêmes
sous la houlette de leurs présidents choisis par elles.
Ancien Président de l’Université Paris-Sorbonne
Membre de l’Institut
mercredi, 18 mars 2009
Nouvel aménagement de la formation des maîtres
Par veille-education le mercredi, 18 mars 2009, 22:44
La
réforme définitive de la formation des enseignants entrera en vigueur
pour les concours 2011, ont indiqué Xavier Darcos et Valérie Pécresse
dans un communiqué de presse commun. L'année 2010 sera transitoire. Un
dispositif de stages rémunérés d'une durée de 108 heures sera proposé
à 50 000 étudiants de master se destinant à l'enseignement. Par
ailleurs, les professeurs stagiaires bénéficieront d'un temps de
formation continue complémentaire. Enfin, pour les concours du 2nd
degré, l'épreuve de connaissance du système éducatif est remplacé par
une épreuve théorique.
Source
La réforme de la formation des enseignants étalée entre 2009 et 2011, Les Echos, 13-14 mars 2009, p. 14.
«Il faut développer les licences professionnelles»
Par veille-education le mercredi, 18 mars 2009, 12:43
Pour Pierre-Yves Hénin, président de l'université Paris-I Sorbonne, il est nécessaire d'adapter les formations.
Lire la suite de l’article
Les débuts des médiateurs de réussite scolaire
Par veille-education le mercredi, 18 mars 2009, 12:42
Collèges et lycées ont déjà recruté environ 2 000 personnes chargées de
lutter contre l'absentéisme, sur les 5 000 annoncées en janvier par
Xavier Darcos.
Lire la suite de l’article
mardi, 17 mars 2009
92 députés UMP proposent l’université payante
Par veille-education le mardi, 17 mars 2009, 12:41
Vers la fin de la «gratuité» des universités publiques ? C'est ce que
sous-tend un projet de loi déposé par 92 députés UMP en janvier sur le
bureau de l’Assemblée Nationale.
Lire la suite de l’article
lundi, 16 mars 2009
Formation des profs: le report qui ne dit pas son nom
Par veille-education le lundi, 16 mars 2009, 12:41
Sans revenir sur le fond, Valérie Pécresse et Xavier Darcos lâchent du
lest. La «mastérisation», contestée par nombre d'enseignants du
primaire au supérieur, ne sera «pleinement» effective qu'en 2011 au
lieu de 2010.
Lire la suite de l’article
mercredi, 11 mars 2009
Soulèvement universitaire et manifestation contre les nouveaux concours de recrutement des professeurs
Par veille-education le mercredi, 11 mars 2009, 22:13
Xavier
Darcos et Valérie Pécresse ont réussi l'exploit de mobiliser contre eux
de paisibles universitaires, le site fabula.org, spécialisé en
littérature, et nombreuses autres coordinations d'universitaires
appelle à manifester cet après midi à partir de 14h30 place de la
République contre la réforme du capes.
Ce mouvement de
contestation n'a pas la violence des habituelles manifestations
étudiantes d'extrême gauche, mais mobilise bien plus largement.
Ces
nouveaux concours et la formation qui les précèdera accordent en effet
les trois quarts des points à la connaissance du système éducatif et
des théories pédagogiques les plus fumeuses
Ségolène Royal et son conseiller Philippe Meirieu l'avaient rêvé, la droite dite modérée l'a fait.
Sous
l'apparence d'une suppression des IUFM, c'est en fait leur victoire qui
est consacrée par la prétendue droite. L'année de (dé) formation en
alternance qui suivait la réussite aux concours est supprimée. Mais les
personnels des IUFM sont « intégrés à l'université » et donneront les
scéances de formation indispensables pour obtenir le diplôme du Master,
à bac plus cinq, indispensable pour se présenter aux concours.
Les
professeurs d'IUFM, sectateurs d'une pédagogie unique et obligatoire
obtiendraient alors le pouvoir qu'ils n'ont pas encore. Celui de
recaler impitoyablement tous ceux qui n'adhèrent pas à leur idée du
professeur qui transmet des connaissances.
Du point de vue
financier, le ministère voit dans cette réforme la possibilité de
disposer d'un vivier de titulaires d'un master spécialisé en pédagogie,
recalés au concours, mais disponible pour être des enseignants
vacataires mal payés.
