Veille - Education

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Jeudi, 26 mars 2009

Et pourquoi pas dans les écoles primaires ?

L'appât du gain pousse certaines industries à aller toujours plus loin dans la culture de mort. Après avoir contribué à l'installation de distributeurs de préservatifs dans les lycées, la société Polidis lance une "Opération Collèges" et communique :

"Christophe Dechavanne, initiateur de la campagne "Sortez couvert" et de la vente du préservatif à 1 franc, souhaite banaliser au maximum l'accès à ce moyen de contraception dans tous les établissements scolaires. Ainsi il s'associe aux pharmaciens Croix Verte, Ruban Rouge et Polidis pour inciter tous les collèges de France à installer des distributeurs de préservatifs."

Mais Polidis se rend compte que ce ne sera pas aussi facile :

"Mais l'installation de ces distributeurs dans les collèges va s'avérer plus délicate. Les responsables de l'opération risquent de se heurter au refus d'associations de parents d'élèves et de conseils généraux."

Alors, parents d'élèves, soyez vigilants si vous entendez parler de Christophe Dechavanne dans le collège de vos enfants !

Source : SB

Mardi, 24 mars 2009

“Zizi sexuel” : expo obligatoire

en Suisse !

«L’Etat n’est pas dans son rôle quand il se propose d’orienter l’intimité des jeunes, ou de les décomplexer, puisque c’est le but avoué de l’exposition, proteste Marc Fischer, Président de l’association Refaire l’école (ARLE). Quand des images pornographiques circulent entre jeunes, quand on voit certaines tenues ou qu’on entend certains propos, on peut se demander si c’est opportun.»

Selon la Société pédagogique genevoise (SPG), la question de l’autorisation parentale est réglée puisque le formulaire ad hoc est parvenu dans les écoles la semaine dernière. En revanche, l’obligation générale faite aux classes de visiter l’exposition a été ressentie comme «un ordre de marche inédit, et pas forcément adéquat», selon Olivier Baud, président de la SPG. «On demande toujours plus à l’école, sans lui donner les moyens», déplore-t-il. La levée de boucliers n’est pas massive, mais certains maîtres s’insurgent bel et bien.

Deux enseignantes de 6e primaire ont ainsi écrit une lettre au département. Elles relèvent que la visite prendra du temps, à quelques jours des épreuves cantonales. Qu’un programme «Histoire de la vie» est déjà dispensé au cours de la scolarité primaire. Que certains élèves s’avèrent précoces et d’autres immatures: les enseignants ne se sentent pas formés pour gérer leurs réactions suite à cette visite. Sur ce dernier point, le département rassure: les enseignants ne doivent qu’assurer le transfert des élèves entre l’école et Palexpo; ils ne sont pas tenus de visiter l’exposition avec eux. Sur demande, ils seront accompagnés de spécialistes du Service de santé de la jeunesse.

L'autorité des parents en matière d'éducation menacée

Les parents d'une trentaine d'élèves qui ont retiré leurs enfants d'une école primaire de l'est de Londres (Tomlinson school), risquent des sanctions. Les enfants devaient assister à des cours comportant des récits parlant d'homosexualité. Un conte parlant d'un prince qui refuse trois princesses et tombe amoureux d'un de leur frère ainsi que l'histoire de Roy et Silo, deux pingouins qui tombent amoureux l'un de l'autre.
Les parents, pour des raisons religieuses et morales, estiment à juste titre, que ces leçons n'étaient pas appropriés à l'âge des enfants.
Norman Wells, directeur de "Family Education Trust" * pense très justement qu' "éduquer les enfants selon les souhaits des parents est un principe fondamental de la législation éducative" et estime "scandaleux que des autorités locales ou scolaires puissent passer au-dessus de l'autorité parentale et imposer aux enfants des leçons qui éveillent de larges inquiétudes".
Ces parents sont un exemple de courage et de responsabilité. Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Nul ne peut imposer à nos enfants des croyances ou des opinions contraires aux nôtres. Nous sommes responsables de nos enfants.

* Think- Thank anglais, sur la promotion de la famille et les effets des ruptures familiales
   site en anglais : http://www.2-in-2-1.co.uk/services/fameduc/

Mardi, 10 mars 2009

Quelle éducation sexuelle pour les adolescents ?

Entre communication et silence, vision hygiéniste s'attachant aux dangers de la sexualité et éducation plus affective, pas facile de trouver la juste mesure
Lire la suite de l’article

12 Questions à se poser avant de parler de la sexualité


Thème(s) : 
SANTE 
Support(s) : 
Support papier 
Public(s) : 
Adultes Enseignants - Formateurs - Animateurs Plus de 15 ans 
Seniors Travailleurs sociaux - Professionnels de santé - Aides à domicile 


  "Exceptionnel et vivement recommandé"

Objectif(s)
Amener les jeunes à avoir une réflexion sur l'amour.

Contenu
Ce livret de 59 pages (15cm x 21cm) entraine vers des commentaires, et des conseils portant sur les 12 questions suivantes : 1. Quelle image la culture ambiante donne-t-elle de la sexualité ? 2. Que provoque l'omniprésence de la sensualité et de la pornographie ? 3. Quels sont les enjeux propres à l'adolescence ? 4. Les ados ne pensent-ils qu'à « ça » ? 5. L'amour dans tout ça ? 6. Dans la sexualité, on donne ou on prend ? 7. Eprouver du désir et du plaisir, est-ce légitime ? 8. Peut-on aider ses enfants à découvrir l'amour et le désir ? 9. Quel défi l'éducateur doit-il relever en matière d'éducation affective et sexuelle ? 10. La vie en groupe des adolescents : que faire ? 11. Sexe : le fruit défendu ? 12. Que dit l'Eglise catholique ? Le document est complété par un glossaire et une bibliographie.

Observations du Comité Paritaire
Excellent document pédagogique bien élaboré, bien structuré et très pratique. Cet outil grâce aux différentes questions/réponses claires et bien adaptés favorise l'observation, le questionnement, suscite la prise de conscience, éveille l'esprit critique et entraîne l'acquisition des savoirs sur le sujet. Utile pour les parents et les éducateurs pour des discussions avec les jeunes pour un sujet pas souvent facile à aborder. Il peut permettre aux jeunes après les discussions une prise décision sage et pertinente.

Date de parution ou de réédition
12/12/07

Conditions de diffusion
En vente : 2 euros

Pour l'obtenir
Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC)
28, place Saint-Georges 75009 Paris
Tél : 01 48 78 81 61
Fax : 01 48 78 07 35
Contact par mail
Lien vers le site web

La brochure des AFC sur la sexualité recommandée par l'INC

La brochure des AFC 12 questions à se poser avant de parler de sexualité vient de recevoir une note de 4 sur 4, soit une mention "excellent et vivement recommandé" par l'Institut National de la Consommation (INC). La brochure est désormais référencée dans la pédagothèque de l'INC, accessible au grand public par l'intermédiaire du site internet de l'INC : www.conso.net
Le Comité paritaire d'évaluation des outils pédagogiques qui est chargé de l'évaluation et la notation des outils a relevé à la fois l'intérêt de la forme et la qualité du contenu de la brochure.

Source :CNAFC

Lundi, 26 janvier 2009

La fable homo de “l’indifférenciation sexuelle” imposée aux enfants

Entre la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse et l’offensive Darcos contre “l’homophobie” en milieu scolaire, il y a trente-trois ans. C’est pourtant le même argument qui sert aux deux campagnes – aligner la loi sur les mœurs –, la même famille “libérale” qui les commandite, les mêmes journaux de gauche qui les soutiennent et les mêmes alliées objectifs dans l’Eglise de France qui dissuadent le bon sens populaire de s’y opposer…

 

Xavier Darcos vient en effet d’entrer en guerre ouverte contre ce qu’il considère comme une abomination pure et simple, indigne de la France des “droits-de-l’homme” au XXIe siècle, mais sournoisement imposée par les tendances hétérosexuelles de la majorité des humains: les ravages de “l’homophobie” à l’école! Il s’en explique le 28 juin dernier dans les colonnes de Libération, avec beaucoup d’énergie: “L’omerta est toujours présente. Des chiffres alarmants montrent que nos jeunes homosexuels ne vont pas bien et qu’ils sont victimes de leur orientation sexuelle… On sait que les jeunes se moquent ou insultent, facilement. Tout ceci crée des tensions et beaucoup de souffrance chez les jeunes homosexuels. Concrètement, j’ai donc décidé de rendre systématique à la rentrée l’affichage de la ligne Azur [Réponses à ceux qui se posent des questions sur leur identité sexuelle] dans les lycées: ceci permettra aux adolescents, victimes de violences homophobes ou soucieux de s’informer, de trouver des interlocuteurs formés. La brochure Homophobie: savoir et réagir (jusqu’ici distribuée dans les rectorats) sera en outre disponible dans tous les établissements, les centres d’information et documentation, les infirmeries, les salles des profs.”


