mercredi, 12 novembre 2008
Par veille-education le mercredi, 12 novembre 2008, 16:22
Une professeure de
collège d'une quarantaine d'années a été frappée à coups de pied lundi
par un garçon de 11 ans à Ganges (Hérault), trois semaines après
l'agression d'une institutrice dans le département, a-t-on appris de
sources concordantes.
L'enseignante se
trouvait sur le parking de l'établissement lorsqu'elle a été insultée
par le garçon qui connaissait son nom. Elle lui a demandé de se calmer
avant qu'il ne lui donne des coups de pied dans les jambes. Réfugiée
dans le bâtiment, elle a dû être transportée dans une clinique.
Les
gendarmes ont identifié l'agresseur mais ne l'avaient pas encore
interpellé en fin de journée. Selon le principal, il est extérieur à
l'établissement et ne possède ni frère ni soeur scolarisé dans le
collège.
Le rectorat a déposé plainte comme
après l'agression d'une institutrice, le 23 octobre à Pézenas, par la
mère d'une élève de 10 ans. La professeure, qui se trouvait toujours à
la clinique en fin de journée, devrait en faire autant.
"Le
contexte n'est pas le même mais ce sont les mêmes victimes. C'est
l'école, l'institution, qui est attaquée", a déclaré à l'AFP
Paul-Jacques Guiot, inspecteur d'académie.
Source : AFP
mardi, 30 septembre 2008
Par veille-education le mardi, 30 septembre 2008, 21:04
Une enseignante de l'école Jean-Jaurès de Persan, dans le Val-d'Oise, a
porté plainte après avoir été frappée, dans sa classe, par un élève de
CM1 âgé de 11 ans, une agression qui lui a valu huit jours d'arrêt de
travail. Révélés dans Le Parisien, mardi 30 septembre, les faits
remontent à vendredi et ont été confirmés par l'inspection d'académie.
Lire la suite de l’article
lundi, 22 septembre 2008
Par veille-education le lundi, 22 septembre 2008, 22:02
Un professeur d’un collège de l’Aisne, placé quelques heures jeudi en
garde à vue à la suite d’une plainte d’un de ses élèves qui l’accusait
de lui avoir donné un coup de poing, a été retrouvé pendu à son
domicile vendredi.
Le syndicat Snes-FSU de l'Aisne a d'ailleurs dénoncé samedi la «disproportion des moyens policiers avec la nature des faits reprochés à ce professeur». Le Snes voit dans ce drame «l'illustration
de la dégradation de la situation de tous les enseignants, qui doivent
faire face dans leur quotidien à des jeunes qui sont de moins en moins
encadrés par des personnels qualifiés en nombre suffisants».
Source : Libération
dimanche, 29 juin 2008
Par veille-education le dimanche, 29 juin 2008, 22:53
C’est un évènement car aucun chiffre n’avait été diffusé par
l’Education nationale depuis septembre 2006. A l’époque, les chefs
d’établissements s’étaient rebellés contre le système Signa, le système
de recueil des faits de violence.
La violence consiste donc avant tout en des atteintes à
la personne - 80.1% des actes entre décembre 2007 et janvier 2008 dont
la moitié d’insultes et violences verbales, et une petite moitié de
violences physiques. Les atteintes aux biens représentent 16.2% du
total, les atteintes à la sécurité 3.8% - c’est là qu’on trouve le port
d’armes ou le trafic et la consommation de stupéfiants.
Qui est auteur ? Qui est victime ?
Auteurs : les élèves à 85%, victimes, les élèves à 40%
et les adultes à 35% avec une très forte part des agressions verbales –
elles représentent 70% des agressions d’élève à adulte. Plus de
violences en lycée professionnel qu’en collège, environ trois fois
moins en lycée général et technologique. Mais des violences
différentes : deux fois plus de vols en lycée général qu’en collège, et
près de 8 fois plus de cas de trafic de stupéfiants. Enfin autre
confirmation : quasiment pas de violence dans environ 40% des
établissements, mais 10% d’établissements au minimum trois fois plus
violents que la moyenne – il y a un effet de concentration.
Source : France Info
lundi, 26 mai 2008
Par veille-education le lundi, 26 mai 2008, 21:37
35
% des agressions contre les enseignants ont été commises par des
parents d'élève en 2006-2007, selon les chiffres de la mutuelle
Autonome de solidarité laïque. Au-delà de ce chiffre, insultes,
plaintes, menaces deviennent fréquentes à l'encontre des professeurs.