Les professeurs et les universitaires de base sont contre, mais
s'étonnent du peu de relais de leur opposition par les syndicats et les médias de la gauche installée.
Certains avaient espéré de Sarkozy et de Darcos, une réforme modérée mais réelle, dans le sens d'un retour à la liberté pédagogique et aux savoirs, mais leur espoir a été trahi.
Source : VB
Sarkozy reçoit des chercheurs
Par veille-education le mercredi, 11 mars 2009, 22:04
Désir de prendre le pouls d'une contestation universitaire qui
s'éternise ? Souci de calmer le jeu après son discours - très contesté
- du 22 janvier, qui avait mis le feu aux poudres dans les laboratoires
? Alors qu'une nouvelle journée d'action est prévue aujourd'hui dans
les campus et les écoles, Nicolas Sarkozy devrait recevoir à l'Elysée
des chercheurs à déjeuner en compagnie de sa ministre de l'Enseignement
supérieur, Valérie Pécresse. En dépit de gestes successifs (gel de
suppressions de postes, réécriture totale du décret sur les
enseignants-chercheurs), le gouvernement n'est pas parvenu à ramener le
calme chez les universitaires, et le mouvement paraît en voie de
radicalisation. Hier, une quarantaine d'universités (sur 70) étaient
encore bloquées ou perturbées. A Toulouse, l'université a dû être
fermée après les dégâts suscités par l'invasion d'une centaine
d'étudiants au sein de locaux administratifs.
Lire la suite de l’article
mardi, 10 mars 2009
Martin Hirsch lance son œuvre de jeunesse
Par veille-education le mardi, 10 mars 2009, 22:20
Insertion. Le haut-commissaire a réuni une commission.
Lire la suite de l’article
dimanche, 8 mars 2009
Sur le feu ...
Par veille-education le dimanche, 8 mars 2009, 14:44
Nicolas Sarkozy a reçu hier lors d'un déjeuner au Palais de l'Elysée onze experts de l'Education nationale dont Jean-Paul de Gaudemar, recteur de l'académie d'Aix-Marseille, Jean-Louis Nembrini, actuel directeur général de l'enseignement scolaire (Dgesco) du ministère de l'Education nationale, Patrick Hetzel, directeur général de l'enseignement supérieur (DGES) du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et Patrick Gérard, recteur de l'académie de Paris. Le présent de la République a évoqué avec ses invités la réforme du lycée. (Source : AEF)
mercredi, 4 mars 2009
Service minimum d'accueil : les associations d'élus demandent l'arrêt des recours
Par veille-education le mercredi, 4 mars 2009, 17:03
Les associations d'élus ont demandé mardi au ministre de l'Education Xavier Darcos l'arrêt des recours devant les tribunaux administratifs contre les maires qui ont refusé d'appliquer la très controversée loi sur le Service minimum d'accueil (SMA) en cas de grève dans les écoles.
Source : VousNousIls
mardi, 3 mars 2009
Enseignement supérieur : Matignon s'empare du dossier
Par veille-education le mardi, 3 mars 2009, 20:41
Recevant
la Conférence des présidents d'université (CPU) au sujet du statut des
enseignants-chercheurs, François Fillon s'est également prononcé sur le
dossier de la formation des enseignants. Il propose la création d'une
commission de "suivi" de la réforme ainsi qu'une "formation
complémentaire" pour les professeurs stagiaires. Par ailleurs, il
étudie la possibilité de mettre à disposition des universités des
enseignants agrégés du secondaire.
Source @toutdoc
Universités : pas de suppressions de postes en 2010 et 2011, Laurence Albert, Les Echos, 26 février 2009, p. 3.
lundi, 2 mars 2009
Les Français et l'école
Par veille-education le lundi, 2 mars 2009, 20:34
Les enseignants bénéficient de la solidarité de la population à
condition qu'ils améliorent l'Ecole. Alors que s'ouvre une période de
ruptures et de troubles et que le système éducatif se retrouve enlisé
au milieu du gué de réformes avortées, la publication par l'IFOP d'un
sondage réalisé pour le magazine Acteurs publics sur "les Français et
l'Ecole" est particulièrement riche d'enseignements.
Lire la suite de l’article
« billets précédents - page 1 de 4