Xavier Darcos

Vous avez bien lu: le ministre de l’Education Nationale veut protéger ce qu’on appelait dans un passé récent les “déviances sexuelles” contre les railleries susceptibles de compromettre leur épanouissement. Les jeunes écoliers bêtement tentés par l’autre sexe (ils commencent tous généralement par là, quel que soit leur milieu social et la religion des parents) n’ont qu’à bien se tenir: le conseil de discipline y veillera pour eux.

Xavier Darcos ne nous dit pas si l’Education Nationale envisage de protéger aussi – au nom du même principe – l’expression des tendances sexuelles déviationnistes et parfois pédophiles de certains enseignants… Il est sans doute trop tôt encore. L’électorat n’est pas mûr. Les parents pourraient manifester. Attendons de voir ce que proposera là-dessus le premier gouvernement du prochain quinquennat.

La Justice au service des propagandes homosexuelles

Xavier Darcos n’est pas seul dans son combat contre nature pour le droit à la reconnaissance et l’intégration scolaire de l’homosexualité. Il a la gauche intellectuelle, les juristes universitaires et les juges de son côté.

C’est ainsi que la Cour administrative d’Appel de Nancy a condamné en février le rectorat de Nancy-Metz à 1 500 euros de dommages et intérêts pour avoir refusé à Couleurs gaies, une association soutenue par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), l’autorisation de “réaliser des actions de prévention contre l’homophobie en milieu scolaire”. La Cour lui intimait par ailleurs de reconsidérer sa décision. C’est chose faite aujourd’hui. Dominique Weyant, président de Couleurs gaies, s’en félicite chaudement : “On va lancer dès septembre-octobre une campagne d’information à destination des lycées lorrains pour présenter notre programme.“

Au programme (d’après le site de l’association) :

  • définitions et vocabulaire : homo-bi-trans-hétéro-sexuel(le), gay, lesbienne, coming-out, homophobie ;
  • les préjugés et les mythes ;
  • la fausse question de l'origine de l'homosexualité ;
  • l'homosexualité à travers l'histoire et dans les différentes sociétés et civilisations.

Pauvres classes de troisième et de seconde ! Espérons qu’elles n’auront pas à subir de travaux pratiques, ni d’épreuves orales en circuit fermé…

Autre exemple : l'association homosexuelle militante SOS Homophobie a reçu l'agrément de l'Académie de Versailles pour présenter dans les classes de lycée son “module de sensibilisation à l'homosexualité” et sa "révision" des programmes scolaires, accusés de favoriser l'homophobie. Il était temps : "Ces derniers mois, de nombreux homosexuels ont été agressés en toute impunité ; ces agressions démontrent qu'une loi pénalisant les propos et actes homophobes est plus que jamais nécessaire. Néanmoins, cette loi ne sera efficace qu'accompagnée d'une véritable politique d'éducation et de prévention, comme nous l'avons rappelé au Premier Ministre lorsqu'il nous a reçus." (Communiqué de SOS Homophobie).

Aligner les manuels scolaires sur “l’évolution des mœurs”

Mais ce n’est pas tout. Les militants homosexuels ont compris le formidable parti qu’ils pouvaient tirer du Principe Libéral Avancé établi dès 1975 par le Président Giscard, avec le soutien actif de ses adversaires de gauche et de l’intelligentsia : aligner la loi sur les mœurs. Si toutes les idées, toutes les morales, toutes les religions et tous les comportements se valent, dès lors qu’ils ne provoquent pas directement la mort du prochain (sauf dans le cas de l’IVG), alors il ne suffit pas d’inscrire dans la loi la liberté de leurs exercices au grand jour ou de leurs revendications identitaires : il faut y préparer, il faut y éduquer les enfants.

Daniel Borrillo, maître de conférences en droit privé à l'université Paris X - Nanterre, a soutenu cette thèse aujourd’hui gouvernementale dans les colonnes du Monde, le 17 juin 2005 : “Dans les cours d'éducation sexuelle à l'école, on devrait présenter l'homosexualité comme une forme de sexualité aussi légitime que l'hétérosexualité. Par exemple dans les manuels scolaires, on devrait aborder l'homosexualité des personnages historiques ou littéraires naturellement, comme on le fait pour les personnages hétérosexuels. [...] Je pense qu'on peut faire un parallèle entre l'homophobie et le racisme. On n'accepterait pas aujourd'hui un discours prétendant qu'il y a une hiérarchie des races. De même, la République n'accepte pas un discours de hiérarchisation des sexualités.”

C’est la position de SOS Homophobie, qui présente l’hétérosexualité comme une “construction culturelle” de l’histoire des hommes, issue des religions “du Livre” et contraire au droit fondamental de “l’orientation” librement choisie par chacun. Hors pression sociale, pour SOS Homophobie, “l’indifférenciation sexuelle” reste un principe psycho-somatique absolu dans la construction de notre personnalité. Un droit inaliénable de la personne humaine. Un potentiel où chacun peut choisir, en fonction des pulsions les plus secrètes et des rencontres de sa vie… Hétéro, homo, bi ou trans, rien n’est donné d’avance, deviens ce que tu es! L’éducation d’avant Mai-68, voyez-vous, engendrait de force la vocation maternelle de la fille comme elle construisait la virilité du garçon. C’est bien connu… Tellement connu que, depuis la nuit des temps, les sociétés humaines, malgré tous les progrès de la Science, n’ont pas trouvé d’autre moyen de se perpétrer!

Pour SOS Homophobie, tous les manuels scolaires sont donc à réviser : “L'étude, au collège, de la citoyenneté en Grèce classique évince une distinction fondamentale entre pédérastie et homosexualité (…) Celle des grands mouvements contestataires (les suffragettes, mai 68...) n'aborde pas davantage le rôle occupé par les féministes et les lesbiennes.” Etc.

Xavier Darcos souscrirait-il à cette conclusion du livre de Guillaume Tanhia, intitulé Enculé! L’école est-elle homophobe? (éd. Little Big Man, 2004): "L'école n'est plus en phase avec la société. Alors qu'elle fait la sourde oreille, l'homosexualité envahit les écrans des adolescents. Il suffit de regarder  les émissions de télé-réalité dont ils sont le coeur de cible: Loft Story, Star Academy, Nouvelle star et les Colocataires. (...) En quoi l'école ne serait-elle pas capable de faire mieux que le secteur marchand?”

Du Principe Libéral Avancé de Giscard (aligner la loi sur les mœurs) au triomphe homophile du gouvernement Fillon (chasser le droit naturel des manuels scolaires) il n’y avait qu’un pas, à l’aune des processus de décadence des civilisations. Le voici donc franchi… Que M. Nicolas Sarkozy ait la décence au moins de ne plus évoquer jamais les “méfaits de Mai-68” sur la conscience morale et civique des Français, quand le gouvernement dont il guide jour et nuit tous les pas s’emploie à les inscrire de force dans l’éducation des enfants !

La cible des écoles catholiques “sous contrat”

Pour les écoles catholiques, protestantes, juives ou musulmanes, bien entendu, il faudra plus de patience et de temps. Leurs docteurs ont trop longtemps condamné l’homosexualité comme une insulte faites aux lois de la nature et aux desseins du Créateur sur l’humanité : “Croissez et multipliez-vous!” (Genèse 1, 28). On va donc se contenter de leur prêcher dès l’âge de 13 ou 14 ans les outils de base de la “libération sexuelle”, comme au bon vieux temps de Mai-68 : physiologie des organes féminins et masculins, techniques de masturbation, bon et mauvais usage du préservatif, avantages et inconvénients du stérilet, méthodologie des travaux d’approche, localisation des zones érogènes, déontologie de la défloraison, pilule du jour ou “du lendemain”, légitimité du recours à l’avortement, avec ou sans l’avis des parents…

C’est arrivé le jeudi 24 avril 2008 dans les classes de troisième et de seconde du plus grand établissement catholique de Rouen, le Lycée Jean-Baptiste de la Salle, qui “offre à chacun la possibilité de construire son idéntité en reation avec Dieu” (projet pédagogique de l’établissement). La direction de l’enseignement diocésain et l’évêque du lieu n’ont rien trouvé à y redire, puisque le “contrat d’association” fait obligation aux établissements catholiques subventionnés de s’aligner sur les programmes et les méthodes de l’enseignement public.