Les punitions, la notation, les règles de fonctionnement sont
contestées par les familles, et ce pas seulement dans les quartiers
difficiles.
Source : Quand les parents agressent les profs, Cécilia Gabizon, Le Figaro, 26 mai 2008, p. 10.
jeudi, 22 mai 2008
Par veille-education le jeudi, 22 mai 2008, 21:11
Entretien. André Varinard, ancien recteur, prépare la réforme de la justice des mineurs.
Face à l’augmentation des infractions commises par des mineurs,
Rachida Dati, ministre de la Justice, a confié à André Varinard,
professeur de droit à l’université Jean-Moulin Lyon-III et ancien
recteur, la mise en application d’une promesse phare de Nicolas Sarkozy.
Quel
est le constat qui a amené Rachida Dati à confier à votre commission la
tâche de réformer le texte sur la délinquance des mineurs ? Tout d’abord,cette réforme était un des engagements du président de la République pendant la campagne présidentielle.
Ensuite,
la délinquance des mineurs augmente et se diversifie, en grande partie
chez les jeunes enfants. Le texte de 1945 n’est donc plus adapté à la
situation.
Cette ordonnance a été modifiée trente et
une fois depuis 1945, pourquoi ne pas continuer à changer les points
qui posent problèmes au lieu de la refondre ? Toutes ces
modifications ont rendu l’ordonnance difficilement lisible, y compris
parfois pour les spécialistes.Aujourd’hui, certains termes employés
sont flous. Par exemple, un avertissement solennel peut être soit une
mesure éducative, soit une sanction éducative. Pourtant, le législateur
avait cherché à introduire une progression dans la sanction, mais il a
seulement créé une confusion supplémentaire.
La
délinquance de l’enfance, voire de la petite enfance, est celle qui
progresse le plus fortement. Comment répondre à ce problème grave et
très sensible ? En aucune manière il ne peut s’agir de
sanctions pénales et d’emprisonnement de ces mineurs.La question est
difficile.De nombreux juges pour enfants racontent qu’ils ont parfois
dans leurs bureaux des mineurs dont les pieds ne touchent même pas le
sol quand ils sont assis et qui ont pourtant commis des violences
graves.Il faut donc trouver des mesures éducatives mais ce texte ne
résoudra pas tous les problèmes liés à la délinquance des jeunes
enfants. Il y a derrière leur violence une souffrance énorme, des
grandes difficultés scolaires, des familles inexistantes.
Votre discours insistait aussi sur les notions d’âge de
responsabilité pénale et de progressivité de la réponse pénale.
Qu’entendez-vous par là ? Pour l’instant, la responsabilité
pénale est établie quand il y a discernement,c’est-à-dire quand
l’enfant comprend la faute commise.Cet âge de discernement est très
variable. L’objectif fixé serait d’adopter un âge en dessous duquel il
serait impossible d’engager cette responsabilité pénale. C’est donc le
juge civil qui pourrait traiter l’affaire. Nos voisins qui ont déjà
fixé cet âge l’ont fait varier entre 10 ans pour le Royaume-Uni et 16
ans pour le Portugal, avec un âge de 12 ans qui apparaît comme une
sorte de moyenne acceptable. La progressivité de la réponse pénale est
une des clés de notre travail. Le mineur doit savoir que toute
infraction entraîne une réponse. Si elle est toujours la même, il ne
peut pas comprendre. Il doit pouvoir se dire “Si je recommence, je
risque un peu plus”, sans que, bien évidemment, il n’y ait aucun
caractère automatique dans la progressivité.
Quelle est la juste répartition entre réponse éducative et réponse pénale ?
Toute réponse doit être éducative, il faut donc cesser d’opposer
éducatif et répressif. Chaque mineur délinquant doit être sanctionné,
c’est-à-dire qu’il faut que l’infraction soit reconnue.Plus l’enfant
grandit, plus sa peine peut se rapprocher de celle d’un adulte. Si un
adolescent de 16 ans peut être émancipé et pratiquement bénéficier des
mêmes droits qu’un adulte, il n’est pas totalement anormal que la
sanction, dans des cas exceptionnels, puisse se rapprocher de celle
d’un adulte,ce que prévoyait déjà l’ordonnance du 2 février 1945.
