L'Enseignement catholique, de son côté, a été désireux de faire
connaître sa propre réflexion sur le lycée. Eric de Labarre a envoyé un
texte au ministère de l'Education nationale sur les évolutions qu'il
estime souhaitables.
Il se montre ainsi favorable à "une
construction modulaire" et à un abandon des filières actuelles. Il
suggère que le baccalauréat soit composé d'unités capitalisables.
Celles-ci seraient découpées de la façon suivante :
- 2 unités de base composées d'un regroupement de deux ou trois matières, à obtenir par tous les élèves d'une même voie,
- 3 unités de spécialisation.
Pour
tenir compte des motivations des jeunes, mais aussi les mettre en
situation de responsabilité, la classe de 2nde se composerait de 40 %
d'unités de spécialisation et de 60 % d'unités de base. En 1ère et
terminale, ce pourcentage s'inverserait. Ces choix ne seraient pas
irréversibles et des passerelles seraient à proposer en fin de 2nde et
de 1ère.
Le bac deviendrait une "certification des capacités nécessaires pour accéder à un emploi ou à des études supérieures".
Si
cette réorganisation du lycée n'est pas possible dès maintenant pour
des raisons financières entre autres, le secrétaire général de
l'Enseignement catholique insiste sur le fait que ce pourrait être en
tout cas un objectif à atteindre.
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Extrait du maitre à penser de la caste enseignante :