Mgr Jean-Charles Descubes

Mgr Jean-Charles Descubes, porte-parole de la Conférence des évêques de France sur les questions économiques et sociales, a d’ailleurs d’autres chats à fouetter. Ou plutôt, il a trop à faire avec les médias pour leur ménager la chèvre et le chou. Voici par exemple comment il défendait en avril dernier la conception du mariage chrétien: “Il y a d’un côté la tradition de l’Eglise et de l’autre la responsabilité des politiques. A propos du PACS, il était de notre obligation de dire notre conception du mariage et de la famille. Mais il était de la responsabilité du législateur, et je ne le conteste pas, de prendre en compte les réalités et de faire que les hommes et les femmes aient les moyens de vivre, s’épanouir, organiser leur couple.” Autrement dit, l’évêque de Rouen soutient la position identitaire de l’Eglise catholique comme légitime à titre d’option privée, mais il s’incline en même temps devant le bien-fondé du Principe Libéral Avancé (aligner la loi sur les mœurs) dans l’évolution du droit civil applicable à toutes les communautés et toutes les familles spirituelles du pays. Les rabbins et les imams de France, au nom de la supériorité ancestrale du droit naturel sur le droit positif (voir Mot du jour), ont réagi tout autrement…

La riposte du Provincial… contre les parents!

L’affaire du collège Jean-Baptiste de la Salle a suscité un vif émoi, au printemps dernier, dans les familles catholiques de Rouen. Le Frère Nicolas Capelle, Provincial de France des Frères des Ecoles chrétiennes, a voulu calmer le jeu dans un article du journal La Croix, paru le 4 juin 2008 sous le titre “Emois de printemps”. Mais c’est aux parents d’élèves et non à la pédagogie déviante des sexologues qu’il réserve les foudres de sa sévérité:

“Tous les ans, les beaux jours revenant, des chefs d’établissement de lycées catholiques proposent à leurs jeunes une information large relative à leur vie affective et sexuelle… Parfois, cette initiative devient le champ clos de débats enflammés portées par quelques familles qui prétendent ainsi protéger leurs jeunes, et défendre une certaine conception de l’homme. Pourtant, connaissent-elles vraiment leurs jeunes ? Savent-elles qu’ils baignent largement dans les flots d’images qui inondent nos vies ? Surfent-elles sur leurs blogs où circulent leurs photos les plus intimes, leurs discours les plus débridés, leurs colères les plus rentrées ? Non, bien sûr, les parents ne savent pas tout, et c’est une chance ; c’est ainsi que chacun se construit au cœur d’appartenances multiples.”

Le Frère Nicolas Capelle, intransigeant sur les vertus de la pluridisciplinarité sexuelle, en appelle néanmoins au dialogue: “instaurer un dialogue ouvert, respectueux d’approches différentes qui, toutes, tentent des réponses aux questions si intimes de la vie, de la mort”… Quelles “approches” s’il vous plaît, M. le Provincial? Celles de l’onanisme? de l’échangisme? du tourisme sexuel? de la bisexualité? de l’homosexualité? de l’initiation en famille? du dépucelage en bande organisée? Qui osera soutenir que la reconnaissance publique des droits de l’homosexualité n’ouvre pas des perspectives nouvelles aux tentations du viol, de la sodomie, de la pédérastie?

C’est ainsi que s’effondre la “certaine conception de l’homme” véhiculée depuis deux mille ans par l’Evangile et la société des chrétiens. Parler de sexe aux écoliers, dans une école chrétienne, sans évoquer une fois le respect de soi-même, celui de l’autre, les vertus de la parole donnée, le mystère de la transmission de la vie et l’illumination de l’amour, c’est rendre les armes sans condition à la société des “droits-de-l’homme sans Dieu”. On ne s’attendait pas à ce que ce soit l’évêque de Rouen et le Provincial de France des Frères des Ecoles chrétiennes qui prennent publiquement la tête de cette complète reddition.

“Evêque, c’est par toi que je meurs”, lançait Jeanne d’Arc à Cauchon. C’était le 30 mai 1431, sur la place du Vieux-Marché à Rouen… La ville de Mgr Jean-Charles Descubes, porte-parole de la Conférence des évêques de France, qui connaît mal les leçons de l’Histoire, mais porte bien son affectation.

©Emmanuel Barbier/Sedcontra, juin 2008

Dimanche, 4 janvier 2009

Chronique ordinaire de l'éducation sexuelle à l'école...


Avec la pilule, ça part...
Par Anouk Pantanella CPE, lycée Raynouard, Brignoles (Var)
In Les cahiers Pédagogiques - Billet du mois - Décembre 2008
mardi 2 décembre 2008

(JPEG)
Durant cette année scolaire, dans mon lycée rural, le carnet rose a été bien rempli... Nous avons eu six naissances avec des mamans-élèves de seize à dix-huit ans. Et on ne compte pas le trop grand nombre d’IVG... Manon, tout juste seize ans, entre dans mon bureau, l’air embêté...

— Madame, il faut que je vous parle à propos de mon absence de vendredi matin...
— Oui, Manon, je t’écoute.
— Ben voilà, je suis allée en consultation à la planification familiale.
— Oui, bien, c’était pour un problème de contraception? ?
— Oui, Madame et vendredi matin, on m’a donné la première pilule. Un clignotant s’allume quelque part. Cette « première » pilule m’alerte...
— Ah bon, on t’a prescrit la pilule pour la première fois, Manon, c’est mieux comme ça, non? ?

— Oui, et j’y suis retournée samedi matin pour prendre la deuxième.
— ...
— La deuxième pilule Madame, vous savez...
— Ah je vois... Tu as donc subi une IVG, avec la pilule du lendemain, c’est ça? ?
— Non Madame, c’est pas ça? !
— Mais, Manon, tu as fait une IVG, ça s’appelle une IVG, non? ?
— ...
— Enfin, tu étais enceinte? ? Et tu as avorté, c’est ça? ? Tu as avorté en faisant une IVG? ?
— Bon, si vous voulez Madame, de toute façon, avec la pilule, ça part? !

Mon propos ici n’est pas de stigmatiser des élèves qui sortent de l’adolescence pour entrer brusquement dans le monde des adultes voire dans celui de parents. La jeune Manon n’est pas une extraterrestre? ; les élèves que nous accueillons ressemblent à ceux d’ailleurs. Bien sûr, la proportion de ceux issus d’une catégorie sociale défavorisée est supérieure à la moyenne académique. Bien sûr, nous avons beaucoup d’élèves dans les filières « moins nobles » que d’autres, avec des classes de STG, des BEP tertiaires et la série des carrières sanitaires et sociales. Mais tous nos élèves, depuis le collège, ont suivi des séances d’information par la planification familiale et nous reproposons les mêmes pour ceux qui entrent en seconde générale et professionnelle...
Cependant, on constate que quelques-unes de nos adolescentes n’ont pas enregistré toutes ces informations de la même façon. Certaines d’entre elles confondent « avortement » et « contraception » et ont tendance à donner à ces deux mots le même sens puisqu’il s’agit dans les deux cas d’arriver au même résultat? : ne pas avoir de bébé après une relation sexuelle...
Alors je m’interroge? : pourquoi nos messages d’information, de prévention perdent-ils toute consistance, restant loin de leur réalité, de leur vécu, et ne sont-ils que des mots? ? Pourquoi, dans trop de cas, mes explications n’ont-elles pas été entendues et comprises, et surtout acceptées et validées ?
Serait-ce qu’au moment où elles reçoivent les infos au collège, puis en 2de, elles ne se sentent pas individuellement concernées parce qu’elles n’auraient pas encore de vécu? ? Et donc que les mots et les réalités qu’ils désignent restent hors champ, hors d’elles? ?
Et puis, la découverte initiale de la sexualité et de l’amour est un moment de grand trouble? : la surcharge affective fait perdre pied souvent (y compris aux adultes avertis que nous sommes? !) au risque d’en oublier toutes précautions contraceptives et/ou prophylactiques.
Enfin, effet générationnel? : nous sommes à l’ère du zapping et du jetable. Les « miracles » de la technologie presse-bouton habituent dès l’enfance à zapper les situations, à cliquer sur les ennuis pour les effacer, les mettre à la corbeille. Tout est écrasé et les situations se valent. J’ai un bobo, on me donne un cachet, je suis guérie. Je suis enceinte, vite la RU et « ça part ». Il n’y a plus aucune gravité à être gravide. La perte du sens différentiel des mots joue avant tout comme une perte du sens global des situations de vie...
Mais comment les aider à donner du sens à la vie? ?