Source : Valeurs Actuelles
mardi, 20 mai 2008
Par veille-education le mardi, 20 mai 2008, 23:55
Le Parisien du 16 mai 2008 relate
" ...Cette affaire commence la semaine dernière à La
Queue-lez-Yvelines. Un préadolescent de 11 ans invite chez lui son
copain de 12 ans qui vient accompagné de sa soeur de 10 ans. Ils
regardent un film pornographique sur DVD. Une fois la séance terminée,
les jeunes entreprennent de reproduire toutes les scènes du film avec
la petite soeur. « L'enfant était complètement sous l'emprise
psychologique des deux garçons et n'a rien pu faire pour leur échapper
», souligne une source proche du dossier. Les deux collégiens se
filment et diffusent leurs ébats, durant une semaine, dans leur classe
de sixième. Rapidement, l'histoire et la vidéo font le tour de
l'établissement de plusieurs centaines d'élèves issus de ce coin huppé
des Yvelines..."
Plus loin on peut lire :
"..Les gendarmes insistent sur les dangers que représentent Internet,
les vidéos et les téléphones portables pour la jeunesse.
« Au-delà de cette affaire sordide, il convient d'alerter les parents
sur le comportement des adolescents avec les nouvelles technologies,
quel que soit leur milieu d'origine, soulignent les forces de l'ordre.
On voit passer des horreurs : des scènes de torture, des adolescents
qui se filment aux toilettes et de la pornographie. Avec les téléphones, les vidéos circulent à toute vitesse. »..."
Par veille-education le mardi, 20 mai 2008, 23:14
Qu'est-ce qu'il faut pas faire...
... pour que la direction se bouge!
J'ai été physiquement menacée par un élève qui a été à deux doigts
de me frapper. Les circonstances? absurdes, comme souvent: j'ai demandé
aux élèves de sortir leurs affaires, ce qui a été interprété par
certains comme une intolérable provocation. Je me fâche, ils se
fâchent. Il y en a un qui se lève et qui mime le coup de poing en
disant "je vais la taper".
Je rédige mon rapport d'incident dans l'heure qui suit. Le
lendemain: rien. L'élève est là, dans les couloirs et il se marre.
Toute l'équipe est au courant car j'ai glissé mon rapport dans les
casiers. Ce sont eux qui réagissent en premier, en refusant tous, sans
concertation aucune, de recevoir l'élève en cours. Le CPE s'en émeut et
leur demande des comptes. Ce type ne se rend même plus compte à quel
point il est méprisé par les profs tant il couvre les élèves, perd les
rapports, ânonne son mémo de psycho à chaque occasion.
A la mi-journée: toujours rien. Pourtant, le prof principal court
après la direction, il est reçu par elle, je suis reçue par elle. "Oui
mais vous comprenez, votre rapport il fait 5 lignes"
Ben oui, je vais quand même pas écrire un roman pour raconter 20 secondes?
Finalement, un miracle se produit: un conseil de discipline se prépare!
Ouaaaaaah!
au moins le quatrième de l'année (alors que toutes les semaines, des
collègues se font traiter de "sale arabe" ou de "sale pute")
Epilogue
l'élève a eu un sursis. Certainement grâce aux pleurnicheries du CPE. Et à la bienveillance de la direction.
Lu sur : Une vie de Prof
samedi, 17 mai 2008
Par veille-education le samedi, 17 mai 2008, 13:12
Une jeune femme de 21 ans a été condamnée vendredi à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Sarreguemines pour avoir frappé et insulté un proviseur adjoint à qui elle avait fracturé le nez. La prévenue, dont le casier judiciaire était vierge, devra également effectuer dans les 18 mois 210 heures de travaux d'intérêt général. La peine est légèrement supérieure aux réquisitions du ministère public qui avait requis une peine de six mois de prison avec sursis, assortie de 120 heures de TIG.
Les faits remontent au 28 avril dernier lorsque la jeune femme avait pénétré dans l'enceinte du collège Fulrad de Sarreguemines pour saluer des amis. Comme le proviseur adjoint, d'origine maghrébine, lui demandait de quitter l'établissement, elle s'en était prise à lui, proférant des insultes racistes et le frappant au visage. Ces violences avaient occasionné une fracture du nez et nécessité une interruption de temps de travail de 7 jours. Les policiers appelés sur place pour calmer la jeune femme avaient également reçu des injures, avant de la maîtriser et de la placer en garde à vue.
vendredi, 16 mai 2008
Par veille-education le vendredi, 16 mai 2008, 22:37
Les chiffres l'attestent : pour les jeunes, le
shit est devenu un produit de proximité. Et pourtant, le cannabis est
une drogue illicite qui peut devenir dangereuse.
Le dossier de La Croix
mardi, 29 avril 2008
Par veille-education le mardi, 29 avril 2008, 18:21
Le ministre de l'Education nationale était interrogé par le député UMP Philippe Meunier (Rhône).
"Il
faut que l'école retrouve sa vertu d'éducation morale", a ajouté M.
Darcos, en soulignant que le collège de Meyzieu où se sont déroulés les
faits n'était pas connu pour avoir "des problèmes particuliers".
Le ministre a rappelé qu'il préparait "un code de la paix scolaire" pour la rentrée prochaine.
Source : AFP
Par veille-education le mardi, 29 avril 2008, 01:24
Trois collégiens ont été blessés lundi matin à l'arme blanche dans l'enceinte de leur établissement à Meyzieu (Rhône) par un de leurs camarades qui a été interpelé peu après les faits, a-t-on appris de source policière.
Source : 20 Mn
mercredi, 23 avril 2008
Par veille-education le mercredi, 23 avril 2008, 22:42
32 tonnes d'herbe sont produites de façon artisanale, soit un joint sur neuf, tantôt en plein champ, tantôt sous les néons d'un
appartement. Une étude réalisée pour la Mission interministérielle de
lutte contre les drogues et les toxicomanies (Mildt) mesure l'ampleur de ce phénomène. La valeur marchande de cette herbe made in France est
évaluée à 160 millions d'euros, en estimant le gramme à 5€.
Au total, 140
000 personnes consomment du cannabis exclusivement produit sur le sol
français. L'an
dernier, les policiers ont procédé à environ 1 600 interpellations pour
détention de graines ou de pieds, tandis que 115 «cultivateurs» ont été
arrêtés pour trafic. Avec 1,2 million d'usagers réguliers, la France est en tête
des pays européens pour la consommation de cannabis. A 17 ans, un
garçon sur six et une fille sur quinze déclarent fumer régulièrement
des joints.
Source : MJ
samedi, 19 avril 2008
Par veille-education le samedi, 19 avril 2008, 19:10
Double appel, jeudi 17, du SNPDEN,
le principal syndicat de chefs d'établissement. Le syndicat parisien
estime que "la mission première des personnels de direction qui est
d'assurer la continuité du service public d'éducation ne peut plus
s'exercer dans ces conditions". Le syndicat dénonce les violences dans
les établissements.
Dépêche AFP
mercredi, 2 avril 2008
Par veille-education le mercredi, 2 avril 2008, 17:45
Marie-Christine Bellosta nous livre son analyse sur l'affaire de Berlaimont.
"Nos magistrats étaient atteints depuis 10 ans de la psychose de la
pédophilie, voici que la psychose de la « violence aggravée » commence.
Cela nous promet un riant avenir. La seule chose consolante pour nous,
chers collègues, c’est qu’à voir le nombre des soutiens reçus par le
professeur de Berlaimont, la France fait plus confiance à ses
professeurs qu’à sa magistrature. "
Lire la suite
Par veille-education le mercredi, 2 avril 2008, 17:40
Cible de plus en plus fréquente d'agressions, d'insultes et de
menaces, les enseignants se sentent démunis face à cette violence
quotidienne. Ils ont souvent le sentiment de ne pas être assez soutenus
par leur administration. L'arsenal juridique mis en place ces dernières
années ne règle pas non plus tous les problèmes.
Dans les établissements
difficiles, les incidents mettant en cause les enseignants se
multiplient. En 2005-2006, 12 500 professeurs ont été victimes d'acte
de violence. Cela représente une augmentation de 25 % par rapport à
2002-2003. Aucun autre chiffre n'est disponible depuis que les chefs
d'établissement ne transmettent plus de statistiques au ministère de
l'Education nationale. En effet, une exploitation de ces données par la
presse avait abouti à un palmarès des établissements les plus
violents. Seule la FAS (Fédération des autonomes de solidarité laïques)
qui s'intéresse aux risques professionnels des enseignants est en
mesure de fournir quelques éléments. Ceux-ci restent partiels
puisqu'ils ne concernent que les faits de violence qui ont été suivis
de plaintes. Ils font état de 5 000 à 6 000 agressions entre septembre
2007 et janvier 2008.