Source

Mercredi, 26 novembre 2008

Homofolies pédagogiques

Prochainement, des affiches et des cartes intitulées «Homo, bi, hétéro, que suis-je?», vont être fournies à tous les lycées de France pour assurer la promotion de Ligne d’Azur, une ligne d’écoute ouverte à tous les jeunes qui s’interrogent sur leur sexualité. Dans la rubrique “Se construire”, le jeune peut ainsi déambuler du Stade des Travelos au Cinéma des Pédés en passant par le Rendez-vous des Trans

Une campagne qui complétera la lutte contre l’homophobie considérée par Xavier Darcos comme un «acte éducatif». La HALDE s’est en effet inquiétée que l’homosexualité était la grande absente des manuels scolaires. Une brochure «Homophobie: savoir et réagir» est déjà disponible pour les personnels afin de leur permettre de mieux appréhender les comportements discriminatoires auxquels ils peuvent être confrontés. Ce combat «œuvre au mieux-être physique, mental et social de tous les jeunes» (source)… Le ministère élabore également un matériel pédagogique complet, inspiré d’un guide déjà utilisé en Belgique intitulé «Combattre l’homophobie: pour une école ouverte à la diversité».

Jeudi, 13 novembre 2008

Oups...C'est dit

Gérard Longuet, sénateur UMP, conseiller régional de Lorraine et rapporteur spécial de la commission des finances du Sénat à l’enseignement scolaire a laissé libre court a son franc parler lors de la commission des finances du Sénat auditionnait le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, en juillet dernier.

Alors que le ministre présentait à la commission un nouveau guide pour la lutte contre l’homophobie à l’école, le sénateur Longuet intervient :

« C’est extrêmement réjouissant de savoir que l’on promeut des formes nouvelles de sexualité dans l’école. Et que l’on combat en même temps la pédophilie. Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelle valeur on s’arrête ».


Le Sénateur Gérard Longuet (3 juillet 2008)

Mercredi, 12 novembre 2008

Proposition de l'homosexualité à l'école : un lobby de plus

http://www.lambda-education.ch/

  1. Est-il souhaitable qu’un enseignant s’affiche en tant qu’homosexuel ?


  2. Il serait bienvenu que les enseignant-e-s gays et lesbiennes s'assument, afin de briser le cercle vicieux de l'homophobie qui nuit aux jeunes, mais qui leur nuit aussi à eux enseignants. Afin de donner des modèles vivants de ce que peut être une personne homosexuelle. Il n'est pas aisé de briser les tabous, et le milieu scolaire et parental est plutôt hostile. Si les enseignant-e-s homosexuel-le-s ne risquent rien en théorie en faisant leur coming out (Art. 8 Cst.), il n'en va pas de même en pratique. Du moins ce sont les préjugés qui prévalent. En fin de compte, que "risque"-t-on vraiment si ce n'est être soi-même? La visibilité reste le seul et le meilleur moyen de légitimation de cette forme d'amour. Chacun est seul responsable pour tous.

  1. Comment répondre aux craintes de certains parents ?


  2. Il semble naturel qu'avec les tabous qui règnent et l’opprobre social et juridique dont les homosexuels sont victimes, les parents ne souhaitent pas que l’on parle de l’homosexualité à leur enfant, par crainte que ce dernier ne "devienne" homosexuel et subisse ainsi des discriminations. On peut d’abord expliquer aux parents que l’on ne "devient" pas homosexuel, mais que c’est un état de fait contre lequel on ne peut et on ne doit rien faire. Par contre, le désir des parents étant que leur enfant s’épanouisse le mieux possible, il s’agira de les convaincre que c’est dans l’intérêt de l’enfant d’obtenir de l’information sur le sujet. Si l’enfant est homosexuel, et bien il pourra directement bénéficier de cette information et construire son identité en harmonie avec son entourage. Si l’enfant est hétérosexuel, et bien de l’information sur le sujet ne peut qu’éclairer son jugement et lui apprendre à respecter les homosexuels.

Mardi, 4 novembre 2008

Lutte contre "l'homophobie" dans l'enseignement supérieur

Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a demandé à GayLib -lobby gay associé à l'UMP- de lui fournir des pistes de réflexion pour mener une campagne anti homophobie dans l'enseignement supérieur.

Lundi, 27 octobre 2008

Quand "Education sexuelle" rime avec initiation sexuelle

Vous êtes parents d'un enfant de 15 ans ou enseignant en classe de Seconde ?

Voici les questions auxquelles ils auront réponse par un guide diffusé en ce moment nationalement dans tous les lycées privés et publics : 

Page 11 : "C'est comment le sexe d'une fille ?"
"Elle[la vulve] est composée des grandes lèvres et des petites lèvres, qui en avant, forment le clitoris, organe essentiel de la jouissance,  [...]  Les lèvres, le clitoris et le vagin peuvent avoir des formes et des tailles différentes selon les filles. Il est possible pour découvrir son sexe de le regarder à l'aide d'un miroir."

Page 12 :  "Quelle est la taille d'un sexe de garçon ?"

 "La question de la taille de leur sexe préoccupe de nombreux garçons. [..] Pour avoir une idée réelle de la taille de son sexe, il vaut mieux le regarder dans une glace que de se pencher en avant. Mais  la taille du sexe, ce n'est pas le plus important puisqu'elle est indépendante du plaisir qu'il peut procurer."

Page 19 :  "C'est quoi la sexualité ?"
"
En matière de sexualité, il existe des limites imposées par la loi, mais il n' a pas de norme universelle. Ce qui compte, c'est son désir personnel et le respect du non désir de l'autre"

Page 19 : "C'est quoi l'homosexualité et la bisexualité ?"
"La bisexualité, c'est l'attirance simultanée ou successive pour des personnes du même sexe ou du sexe opposé"

Page 20 : "C'est quoi la masturbation ?"
La masturbation, se sont des caresses (souvent par va et vient, frottement, pressions..) au niveau des parties génitales (pénis du garçons, vagin ou clitoris de la fille) qui procurent du plaisir ou un orgasme. [...] Cette pratique sexuelle solitaire ou en couple est assez fréquente et peut contribuer à l'apprentissage du plaisir. A l'age de 18 ans, 93% des garçons et 45 % des filles déclarent s'être déjà masturbées."

Page 20 : " Pourquoi les filles mouillent elles ?"
" Ce liquide permet de mieux faire glisser le sexe masculin dans le vagin au cours d'une pénétration : ce sont les sécrétions vaginales (certains disent "la mouille") . Son absence peut être la conséquence d'un manque de désir ou d'insuffisance de préliminaires. "

Page 21 : "Pourquoi les garçons bandent ils le matin ?"
...

Page : 22 :"C'est quoi les zones érogènes?"
"Toutes les parties du corps peuvent être source de plaisir lorsqu'elles sont caressées. parmi les plus sensibles, il y a bien sur les parties génitales et beaucoup d'autre endroits à découvrir sur son propre corps comme sur celui de son ou sa partenaire. Il ne faut pas hésiter à guide l'autre dans cette recherche de sensibilité...."

Page 23 : "Comment savoir si un garçon ou une fille a du désir sexuel ?"
"Physiologiquement, si une fille ou un garçon a un désir sexuel intense, le plus souvent sa respiration, et le rythme de son cœur s'accélèrent, elle ou il peut rougir, être en sueur, la pointe de ses seins peut durcir.
Chez la fille, au niveau de la vulve, le clirotis se raidit (c'est une forme d'érection), les lèvres gonflent et le vagin se dilate, un lubrifiant naturel va bientôt tapisser l'intérieur du sexe, ce qui facilitera la pénétration. (certains appellent cela "mouiller"). Chez le garçon ....."

Page 24 : "Comment fait on l'amour " ?

"Il y a de nombreuse façon de faire l'amour et à chacun de découvrir ce qui lui correspond le mieux. Cela peut prendre la forme de nombreuses caresses sur tout le corps, de baisers tendre, de stimulations (du pénis, de la vulve, des petites et grandes lèvres) et parfois de pénétrations[...]
Les limites étant le respect de l'autre et vos imaginations. Faire l'amour, c'est souvent une manière d'exprimer ses sentiments[...]

Page 25 : "Comment faire l'amour sans pénétration ?"