Le manque d'attention aux enseignants victimes d'agressions
La
plupart du temps, les professeurs qui ont subi des violences ont le
sentiment de ne pas être assez soutenus par leur hiérarchie. Certains
n'osent pas en parler, car ils craignent d'être accusés de ne pas
savoir "tenir" leurs élèves. Après une agression, l'enseignant qui
retourne en classe éprouve un fort isolement. Dans leur ouvrage,
"Histoires vraies de la violence à l'école", Claude Lelièvre et
Francis Lec évoquent même un véritable "parcours du combattant".
Quelques académies mettent en place ou suggèrent des structures
d'accompagnement pour les victimes de violence. Par exemple, l'académie
de Versailles propose qu'une personne supplémentaire soit présente dans
la classe durant quelques heures. D'autre part, la plupart des IUFM
n'intègre pas la gestion des conflits dans leur formation, même si
quelques expérimentations sont menées. Ainsi, à l'IUFM d'Aquitaine,
les stagiaires sont mis en situation de violence à l'aide de jeux de
rôles.
Les dispositifs juridiques existants
Depuis
l'opération "Education nationale-Justice", initiée le 8 octobre 1991
par Lionel Jospin, alors ministre de l'Education nationale, jusqu'aux
policiers référents proposés dès 2002 par Nicolas Sarkozy, les
ministères de la Justice, de l'Intérieur et de l'Education nationale
travaillent ensemble. D'autres outils ont été édités, comme ce guide
pratique "Réagir face aux violences en milieu scolaire" en ligne sur le
site du ministère de l'Education nationale.
Cependant, le quotidien des enseignants ne s'améliore pas pour autant.
Eric
Debarbieux, directeur de l'Observatoire international de la violence à
l'école, indique que la prévention est efficace quand elle est menée au
niveau de l'établissement. Si le partenariat avec la Justice, la Police
et les familles est important, il doit être doublé d'équipes éducatives
stables. D'après les recherches, lorsque les enseignants débutants sont
nommés à des postes difficiles, ils s'en sortent mieux s'ils sont
accueillis "dans des équipes bien régulées, avec un véritable
accompagnement".
jeudi, 27 mars 2008
Par veille-education le jeudi, 27 mars 2008, 23:13
Les collègues du
professeur qui avait giflé un élève à Berlaimont (Nord) après que ce
dernier l'eut traité de "connard" ont tous observé jeudi une journée
"collège mort" en ne se présentant pas au travail, a-t-on appris auprès
du collège.
Par veille-education le jeudi, 27 mars 2008, 20:21
"Les
élèves qui autrefois posaient des problèmes de discipline en classe
utilisent maintenant de plus en plus les TIC pour manifester leur
indiscipline". Par exemple en harcelant à coup de textos
leur professeur ou en affichant sur un site des photos volées. En
réponse à cette affirmation de la secrétaire générale du syndicat
anglais de professeurs NASUWT, le ministre de l'éducation a promis un
plan de lutte contre le harcèlement électronique des enseignants. Il
s'appuiera sur la responsabilisation des parents d'élèves. Les
téléphones portables pourraient être redéfinis comme '"arme par
destination".
mercredi, 26 mars 2008
Par veille-education le mercredi, 26 mars 2008, 22:27
Dans
"Enfants bandits ?", Sonia Imloul raconte des anecdotes qui semblent tout droit sorties d’un film d’horreur.
Sonia Imloul, fondatrice de l’Association de prévention de la
délinquance des mineurs Respect 93, raconte des anecdotes qui semblent
tout droit sorties d’un film d’horreur. Pourtant, ces scènes ont toutes
été vécues par des enfants de moins de 13 ans, des parents et des
professeurs. Loin de dénoncer la violence de ces gosses, l’auteur
cherche à comprendre pourquoi le gouvernement choisit l’esquive et le
silence plutôt que de rechercher des solutions.
Si le ministère de l’Intérieur communique largement ses chiffres sur la
délinquance, difficile d’obtenir des informations sur les faits commis
par les moins de 13 ans. De fait, en dessous de cet âge, un enfant ne
peut faire l’objet d’une condamnation pénale. Au mieux, il sera l’objet
d’une sanction éducative à partir de dix ans. En 2005, sur les 82 556
actes de violence dont les juges pour enfants ont été saisis, 3 474
concernaient des enfants de moins de treize ans. Aucun des faits n’est
détaillé. “Les instituteurs sont dépassés, explique Sonia Imloul. Ils
voient ces jeunes évoluer sans que rien soit fait. L’Etat ne met en
place aucun dispositif.” Selon elle, le cas de ces enfants doit être
soigné à la source. “Ces comportements naissent souvent après une
séparation ou quand il y a des violences domestiques. Les parents ont
besoin de référents, de médiateurs. Les enfants ont eux aussi besoin de
soutien. Il faut une réforme profonde de la politique familiale et la
mise en place d’actions pouvant prévenir des situations dramatiques.”