"Il est possible de partager beaucoup de plaisir sans pratiquer de pénétration. par exemples, par des caresses, au niveau des principales zones érogènes ou sur tout le corps. Des frottements contre le pubis, entre les cuisses ou les seins d'une file peuvent apporter du plaisir. Pour les filles, des caresses avec un doigt humide, la bouche ou la langue, au niveau de leur clitoris et sur l'ensemble de la vulve peuvent provoquer un orgasme. On peut caresser le pénis d'un garçon avec la main ou la bouche (fellation).[..;] Les caresses, la masturbation peuvent aussi être une façon de donner et de recevoir du plaisir.

Page 48 : "Pourquoi plusieurs modèles de capotes ?"
"Il existe plusieurs modèle car selon l'anatomie, (la largeur du sexe chez le garçon), ou la pratique sexuelle (fellation, pénétration vaginale ou anale) un modèle ou un autre pourrait être plus adapté. [...] Pour la fellation, il vaut mieux utiliser des préservatifs non lubrifiés. Il existe des préservatifs parfumés (fraise, banane, chocolat, menthe, vanille, etc..).

S'agit il d'"Éducation sexuelle" ? Non, bien que la diffusion de ce guide soit encouragée auprès des professeurs de SVT, il s'agit effectivement d'une véritable initiation à une sexualité précoce et licencieuse.

Comme l'exposition Zizi Sexuel, il consiste en une vulgarisation (au sens strict) de la sexualité. Matérialiste et techniciste, ce guide donne toutes les recettes pour encourager une sexualité précoce et licencieuse.

Ce guide fait des choix éthiques et idéologiques en matière de contraception et d'IVG qui sont des postulats discutables que les élèves et leurs familles ne sont pas obligés de partager.

Il outre passe le droit des familles qui n'ont pas étés informées de la diffusion de ce guide et qui sont les premières responsables de l'éducation sexuelles de leurs enfants, rôle qui n'appartient pas en outre à l'école.

Il outrepasse le rôle de l'école et kidnappe l'enseignement de SVT qui ne doit pas être le lieu des lobbys de l'idéologie des politiques dites sanitaires.

Ce guide est diffusé sur l'initiative de l'éditeur EPICURE :

 Philippe TOUZEAU MENONI

Directeur de publication

EPICURE est une marque déposée de PTM Consultant
siège social : 1 rue du moulin - 02400 Nogentel
capital : 7622.45 euros
Code APE 741G
Siret : 429 041 346 00033
Direction commerciale : 10, rue de la mésange bleue - 77127 LIEUSAINT

REAGIR auprès de l'éditeur :
Tel : 01. 60.60.21.99
couriels : direction@editions-epicure.com

REAGIR auprès de l'établissement de votre enfant en alertant le représentant des parents d'élèves et le chef d'établissement.

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Mercredi, 20 août 2008

Xavier Darcos : la lutte contre l'homophobie est "un enjeu essentiel"

Le ministre de l'Education Xavier Darcos estime que la lutte contre l'homophobie est "un enjeu essentiel" sur lequel l'accent sera mis à partir de la rentrée dans les lycées, dans un entretien au magazine homosexuel Têtu du mois de septembre.

Dans le cadre de notre rôle d'éducateur, la lutte contre l'homophobie est à mon sens un enjeu essentiel (...) Nous pouvons évidemment, dans nos formations initiales, sensibiliser les enseignants sur le fait que la lutte contre l'homophobie est un acte éducatif (...)"

"Nous pouvons évidemment, dans nos formations initiales, sensibiliser les enseignants sur le fait que la lutte contre l'homophobie est un acte éducatif mais les conseiller sur les programmes, je ne crois pas que cela soit possible", a-t-il estimé.

Interrogé sur l'absence, au collège, de mesure concrète comme au lycée, Xavier Darcos a argué que c'était "un peu plus difficile" en raison d'"enfants plus jeunes".

Les chefs d'établissement seront "incités" à "bien renseigner" le ministère pour avoir une "idée précise de l'ampleur des incidents" à caractère homophobe.

Une campagne d'affichage sera lancée dans tous les lycées pour faire connaître la ligne Azur pour les questions sur l'identité sexuelle.

Les lycées sous contrat de l'enseignement catholique seront-ils soumis à cette campagne. Les directeurs d'établissement catholiques feront-ils usage de leur droit à l'objection de conscience ?

Mercredi, 25 juin 2008

X. Darcos : Premier soutien du Lobby homosexuel à l'école.

Le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos explique à Libération comment il entend mener la lutte contre l’homophobie à l’école.

NDLR : Derrière l'argument de la discrimination, le plaidoyer générique pour l'indétermination sexuelle est une monstruosité anthropologique.

Pourquoi la lutte contre l’homophobie est si importante ?

La question de l’homophobie intéresse toute la société, et spécifiquement les lieux de culture et de savoir. J’ai donc souhaité que l’école ne la méconnaisse pas. Et que tout élève qui pourrait subir des vexations, voire des violences, liées à son orientation sexuelle soit protégé.

D’abord il fallait que nous sachions ce qu’il en était. Des associations et des lycéens nous alertaient. Dans notre logiciel Civis qui recense les violences de toutes natures, nous avons introduit les actes liés à l’homophobie. Les chiffres restent modestes. De septembre à novembre 2007, les violences à caractère homophobe ont représenté 0,6 % du total, et de décembre à février 2008, 0,3 %. Mais il s’agit de signalements, non de la réalité. L’homophobie est une attitude, elle crée un climat et ne s’exprime pas forcément par des violences. Il est en outre toujours un peu compliqué de la dénoncer.

Nous pouvons progresser. L’omertà sur tout cela est toujours présente. Des chiffres alarmants montrent que nos jeunes homosexuels ne vont pas bien et qu’ils sont victimes de leur orientation sexuelle : leur taux de suicide est près de trois fois supérieur à la moyenne. On sait aussi que les jeunes se moquent ou insultent, facilement. Tout ceci crée des tensions et beaucoup de souffrance chez les jeunes homosexuels.

Quelles actions lancez-vous ?

D’abord, pour être certain que nos personnels se sentent concernés, j’ai décidé pour la première fois de mentionner explicitement dans la circulaire de rentrée 2008 la lutte contre l’homophobie. C’est un pas décisif qui va engager toute la maison, même si le milieu éducatif est déjà très vigilant.

Concrètement, j’ai décidé de rendre systématique à la rentrée l’affichage de la ligne Azur [pour ceux qui se posent des questions sur leur identité sexuelle, ndlr] dans les lycées, ce qui permettra aux adolescents, victimes de violences homophobes ou soucieux de s’informer, de trouver des interlocuteurs formés. La brochure «Homophobie savoir et réagir» (jusqu’ici distribuée dans les rectorats) sera en outre disponible dans tous les établissements - dans les centres d’information et documentation, les infirmeries, les salles des profs.

Pourquoi exclure les collèges ?

Les collégiens ont de 11 ans à 14-15 ans, ce sont des enfants et des adolescents. Il faut être plus prudent, car il n’y a pas d’homogénéité. Au collège nous préférons donc une approche explicative. Il y a des cours liés à l’éducation à la sexualité, des associations interviennent pour sensibiliser les élèves. Mais il faut surtout que les jeunes trouvent des contacts personnels pour parler de questions relevant de l’intime. Pour cela, nous préparons des modules de formation spécifiques pour que nos infirmières scolaires puissent assumer cet accueil.

 

Mardi, 24 juin 2008

«Sur l’homophobie, l’Education nationale est incontournable»

C'est Alain Piriou, de l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans qui le dit dans Libération. 

Extrait :

Cette année, on a choisi le thème spécifique de l’école. Sur la question de l’homophobie, l’Education nationale est un acteur incontournable. Le sujet reste difficile. Rien n’est gagné d’avance. Mais il vaut mieux se battre là où il y a un espoir d’aboutir à court terme.

Pourquoi est-ce un sujet difficile ?

C’est très dur de parler de sexualité à l’école. Tout ce qui touche aux adolescents est potentiellement un sujet d’hystérie collective. Et c’est peut-être encore plus dur de parler d’homosexualité. On nous dit : «L’homosexualité à l’école, c’est une affaire privée.» Personne ne dit que l’hétérosexualité est une affaire privée, elle s’affiche partout. Les jeunes à l’école ne sont pas désincarnés, ils ont une vie sociale, sexuelle, affective, qui peut être hétérosexuelle comme homosexuelle.

Mais on entend encore des recteurs d’académie résister à la délivrance d’agrément à des associations qui viennent parler de l’homophobie dans les classes. Ils nous parlent d’«atteinte à la laïcité», ou de «prosélytisme». On ne va pas convertir les têtes blondes à l’homosexualité ! Il y a encore beaucoup de barrières à lever.

L'alcool fait aussi des ravages chez les jeunes ados

Dès 12-13 ans, les soirées peuvent être très arrosées. Anniversaire, fin d'année : tout est prétexte pour que l'alcool coule à flots…très tôt.

L'alcoolisation des plus jeunes n'est désormais plus un phénomène marginal. Elle croît chez les jeunes ados et, de ce fait, devient de plus en plus préoccupante : nombre de gamins de 12-13 ans sont aujourd'hui victimes de coma éthylique. Un phénomène souligné par les spécialistes qui observent déjà que «la consommation d'alcool augmente de façon importante à la fin des années collège».

Inquiétante, cette tendance serait en partie due à la pratique du binge drinking, un terme anglo-saxon qui désigne le fait de boire vite et beaucoup avec le seul but de s'enivrer. «Jusqu'à la défonce» s'alarmait récemment le rapport de la défenseure des enfants, Dominique Versini. Les chiffres sont édifiants : près d'un jeune âgé de 17 ans sur dix confie avoir été ivre au moins dix fois au cours de l'année écoulée.

Les ados consomment surtout le week-end, à l'occasion de fêtes, d'anniversaires ou, comme en ce moment, pour célébrer la fin de l'année scolaire. Ces alcoolisations précoces concernent tous les milieux sociaux, avec une tendance toute particulière chez les enfants des milieux favorisés.

Source : Le Figaro

Vendredi, 6 juin 2008

Le lobby homosexuel dans les Lycées : L'école kidnappée ?

L'inter LG- BT, association organisatrice de la "marche des fiertés" accentue son lobbying sur l'école.

Elle détaille la liste des associations recommandées pour intervenir dans les écoles.

Elle résume son action depuis plusieurs années et dresse les perspectives de celle ci.

Elle publie les communiqués suivants :

"la ministre s’est voulue rassurante et s’est également engagée sur l’intégration d’un module spécifique à la lutte à la lutte contre les discriminations, suivant en cela les demandes récurrentes des associations et les recommandations de la Halde. Ce module pourrait être expérimenté l’année prochaine, et serait inclus à terme dans le nouveau cahier des charges de la formation professionnelle des enseignants." l’Inter-LGBT a sollicité le ministère sur d’autres moyens d’actions :

    -    La rédaction et la diffusion d’un outil pédagogique à destination des enseignants, sur le modèle des expériences menées à l’étranger, notamment en Belgique ;
    -    La mise sur pied d’un module de formation dans les IUFM, et le soutien aux initiatives de la Halde en la matière ;
    -    La diffusion d’une brochure auprès des jeunes, sur la sensibilisation au respect de la diversité des orientations et identités sexuelles ;

Elle annonce Le 28 juin 2008, la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans aura pour thème « Pour une école sans AUCUNE discrimination ! »  : l’Inter-LGBT appelle toutes et tous à une très forte mobilisation.

NDLR : Quelle sera la liberté et la marge d'action de l'enseignement privé face aux accréditations ministérielles et aux directives de la HALDE ?

Mercredi, 4 juin 2008

Le lobby gay à l'école dans le rectorat de Nancy-Metz

Le rectorat de Nancy-Metz a accordé à “Couleurs gaies”, une association membre du groupement LBGT, son agrément pourqu’elle réalise des actions de prévention contre l’homophobie en milieu scolaire”. La Cour administrative d’appel de Nancy avait condamné en février le rectorat à 1 500 euros de dommages et intérêts pour avoir refusé cet agrément, lui demandant par ailleurs de reconsidérer sa décision. Voilà qui est fait.

Dominique Weyant, président de “Couleurs gaies”, déclare :

On va lancer dès septembre-octobre une campagne d’information à destination des lycées lorrains pour leur présenter notre programme“.

Voici ce que propose leur propagande (vue sur leur site) :

  • définitions et vocabulaire : homo-bi-trans-hétéro-sexuel(le), gay, lesbienne, coming-out, homophobie
  • les préjugés et les mythes
  • la fausse question de l'origine de l'homosexualité
  • l'homosexualité à travers l'histoire et dans les différentes sociétés et civilisations
Source : MJ

Vendredi, 23 mai 2008

Le lobby gay dans l'académie de Versailles : Zoom sur SOS Homophobie

L'association homosexuelle militante SOS Homophobie a reçu l'agrément en 2004 de l'académie de Versailles pour présenter à des classes de lycée son programme de "sensibilisation" à l'homosexualité et sa "révision" des programmes scolaires accusés de favoriser l'homophobie.
Si le voile islamique n'a pas provoqué les tensions communautaires et les psychodrames que redoutaient les enseignants et les pouvoirs publics à la rentrée, l'école n'est pas pour autant libérée des surenchères communautaires.

Il suffit pour s'en convaincre de savoir que l'association SOS Homophobie vient de recevoir de l'académie de Versailles un agrément pour intervenir dans les établissements scolaires. Comme le dit pudiquement SOS Homophobie dans un communiqué (1) -que les médias se sont bien gardés de diffuser-, cet agrément lui permet de "présenter son module de prévention et de sensibilisation à l'homophobie". Une "sensibilisation" qui a déjà été dispensée à 700 lycéens dans 5 régions différentes en 2003 et dont la généralisation apparaît d'ores et déjà comme la prochaine revendication du mouvement gay à qui le gouvernement, après l'annonce du vote du projet de loi anti-homophobie, ne refuse pas grand-chose : "Ces derniers mois, de nombreux homosexuels ont été agressés en toute impunité ; ces agressions démontrent qu'une loi pénalisant les propos et actes homophobes est plus que jamais nécessaire. Néanmoins, cette loi ne sera efficace qu'accompagnée d'une véritable politique d'éducation et de prévention, comme nous l'avons rappelé au Premier Ministre lorsqu'il nous a reçus en juillet 2004." (extrait du communiqué de SOS Homophobie).

La décision du minitère de l'éducation, dont dépend l'académie de Versailles, est d'autant plus surprenante qu'elle intervient au moment où le ministre, François Fillon, revêt sa blouse grise pour se déclarer favorable à un recentrage de l'école sur sa mission fondamentale de transmission du savoir. S'est-il seulement posé la question de l'opportunité de l'initiative de SOS Homophobie et de la légitimité de cette association à intervenir dans les écoles ? S'il avait examiné attentivement les travaux de SOS Homophobie, il aurait constaté les approximations dont fait preuve cette association dans son travail de recensement ainsi que ses prises de position radicales (2), assimilant par exemple à de l'homophobie le refus de célébrer des mariages homosexuels (3)...

SOS Homophobie ne se contente pas de réclamer le droit de pouvoir intervenir dans les salles de classe mais exige par ailleurs une "révision" (sic) des programmes et des manuels scolaires. En effet, dans son module d'intervention, SOS Homophobie traque l'homophobie dans les programmes scolaires et propose pour chaque matière une réécriture conforme à sa vision délirante des sciences et des arts.

Les programmes scolaires relatifs aux sciences de la vie et de la terre déclenchent particulièrement les foudres des censeurs de SOS Homophobie. Ainsi, page 11, le module affirme que la sexualité n'est pas abordée suffisamment tôt à l'école, trop tard sans doute pour placer homosexualité et hétérosexualité en situation d'équivalence : "(La sexualité) n'est traitée qu'à partir de la 5ème ou de la 4ème, alors qu'il est évident qu'un élève de 6ème y est forcément confronté que cela soit par les médias, ses lectures ou son appréhension du monde des adultes. Des informations précises devraient parvenir aux élèves le plus tôt possible, c'est-à-dire avant que les idées reçues ne prennent place en eux". Pour plus de sûreté, SOS Homophobie devrait intervenir dans les classes de maternelles...

Dans la même veine réjouissante, SOS Homophobie trouve que l'enseignement de l'Antiquité passe à côté de thématiques essentielles : "L'étude, au collège, de la citoyenneté en Grèce classique évince une distinction fondamentale entre pédérastie et homosexualité". Il est bon de le rappeler en effet. C'est comme l'histoire contemporaine qui, en insistant sur les nationalismes et le totalitarisme, passe à côtés d'événements majeurs : "L'étude des grands mouvements contestataires de cette norme (les suffragettes, mai 68...) n'aborde pas davantage le rôle occupé par les féministes et les lesbiennes". C'est vrai, on perd trop de temps à présenter aux élèves la Révolution française et la Grande guerre...

Cette relecture des programmes d'enseignement n'est pas une initiative isolée de SOS Homophobie.