source
mardi, 25 mars 2008
Par veille-education le mardi, 25 mars 2008, 23:17
... plus de drogues dures ! C’est la conclusion de l’étude réalisée par l’observatoire français des drogues et des toxicomanies : entre 2000 et 2005, la consommation de tabac a nettement diminué chez les jeunes de 17 ans, celle de cannabis n’a pas augmenté.
En 2000, 41% des jeunes de 17 ans grillaient une cigarette au moins
une fois par jour. En 2005, ils ne sont plus que 33%. Nette
augmentation en revanche pour les poppers, ces liquides dilatateurs de
vaisseaux qui provoquent l’euphorie : en 2005, 5.5% des jeunes de 17
ans en avaient pris au moins une fois dans leur vie, contre 2% en 2000.
Même tendance à la hause pour les champignons hallucinogènes, l’ectasy, les amphétamines. Et aussi pour la cocaïne. En 2000, 0.9% des jeunes de 17 ans en avaient déjà consommé. Cinq ans plus tard, ils sont trois fois plus.
Par veille-education le mardi, 25 mars 2008, 23:07
"Plaider coupable, vous savez ce que ça veut dire?", lance-t-il du
haut de son 1,90 m mardi lors d'une conférence de presse dans les
bureaux de ses avocats. S'il reconnaît un "geste malheureux", il trouve
"important de défendre la corporation" des enseignants "et tous les
gens qui (l)'ont soutenu". "Pour eux, je veux que ce soit public",
ajoute-t-il.
L'affaire a généré "une émotion extrêmement forte
dans le milieu enseignant, avec plus de 40.000 lettres de soutien ou
d'indignation" parvenues à M. Laboureur, rappelle son avocat Jean-Marc
Villesèche. "Cette mobilisation nous semblait difficilement compatible
avec une audience qui ne soit pas publique".
D'autre
part, si M. Laboureur reconnaît avoir giflé le garçon de onze ans quand
il l'a traité de "connard", le plaider-coupable "suppose que l'on
accepte une qualification pénale" à ces faits, fait valoir Me
Villesèche.
"Or c'est un problème juridique qui se pose: est-ce
qu'on est dans le cadre de l'exercice de l'autorité d'enseignant ou
face à une infraction pénale?", a-t-il ajouté, estimant qu'un tribunal
devait trancher cette question.
Source
mercredi, 5 mars 2008
Par veille-education le mercredi, 5 mars 2008, 23:11
Six élèves mineurs
d'un lycée de Dieppe (Seine-Maritime) soupçonnés d'avoir diffusé une
vidéo coquine tournée avec un téléphone portable par une élève se
mettant elle-même en scène ont été placés en garde à vue, a-t-on appris
mercredi de source proche de l'enquête.
Cette
élève de seconde âgée de 15 ans avait tourné ces images fin février
pour son petit ami qui les avait ensuite envoyées à son ex-copine.
Selon les premiers éléments de l'enquête, celle-ci les aurait ensuite
partagées avec d'autres camarades et depuis la vidéo s'est répandue
parmi les élèves.
Lundi, la mère de
l'adolescente a porté plainte et six élèves âgés de 13 à 17 ans
soupçonnés d'avoir diffusé la vidéo ont été placés en garde à vue
quelques heures mardi et mercredi. Ils devaient être convoqués
ultérieurement devant un juge pour répondre de "diffusion d'un message
pornographique mettant en scène un mineur".
Selon
la même source, le procureur de la République a appelé les parents des
autres élèves à prendre leurs responsabilités en intervenant auprès de
leurs adolescents pour qu'ils effacent, le cas échéant, la vidéo de
leurs téléphones portables. Il a rappelé que la diffusion de telles
images étaient passibles de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.
Source : AFP
Happy slaping, photos d'enseignants, Les technologies convergentes appellent à une plus grande responsabilité des utilisateurs et à des reglementations adéquates en milieu scolaire.
Par veille-education le mercredi, 5 mars 2008, 16:21
NANTERRE (AFP) - Un élève de 16 ans d'un collège
d'Asnières (Hauts-de-Seine) a été condamné mercredi par le tribunal
pour enfants de Nanterre à deux mois de prison avec sursis pour avoir
donné des coups de poing à une surveillante en cours.
L'élève
de 3e, reconnu coupable, a également été condamné à des travaux
d'intérêt général d'une durée de 70 heures, soit deux semaines. Il
devra les exécuter dans les six mois sous peine de voir son sursis levé.
La
surveillante n'était pas présente à l'audience, qui s'est déroulée à
huis clos, à l'exception de la famille et d'une éducatrice.
L'agression
avait eu lieu au début du mois de février, en cours, alors que
l'assistante d'éducation, âgée de 25 ans, surveillait la classe en
l'absence d'un professeur.
Refusant que l'élève sorte de la
classe, la jeune femme avait reçu plusieurs coups de poing au visage.
Prenant sa défense, un autre élève avait été pris à partie par
plusieurs de ses camarades.
Face au début de bagarre générale, un
responsable de l'établissement avait requis l'intervention des forces
de l'ordre, qui avaient interpellé l'élève de 16 ans.
source
Par veille-education le mercredi, 5 mars 2008, 11:02
Fumer du cannabis à 13 ans ? Cette pratique n'a aujourd'hui rien
d'exceptionnel. [...] la consommation de haschisch est en plein
boom chez les collégiens.
Les pouvoirs publics veulent tenter d'enrayer le phénomène. [...]
De plus en plus d'ados, dès la 5e, mais généralement en 4e et 3e,
s'offrent, avec l'argent de poche de papa et maman, du shit, une drogue
pas très chère, facile à se procurer.
Pas moins de 300 000 gamins âgés de 12 à 15 ans auraient déjà eu recours à la
« fumette » qui nuit à la concentration en classe et peut avoir des conséquences néfastes sur
les résultats scolaires, voire l'équilibre psychique des ados.
La première cigarette est fumée en moyenne à 12 ans. La première consommation de cannabis
arrive un an à dix-huit mois après, c'est-à-dire avant 14 ans. Plus le premier joint est précoce,
plus le risque de dépendance est important », constate ce spécialiste. « Contrairement aux idées
reçues, il n'y a pas forcément plus de consommateurs dans les établissements difficiles de banlieue.
Les fils de cadres sont davantage consommateurs que les fils d'ouvriers », observe Marie Choquet,
chercheuse à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale. [...]
L'heure est au rajeunissement des acheteurs et des
revendeurs. En 2006, 158 « usagers-trafiquants » âgés de 15 ans ont ainsi été arrêtés en France,
soit 50 de plus que l'année précédente ! Face à ce tableau noir, la Mission interministérielle
de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) s'apprête à présenter son plan d'attaque,
visant notamment à sensibiliser les parents qui ont parfois tendance à fermer les yeux.
source
NDLR : C'est là le résultat de ces longues années 80 - 90 où les pouvoirs publics s'interrogeaient sur la pertinence de dépénaliser, où il était impensable pour un "artiste" de ne pas témoigner publiquement de sa "fumette" en faveur de la grande inspiration à la fraternité universelle. Les dépliants eux mêmes des associations de préventions tenaient plus du mode d'emploi...Lourdes responsabilités...
Pour aller plus loin
dimanche, 2 mars 2008
Par veille-education le dimanche, 2 mars 2008, 23:26
Kévani Wansale, 20 ans, a été condamné samedi à 13 ans de réclusion
criminelle par la cour d'assises de l'Essonne, qui l'a reconnu coupable
de tentative d'assassinat pour avoir poignardé sept fois en plein cours son
enseignante Karen Montet-Toutain le 16 décembre 2005 au lycée
Louis-Blériot d'Etampes.
Bien que la cour ait retenu la préméditation, que pour l'avocate général Karine Vermès, la "volonté de tuer" apparait comme une
"évidence", de même que la préméditation, la victime Karen Montet-Toutain à décidé de suivre la position de l'avocat de la défense qui avait plaidé la requalification des faits: "c'est la volonté que vous allez devoir juger", a-t-il insisté.
En effet, la sortie de la salle d'audience, Mme Montet-Toutain, en pleurs, a
résumé cette histoire à un "véritable gâchis pour les deux parties" à " un problème de communication".
Quant à lui, l'avocat de la partie civile a souligné que ce procès devait être avant tout celui de l'Education Nationale.