En effet, l'école est désormais une cible privilégiée du militantisme homosexuel comme le montre par ailleurs la parution récente du livre de Guillaume Tanhia, "Enculé !", L'école est-elle homophobe ? (4). Cet ouvrage dépeind l'école comme un "bastion de l'homophobie silencieuse" et recommande lui aussi la "révision" des programmes scolaires. Soucieux de venir en aide à "l'adolescent LGB" (comprendre : lesbien, gay ou bisexuel...), le livre de Guillaume Tanhia en est presque drôle.

Morceaux choisis :

- page 52, Mélusine, 17 ans, "jeune et jolie lesbienne dans un monde où le regard des autres est un jugement", se lamente dans un entretien avec l'auteur des lacunes du programme de littérature française : "En tout cas, on n'a pas parlé de Dustan". Ca manque, en effet...

- page 61, une apologie hilarante de Jack Lang auquel Guillaume Tanhia rend un hommage plus qu'appuyé pour la "percée progressiste" qu'a représenté son passage au ministère de l'éducation : "Dans un discours, comme de coutume généreux et sans tabous, il prend une position ferme, en tant que ministre de l'éducation nationale. (...) Le flamboyant annonce, en outre, le lancement d'un dossier de formation de 70 pages, intitulé Repères pour l'éducation à la sexualité à destination des enseignants et des formateurs des IUFM".

- page 74, l'auteur déplore la façon dont les manuels scolaires évoquent la relation Verlaine-Rimbaud, qualifiée de "tumultueuse" ou d'"errance". Des qualificatifs qui s'expliquent pourtant par le fait que cette idylle, pour homosexuelle, n'en a pas moins fini par une tentative d'assassinat !

- pages 75-76, l'ouvrage regrette que les manuels ne mentionnent pas les pratiques sexuelles d'André Gide, François Villon ou Michel Ange. Il est vrai que l'éducation nationale a eu le tort de préférer l'évocation de leur oeuvre artistique...

- page 85, un appel émouvant à de nouvelles références pour l'institution scolaire : "L'école n'est plus en phase avec la société. Alors qu'elle fait la sourde oreille, l'homosexualité envahit les écrans des adolescents. Il suffit de regarder, -brièvement-, les émissions de téléréalité dont ils sont le coeur de cible. Loft Story, Star Academy, Nouvelle star et les colocataires. (...) Comme une évidence, sans protestations des ligues de vertu, sans étonnement des jeunes téléspectateurs puisque cette télévision est censée refléter leurs aspirations. (...) En quoi, l'école ne serait-elle pas capable de faire mieux que le secteur marchand". Guillaume Tanhia devrait exiger que cette grave question soit proposée à l'épreuve de philo.

"Enculé, l'école est-elle homophobe?" s'achève sur une présentation avantageuse de la Harvey Milk High School, le premier lycée homosexuel ouvert à New York (5) que Guillaume Tanhia voit comme une alternative à l'homophobie de l'école républicaine : "Une école homosexuelle n'est-elle pas une tentative de survie face à un système défaillant qui ne protège pas des enfants et qui les a déjà exclus ?".

Ainsi, on voit bien que, derrière le projet, a priori sympathique de promouvoir la tolérance et l'acceptation des différences, se profilent des velléités ségrégationnistes et une propagande qui ne sont déguisées qu'au yeux de ceux qui refusent de les voir. C'est pourquoi, tout naturellement, le module présenté par SOS Homophobie dans les lycées développe ses arguments en faveur de l'homoparentalité et s'achève sur une revendication politique qui n'a rien à voir avec l'école : "Faire voter un texte de loi qui condamne l'incitation à la haine homophobe".

L'incursion dans les salles de classe des khmers roses qui portent une vision politique et revendicative de l'homosexualité ne fait que commencer. Après l'académie de Versailles, SOS Homophobie a déposé d'autres demandes d'agrément auprès des rectorats de Paris et de Créteil, ainsi qu'au niveau national (Ministère de l'Education). De son côté, l'association militante Couleurs Gaies a été agréée par le "lycée-pilote" Robert Schuman à Metz pour présenter aux élèves sa "mallette anti-homophobie" qui contient des "fiches pédagogiques" (l'homoparentalité, l'homophobie dans l'histoire, affirmer sa différence...), deux livres engagés (6) et une cassette vidéo "Etre et se vivre homo". Une mallette qui a aussi été adoptée par le rectorat de Lille, le SNES et le plan académique de formation du rectorat de Paris.

L'école n'a donc pas fini de subir les assauts des communautaristes gay... Et si on laissait plutôt les enfants étudier tranquillement afin qu'ils acquièrent les connaissances et l'esprit critique qui, bien mieux que le bourrage de crâne des pères fouettards de SOS Homophobie, feront d'eux des hommes libres et tolérants ?
______________

(1) Communiqué de SOS Homophobie daté du 2 septembre 2004, "Académie de Versailles : SOS homophobie obtient l'agrément pour intervenir dans les établissements scolaires"
(2) Rapport 2004 de SOS Homophobie
http://www.communautarisme.net/index.php?action=article&id_article=150706
(3) "Etre contre le mariage, c'est être homophobe" (déclaration de Ronan Rosec, président de SOS Homophobie, dans Zurban n° 200, 23-29 juin 2004)
(4) "Enculé !", L'école est-elle homophobe ?, Guillaume Tanhia, Editions Little Big Man, collection Nomad's Land, 2004
(5) Un premier lycée homosexuel ouvre ses portes à New York
http://www.communautarisme.net/index.php?action=article&id_article=150481
(6) L'homophobie de Daniel Borrillo (PUF, 2001) et Comprendre l'homosexualité de Marina Castaneda (Pocket, 2003)

Voir "les khmers roses" sur le site de l'Observatoire du Communautarisme
http://www.communautarisme.net/index.php?action=article&id_article=150612
source

Jeudi, 22 mai 2008

Versailles : le rectorat va devoir répondre devant la justice de la propagande homophile qu’il autorise en milieu scolaire

L’association homosexuelle extrémiste “SOS homophobie”s’est vue accorder en juillet 2004 un agrément pour “sensibiliser à la lutte contre l’homophobie à l’école” c’est à dire promouvoir et banaliser le comportement homosexuel auprès des jeunes de l’Académie de Versailles.

On apprend que des associations familiales catholiques et des parents poursuivent le rectorat devant le Tribunal administratif de Versailles. Les plaignants réclament le retrait de l’agrément de “SOS homophobie” ainsi que 18 000 euros de dommages-intérêts. La demande sera analysée le 27 mai.

Mercredi, 21 mai 2008

A la une de la semaine : Journée mondiale contre l'homophobie : Lobbying actif sur l'école

Ce 17 mai a lieu  la journée mondiale contre l'homophobie

    Les présupposés sont les suivants : les Hommes naissent avec une détermination sexuelle génitale (organes et caractéristiques sexuées), c'est un donné de Nature, mais l'orientation sexuelle est dissociée de ce donné : elle est indéterminée (théorie du Gender) et doit se construire dans un projet laissé à la subjectivité de chacun. L'orientation sexuelle est donc une construction culturelle. Elle relève de la liberté fondamentale de chacun qui doit rejoindre le cortège des droits de l'Homme.

    Pour le Lobby Gay, toute discrimination vis à vis des personnes homosexuelles n'est pas avant tout condamnable parce qu'elle est une agression faite à une personne (comme toute discrimination) mais parce qu'elle porte atteinte à la liberté d'orientation sexuelle.

    Les modèles sociaux et culturels véhiculent donc des archétypes discriminatoires qu'il faut combattre car leur fondement n'est que culturel.

    Et comment faut il combattre une culture ? En y substituant une autre.  L'école est donc aux premières loges de cette formation des consciences et des modèles. Il faut donc introduire la lutte contre l'homophobie dans les écoles.

    Mais comment faire ? En parlant du respect fondamental des personnes en tant que tel ? Non, cela est trop abstrait.

    Il faut lutter contre les repères hétérosexués de construction  et proposer une alternative homosexuelle. Il faut donc prêcher l'indifférenciation sexuelle.

Ainsi dans Le Monde du 17/05/05 on pouvait lire :

Le Monde : Quelles devraient être les mesures de prévention de l'homophobie ?

Daniel Borrillo : La pédagogie. Par exemple dans les cours d'éducation sexuelle à l'école, on devrait présenter l'homosexualité comme une forme de sexualité aussi légitime que l'hétérosexualité. Par exemple dans les manuels scolaires, on devrait aborder l'homosexualité des personnages historiques ou littéraires naturellement, comme on le fait pour les personnages hétérosexuels. [...] Je pense qu'on peut faire un parallèle entre l'homophobie et le racisme. On n'accepterait pas aujourd'hui un discours qui prétendrait qu'il y a une hiérarchie des races. De même, la République n'accepte pas un discours de hiérarchisation des sexualités.