Si le pardon est une exigence intérieure et un chemin de guérison souhaitable, quel respect peut inspirer une personne qui excuse une tentative d'assassinat préméditée sur le compte d'un problème de communication ? Il semble que tout respect de soi ait disparu.
Pour se faire respecter, ne faut il pas d'abord se respecter ?
jeudi, 28 février 2008
Par veille-education le jeudi, 28 février 2008, 12:02
Selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance, les
agressions physiques et verbales contre les professeurs ont augmenté de
30 % depuis 2002.
L'aura de
l'enseignant n'existe plus tant son autorité est écornée. Autrefois
respectés, pour ne pas dire sacralisés à l'époque des sacro-saints
« hussards » de la République, les professeurs sont aujourd'hui devenus
la cible d'agressions qui se banalisent. Se fondant sur le recensement Signa des incidents effectué par les
principaux des collèges et les proviseurs des lycées publics en
2005-2006, dernière année de référence, il révèle que les enseignants
ont à eux seuls déploré quelque 15 284 agressions de toute nature. Soit
une moyenne record de 60 faits par jour, hors vacances scolaires.
Considérant que «la situation s'est dégradée depuis 2002-2003», le
document de l'OND précise que «la hausse du nombre moyen d'incidents
dont ont été victimes les personnels de direction apparaît modérée
(+8 %) comparée à celle qui a touché les surveillants, les conseillers
principaux d'éducation et les enseignants». Pour ces trois catégories, les agressions auraient bondi d'environ 25 % en quatre ans. À 2 275 reprises, soit plus de six fois par jour, il s'est agi de
violences physiques sans arme. C'est-à-dire des gifles, coups de pieds
et de poings. Dans le même temps, près de 17 000 insultes ou «menaces
graves » ont été relevées, représentant près de 7 actes de violences
sur 10. Les actes les plus graves sont curieusement considérés
comme « non exceptionnels» par cette étude qui révèle qu'«environ
230 violences physiques avec arme ainsi qu'une quarantaine de violences
physiques à caractère sexuel ont ainsi été signalées».
Source
mercredi, 27 février 2008
Par veille-education le mercredi, 27 février 2008, 10:18
L'Education nationale est désignée comme responsable principale par Karen Montet-Toutain après son agression (coups de couteau) par un élève dont le procès s'ouvre mercredi, une accusation lourde pour l'institution, formulée par une victime qui a abondamment médiatisé son ressentiment. « On aura un sentiment de très grande frustration" car ce sera en fait "le procès de l'accusé, pas celui de l'Education nationale", a ainsi expliqué à l'AFP Me Koffi Senah,
Je n'en veux pas à mon agresseur qui présentait des signes d'inadaptation à notre établissement, j'en veux à l'institution", déclare ensuite Karen Montet-Toutain, le 11 janvier 2006, dans une interview à plusieurs quotidiens.
Le public découvre alors le très fin visage et les grands yeux de la jeune victime, ainsi que sa détermination à porter la parole des personnels de l'Education nationale, qui se sentent menacés par la violence. "Dans l'Education nationale, on n'a pas le droit d'avoir des problèmes, on ne fait rien pour les prévenir", a répété son avocat auprès de l'AFP.
Tandis que l'Education nationale diligente une enquête interne, elle répète avoir fait l'objet de menaces, alerté sa hiérarchie, écrit un mail demandant du secours à son inspectrice pédagogique, sans obtenir, selon elle, le moindre soutien
Rectorat comme ministère s'appuient sur le rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale, présenté le 17 janvier 2006 sans que la presse n'en obtienne jamais copie de l'intégralité, qui dédouanait complètement la chaîne hiérarchique.
"Il n'y a aucun lien entre l'agression de Mme Karen Montet-Toutain et le climat qui règne dans l'établissement", constatait-il.
Dans les établissements les plus difficiles, les agressions,
les insultes et les menaces font désormais partie du quotidien des enseignants.
Les campagnes de prévention du ministère de l'Education nationale, les numéros
"SOS Violences" mis en place dans chaque académie, ne changent rien
à l'impression d'insécurité des enseignants. Ces derniers n'ont pas le
sentiment d'être soutenus par leur administration et manquent d'une formation
à la gestion de conflit. En outre, ils se sentent très souvent désarmés
face à cette génération qui s'alimente de jeux vidéo, d'Internet et
d'images.
Source
Profs au bord de la crise de nerfs, Caroline Brizard, Le
Nouvel Observateur, n° 2959, semaine du 21 février 2008, pp. 88-91.