Daniel Borrillo, maître de conférences en droit privé à l'université Paris-X-Nanterre

Le Lobby Gay à l'école :

http://homoedu.free.fr/
Au Quebec
IDAHO
et
ESTIM
David et Jonathan

SOS Homophobie
MAG
BeGay.fr
Couleurs Gaies

Samedi, 17 mai 2008

Suisse : Offensive du Lobby Gay sur l'école

Les thèmes de l'homosexualité et de la bisexualité ne sont guère abordés à l'école, déplorent les organisations de défense des gays et lesbiennes. A l'occasion de la journée internationale contre l'homophobie, elles appellent à un changement des mentalités.

Les organisations gay Pink Cross, lesbienne LOS et des parents de jeunes homosexuels FELS ont présenté à Berne un modèle de programme scolaire qui aborde toutes les orientations sexuelles dès l'école primaire. Le projet indique aussi comment ces thèmes peuvent être évoqués en classe.

But de l'opération: améliorer la tolérance et la compréhension de la nouvelle génération. Il ne s'agit pas de parler en permanence d'homosexualité et de bisexualité, mais de donner une place aux minorités sexuelles lorsqu'il est question de personnalité, de tolérance et de minorités au sens large.

Le matériel pédagogique nécessaire est d'ores et déjà disponible à tous les niveaux scolaires, rappellent les trois organisations. Elles exigent donc que l'orientation sexuelle devienne un sujet allant de soi dans les écoles et que les autorités encouragent une pédagogie sexuelle adaptée à la société d'aujourd'hui.

La réserve exprimée sur ces sujets par le monde politique est incompréhensible, selon Pink Cross, LOS et FELS. Dans des Etats européens comparables à la Suisse, le soutien de projets des organisations homosexuelles par l'Etat va de soi. Il en est de même des lois permettant de lutter contre la discrimination liée à l'orientation sexuelle.

Source

Vendredi, 9 mai 2008

Le Planning familial dans les écoles catholiques


    A Rouen, Un établissement catholique  - privé sous contrat - saint Jean-Baptiste de la Salle a organisé un "Forum santé", faisant intervenir dans les classes de 3e et de 2nde ( 13-14 ans), des intervenants du Planning familial. Avortement, contraception, banalisation des rapports sexuels  les élèves ont été très choqués. Les parents n'avaient pas été prévenus par l'établissement (document en annexe) , qui a nié ainsi leur rôle premier dans l'éducation de leurs enfants. Un groupe a été constitué pour demander des comptes à la direction, à la direction diocésaine et pour réparer les dégâts causés dans la conscience des enfants.

    A Paris, c'est l'établissement La Rochefoucauld qui a du clarifier son invitation de Simone Veil qui a eut lieu avant les vacances de Paques entre témoignage sur La Shoah et son rôle comme maître d'œuvre de l'adoption par le Parlement du projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG), qui dépénalise l'avortement, texte qui entre en vigueur le 17 janvier 1975.

    Mais une autre intervention du Planning familial serait déjà programmée dans une autre école catholique de Rouen (St-Dominique) le 13 mai 2008 : une infirmière du Planning familial serait chargée de parler aux CM2 des abus sexuels.

Source

    Quelle éducation sexuelle pour les pré-ado, dans les collèges catholiques ?

Mercredi, 7 mai 2008

Sexualité : Pour une éducation à l'amour ambitieuse, respectueuse et riche

Les Associations Familiales Catholiques répondent à la future campagne d'information sur la contraception dont nous vous avons tenus informés :

"Le ministère de la Santé lance la 2e phase de sa campagne d’information sur la contraception. L’objectif affiché est de favoriser le dialogue sur ce thème chez les jeunes.

Pour la CNAFC, les jeunes ont besoin d’une éducation qui ouvre sur toute la puissance et la richesse de l’Amour. Il faut donc insister sur la nécessité d’aller au-delà d’une approche purement technique et uniquement « préventive » de la sexualité hélas trop fréquente.

Par ailleurs la CNAFC souhaite que les éducateurs qui établiront ce dialogue fassent régner un climat de respect et de discrétion à l’égard de la diversité des convictions et des sensibilités.

Les éducateurs (parents, professeurs, entourage…) nous semblent devoir être formés et soutenus.

C’est pour répondre à cet objectif que la CNAFC a édité et diffuse la brochure 12 questions à se poser avant de parler de la sexualité. Elle aide plus particulièrement les parents au travers des Chantiers-Éducation (plus de 600 dans toute la France) pour répondre aux questions d’éducation qu’ils peuvent se poser.

La CNAFC est convaincue que seule cette optique est à même de répondre aux besoins du jeune public."

Source : CNAFC

Vendredi, 2 mai 2008

De plus en plus d'ados tombent enceintes

Françoise Berger, responsable du Centre de planification [sic], d'éducation familiale [resic] et d'interruption volontaire de grossesse du centre hospitalier de Cornouaille, s'inquiète :

"Dans mon service, les interruptions volontaires de grossesse chez les mineures ont augmenté, depuis 1999, de 200%. Les moins de 15 ans sont de plus en plus concernées."

La contraception est un échec, malgré les millions investis dans les campagnes.

"Un million de boîtes vendues en 2007 et pas de diminution du nombre d'IVG... Est-elle bien utilisée ?"

Malgré cet échec, on réemploie les mêmes méthodes sclérosées : le centre hospitalier a donc lancé une campagne de sensibilisation :

"Une plaquette d'information a été réalisée et de grandes affiches sont placardées en ville. L'objectif n'est surtout pas de stigmatiser les jeunes filles. Elles sont et seront toujours les bienvenues dans les centres de planification [mais pas leur enfant...]. Mais il faut interpeller la population. Est-il normal qu'une ado de 14 ans tombe enceinte sans l'avoir voulu

NDLR : Ces étude remettent en cause la croyance selon laquelle plus de contraception fait diminuer le nombre d'avortements

Source : SB

Mercredi, 30 avril 2008

Nouvelle campagne sur la contraception

Roselyne Bachelot a présenté hier une nouvelle campagne d'information sur la contraception. Elle sera  diffusée à partir du 4 mai sur le thème : "Vous ne pouvez pas parler de contraception autour de vous ? Parlez-en avec nous".

Des SMS seront aussi envoyés sur les téléphones mobiles de 300 000 jeunes. Le guide "Questions d'ados" sur la contraception, l'avortement et le sida, sera largement diffusé, ainsi que la brochure "choisir sa contraception", visant les couples de 20 à 30 ans.

Source :La Croix 30/04/08 - Le Quotidien du Médecin 30/04/08 - Libération (Charlotte Rotman) 30/04/08

Vendredi, 22 février 2008

Le lobby gay autorisé dans les lycées

La cour administrative d’appel de Nancy, infirmant un jugement contraire du tribunal administratif, a désavoué jeudi dernier la décision du rectorat de Nancy-Metz de refuser une demande d’agrément de l’association homosexuelle «Couleurs gaies» pour mener des actions de prévention contre l’«homophobie» dans les lycées. Le recteur d’académie devra «réexaminer» le dossier dans les trois mois. Il y a donc de bonnes raisons de prévoir que dans un avenir proche, les jeunes Lorrains seront soumis à la propagande de Couleurs gaies.
    La cour d’appel n’a fait que suivre l’avis du commissaire du gouvernement dans cette affaire. «Le sens de l’intérêt général paraît ici acquis», avait déclaré celui-ci à l’audience du 24 janvier . Et d’ajouter que le travail de Couleurs gaies «ne peut être sérieusement contesté par le recteur».
    La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), saisie parallèlement par Couleurs gaies, s’est d’ailleurs mobilisée [...] Le refus, assure la Halde, résultait d’une pratique discriminatoire : le dossier avait subi «une différence de traitement qui caractérise une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle».
    Autrement dit, si nous devions nous indigner de l’agrément imposé de Couleurs gaies pour aller expliquer aux jeunes que la pratique homosexuelle ne mérite aucune condamnation morale, nous serions nous-mêmes dans le registre de la discrimination. Le recteur, lui, se voit sanctionné pour avoir opposé comme motif de son refus le fait que «l’orientation sexuelle, comme l’appartenance politique ou confessionnelle, relève d’un choix personnel et privé», et que Couleurs gaies faisait du «prosélytisme».

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